J'accuse

À propos

C'est le 13 janvier 1898 que paraît, en première page du quotidien parisien L'Aurore, une lettre ouverte intitulée « J'accuse... ! » signée d'Émile Zola. Ce texte aux accents pamphlétaires fustige avec force le « crime social » que constitue pour l'auteur l'affaire Dreyfus, du nom du jeune capitaine français condamné injustement pour haute trahison. Dénonçant sans détour l'antisémitisme qui gangrène la société française de son temps, Zola livre un écrit qui permet de ressaisir un tournant historique et littéraire du siècle : il y fait certes oeuvre de journaliste, mais s'impose par là même comme un intellectuel qui met pleinement sa plume au service de la justice sociale. L'appareil pédagogique complet, qui alterne les séances sous l'angle littéraire et historique, permettra de comprendre les enjeux de ce texte essentiel et le contexte de son époque.

Niveaux et thèmes au programme
4e : Société, culture et politique dans la France du xixe siècle (histoire)
3e : Dénoncer les travers de la société (français)
2de + 1re : La littérature d'idées et la presse (français)
1re : La mise en oeuvre du projet républicain (1870-1914) (histoire)



Categories : Arts et spectacles > Arts et spectacles

  • EAN

    9782210771635

  • Disponibilité

    Disponible

  • Nombre de pages

    80 Pages

  • Poids

    3 827 Ko

  • Distributeur

    ePagine

  • Diffuseur

    Adilibre

  • Entrepôt

    ePagine

  • Support principal

    ebook (ePub)

Emile Zola

1840-1902
Fils d'un ingénieur italien naturalisé, Emile Zola naît à Paris d'une mère originaire de la Beauce. La famille s'installe à Aix-en-Provence et connaît, à la mort du père, de graves difficultés financières. En 1862, Emile Zola échoue au bacchalauréat et entre chez Hachette comme commis. Vite remarqué, il écrit son premier ouvrage et collabore aux rubriques littéraires de plusieurs journaux. Dès 1866, il a pour amis Manet, Picasso et fait la connaissance des Goncourt. Il conçoit le projet des Rougon-Macquart qu'il termine en 1893. Entretemps, il s'est lié avec Flaubert et Daudet. Il a rencontré Céard, Huysmans, Alexis, Hennique et Maupassant qui deviendront les fidèles des soirées de Médan : c'est en 1878 qu'il les réunit dans sa petite maison de campagne, près de Poissy. Le volume collectif de ces Soirées paraîtra deux ans plus tard.
La publication de La Terre soulève de vives critiques :"le Manifeste des Cinq" se révolte contre l'esthétique naturaliste.
En 1898, Zola s'engage dans l'Affaire Dreyfus et publie dans l'Aurore sa fameuse Lettre au Président de la République, donnant ainsi une nouvelle dimension au processus de la révision. Un procès en diffamation le condamne à un an d'emprisonnement et il part en exil en Angleterre. De retour, il publie dans "La Vérité en marche" ses articles sur l'affaire. Le 29 septembre 1902, il meurt mystérieusement, chez lui. Et Dreyfus est réhabilité en 1906.
Ses cendres sont transférées au Panthéon le 4 juin 1908.
Zola connut auprès du grand public un immense succès dès L'Assommoir. A partir de 1880, son oeuvre est diffusée en Europe et on trouve des traductions en danois, grec, italien, suédois, etc. Même si les protestations s'élèvent contre le matérialisme de la nouvelle école, celle-ci suscite partout l'intérêt. Le naturalisme introduit surtout dans le roman des sujets nouveaux comme l'influence de l'environnement ou encore l'injustice sociale. Les meilleures pages de Zola restent pourtant celles où le théoricien cède la place à l'écrivain, comme il le souhaitait lui-même: "Le romancier intervient d'une façon directe pour placer son personnage dans des conditions dont il reste le maître".

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