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Résumé : il y a un an, à une personne docteure en littérature qui m'affirmait que pour écrire il fallait des idées et qu'elle n'en avait pas pour l'instant, j'ai répondu que non : pour écrire il faut écrire. Cela part du ventre et du coeur, pas de la tête et des idées. La tête et les idées c'est toute la vie que ça fonctionne, on les a, elles sont dedans.
Écrire est une envie. Pas un besoin.
Et comme démonstration vaut mieux qu'affirmation, je lui ai dit ceci : « je vais t'envoyer deux pages dans une heure ».
« Sur quel thème, sur quelle idée » m'a-t-elle dit.
« Je ne sais pas encore » ai-je répondu. Une heure plus tard j'envoyais les deux premières pages de ce livre, elles sont exactement comme je les ai écrites il y a un an.
Puis chaque jour, j'ai envoyé deux pages (souvent 5 ou 6). Puis la vie à fait que j'ai arrêté et comme je ne voulais pas jeter ce travail, j'ai proposé à mes amis facebookiens de publier les cent premières et de finir en direct avec eux : chaque jour deux pages. Comme je le faisais avec la personne docteure en littérature. 30 000 m'ont répondu « chiche ». Du coup je suis allé au bout. 38 jours de suite j'ai écrit et publié. C'est un livre et une expérience que tu as entre les mains mon poto. L'expérience, je le sais, tu t'en moques bien et tu as raison, tu veux juste savoir si c'est un bon livre. Lis-le et dis-moi. À plus.
Salué par la critique depuis vingt ans mais encore méconnu du grand public, Mathieu Belezi livre avec Attaquer la terre et le soleil un roman magistral, qui incarne la folie et l'enfer de la colonisation de l'Algérie au 19e siècle.
Attaquer la terre et le soleil narre le destin d'une poignée de colons et de soldats pris dans l'enfer oublié de la colonisation algérienne, au dix-neuvième siècle. Et en un bref roman, c'est toute l'expérience d'un écrivain qui subitement se cristallise et bouleverse, une voix hantée par Faulkner qui se donne.
Depuis plus de vingt ans, Mathieu Belezi construit une œuvre romanesque d'une cohérence étonnante, à la phrase ciselée. La musicalité qui frappe dès les premières lignes d'
Attaquer la terre et le soleil fait écho à
Le Petit Roi, son premier roman publié en 1998 aux éditions Phébus. Quant à son thème, il renvoie évidemment à sa grande trilogie algérienne, publiée successivement aux éditions Albin Michel (
C'était notre terre, 2008) et Flammarion (
Les vieux Fous, 2011 ;
Un faux pas dans la vie d'Emma Picard, 2015). Est-ce la constance de ce parcours qui explique la fulgurance de ce nouveau roman ? Écrit en quelques mois,
Attaquer la terre et le soleil dit en tout cas avec une beauté tragique, à travers les voix d'une femme et d'un soldat, la folie, l'enfer, que fut cette colonisation.
Au milieu du XIXe siècle, en Algérie, Mathieu Belezi donne la parole aux sans-grades de la conquête, une femme colon et un soldat. Pour déconstruire les mensonges originels de la colonisation, Attaquer la terre et le soleil prend les accents successifs d’une épopée mort-née, d’un conte cruel, d’une tragédie sans grandeur. La langue, littéraire, scandée, rythmée, vise à mettre en lumière les mécanismes d’instrumentalisation des anonymes, leur assujettissement à une idéologie. Le pari romanesque est réussi.
Sébastien Omont (revue EN ATTENDANT NADEAU)
21 septembre 2022
Proférés pour clore toute discussion, ces dix mots, "On ne peut pas accueillir toute la misère du monde" semblent constituer l'horizon indépassable de tout débat sur les migrations, tombant comme un couperet pour justifier le refus ou la restriction. Dans cet essai incisif, il s'agit de décrypter et déconstruire tous les poncifs qui s'y logent et de revaloriser l'hospitalité.
" On ne peut pas accueillir toute la misère du monde " : qui n'a jamais entendu cette phrase au statut presque proverbial, énoncée toujours pour justifier le repli, la restriction, la fin de non-recevoir et la répression ? Dix mots qui tombent comme un couperet, et qui sont devenus l'horizon indépassable de tout débat " raisonnable " sur les migrations.
Comment y répondre ? C'est toute la question de cet essai incisif, qui propose une lecture critique, mot à mot, de cette sentence, afin de pointer et réfuter les sophismes et les contre-vérités qui la sous-tendent.
Arguments, chiffres et références à l'appui, il s'agit en somme de déconstruire et de défaire une " xénophobie autorisée ", mais aussi de réaffirmer la nécessité de l'hospitalité.
Merlin arracha Morgane à l'emprise de Pluton... Deux mille ans après, la vengeance du dieu des enfers les poursuit encore, des hauteurs de Montmartre au Palais de Taormine via Sarrebruck, où résonnent les choeurs antiques dignes du meilleur Maciste et claquent les balles d'un thriller sanglant.
Deux fois par an, un père qui est aussi grand-père rentre en Suède. Officiellement pour retrouver son fils qui est aussi un père et sa fille qui n'est plus une mère. En réalité pour ne pas perdre son titre de séjour et pour que son fils s'occupe de toute sa paperasse. Mais cette fois, la coupe est pleine et ce dernier estime qu'il est grand temps de remettre en cause la clause paternelle qui stipule qu'un fils doit s'occuper de son père. Mais cette clause est-elle négociable?
Une Pandémie a frappé la Terre et celle-ci s'est ainsi vidée de ses habitants. Ne subsistent que quelques vieillards dans les ruines de nos civilisations.
Un vieil homme parcourt à cheval la France pour voir la mer une dernière fois. Sur son chemin : des villes en décrépitudes, une nature qui reprend ses droits, mais aussi ses souvenirs, quelques survivants et des destins qui se croisent...
Le Monde enfin est une fin de l'humanité très douce et pleine de sens.
Un roman bouleversant de Jean-Pierre Andrevon, auteur notamment du Travail du Furet, que nous proposons dans une nouvelle version enrichie...
Vasilissa a quitté Moscou pour faire sa vie avec Marc, un Breton un peu trop romantique, malhabile mais plein de bonne volonté.
Dès son arrivée, tout dérape : amis déjantés, famille bancale, Vasilissa ne sait pas sur quel pied danser... Mais rien ne vient entacher l'idylle de nos amoureux. Rien, sauf peut-être le temps qui passe.
Dix ans plus tard, la famille s'est agrandie : deux enfants et un chien. L'amour, lui, se fait plus discret. Marc ne le supporte pas. Il veut aimer sa femme comme au premier jour. Il pense avoir trouvé la solution miracle : il va écrire un livre sur sa femme, et le faire publier. Une lettre d'amour de 300 pages à partager avec la terre entière.
Marc a le bonheur ambitieux, peut-être trop. Et parce qu'il est prêt à tout sacrifier à sa quête, il risque de perdre l'essentiel en route...
Hervé Pouzoullic est un Breton un peu trop romantique, malhabile mais plein de bonne volonté, marié à une héroïne russe. Il a déjà publié Le Bigorneau fait la roue (Ed. Anne Carrière, 2016).
Bienvenue au Musée des promesses brisées, un endroit plein d'émerveillement, de tristesse... et d'espoir.
Dans cet étonnant musée parisien, tenu par Laure, on trouve différents objets : un chausson de bébé, un voile de mariée, un ticket de train... Leur point commun ? Ces objets sont tous liés à un moment de trahison dans la vie de leurs propriétaires. Ici, les gens parlent aux fantômes de leur passé, et Laure a elle aussi des comptes à régler...
1986.
Après le soudain décès de son père, Laure décide de suivre la famille tchèque qui l'emploie comme jeune fille au pair à Prague. Mais la vie derrière le rideau de fer semble à première vue sans saveur : morne, grise, menaçante.
Laure ne comprend pas les courants politiques complexes qui tissent une toile serrée autour de ce rempart du communisme. Jusqu'à sa rencontre avec un jeune musicien dissident.
Son amour pour lui va avoir des conséquences terribles, et entraînera une promesse brisée qu'elle n'oubliera jamais...
"Une magnifique histoire d'amour, un voyage déchirant à travers un passé longtemps enterré." - David Nicholls
"J'adore les romans sur la guerre froide, et je vis littéralement pour les histoires d'amour. Le musée des promesses brisées est un parfait accord entre les deux. C'est un petit bijou... Beau et élégant." - Marian Keyes
Au large de la Patagonie une baleine blanche est chargée de protéger les morts mapuches puis, lorsque la fin des temps sera venue, de guider toutes les âmes au-delà de l'horizon. Tout est prévu et écrit dans le temps des mythologies.
Cependant l'homme vit dans un monde où tout bouge et, au XIXe siècle, la chasse à la baleine se développe. La baleine blanche va devoir défendre son monde immobile contre ces prédateurs, en particulier le baleinier Essex du capitaine Achab.
Elle va livrer une guerre sans merci aux baleiniers et devenir un grand mythe de la littérature.
Luis Sepúlveda nous raconte cette histoire du point de vue de la baleine blanche qui nous explique comment elle vit et s'intègre dans l'ordre du monde, ce qu'elle découvre des hommes, sa mission secrète, puis sa guerre et les mystères qu'elle protège. Enfin, c'est la mer qui nous parle.
Un texte beau et fort, avec un souffle épique. Du grand Sepúlveda.
Les images superbes de Joëlle Jolivet magnifient cette histoire.
Luis Sepúlveda est en 1949 à Ovalle, dans le nord du Chili. Étudiant, il est emprisonné sous le régime de Pinochet pendant deux ans et demi. Libéré puis exilé, il voyage à travers l'Amérique latine et fonde des groupes de théâtre en Équateur, au Pérou et en Colombie. En 1978 il participe à une recherche de l'unesco sur "l'impact de la colonisation sur les populations amazoniennes" et passe un an chez les Indiens Shuars qu'il mettra en scène dans Le vieux qui lisait des romans d'amour.
Après avoir vécu à Hambourg et à Paris, il s'installe en 1996 à Gijón, dans le nord de l'Espagne, où il fonde le Salon du livre ibéro-américain. Il écrit des chroniques pour plusieurs journaux italiens.
Auteur de nombreux romans, chroniques, récits, nouvelles et fables pour enfants, il a reçu plusieurs prix pour son oeuvre. Il est publié dans 52 pays. Le vieux qui lisait des romans d'amour (1992), son premier roman traduit en français, connaît un succès planétaire, de même que L'Histoire d'une mouette et du chat qui lui apprit à voler (1996) - cinq millions d'exemplaires !
Luis Sepúlveda a toujours aimé vivre avec les chats, ici il écrit l'histoire du chat d'un de ses enfants qui en vieillissant a perdu la vue. Il en fait une fable sur l'amitié, sa force et son respect des différences en mettant en scène une hilarante souris mexicaine aux discours volubiles et intarissables sur la gourmandise. Chaque chapitre se termine sur une définition de ce que doivent être les rapports entre les amis. Un texte drôle et tendre pour apprendre à respecter et aider ceux qu'on considère comme des amis pour de vrai. Les illustrations noir et blanc pleines du talent de Joëlle Jolivet accompagnent le texte avec une vraie complicité. Dans la lignée de l'Histoire d'une mouette et du chat qui lui apprit à voler...
« Tout le monde devrait mourir ainsi. Entourée d'amour, sous un ciel clément, dans un jardin, avec un petit singe qui traîne pas loin. Mourir au cœur de la vie, avec délicatesse. Éteindre la douleur au moment opportun. Avoir le choix, le contrôle de l'interrupteur. »Marguerite est comme l'éléphant de Tanzanie : dans son Ehpad cannois, elle sent que son monde rétrécit. Elle veut tirer sa révérence, mais en France, ce choix ne lui appartient pas. Alors elle entend bien mourir ailleurs, dans la dignité. Avant cela, elle a une dernière tâche à accomplir : redonner goût à l'amour à son petit-fils, Emmanuel. Ce dernier, photographe animalier en Tanzanie, lui semble plus préoccupé par le sort des éléphants d'Afrique que par la solitude dans laquelle il s'est enfermé. La solitude, c'est aussi le lot de Roxanne, depuis qu'elle a abandonné sa carrière de joueuse de poker pour trouver un sens à sa vie. Son arrivée dans la maison de retraite de Marguerite va bousculer leur destin.Comme une valse à trois temps, un roman qui aborde avec finesse le choix de mourir, la disparition des éléphants d'Afrique et la renaissance du sentiment amoureux.« UN COUP DANS LE CŒUR ET DANS L'ÂME ! FORT, UNIVERSEL, INTERGÉNÉRATIONNEL. UN GRAND ROMAN. » - David Morisset, librairie Decitre
Trois cents ans d'institution raciste partent en poussière quand Washington se désagrège, balayé par une catastrophe naturelle d'un genre nouveau.
Soudain, les dominations basculent, les minorités s'inversent, les Noirs prennent le pouvoir. Deuxième roman de l'auteur, Paradis Année Zéro, écrit avant l'ère Trump et les violences policières récentes, s'est imposé à lui comme une prophétie.
C'est un été en Normandie. Le narrateur est encore dans cet état de l'enfance où tout se vit intensément, où l'on ne sait pas très bien qui l'on est ni où commence son corps, où une invasion de fourmis équivaut à la déclaration d'une guerre qu'il faudra mener de toutes ses forces. Un jour, il rencontre un autre garçon sur la plage, Baptiste. Se noue entre eux une amitié d'autant plus forte qu'elle se fonde sur un déséquilibre : la famille de Baptiste est l'image d'un bonheur que le narrateur cherche partout, mais qui se refuse à lui. Flanqué d'une grand-mère à l'accent prononcé, et d'une tante « monstrueuse », notre narrateur rêve, imagine, se raconte des histoires, tente de surpasser la honte sociale et familiale qui le saisit face à son nouvel ami. Il entre dans une zone trouble où le sentiment d'appartenance est ambigu : vers où va, finalement, sa loyauté ?
Écrit dans une langue ciselée et très sensible, Un jour ce sera vide est un roman fait de silences et de scènes lumineuses qu'on quitte avec la mélancolie des fins de vacances. L'auteur y explore les méandres des sentiments et le poids des traumatismes de l'Histoire.
"La Zone est mon lieu de détente. Elle remplace la mer, les Carpates, les terrils, la Turquie enduite de mojito frais et parsemée de putes bronzées. Une vingtaine de fois par an, j'y pars en visiteur clandestin. Je suis un stalker, un piéton, un passant, un idiot, appelez-moi comme vous voulez. On ne me remarque pas, mais je suis là. J'existe, un peu comme le rayonnement ionisant. Je prépare mon sac à dos, je passe sous les barbelés puis je disparais dans la profondeur noire des forêts de Polésie, dans les trouées et les odeurs de pin. Je me fonds dans ces épaisseurs étourdissantes et personne jamais ne pourra m'y débusquer."
Markiyan Kamysh est un jeune Ukrainien, aventurier et journaliste. Né en 1988 deux ans après la catastrophe, il appartient à la "génération Tchernobyl". Pour lui comme pour ses camarades d'errance, la Zone - cette Zone d'exclusion nucléaire où toute présence humaine est interdite sur un rayon de 30 kilomètres autour de la centrale - est devenue "une terre de paix, figée et hors du temps". Depuis 2010, Markiyan Kamysh a passé plus de deux cents jours à explorer la Zone, "à renifler et toucher chaque débris de cette poubelle, chaque fragment du passé". Il connaît les lieux comme sa poche et nous embarque à la découverte de "l'endroit le plus exotique du monde".
Nuri est apiculteur, sa femme, Afra, est artiste. Ils vivent tous deux avec leur jeune fils, Sami, dans la magnifique ville d'Alep, en Syrie. La guerre éclate et ravage tout, jusqu'aux précieuses ruches de Nuri. Et l'inimaginable se produit. Afra ne veut plus bouger de sa chambre. Pourtant, ils n'ont pas le choix et Nuri déploie des trésors d'affection pour la convaincre de partir.
Fous de douleur, impuissants, ils entament alors un long périple où ils devront apprendre à faire le deuil de tout ce qu'ils ont aimé. Et apprendre à se retrouver, peut-être, à la fin du voyage, dans un Londres où les attendent des êtres proches. Pour reconstruire les ruches et leur vie.
Christy Lefteri est née à Londres de parents chypriotes. Elle anime un atelier d'écriture à l'université Brunel. L'Apiculteur d'Alep, son deuxième roman, lui a été inspiré par son travail de bénévole dans un camp de migrants à Athènes.
"Derrière l'immense tragédie impersonnelle des réfugiés, Christy Lefteri fait émerger une histoire personnelle subtile et bouleversante." Kirkus Review
"Impossible de ne pas être touché par cette ode à l'humanité." The Guardian
Traduit de l'anglais par Karine Lalechère
"Avec l'arrivée de Neal a commencé cette partie de ma vie qu'on pourrait appeler ma vie sur la route. [...] Neal, c'est le type idéal, pour la route, parce que lui, il y est né, sur la route...
Neal Cassady, chauffard génial, prophète gigolo à la bisexualité triomphale, pique-assiette inspiré et vagabond mystique, est assurément la plus grande rencontre de Jack Kerouac, avec Allen Ginsberg et William Burroughs, autres compagnons d'équipées qui apparaissent ici sous leurs vrais noms.
La virée, dans sa bande originale : un long ruban de papier, analogue à celui de la route, sur lequel l'auteur a crépité son texte sans s'arrêter, page unique, paragraphe unique.
Aujourd'hui, voici qu'on peut lire ces chants de l'innocence et de l'expérience à la fois, dans leurs accents libertaires et leur lyrisme vibrant ; aujourd'hui on peut entendre dans ses pulsations d'origine, le verbe de Kerouac, avec ses syncopes et ses envolées, long comme une phrase de sax ténor dans le noir.
Telle est la route, fête mobile, traversées incessantes de la nuit américaine, célébration de l'éphémère.
Quand tout le monde sera mort, a écrit Ginsberg, le roman sera publié dans toute sa folie.
Dont acte."
Josée Kamoun
Une chronique sur le site de "Shut Up & Play The Books !" et surtout, une playlist à écouter pour aborder l'univers musical de l'ouvrage
Le lien vers la chronique
Dans un petit village abandonné de la «zone grise», coincé entre armée ukrainienne et séparatistes prorusses, vivent deux laissés-pour-compte: Sergueïtch et Pachka. Désormais seuls habitants de ce no man's land, ces ennemis d'enfance sont obligés de coopérer pour ne pas sombrer, et cela malgré des points de vue divergents vis-à-vis du conflit. Aux conditions de vie rudimentaires s'ajoute la monotonie des journées d'hiver, animées, pour Sergueïtch, de rêves visionnaires et de souvenirs. Apiculteur dévoué, il croit au pouvoir bénéfique de ses abeilles qui autrefois attirait des clients venus de loin pour dormir sur ses ruches lors de séances d'«apitherapie». Le printemps venu, Sergueïtch décide de leur chercher un endroit plus calme. Ayant chargé ses six ruches sur la remorque de sa vieille Tchetviorka, le voilà qui part a l'aventure. Mais même au milieu des douces prairies fleuries de l'Ukraine de l'ouest et du silence des montagnes de Crimée, l'oeil de Moscou reste grand ouvert...
Une écrivaine doit remettre à son éditeur un livre dont elle n'a pas écrit une ligne. Dans la torpeur de l'été new yorkais, elle reste enfermée chez elle, angoissée par la page blanche. Pour s'inspirer, elle se plaît à évoquer les travaux de Rilke, Kafka ou encore d'Agnès Varda, mais alors qu'elle se nourrit des oeuvres d'autrui pour créer la sienne, elle découvre qu'elle attend un enfant. L'un est-il compatible avec l'autre ? Journal d'isolement et fourmillant carnet de création, Dérives, par sa voix intime mais familière, nous livre une réflexion inspirante sur l'art et sur les décisions qui orientent le chemin de notre existence.
Hélène a bientôt 40 ans. Elle a fait de belles études, une carrière. Elle a réalisé le programme des magazines et le rêve de son adolescence : se tirer, changer de milieu, réussir. Et pourtant, le sentiment de gâchis est là, les années ont passé, tout a déçu.
Christophe, lui, n'a jamais quitté ce bled où ils ont grandi avec Hélène. Il n'est plus si beau. Il a fait sa vie à petits pas, privilégiant les copains, la teuf, remettant au lendemain les grandes décisions, l'âge des choix. On pourrait croire qu'il a tout raté. Et pourtant, il croit dur comme fer que tout est encore possible.
Connemara c'est l'histoire d'un retour au pays, d'une tentative à deux, le récit d'une autre chance et d'un amour qui se cherche par-delà les distances dans un pays qui chante Sardou et va voter contre soi.
Hélène a bientôt 40 ans. Elle a fait de belles études, une carrière. Elle a réalisé le programme des magazines et le rêve de son adolescence : se tirer, changer de milieu, réussir. Et pourtant, le sentiment de gâchis est là, les années ont passé, tout a déçu.
Christophe, lui, n'a jamais quitté ce bled où ils ont grandi avec Hélène. Il n'est plus si beau. Il a fait sa vie à petits pas, priv ilégiant les copains, la teuf, remettant au lendemain les grandes décisions, l'âge des choix. On pourrait croire qu'il a tout raté. Et pourtant, il croit dur comme fer que tout est encore possible.
Connemara c'est l'histoire d'un retour au pays, d'une tentative à deux, le récit d'une autre chance et d'un amour qui se cherche par-delà les distances dans un pays qui chante Sardou et va voter contre soi.
"Les mots français que j'entends ma mère prononcer le plus souvent sont cholestérol et contrariété. Je m'étonne qu'une femme ayant tant de mal à amadouer sa langue d'adoption puisse connaître deux termes selon moi si savants. Contrariété l'emporte de loin. Elle finit par se l'approprier comme s'il la débarrassait du devoir d'aller mieux, et qu'une fois prononcé, rien ne l'obligeait à développer, tout était dit, contrariété.
Les soirs où l'affrontement avec son mari devient inévitable, elle assène le mot ruine, en italien, c'est la note la plus aiguë de son lamento, la rouiiiina, dont le sens est sans équivoque : c'est l'émigration, le départ maudit, la faute originelle, la source de tous ses maux, la contrariété suprême."
En 1954, la famille Benacquista quitte l'Italie pour s'installer en banlieue parisienne. Les parents, Cesare et Elena, connaîtront le sort des déracinés. Dans ce bouleversant récit des origines, leur petit dernier, Tonino, restitue avec fantaisie cette geste. Il raconte aussi les batailles qui ont jalonné sa conquête de la langue française.
Avec Porca miseria, Tonino Benacquista trace la lumineuse trajectoire d'un autodidacte que l'écriture a sauvé des affres du réel.
« Benjamin presse le téléphone contre son oreille. Pourquoi ne peut-il intervenir ? Il regarde à travers la vitre. Il voit tous les coins où il jouait, enfant. C'est là qu'un jour tout a commencé, et c'est là que tout a fini. Il ne peut pas intervenir parce qu'il est resté figé ici et n'a jamais pu en bouger depuis ce jour. Il n'a pas dépassé neuf ans et là-bas des adultes sont en train de se battre, ses frères qui, eux, ont continué à vivre. »
Benjamin, Pierre et Nils sont venus accomplir les dernières volontés de leur mère : répandre ses cendres dans le lac qui borde leur maison d'enfance, non loin d'une épaisse forêt de sapins comme on en trouve en Suède. Là où, vingt ans auparavant, un drame a changé le cours de leur existence.
Alliant la beauté d'une narration littéraire à un sens magistral du suspense, Les Survivants est un récit intense, sombre et sensuel sur l'enfance, ses secrets et ses drames. Personnalité reconnue en Suède et dans les pays scandinaves, Alex Schulman déploie dans ce premier roman salué par la critique un talent aussi singulier que puissant.
" Un premier roman magnifique sur l'innocence de l'enfance [...] " La Voix du Nord
"Une remarquable tension dramatique et intime [...]" L'Echo
Paris. Période : 1987 - 1992. Sur fond d'épidémie de sida, le narrateur a une histoire avec un garçon de son âge, *******, qui n'assume pas sa sexualité et fait tout pour la rejeter. La relation est violente, intense et cruelle, mais se poursuit malgré la souffrance. Les amis du narrateur, Mathieu et Hervé, tentent de comprendre la nature de cette relation, peut-être de l'en sortir. Hervé est atteint du sida, il est souvent hospitalisé et il en meurt finalement. Le narrateur s'enlise, il essaie de dire les choses, n'y parvient pas correctement. ******* disparaît.
« Pas dire peut-être lu en commençant par le début ou par la fin. Ceux qui préfèrent le sens chronologique d'une histoire peuvent commencer par la fin. L'expérience en sera toute autre. »