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L'enfer est vert langue anglaise et langue française, Alice, Kafka, Arendt et le colonialisme : un texte de colère et de lumière tout aut Leslie Kaplan Publie.net L'atelier des écrivains 5.99 €

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Présentation

Particulièrement fier de mettre en ligne L´enfer est
vert.
C´est un texte neuf et audacieux. Comme chaque auteur, passée la
grande vague d´un livre, se remet au laboratoire, et qu´une piste
de recherche peut l´emmener soudain dans une zone neuve, et du
territoire découvert s´amorcera une autre conquête.
La zone neuve et le territoire découvert, c´est l´arrivée
décrite, dès le départ du texte, dans le "nordeste" brésilien, où
Leslie Kaplan et Heitor de Macedo se sont
souvent impliqués. L´autre conquête, c´est peut-être (elle ne sera
probablement pas d´accord) dans le livre récemment paru chez
POL : Mon Amérique commence en
Pologne.
Ce qui est fascinant, dans L´enfer est vert, c´est
comment la récurrence de cette phrase très simple, pure perception
à l´arrivée au Brésil, parce qu´elle met tout de suite en vis-à-vis
de l´exploitation, de la misère, des grandes lois naturelles
tellement plus fortes que le destin humain, aussi, va inclure par
boucles successives tout ce que ces problématiques convoquent dans
le présent immédiat de l´auteur.
Ainsi, du même geste, parce qu´il y a violence, parce
qu´on traque la parole, la proche banlieue parisienne (Les
Lilas), ou l´actualité de notre côté du monde. Mais aussi les
lectures, et les figures qui les incarnent (même Bob Dylan et
Rimbaud, eux-mêmes opposés comme les étranges saltimbanques de
Balad of a thin man) : Leslie Kaplan a écrit (voir
Les outils sur Marguerite
Duras, sur Maurice Blanchot avec lequel elle a longtemps et
densément correspondu, mais, derrière, sont des figures plus
tutélaires, emblématiques, Franz Kafka et Hannah Arendt, qui
revient toujours, comme si l´hommage ne valait qu´à être mis à
l´épreuve, recreusé, dans les textes de Leslie.
Et s´amorce un autre glissement : la littérature l´autorise
par une autre figure, cette fois-ci originelle : Alice au
pays des merveilles, dans la langue anglaise, c´est
l´apprentissage d´enfance entre réalité et fiction, et que cette
frontière est mouvante, active, joue à la fois sur le réel où on
coupe les têtes, et sur le rêve qui y mène. Alors - la première
fois ? - la langue anglaise vient travailler le corps
du récit, le dédoublant en voix off, mais ce dédoublement est aussi
dédoublement d´instance : la façon dont on convoque êtres et
lieux n´est pas la même.
C´est à ce voyage qu´on vous convie. Leslie Kaplan avait d´abord
confié ce texte à la collection Inventaire/Invention de Patrick
Cahuzac, et c´est lui rendre hommage que de vouloir, dès
maintenant, assurer la continuité d´existence d´un texte
nécessaire.
Ne vous privez pas de ce voyage. Pour une fois, on insiste.

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