Pierre Briant

  • Alexandre le Grand

    Pierre Briant

    Ce livre n'est pas une biographie d'Alexandre le Grand (356-323 av. J.-C.), figure historique célèbre pour ses conquêtes et l'empire qu'il parvint à édifier. À travers le sort de ce personnage fascinant qui régna sur trois continents, des questions plus générales se posent : quelle est l'origine de la domination d'Alexandre ? Comment comprendre ses objectifs ? Quelle était la situation de l'adversaire, l'empire perse-achéménide, et quelles résistances la conquête y a-t-elle suscitées ? Comment, enfin, l'empire s'est-il organisé, avec quels rapports entre les conquérants et les populations conquises ? Car, au-delà de la seule personne d'Alexandre le Grand, c'est un véritable phénomène historique que cet ouvrage analyse et dont il met en relief les principaux caractères.

  • Est-il encore nécessaire et utile de parler d'Alexandre le Grand - dira-t-on peut-être -, alors même que le rythme et l'ampleur des publications qui lui sont consacrées paraissent incontrôlables ?

    André Aymard, l'un des plus perspicaces parmi les historiens de l'Antiquité, eut en 1953 une formule lapidaire : "Alexandre ne manque pas d'historiens, et ceux-ci ne manquent pas d'Alexandres." Le moment est venu, non pas tant de faire un bilan des connaissances que de proposer une réflexion sur les manières variées et contradictoires selon lesquelles, au cours des siècles, de l'Islande à Java, ont été échafaudées, contestées, déconstruites et reconstruites les images et interprétations sur lesquelles les historiens continuent de se disputer et leurs lecteurs de rêver.

    On ne sera donc pas désarçonné de voir fleurir, dans cette analyse critique des lieux communs et de leurs usages selon les époques, des entrées telles que "Croisade", "Mission civilisatrice", "Sikandar", "Maison de Bourgogne" ou "Chute de Constantinople", "Heavy Metal", "Mali", "Maudit Aliksandar" ou encore "Napoléon". Chacune traite de la mémoire d'Alexandre et de ses différentes strates, manifestations et instrumentalisations au cours des siècles, d'Est en Ouest et du Couchant au Levant.

  • Pratiquement inconnu jusqu'alors sur les registres de l'Histoire, le peuple perse, depuis sa base de l'Iran méridional (Fàrs), se lance vers 550 av. J.-C. dans une aventure prodigieuse qui, sous la conduite de Cyrus le Grand et de ses successeurs, va aboutir à la création d'un empire immense entre Asie centrale et Haute-Egypte, entre Indus et Danube. L'Empire perse ou Empire achéménide (du nom de la dynastie régnante) a rassemblé en son sein des pays, des peuples, des langues et des cultures d'une diversité prodigieuse. Cette conquête des pays du Moyen-Orient a causé un bouleversement dans l'histoire du monde: pour la première fois, un Etat unitaire aussi vaste que le futur Empire romain voit le jour et se développe durant plus de deux siècles (550-330). Cette histoire se poursuit jusqu'à la mort d'Alexandre le Grand (323) qui, du point de vue géopolitique, est en quelque sorte " le dernier des Achéménides ". Aujourd'hui encore les terrasses, palais, reliefs, peintures et briques émaillées de Pasargades, Persépolis et Suse, les impressionnantes tombes royales de Naqsi-Rustam, la statue monumentale de Darius le Grand, tout vient rappeler au visiteur abasourdi la puissance et le luxe inouïs des Grands Rois et de leurs Fidèles. Longtemps reléguée dans une ombre épaisse par le prestige conjugué de l'" Orient millénaire " et de la " Grèce éternelle " dont elle était exclue, l'histoire achéménide a reçu une impulsion entièrement nouvelle au cours des vingt dernières années. Débarrassée des oripeaux de la " décadence orientale " et de la " stagnation asiatique ", la recherche a également bénéficié de découvertes documentaires décisives dont le nombre n'a cessé de croître, qu'il s'agisse de textes ou de vestiges archéologiques, numismatiques ou bien iconographiques. C'est cette documentation immense et diversifiée que le livre met entre les mains du lecteur: les multiples citations de documents écrits et insertions d'images permettent de suivre l'auteur dans sa démarche d'historien qui, à travers l'espace et le temps, cherche à comprendre comment naît, se développe et sombre un tel empire. Construit sur ces piliers documentaires, nourri par des discussions qui ne masquent pas les interrogations persistantes, clairement articulé autour de chapitres-bilans, ce livre sans précédent ni équivalent offre aussi le minutieux exposé des divergences interprétatives et des hypothèses alternatives, une bibliographie exhaustive et un index très développé. Il s'adresse aussi bien aux historiens, sociologues et anthropologues qu'au lecteur passionné de recherches historiques et de vastes espaces. Pierre Briant, professeur d'histoire de l'Antiquité à l'université de Toulouse-II Le Mirail, est spécialiste de l'histoire du Moyen-Orient à l'époque de la domination perse et des conquêtes d'Alexandre. Il est notamment l'auteur d'Alexandre le Grand (1994), d'Etat et pasteurs au Moyen-Orient ancien (1982), de Rois, tributs et paysans (1982) et de Darius, les Perses et l'Empire(1992).

  • On sait que la Troisième République a assuré renseignement primaire élémentaire pour tous et créé l'enseignement secondaire des jeunes filles. On sait moins qu'à partir de 1880 la France s'est progressivement couverte d'écoles primaires supérieures et de cours complémentaires offrant aux filles et aux garçons des études prolongées au-delà du certificat d'études. Ces « collèges du peuple », pour reprendre une expression d'époque, allaient permettre à des enfants issus de milieux modestes d'accéder à des emplois d'encadrement moyen. Le présent ouvrage étudie cette zone obscure dans le passé de l'institution scolaire. Rompant avec l'explication habituelle de la croissance de la scolarisation en termes de « demande sociale », il montre la contribution de l'institution scolaire à son propre développement : ainsi le succès de renseignement primaire supérieur tient à la fois à ses relations organiques avec renseignement primaire élémentaire et à sa souplesse d'adaptation à des populations aux intérêts variés. Autre découverte : à certaines périodes, les collectivités locales ont été des acteurs décisifs du développement de la scolarisation. Une dernière partie examine les relations entre les débats sur « l'école unique », apparus dès 1900, et les évolutions institutionnelles qui ont abouti à l'unification partielle des filières d'enseignement prolongé. La conclusion propose un schéma d'ensemble pour analyser l'école, qui renouvelle les interrogations sur l'école développées par les sciences sociales depuis trente ans.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • This book demonstrates how the primate hand combines both primitive and novel morphology, both general function with specialization, and both a remarkable degree of diversity within some clades and yet general similarity across many others. Across the chapters, different authors have addressed a variety of specific questions and provided their perspectives, but all explore the main themes described above to provide an overarching "primitive primate hand" thread to the book. Each chapter provides an in-depth review and critical account of the available literature, a balanced interpretation of the evidence from a variety of perspectives, and prospects for future research questions. In order to make this a useful resource for researchers at all levels, the basic structure of each chapter is the same, so that information can be easily consulted from chapter to chapter. An extensive reference list is provided at the end of each chapter so the reader has additional resources to address more specific questions or to find specific data. 

empty