Daniel Pennac - Livres audio mp3

  • "Je ne sais rien de mon frère mort si ce n'est que je l'ai aimé. Il me manque comme personne mais je ne sais pas qui j'ai perdu. J'ai perdu le bonheur de sa compagnie, la gratuité de son affection, la sérénité de ses jugements, la complicité de son humour, la paix. J'ai perdu ce qui restait de douceur au monde. Mais qui ai-je perdu ?"
    Daniel Pennac mêle les souvenirs de son frère disparu à des extraits de Bartleby le scribe, d'Herman Melville. Entre les lignes de cet énigmatique roman, qu'il a adapté et joué sur scène, il ravive la mémoire et l'humour de ce frère tant aimé.
    Daniel Pennac nous livre avec tendresse les meilleurs passages d'un texte qu'il aime et qu'il connaît par coeur, entrelacés de souvenirs personnels. Délicieux et émouvant.

  • Dans un zoo, un enfant et un loup se regardent. Le loup n'a plus qu'un oeil. Dans cet oeil, il y a toute sa vie d'avant, sa vie sauvage dans l'Alaska menacé par les hommes. L'oeil de l'enfant, lui, raconte la vie d'un petit Africain qui a parcouru toute l'Afrique pour survivre. Un conte merveilleux où l'Alaska rencontre le Sahara, où l'homme rend hommage à la nature.

  • Aucun travail, Manque de bases, Le troisième trimestre sera déterminant, N'a rien fait, rien rendu. Il les a connus, les bulletins de notes accablants, et la rage de ne pas comprendre. Le jeune cancre Daniel Pennacchioni, devenu professeur de français et écrivain renommé, étudie cette figure du folklore populaire en lui donnant ses lettres de noblesse, en lui restituant aussi son poids d'angoisse et de douleur.

  • De 12 à 87 ans, âge de sa mort, le narrateur a tenu le journal de son corps. Nous qui nous sentons parfois si seuls dans le nôtre, nous découvrons peu à peu que ce jardin secret est un territoire commun. Tout ce que nous taisions est là, noir sur blanc, et ce qui nous faisait si peur devient souvent matière à rire.
    Daniel Pennac a choisi de lire ici les trois versions adaptées par lui pour le Théâtre des Bouffes du Nord en 2012. Celles-ci, intitulées "La peur", "Le père" et "La fille", complémentaires dans leurs thématiques respectives, forment un tout. Un corps. Un "corps commun", selon la propre expression de Daniel Pennac. Son interprétation extraordinairement vivante ajoute au journal la dimension personnelle que seul l'auteur incarnant le narrateur était en mesure de rendre.

    Daniel Pennac se fait lecteur et nous livre sans tabou, avec beaucoup de tendresse et d'émotion, cet étonnant journal intime.

  • Pourquoi Kamo doit-il absolument apprendre l'anglais en trois mois ? Qui est donc Cathy, sa mystérieuse correspondante de l'agence Babel ? Se moque-t-elle de lui ? Est-elle folle ? Devient-il fou ? Pourquoi ses lettres nous font-elles si peur ? Et les autres correspondants de l'agence Babel, qui sont-ils ? Fous, eux aussi ? Tous fous ? Qui est donc l'étrange vieille qui semble régner sur ce monde ?
    Menez l'enquête avec son meilleur ami : il faut sauver Kamo !

  • « L'ampoule du projecteur a explosé en plein Fellini. Minne et moi regardions Amarcord du fond de notre lit.
    - Ah ! Non ! Merde !
    J'ai flanqué une chaise sur une table et je suis monté à l'assaut pour changer l'ampoule carbonisée. Explosion sourde, la maison s'est éteinte, je me suis cassé la figure avec mon échafaudage et ne me suis pas relevé.
    Ma femme m'a vu mort au pied du lit conjugal.
    De mon côté je revivais ma vie. Il paraît que c'est fréquent. Mais elle ne se déroulait pas exactement comme je l'avais vécue. » Daniel Pennac

  • Pourquoi Crastaing, notre prof de français, nous fait-il si peur ? Pourquoi terrorise-t-il Pope mon père lui-même ? Qu'est-ce que c'est que cette épidémie après son dernier sujet de rédaction ? Un sujet de rédaction peut-il être mortel ? Un sujet de rédaction peut-il massacrer une classe tout entière ? Qui nous sauvera de cette crastaingite aiguë ? Kamo ? Kamo ! Si Kamo n'y arrive pas, nous sommes perdus !

  • Pourquoi la mère de Kamo l'a-t-elle soudain abandonné ? Pourquoi Kamo, qui ne craint rien ni personne, a-t-il tout à coup peur d'une simple bicyclette ? Et d'ailleurs, qui est vraiment Kamo ? D'où vient ce nom étrange ? Qui l'a porté avant lui ? Toutes ces questions semblent n'avoir aucun rapport entre elles... Pourtant, si l'on ne peut y répondre, Kamo mourra !

  • "Quand je pense ! Quand je pense au sang d'encre que je me suis fait pour lui ! Quand je pense ! Quand je pense qu'à cause de ce clown j'ai failli larguer la médecine ! Quand je pense ! Quand je pense que mon coeur a cessé de battre dix fois dans la nuit !" Cette nuit-là, le docteur Galvan trouva la foi, la perdit, la retrouva, la perdit à nouveau. Il fallait qu'il le raconte à quelqu'un. Désolé que ce soit vous.

  • "Ma plus jeune soeur Verdun est née toute hurlante dans La Fée Carabine, mon neveu C'Est Un Ange est né orphelin dans La Petite Marchande de prose, mon fils Monsieur Malaussène est né de deux mères dans le roman qui porte son nom, ma nièce Maracuja est née de deux pères dans Aux fruits de la passion. Les voici adultes dans un monde on ne peut plus explosif, où ça mitraille à tout va, où l'on kidnappe l'affairiste Georges Lapietà, où Police et Justice marchent la main dans la main sans perdre une occasion de se faire des croche-pieds, où la Reine Zabo, éditrice avisée, règne sur un cheptel d'écrivains addicts à la vérité vraie quand tout le monde ment à tout le monde. Tout le monde sauf moi, bien sûr. Moi, pour ne pas changer, je morfle." Benjamin Malaussène. Daniel Pennac interprète avec énergie et délectation cette intrigue policière loufoque et drôle, où se croisent tous les personnages de la saga Malaussène.

  • Tu es content de toi, Kamo ? Ton idée géniale, tu trouves vraiment que c'était l'idée du siècle ? Alors, pourquoi a-t-elle rendu M. Margerelle, notre Instit'Bien Aimé, fou comme une bille de mercure ? Tu peux nous le dire ? Ta fameuse idée, Kamo, tu ne crois pas que c'était la gaffe du siècle ? La bêtise du siècle ? Tu as vu dans quel état est notre Instit'Bien Aimé ? Et maintenant, qu'est-ce que tu comptes faire pour le guérir ?

  • Nous sommes au théâtre, nous dans la salle, lui sur scène. On vient de le primer pour l'«ensemble de son oeuvre». Il remercie son monde. Enfin, il essaie. Et Claude Piéplu prête son inimitable voix à cet exercice de gratitude où le rire le dispute à la fureur, et dont personne ne sort indemne, surtout pas le lauréat.
    La fureur, la tendresse, la fausse ingénuité, la rêverie, l'ironie, l'acidité : tout y est, parfois mêlés jusqu'à l'étrange...

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