Simon Brousseau

  • Un récit inédit de Simon Brousseau, l'auteur de «Les fins heureuses» (Cheval d'août, 2018).

  • Pour son 150e numéro, Moebius se place sous le signe de la persistance. Premièrement celle tatouée sur le dos de l'artiste visuel Mathieu Beauséjour, qui orne crânement la page couverture. Deuxièmement celle d'un pari : un périodique littéraire qui dure. La résistance, le fait de poursuivre et de perpétuer, c'est ce que revendique Catherine Cormier-Larose, qui pilote ce numéro foisonnant : des auteurs de partout; dix-sept textes, dont beaucoup de poésie. La poésie d'Érika Soucy, de Laetitia Beaumel ou d'Évelyne Gagnon, accompagnée de textes caustiques signés Gabrielle Lebeau ou Jonathan Lafleur. Ce florilège de textes courts et variés est complété par une lettre ouverte de Julie Bosman, adressée à l'écrivain Philippe Haeck. Moebius agit à la fois en tant que lieu de rencontre et aussi en tant que laboratoire de toute la création à venir, parce que « la contemporanéité de la persistance sonne chaque fois comme un acte de rébellion ».

  • L'art doit-il être moral ? Le numéro du printemps de la revue L'Inconvénient s'interroge sur la moralité de l'art à l'ère de ce qu'elle nomme : la censure victimaire, où représentation rime trop souvent dans la tête des gens avec promotion d'idées jugées inacceptables. « La représentation ne suppose pas l'adhésion. Montrer, ce n'est pas approuver ni préconiser. » (extrait de l'introduction). À la suite des affaires SLAV et Kanata, entre autres, le débat - qu'on croyait réglé - a récemment refait surface. L'art doit-il se soumettre à certaines injonctions morales ? Peut-il s'affranchir absolument de ces dernières ? Également au sommaire, un portrait du peintre Mark Stebbins, la quatrième partie de Jazz et condition noire aux États-Unis par Stanley Péan, des recensions d'ouvrages récemment parus et une réflexion sur l'amoralité de certaines personnes et les conséquences qui en découlent à travers deux séries télé : The Little Drummer Girl et Patrick Melrose.

  • Le jeune penseur québécois Pierre-Alexandre Fradet et l'écrivain français Tristan Garcia nous introduisent, avec ce dossier, dans la pensée du monde sans sujet, sans humain du « réalisme spéculatif ». Plus qu'un mouvement embryonnaire, ce mouvement dépasse aujourd'hui les frontières de la philosophie et s'exprime dans les domaines les plus variés: la politique, l'art, l'écologie, l'informatique. On évoque ici les noms de ses fondateurs Quentin Meillassoux, Graham Harman, Ray Brassier et Iain Hamilton Grant, mais aussi celui Bruno Latour, dont l'Actor-Ne­ork Theory. Ce dossier inclut un article essentiel d'Érik Bordeleau sur la fulgurante mise en scène «hyperstitionnelle» qui a bouleversé l'imaginaire de la pensée spéculative contemporaine: Cyclonopedia du philosophe iranien, Reza Negarestani.

  • Cet essai porte sur l'oeuvre de David Foster Wallace et s'intéresse au choc que les livres peuvent provoquer en nous. Il a pour point de départ la notion d'influence : celle des oeuvres du passé sur le travail d'écriture, celle du texte sur ses lecteurs, mais aussi celle de l'auteur sur les critiques qui se penchent sur son oeuvre. Dans tous les cas, il s'agit de mesurer la force de frappe du texte, sa capacité à imprimer sa marque sur l'histoire des idées, mais aussi de manière plus intime sur les lectrices et les lecteurs.

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