Lucie Joubert

  • Les Cyniques : une anthologie

    Groupe d'humoristes des années 60 composé d'André Dubois, de Marc Laurendeau et des regrettés Marcel Saint-Germain et Serge Grenier, les Cyniques ont profondément marqué non seulement le public québécois de l'époque mais aussi le monde de l'humour en général. Cette anthologie est susceptible de rappeler des moments d'humour mythiques et propres à fasciner un lectorat plus jeune. Avec l'inestimable collaboration de Marc Laurendeau et d'André Dubois, qui ont veillé à la sélection des textes les plus représentatifs du groupe, cet ouvrage s'ouvre sur une présentation de Robert Aird, historien de l'humour et professeur à l'École nationale de l'humour, qui situe pour nous les principaux jalons du contexte social qui a servi de toile de fond et d'inspiration aux Cyniques. Bref, voyage dans le temps ou découverte, cette anthologie constitue un document précieux pour l'histoire de l'humour au Québec.

    Sept études

    Pour les chercheurs passionnés du travail des Cyniques, il ne suffit plus de dire que le groupe occupe une place prépondérante dans le monde de l'humour québécois : il faut maintenant montrer en quoi, justement, et dans quelle mesure leur travail a façonné l'humour actuel. Le présent recueil, qui se veut interdisciplinaire par la diversité de ses approches, met en relief l'intelligence et l'audace de ceux qui, encore étudiants à l'époque, furent les acteurs d'une société en pleine mutation. L'ouvrage est complété par un témoignage de Guy A. Lepage et une réflexion de Luc Boily.
    Des études de : Robert Aird, Jérôme Cotte, Lucie Joubert, Jean-Marie Lafortune, Yvon Laplante, Lélia Nevert, Michèle Nevert et Christelle Paré.

  • La mine, c'est à la fois le crayon, l'expression et le potentiel explosif. Nous disons mines de rien, parce qu'il s'agit de petites choses, ces petits riens souvent passés sous silence, et qui, pourtant, nous minent.

    Trois professeures de lettres délaissent les formes académiques pour se donner le plaisir des billets d'humeur, de l'archéologie du quotidien, en solidarité avec toutes celles qui subissent les humiliations invisibles. Têtues, critiques, moqueuses ou graves, elles s'entendent sur un point: si le monde a beaucoup changé, si l'égalité semble à portée de main, le sexisme demeure bien vivace partout.

    Mines de rien, ce sont trois féministes qui mettent en commun leurs plumes grinçantes pour dépeindre nos travers avec des lunettes pas vraiment roses. Du marketing aux toilettes publiques, en passant par les médias sociaux, la culture du viol, l'instinct maternel ou la masturbation, leurs chroniques s'indignent de l'ordinaire sexiste, et prouvent qu'il est aussi arbitraire qu'anachronique. Ici la conscience aiguë du phallocentrisme n'est pas un poids, mais un moteur. Mieux vaut, paraît-il, en rire. Mieux vaut surtout s'en indigner.

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    Isabelle Boisclair, Lucie Joubert et Lori Saint-Martin sont auteures et professeures de littérature à l'université.

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