FeniXX réédition numérique (Les Impressions nouvelles)

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

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  • "Quand il vise un effet de représentation, l'écrit court le péril d'une maladie deux fois chronique : non seulement elle refait surface sans cesse, au fil du temps mais, de plus, c'est le temps même, à l'évidence, qui en constitue la trame. Il s'agit - déjà connu d'Homère dans son Iliade, et commentée ensuite, outre Vinci, notamment par Lessing dans son Laocoon - de l'embarras technique auquel se heurte, sitôt qu'elle devient soigneuse, la représentation écrite du synchrone. Ce problème, je l'ai travaillé à mon modeste tour maintes fois. Si je propose de l'examiner derechef, c'est avec un double souci : fournir un approfondissement (ce qui pourrait conduire à une théorisation moins sommaire) ; offrir une récapitulation (ce qui devrait permettre d'inscrire - à commune enseigne fonctionnelle - une bigarrure de mécanismes assez variés, pour qu'il ressorte, sous cet angle, à quel point le récit romanesque ne traite jamais, à sa manière, diversement, qu'un phénomène général)."

  • "Quand il vise un effet de représentation, l'écrit court le péril d'une maladie deux fois chronique : non seulement elle refait surface sans cesse, au fil du temps mais, de plus, c'est le temps même, à l'évidence, qui en constitue la trame. Il s'agit - déjà connu d'Homère dans son Iliade, et commentée ensuite, outre Vinci, notamment par Lessing dans son Laocoon - de l'embarras technique auquel se heurte, sitôt qu'elle devient soigneuse, la représentation écrite du synchrone. Ce problème, je l'ai travaillé à mon modeste tour maintes fois. Si je propose de l'examiner derechef, c'est avec un double souci : fournir un approfondissement (ce qui pourrait conduire à une théorisation moins sommaire) ; offrir une récapitulation (ce qui devrait permettre d'inscrire - à commune enseigne fonctionnelle - une bigarrure de mécanismes assez variés, pour qu'il ressorte, sous cet angle, à quel point le récit romanesque ne traite jamais, à sa manière, diversement, qu'un phénomène général)."

  • Un amour de René Descartes - C'est peu après un souper au Stadhuis de Klaveren que René Descartes croise, au gré de sa promenade quotidienne, la jeune fille en pourpre. Le trouble où le jette cette apparition atteint bientôt toutes les méditations du philosophe : quels liens tisse-t-elle avec les propos sulfureux de Mme d'A., les problèmes du capitaine des Gardes, la conduite scandaleuse du peintre Fabritius ou même les manies de sa logeuse ? Aucun, en tout cas, qui « procéderait de la durée ou de l'étendue ». La ressemblance - Autre surprise que celle du célèbre écrivain Vladimir N. lorsqu'il découvre, à la Bibliothèque de B., son parfait sosie... Non moins inédite sera la méprise entraînée par son projet d'user de cette ressemblance pour disparaître. Seuils - Accident ou suicide ? Le souvenir de la mort brutale de sa maîtresse, après une pathétique infidélité, poursuit toujours le narrateur de Seuils. Après une visite à son amie, Eve O., errant au milieu de baraques foraines, il saisit l'occasion que lui offre Phanès et sa machine à maîtriser les rêves pour tenter de réécrire l'histoire. Histoire naturelle - On le sait : les ultimes pages du journal de J.H. Fabre, le célèbre entomologiste, n'ont jamais été publiées. Consacré à la minutieuse description des moeurs de la fourmi Atta Bellifera, ce dernier cahier, il faut l'avouer, est étrange. Le soupçon, puis l'effroi qui, progressivement, s'emparent du vieux savant devant les manoeuvres des insectes, atteint le lecteur lui-même : journal et fourmis ne répondraient-ils pas à une identique stratégie ?

  • Qu'ai-je voulu faire ? Dans une série de petites aventures, le passé, l'invisible et l'irréel investissent, avec plus ou moins de violence, le présent, le visible et le réel. Une simple conscience (à laquelle je me suis peu intéressé, et que j'ai donc peu cernée) perçoit simultanément, non sans difficulté ni approximation, les événements. Le présent est pauvre, plat, dépourvu de sens et d'imaginaire. Il se déroule dans des lieux médiocres, et selon une logique vraisemblable. Le passé est riche, coloré, peuplé de symboles et de légendes. Il se manifeste par intermittence, selon des moyens imprévus et menacés. Il brille, il troue le présent terne. Cette rencontre du passé et du présent est retracée dans une fiction organisée, non sans soin, en chroniques successives, reliées par des enchaînements discrets. Le chapitre VIII est un peu le symbole de ce système qui autorise, me semble-t-il, plusieurs niveaux de lecture. Jean-Yves Haberer

  • Qu'ai-je voulu faire ? Dans une série de petites aventures, le passé, l'invisible et l'irréel investissent, avec plus ou moins de violence, le présent, le visible et le réel. Une simple conscience (à laquelle je me suis peu intéressé, et que j'ai donc peu cernée) perçoit simultanément, non sans difficulté ni approximation, les événements. Le présent est pauvre, plat, dépourvu de sens et d'imaginaire. Il se déroule dans des lieux médiocres, et selon une logique vraisemblable. Le passé est riche, coloré, peuplé de symboles et de légendes. Il se manifeste par intermittence, selon des moyens imprévus et menacés. Il brille, il troue le présent terne. Cette rencontre du passé et du présent est retracée dans une fiction organisée, non sans soin, en chroniques successives, reliées par des enchaînements discrets. Le chapitre VIII est un peu le symbole de ce système qui autorise, me semble-t-il, plusieurs niveaux de lecture. Jean-Yves Haberer

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