[eBook] Le nez

Résumé

Alors qu'il s'apprête à dévorer son pain, un barbier y découvre, lové dans la mie, un nez. L'aurait-il coupé par inadvertance à quelqu'un ? Mieux vaut dans tous les cas ne pas laisser de preuve et s'en débarrasser au plus vite. Il s'empresse de le jeter dans la rivière. Or, un commandant, qui plus est conseiller d'État, se réveille un matin privé de son élongation nasale. Soudain, il aperçoit le fugitif, logé dans un carrosse qui sillonne la ville. Ledit fugitif se dresse dans un costume brodé d'or en tout point semblable à celui d'un haut fonctionnaire... Serait-ce l'oeuvre du diable ? L'inquiétude gagne le propriétaire et, avec lui, le lecteur. Derrière la description attentive et lucide de la vie des hommes d'État, derrière le jeu des apparences, le cauchemar étend son emprise sur le réel. Alors que l'absurde règne ici en maître, l'auteur n'oublie pas d'être caustique vis-à-vis du pouvoir et de ceux qui le détiennent. L'humour corrosif de Gogol bat son plein dans cette nouvelle fantastique et grotesque. Et si le nez n'était pas le nez mais quelque autre éminence du corps mâle ? Toute vanité en serait d'autant plus bafouée.

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  • EAN 9782844857712
  • Disponibilité Disponible
  • Nombre de pages 68 Pages
  • Copy Authorized

Série : Non précisée

Nicolas Gogol

1809-1852 Après des études médiocres, il s'établit à dix-neuf ans à Saint-Pétersbourg, où il trouve une place d'expéditionnaire dans un ministère. Instable, il abandonne bientôt son emploi et se met à écrire. Il se lie alors avec Pouchkine, qui sera pour lui un excellent conseiller. Un roman, 'Tarass Boulba', lui vaut une chaire d'histoire à l'université de Saint-Pétersbourg. Gogol donne alors une série de nouvelles pétersbourgeoises qui mettent l'accent sur le divorce existant entre le rêve et la réalité. De 1841 date son chef-d'oeuvre, qui introduisit le thème de la pitié sociale dans la littérature russe, 'Le Manteau'. En 1841, il rentre en Russie pour la publication de son roman 'Les âmes mortes' dont la seconde partie ne fut pas publiée. En 1848, il part pour Jérusalem afin de travailler, dit-il, à sa perfection spirituelle. Il en revient dans un état d'exaltation religieuse extraordinaire, et mène désormais une vie de prière et de jeûne. Épuisé, il meurt d'une fièvre typhoïde en 1852.

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