Mémoire d'encrier

  • Cécé. Célia. Je suis une fille avec une histoire très ordinaire. Ma mère fut ma grand-mère. De famille, je n'ai eu qu'elle. Retranchées dans des cités qui tirent leur nom de la légende biblique - Puissance Divine, Bethléem - des gangs de bandits pillent, violent et assassinent, en toute impunité. Celia, adolescente, cherche à survivre, tantôt en se prostituant, tantôt en faisant la chronique des femmes de la cité sur les réseaux sociaux, où elle devient influenceuse.
    Les villages de Dieu dit l'effondrement et la banalité du mal dans cette ville de Port-au-Prince livrée à ses démons. "Il y a quelque chose d'extraordinaire dans ce roman. Les femmes sont remarquables. C'est par elles que passe la lumière". - Michel Désautels, Radio-Canada "D'une puissance romanesque époustouflante, portée par des personnages divers issus du quotidien, ce livre fait un tatouage dans notre mémoire".
    - Ricot Marc Sony, Le Nouvelliste Née à Port-au-Prince, Emmelie Prophète est romancière, poète, et journaliste. Son oeuvre est publiée aux éditions Mémoire d'encrier.

  • Le chant de Celia est la suite du roman Le chant de Corbeau.
    Témoin doué du pouvoir de changer de forme, Vison est contraint de suivre l'histoire qui accable Celia et un village nuu'chalnulth sur la côte du Pacifique, en Colombie-Britannique. Celia possède un don de voyance, mais doute de ses capacités. Sa vie est faite d'incertitudes ; son mariage s'est mal terminé et son fils unique, Jimmy, s'est suicidé. Elle habite la maison de sa grand-mère, où elle s'accroche à ce qui reste de réconfort. Elle se rend compte que la tempête qui fait rage au dehors n'est pas une simple perturbation atmosphérique ; elle est en proie à une vision du passé qui se transforme en réalité terrifiante pour sa famille dont la violence exercée sur une toute petite fille.

  • Une fillette à l'école prononce obstinément le k muet du mot knife. Un ancien boxeur se convertit en pédicure. Une femme plume des poules dans une usine de transformation alimentaire. Un père emballe des meubles destinés à des maisons qu'il n'aura jamais les moyens d'habiter. Une femme au foyer apprend l'anglais en écoutant des téléromans.
    Souvankham Thammavongsa donne voix à des personnages qui luttent pour gagner leur vie, fait résonner leurs espoirs, leurs déceptions, leurs amours, leurs actes de résistance et surtout leur quête d'appartenance. Écrites avec compassion et ponctuées d'humour et d'ironie, ces nouvelles célèbrent ceux et celles qui tentent de trouver leurs repères loin de chez eux, ces ouvriers essentiels qui travaillent dans le basventre du monde.

  • Gouverneurs de la rosée, chef-d'oeuvre de jacques roumain, traduit dans plus d'une vingtaine de langues, est le livre de la solidarité, de l'amour et de la vie.

  • Qu'as-tu fait de mon pays ? d'An Antane Kapesh dénonce les abus du système colonial et les catastrophes de la colonisation chez les Premières Nations.
    L'Enfant a tout appris de son grand-père pour vivre dans le bois. Une fois son aïeul décédé, l'Enfant voit arriver une ribambelle de Blancs (marchands, missionnaires, docteurs, dentistes, etc.), qui pillent tout : son territoire, sa culture et même sa langue. Kapesh montre les multiples visages du colonialisme blanc et la violence infligée aux Innus.

  • Voici la réédition du premier roman d'une jeune femme de vingt-trois ans qui rappelle par la puissance de son écriture quelques grands noms de la littérature autochtone comme Tomson Highway, Scott Momaday. Naomi Fontaine rejoint les grandes voix humaines. "Kuessipan" est un livre bouleversant qui nous fait découvrir le quotidien sur une réserve innue. C'est avec la grâce et la justesse d'une langue éblouissante que Naomi Fontaine évoque cette réalité. "Kuessipan" : mot innu signifiant « à toi » ou « à ton tour ». Ce sont des lieux, des visages connus et aimés. Des chasseurs nomades. Des pêcheurs nostalgiques. Des portraits. Des vies autour de la baie qui reflète les choses de la Terre. Les lièvres. La banique. Les rituels. Les tambours en peau de caribou qui font danser les femmes. Des enfants qui grandissent. Des vieux qui regardent passer le temps. Des saumons à pêcher. Des épinettes. Des barrières visibles et invisibles. Des plaisirs éphémères. De l'alcool qui éclate les cervelles. Des souvenirs. Des voyages en train. Et surtout l'évidence que la vie est cet ensemble de morceaux à emboîter pour que naisse la symphonie.

  • Après L'art presque perdu de ne rien faire, ce roman des idées, j'ai voulu réfléchir sur la lecture et l'écriture, deux activités qui enchantent mon esprit. J'ai écrit ce livre dans mon lit, entre trois et sept heures du matin. Au moment où la ville s'active, je me rendors. Voici quelques notes griffonnées en pyjama.

    1. Visez le coeur du lecteur, même si l'on sait que c'est avec sa tête qu'il lit.
    2. Écrire est d'abord une fête intime.
    3. Plus vous mettez de choses dans votre livre, moins on sentira votre présence.
    4. Une journée est parfaite quand on se met subitement à danser avec la chaise sur laquelle on s'était assis pour écrire.
    5. Les gens veulent toujours savoir d'où viennent toutes ces idées qu'ils voient dans les livres. Ça ne leur est jamais venu à l'esprit qu'elles viennent d'eux, mais sans cette modestie du lecteur il n'y aurait pas de littérature.
    6. Ouvrez n'importe quel livre de votre bibliothèque, prenez une seule phrase qui vous plaît, et mettez-la telle quelle dans votre livre. Cette opération s'appelle: faire payer les riches.
    7. Tout les problème vient du fait que l'écrivain soit devenu plus connu que le livre.
    8. N'espérez pas devenir un écrivain sans vanité, car ceux qui ont tenté le coup sont devenus, au mieux, des mystiques.
    9. Quand vous cherchez depuis un moment à décrire la pluie qui tombe, essayez:il pleut.
    10. Les livres ne se font par pas hasard, mais parce qu'il y a des lecteurs qui, du fond de leur chambre, les réclament en silence.

  • Annie Muktuk Et autres histoires Norma Dunning Traduit de l'anglais par Daniel Grenier J'ai appris quelques trucs importants au cours de mes trente et quelques années de vie. Ne tombe pas en amour. Baise-les lentement. Baise-les fort. Et ne les baise jamais deux fois. Le sexe, c'est ma matière forte. Ca me donne de la puissance. Ca m'apporte un étrange réconfort. Annie Muktuk, les hommes la désirent et se l'arrachent.
    Elle règne avec sa beauté légendaire et sa gloire chimérique sur le petit monde d'Igloulik. Des visages hauts en couleur prennent aux tripes. Josephee, se fiant à la ruse des Esprits, amène sa femme Elipsee sur le territoire dans l'Arctique pour la guérir du cancer. Husky, agent de la Compagnie de la Baie d'Hudson, vit rondement avec ses trois épouses, Tetuk, Alaq et Keenaq jusqu'au jour où ils partent ensemble en vacances dans le Sud.
    Ces récits drôles et crus disent le colonialisme, l'aliénation, mais aussi la tendresse, le sexe et l'humour. Annie Muktuk touche au coeur de ce que signifie être Inuit. Romancière inuit, Norma Dunning écrit les légendes de ses ancêtres et creuse les chemins de son identité. Elle vit à Edmonton où elle enseigne les savoirs autochtones. Acclamé par la critique, Annie Muktuk est son premier livre.

  • Un soldat américain a baisé une jeune fermière vietnamienne. D'où le fait que ma mère existe. D'où le fait que j'existe. D'où le fait que : pas de bombes = pas de famille = pas de moi. «J'ai entendu Ocean et l'océan en moi... depuis ce livre, tout bouge non seulement autour de moi, mais surtout au fond de cette âme qui s'est dénudée..» - Kim Thúy. «Extatique, grivois, hanté et génial...» - The Boston Globe. «Un puissant courant traverse ces poèmes...» - Michiko Kakutani, The New York Times. «Une fois entendue, cette voix ne nous quitte plus.» - The Guardian. Traduit par Marc Charron. En plus de figurer aux côtés d'Hillary Clinton, Ban Ki- Moon et Warsan Shire parmi les 100 penseurs les plus influents du monde en 2016 de la revue Foreign Policy, Ocean Vuong a été l'un des « 32 écrivains asio-américains à ne pas manquer » de BuzzFeed Books. Récipiendaire d'un prix Whiting 2016.

  • Epopée d'un couple dont l'amour porte les stigmates d'une Syrie déchirée par la guerre. Les deux amants se construisent un havre de paix à Vancouver jusqu'au jour où la mort frappe à la porte. L'un accepte son sort, l'autre lui raconte à n'en plus finir des histoires pour le garder en vie. Conte après conte, souvenir après souvenir, se tissent le deuil et l'espoir dans cette légende au parfum des Mille et une nuits.
    Quand j'étais petit garçon, j'écrivais des histoires pour survivre. Aujourd'hui, je te raconte des histoires dans l'espoir de te sauver la vie. Tu te soulèves lentement, allumes la lampe : - Raconte-moi une histoire. "Tour à tour coming out, leçon de vie, critique de l'autoritarisme, La balançoire de jasmin est un plaidoyer sur la nécessité de raconter". - Kamal Al-Solaylee, Quill and Quire Né en 1984, Ahmad Danny Ramadan est romancier.
    Il vit à Vancouver. La balançoire de jasmin est son premier roman.

  • Abandon

    Joanna Pocock

    Parfois, tout ce que nous pouvons faire, c'est nous abandonner à nos circonstances, à nos désirs et à nos peurs, à notre besoin d'évasion, à nos échecs, à notre douleur, à notre état sauvage intérieur, à notre domestication et, de ce fait même, nous abandonner à l'essence qui est au centre de notre être. Alliant chronique, récit de soi et de la nature, Abandon raconte l'Amérique indomptée et ses paysages sauvages.
    A l'aube de la cinquantaine, l'auteure Joanna Pocock quitte sa vie londonienne pour le Montana. Elle observe le territoire, découvre l'imaginaire frontalier de l'Ouest américain et ses extrêmes. Elle traverse les forêts et les montagnes, dialogue avec les rivières, les loups et les bisons, relate ses expériences : maternité, deuil, crise climatique, réensauvagement, écosexe... Consciente de ce que l'humanité perd dans sa relation avec la terre, elle se met à l'écoute de ces communautés qui disent la fragilité de ce que c'est que vivre.
    En restituant l'Amérique dans sa démesure, Abandon aide à respirer. Née à Ottawa, Joanna Pocock vit à Londres, où elle enseigne la création liittéraire. Abandon, son premier livre, est acclamé par la critique.

  • L'épidémie de grippe asiatique des années 1950 atteint la Colombie-Britannique et ravage la communauté. Les Autochtones sont livrés à eux-mêmes et les médecins blancs négligent de les soigner. La jeune Stacey, sa mère et les autres femmes du clan de Loup se serrent les coudes, enterrent leurs morts, à l'ombre de la prophétie de Corbeau : « Les grandes tempêtes façonnent la terre, font éclore la vie, débarrassent le monde de tout ce qui est vieux pour faire place au neuf.
    Les humains appellent ça des catastrophes. Ce sont juste des naissances. »

  • Pour l'amour du multilinguisme : une histoire d'une monstrueuse extravagance Nouv.

    Bref essai sur les langues. Un éloge du multilinguisme et du vivre ensemble.
    L'auteur Tomson Highway dit ceci : " Ne parler qu'une seule langue, c'est comme vivre dans une maison avec une seule fenêtre. Vous voyez toujours une seule et unique perspective..." Dans ce court essai très personnel et dans une langue vivante, et parlée, Tomson Highway évoque, avec humour et un brin d'espièglerie, la magie de son enfance entre les langues autochtones, le cri et le déné. Il clame sa passion de la musique, du voyage et sa manière de se plonger dans l'univers de l'autre, grâce au corps à corps avec les langues. Car toutes ces langues n'ont fait que grandir ses horizons, son corps et sa vision du monde, comme le rapport à la vie, au sacré, au sexe, à l'amour et à la mort.

  • Blanche est l'histoire d'une femme qui découvre un jour qu'elle est blanche dans le regard des autres. Comme elle sait très bien qu'on ne saurait réduire un être humain à la couleur de sa peau, elle s'interroge. Que signifie être Blanche dans le monde tel qu'il va ? Elle arpente l'univers des penseurs et artistes du monde noir. Elle écrit, hésitante et fragile, son chemin d'humanité. Catherine Blondeau vit à Nantes où elle dirige un théâtre.
    En 2019, elle a publié chez Mémoire d'encrier son premier roman Débutants.

  • Douze femmes, auteures du monde noir, évoquent le plaisir féminin. Comment s'écrivent aujourd'hui le corps, la sensualité, la sexualité ?
    Volcaniques : une anthologie du plaisir est un ensemble riche. Les nouvelles dévoilent des figures féminines et des environnements variés. Les âges de la femme y sont également divers, ce qui est heureux. Certains textes ébranleront par leur puissance poétique et / ou érotique.
    D'autres séduiront par le ton, le phrasé, l'humour ou par une capacité analytique qui a su ne pas prendre l'ascendant sur la narration. Bien des femmes se reconnaîtront dans ces pages, d'où qu'elles soient. Quant aux hommes, ils trouveront peut-être la clé du grand mystère que semble être, pour certains, le plaisir féminin.
    Léonora Miano

  • Livre bilingue Innu/Français qui offre un regard sans complaisance sur l'histoire coloniale du Québec et du Canada. An Antane Kapesh signe un réquisitoire accablant contre les Blancs : « Dans mon livre, il n'y aura pas de parole de Blancs. » « Quand le Blanc a voulu exploiter et détruire notre territoire, il n'a demandé de permission à personne, il n'a pas demandé aux Indiens s'ils étaient d'accord. » Réédition d'un grand classique, originellement publié en 1976. Édité, préfacé par la romancière Naomi Fontaine.

  • Grand roman de l'apartheid où violence et quête d'humanité demeurent l'héritage de l'histoire.
    Sindiwe Magona signe un récit bouleversant sous forme de lettre d'une mère noire à une mère blanche. L'Afrique du Sud y est racontée tout en nuances, complexité et passion.

  • Ayiti

    Roxane Gay

    Des récits qui disent la complexité de l'expérience haïtienne : la diaspora, la famille, le vaudou, l'humour, la résistance... Découvrons la voix désespérément libre et puissante de Roxane Gay.

  • Tout bouge autour de moi est un témoignage de Dany Laferrière autour du séisme du 12 janvier 2010 qui a détruit Haïti. L'auteur retrace dans cet ouvrage les principaux moments du désastre : textes brefs, portraits, impressions. L'auteur plante le décor de son île avec la force et la générosité qu'on lui connaît. Il livre également en des touches discrètes ses émotions, ses sentiments et ses pensées dans cette chronique touchante.
    Tout bouge autour de moi, c'est Dany Laferrière qui jette un regard poignant sur Haïti, sur la fragilité des choses et des êtres. Cet ouvrage est également une leçon d'élégance, de dignité et de courage du peuple haïtien qui a trouvé l'énergie pour recommencer la vie après le séisme.

  • Tisser

    Raharimanana

    Récit de l'auteur malgache Raharimanana qui entremêle légendes, mythes fondateurs et réalités contemporaines. Soucieux de restituer la mémoire trop souvent trahie par les récits, l'auteur reviste les luttes de libération, les formes de résistance et d'utopie. Il met en place une cosmogonie où tout se tisse dans une diversité de voix, de perspectives poétiques et politiques, rassemblant des formes singulières d'écriture et de transmission de la parole. Un enfant mort-né raconte la genèse du monde. Il fait appel aux mythes pour dire les dérives totalitaires et la quête de liberté. Fable contemporaine qui rétablit la relation entre les temps, passé et présent, les ancêtres et le monde contemporain, l'Esprit et le réel, le récit se donne à lire comme fibres à tisser l'humanité. Point de vue de l'auteur : "Tisser", c'est le récit de la vie. La vie faite de plusieurs fibres, chaque fibre ayant sa nature, sa force, mais unie à d'autres, forme le tout, le motif, le sens, la force, la délicatesse. Tisser, c'est se connaître comme fibre, et accepter de se lier à d'autres pour une existence plus vaste. Tisser pour moi, c'est avoir cette hauteur de vue, prendre soin de chaque fibre, chaque fil tout en se projetant sur le tissu à réaliser. * Dans ce récit, la politique comme la poésie ont les mots comme matériaux. La politique, celle qui est au service des citoyens, la politique doit tenir compte des uns et des autres, et justement "tisser" le juste milieu. La poésie, elle, renouvelle ou ravive, toujours l'essence des mots, remet le sens et la beauté au centre des échanges. La poésie est politique car elle interroge le monde, propose une vision, bouscule sinon révolutionne le langage.

  • Les immortelles

    Makenzy Orcel

    Les immortelles : des filles de joie et des rencontres furtives...
    Que sont devenues les prostituées de la Grand-Rue après le séisme du 12 janvier 2010 qui a dévasté Port-au-Prince? Les bien-pensants se sont occupés de tout sauf des putes, ces immortelles qui donnent sens, vie et tendresse au corps de la ville. Grand-Rue, avenue vouée au culte du plaisir. Les bordels sont sous les décombres. Des voix et des silences s'élèvent. Une jeune femme. Un écrivain. Une mère-maquerelle.
    Des clients. Des proxénètes. Des itinéraires sans mystère. La survie semble tout rassembler. La misère avec son cortège de malheurs et d'injustices. Une histoire concise, singulière, prend forme, qui montre les mille et un visages du plus vieux métier du monde. Univers bigarré où la vie s'invente à coups de hasards, d'audaces. Des corps et des destins se déclinent dans ce roman lumineux et sensuel qui restitue la chair des mots.

  • Ainsi parla l'Oncle, premier manifeste de la condition noire, a inspiré les auteurs du mouvement de la négritude. Jean Price-Mars y explore les traditions, les légendes du vaudou et l'héritage africain qui fondent les cultures noires. Ainsi parla l'Oncle illumine de manière magistrale les efforts que nos pères ont dû accomplir pour entrer (et nous après eux) dans le cercle interdit de l'humanité. Maryse Condé Le plus célèbre essai de la littérature haïtienne.
    Dany Laferrière Au bout de ma quête, je devais trouver Alain Locke et Jean Price-Mars. Et je lus Ainsi parla l'Oncle d'un trait comme l'eau de la citerne, au soir, après une longue étape dans le désert, j'étais comblé. Léopold Sédar Senghor Jean Price-Mars (1876-1969), médecin, ethnographe, diplomate, homme d'Etat, pédagogue et écrivain, est considéré comme le principal maître à penser haïtien du XXe siècle.

  • Rien du tout, c'est l'espace où tout s'effondre, la forme, le genre, l'être. S'ouvre le trou noir, auquel il faut revenir pour naître. Ces fragments frôlent l'extinction, débordent, fuient, rejoignent la chute, les limites. Se mêlent et se contaminent générations, itinéraires, désirs. Dits d'insoumission afin de déboulonner assises et nations. L'écrit revendique sa survie, irrécupérable, jusqu'à la fin.

  • «La noirceur du réel haïtien n'a d'égale que le souci de l'auteur à le peindre calmement, parfois cruellement, en mettant son lecteur à l'épreuve de destins où le mot bonheur ne semble pas avoir été prévu. Si ce n'est dans ces miracles de tendresse qui bouleversent parfois une journée, parfois toute une vie.» Valérie Marin La Meslée, "Le Point".

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