Moebius

  • Mais qui est Lazlo Parker ?

    C'est un artiste me´connu, survenu des tre´fonds du subconscient Moebiusien, c'est un ge´nie des formes me´canico-organiques, un dessinateur compulsif obsessionnel, un poe`te du dimanche...

    « Le but, c'e´tait d'obtenir des formes ne repre´sentant rien, mais habite´es et nourries par un souci puissant et absolument sans frein de repre´sentation, de lumie`re, d'ombre, de formes, de perspectives, de savoir-faire. ».

    Au-dela` des repre´sentations guratives qui ont fait son succe`s, Moebius s'inte´ressait a` des formes plus abstraites, des cre´ations hybrides e´voquant a` la fois la logique naturelle de l'ale´atoire et le fonctionnement me´canique du re´gulier. Le myste´rieux Lazlo Parker est l'alias qui habite l'un des carnets dans lesquels Moebius a pu expe´rimenter un style inattendu, avec des formes nouvelles et intrigantes, e´largissant ainsi son registre de´ja` particulie`rement vaste..

  • Arzak, l'arpenteur

    Moebius

    Qui est Arzak ? Que cherche t-il ? D'ou vient t-il ? L'album de 1977 ne le dit pas...On ne connaît de lui que son visage brûlé par les vents du désert, sa grande cape et son chapeau en forme de cône. On sait qu'il chevauche un curieux volatile d'un blanc éclatant. Ensemble ils survolent un univers de fin du monde, aux perspectives désolées et stériles. Ils y croisent les lambeaux d'une civilisation engloutie. Ils traversent des situations absurdes, aux prises avec une faune et une flore tour à tour cocasses, inquiétantes et mortelles.Moebius répond aujourd'hui à l'appel muet de ce mystérieux héros. Il lui redonne la parole, l'humanise. Le plonge dans des aventures qui révèlent au lecteur l'origine des secrets du monde dans lequel il évolue.L'Arpenteur est le premier tome d'une aventure qui en comportera trois.L'histoire s'ouvre sur deux actions apparemment sans aucun lien entre elles.La première nous emmène dans l'espace profond où un vaisseau de la confédération Dessmez est attaqué par Kimorg Barbax, le redoutable pirate.La deuxième se déroule sur Tassili, la planète d'origine des Wergs. L'ancienne race dominante a été vaincue par l'avancée irrésistible de la confédération Dessmez dans sa conquête humaine de la galaxie. Tassili, ruinée, désertique et abandonnée de tous, peuplée d'une maigre colonie humaine, se meurt doucement.La mission d'Arzak consiste à arpenter sans fin ce territoire chaotique pour y traquer l'anomalie et assurer l'ordre humain. C'est dans l'accomplissement de cette mission qu'il découvre un odieux trafic perpétré à l'encontre des survivants Wergs. Arzak entame son enquête ; il traversera épreuves et dangers, découvrira les secrets de Tassili et plongera dans les abîmes des passions de l'âme humaine.Le monde d'Arzak est maintenant un livre ouvert et Arzak en est le héros.Le mythique Arzak a laissé une empreinte inoubliable dans l'univers de la bande dessinée et continue trente ans après, à être lu dans le monde entier. Ce nouvel album d'Arzak est une coproduction des éditions Moebius Productions et Glénat.

  • Tout inside Moebius

    Moebius

    La série Inside Moebius, construite dans l'improvisation la plus totale, conjugue l'humour et l'auto-dérision. Moebius s'y met en scène lui-même parmi les différents personnages qui ont accompagné sa vie de dessinateur : Blueberry, Arzach, Le Major, Stel et Atan, Malvina. À travers un dessin très libre et aux couleurs subtiles, il exprime une réflexion sur lui-même portée par ses experiences vécues et son extraordinaire créativité. Une formule qui a d'ores et déjà ravie de nombreux amateurs et dont le succès ne fait que de s'accroître!

  • Moebius no 151

    Collectif

    • Moebius
    • 23 May 2017

    En cette année où fleuriront les célébrations du 375e anniversaire de la ville, le dernier numéro de la revue de création littéraire se titre Montréal est une ville de passages secrets. Le passage secret : quel thème évocateur! Réminiscences du ludisme de l'enfance, fantastique et possibilités, jeux du hasard, un motif qui inspire ici dix-neuf auteurs. Ceux-ci sont encore étudiants et nouveaux dans les pages de Moebius ou, au contraire, des plumes confirmées. « Qu'on l'entende au sens littéral ou figuré, bibliothèque pivotante ou altération subtile de la réalité, la découverte du passage secret est une expérience éminemment singulière », comme nous le dit Lucie Bélanger dans sa présentation. On parcourt des quartiers et des rues connues, et l'on en révèle le potentiel caché ou surprenant. C'est à un beau voyage au sein de la « ravissante étrangeté » que le numéro 151 de Moebius nous convie.

  • À l'instar de ceux qui distinguent sciences dures et sciences molles, on peut dire que la revue Moebius, par ses numéros thématiques, propose dans chaque appel à textes une « contrainte molle » à ses collaborateurs, par opposition aux « contraintes dures » façon Oulipo. Il arrive cependant que par accident (ou non) la perspective se déplace, qu'une force délicieusement centrifuge nous tire hors du chemin balisé du thème ou de la contrainte. Tout à coup nous éprouvons le vif besoin d'être dépaysé, voire égaré; de nous découvrir pauvre en thème. C'est ainsi que ce numéro 145 « Comme il vous plaira » s'est élaboré, au fil des rencontres le long de chemins de traverse et de « sentiers qui bifurquent ».

  • Le thème du « Secret » a de quoi laisser songeur. Il peut emprunter une multitude de figures et jouer sur des territoires très diversifiés. Il flirte avec l'intimité, la discrétion, la dissimulation, l'énigme, le silence, la mémoire. Et par conséquent avec tous les contraires de ces états d'instabilité : l'aveu, le déni, l'amnésie, le mensonge, la honte, le chantage... On ne sera pas étonné de lire des histoires de viols d'enfants, de maladies honteuses, d'abus de toutes sortes, longtemps gardés pour soi, d'entendre chuchoter des confessions sur l'adultère ou l'abandon, etc. Bref, des secrets de famille à profusion. Des histoires moins douloureuses également, des amours secrètes, des lieux d'enfance toujours vivants, des émotions tendres courant sur les mots... Avec les textes de Jean-Pierre April, Mathieu Blais, Chantale Gingras, Suzanne Jabob, Jack Keguenne, Michaël La Chance, Perrine Leblan, Tristan Malavoy, Maxime Olivier Moutier, Julia Pawlowicz, Nadia Roy et Marie-Ève Sévigny, entre autres.

  • Le thème du territoire impose la prospection, l'exploration, le mouvement. Il résonne depuis toujours dans notre littérature, dans nos imaginaires. Que dire aujourd'hui, dans la cartographie connue du monde connu, dans la planète Google accessible de partout du bout du doigt? Qu'intime le territoire aux écrivains d'ici, alors que les déplacements GPS se calculent en nombre de minutes restantes, de tracés prédéfinis et sans surprise, que les paysages défilent sous la poésie d'une voix robotisée servant momentanément de copilote? Le territoire se redéfinit et l'immensité s'amenuise comme peau de chagrin. À la limite des territoires, subitement, la menace du seul et du même, du standardisé et du sans rêve. Les imaginaires se doivent de contre-attaquer. C'est dans cette urgence que Mathieu Blais a suggéré ce projet d'un numéro sur le territoire.

  • Pendant plus d'un demi-siècle, Montréal a été le berceau d'une culture yiddish prolifique, qui a modifié le profil de la ville tout en s'exprimant, au premier chef, par la littérature. Ce numéro anthologique de Moebius présente un aperçu de cette production qui réunit de nombreux genres littéraires : essai, poésie, chronique, récit, mémoires, roman, théâtre. Parmi les dix-sept textes choisis, nous retrouvons les poèmes de Jacob-Isaac Segal, les chroniques du journaliste Israël Medresh et les mémoires d'Hirsch Wolofsky et de Hershl Novak. De plus, on découvrira plusieurs inédits, tels les poèmes, essais et nouvelles de Melech Ravitch, Rachel Korn, Chava Rosenfarb, Ida Maze et Israël Rabinovitch. Un numéro dirigé par Chantal Ringuet, qui signe plusieurs des traductions.

  • À l'origine, le thème de ce numéro désirait attenter à la rectitude politique ambiante qui interdit de dire que le roi est nu : le cynisme se porte mal et le ridicule triomphe! Bien vite, cependant, cette idée de départ est apparu trop restrictive, tant l'univers du ridicule se déployait, immense et multiforme, au fur et à mesure que s'élaborait le numéro. Il n'y a pas de frontière, de limite, de forme parfaite, d'entéléchie du ridicule qui ne pourrait être dépassée, comme le démontrent la variété, l'abondance et la qualité des textes réunis dans ce numéro. Mais ceux-ci ont en commun de tous conduire au même constat : bien que l'on souhaite généralement l'éviter, personne n'échappe au ridicule. Sous la direction de François Lepage.

  • Comme le dit Jean-Paul Daoust dans son texte de présentation, « le parfum sert de fil d'Ariane » pour ce numéro thématique qui a inspiré plus d'une trentaine de poètes et écrivains. Qu'il soit une « capture de la fuite » (Monique La Rue), une fragrance de grande maison parisienne (Claire Dé) qui peut tout à coup se transformer en « odeur de salon funéraire » (Louise Dupré), le parfum fait se réveiller en nous toute une palette de sensations : la lenteur des jours qui se suivent (Pénélope Bourque), une nostalgie de l'enfance (Herménégilde Chiasson), des révoltes parricides (André Carrier) ou encore des brûlures océanes (Madeleine Monette)... Un numéro qui, à l'instar de son thème, transportera le lecteur dans un voyage riche en contrastes.

  • On pourrait être tenté de penser qu'entre toutes les sciences, ce sont les austères mathématiques qui sont les plus éloignées et les plus étrangères aux littéraires. Et, à première vue, il semble bien que ce soit le cas : la mathophobie des littéraires est généralement avérée et les mathématiques
    pourraient bien, comme le faisait remarquer Boris Vian, être une des rares - voire la seule - discipline dont on avoue avec fierté être ignorant: « Moi, les maths, j'y ai jamais rien compris! »
    Mais à y regarder de plus près, les choses sont loin d'être aussi tranchées : entre ce sous-continent du continent sciences appelé mathématiques et le continent littéraire, des ponts qui permettent de passer d'un monde à l'autre ont été construits et sont fréquentés. Les auteurs des textes réunis ici vous invitent à franchir avec eux ces ponts - et, pour certains d'entre eux, à en franchir plus d'un à la
    fois !
    - Normand Baillargeon

  • Qu'est-ce que prier? Par cet appel, on s'adresse à Dieu ou à un être surnaturel. La prière que l'on balbutie enfant ou à laquelle on recourt malgré soi lors d'épreuves se tournerait d'abord vers un grand Autre, signe de transcendance. Qu'elle soit une revendication, une supplication ou un cri de désespoir, elle demeure un acte d'humilité. Les multiples manières de prier se transposent dans ce numéro en une pluralité de formes littéraires, allant du poème à la lettre pour un ami, à une série d'aphorismes ou encore un dialogue avec son chat! Que ce soit par la prière ou par l'écriture, ce numéro invite à entendre un sens, une ouverture vers ce qui nous dépasse. Un numéro piloté par Michèle Pontbriand.

  • L'univers des phobies est en expansion et son exploration infinie. Si certaines de ses formes les plus répandues, telles que l'agoraphobie et la claustrophobie, font partie des terres connues, d'autres variétés plus rares ne laissent pas de surprendre l'amateur chanceux qui les découvre. Qu'en fera-t-il ? Les nouvelles et poèmes réunis dans ce numéro de Moebius vous proposent, certes, une vaste panoplie de dérèglements tous fondés sur la peur et l'obsession. Mais l'objet ici importe moins que la manière, inventive et variée, avec laquelle chacun des auteurs a su prendre la chose dans ses filets. Après tout, la phobie est un art.
    Un numéro piloté par Jean Lejeune

  • Avec « Québec, ville insolite », Moebius nous invite à oublier les images de carte postale au profit d'une vision plus inhabituelle de Québec. Les écrivains ayant collaboré à ce numéro - Patrick Nicol, Martin Grange, Martine Delvaux, Éric Plamondon, Hélène Matte, pour ne nommer que ceux-ci - prennent plaisir à s'aventurer au-delà des clichés, renversant le regard pour créer de nouvelles perspectives. Car malgré les nombreuses étiquettes terriblement usées qui lui sont accolées, la capitale nationale ne cesse d'attiser l'imagination des écrivains qui s'ingénient à la nommer autrement, « chatouillant le romanesque, soufflant le poème comme du verre de Murano » (Marie-Ève Sévigny). Un numéro piloté par Marie-Ève Sévigny.

  • Dans ce numéro de Moebius, si vous trouverez bien des textes qui se passent dans un futur plus ou moins postapocalyptique, vous trouverez surtout des textes dans lesquels il est question de cataclysmes intérieurs. De véritables débordements, mais de l'ordre du privé. Des crises personnelles, des catastrophes à petite échelle, qui pourtant transforment, redéfinissent ceux qui les vivent. Certains personnages ont peur du moindre bouleversement, petit ou grand ; pour eux, tout est une catastrophe monumentale. Pour d'autres, une perturbation vécue dans un passé plus ou moins lointain laisse des traces indélébiles avec lesquelles il faut apprendre à vivre. Quelques textes présentent des épisodes particulièrement troublants de vies humaines, et sont à eux seuls de petits cataclysmes. Des suites poétiques évocatrices proposent des visions sensibles de notre monde en déroute, de notre propre disparition annoncée, ou donnent à voir la frénésie destructrice de ce monde.

  • Qu'on le méprise ou qu'on le vénère, on a beaucoup de choses à dire sur l'animal, et c'est pourquoi j'ai invité des auteurs à s'exprimer sur le sujet. Leurs réponses, sous forme de poèmes, récits, nouvelles, essais, ont dépassé mes espérances. Autant tel essai sur la cruauté envers les animaux me touche parce qu'il rejoint mes valeurs et mon engagement à ne plus les exploiter, autant tel récit sur l'éviscération d'un cervidé me bouleverse par sa beauté et sa faculté de rappeler que la mort n'est jamais banale.
    Lora Zepam

  • Le mensonge et la vérité ont souvent une même odeur et une même saveur. La mort, le rêve, la trahison ou l'espoir ne tombent pas avec évidence d'un côté ou de l'autre de la frontière. La vérité, qu'on pourrait croire pure et translucide comme le cristal, a pourtant des crocs et des griffes. Le mensonge, qu'on imagine cruel comme l'oeil de Satan, a parfois la douceur de la soie. Dans les textes de ce numéro, on verra nos sens nous tromper, nos souvenirs être falsifiés, le rêve et la mort semer le doute, les pouvoirs médiatiques s'élever en dignes représentants de la vérité. Avec les contributions de Marie-Christine Arbour, Patrick Brisebois, Maude Déry, Carl-Keven Korb, Diane-Ischa Ross et Ghislain Taschereau, entre autres.

  • Pour son 150e numéro, Moebius se place sous le signe de la persistance. Premièrement celle tatouée sur le dos de l'artiste visuel Mathieu Beauséjour, qui orne crânement la page couverture. Deuxièmement celle d'un pari : un périodique littéraire qui dure. La résistance, le fait de poursuivre et de perpétuer, c'est ce que revendique Catherine Cormier-Larose, qui pilote ce numéro foisonnant : des auteurs de partout; dix-sept textes, dont beaucoup de poésie. La poésie d'Érika Soucy, de Laetitia Beaumel ou d'Évelyne Gagnon, accompagnée de textes caustiques signés Gabrielle Lebeau ou Jonathan Lafleur. Ce florilège de textes courts et variés est complété par une lettre ouverte de Julie Bosman, adressée à l'écrivain Philippe Haeck. Moebius agit à la fois en tant que lieu de rencontre et aussi en tant que laboratoire de toute la création à venir, parce que « la contemporanéité de la persistance sonne chaque fois comme un acte de rébellion ».

  • Dans son numéro d'automne, Moebius présente une obsession : la treizième heure. Celle qui n'existe pas, mais qui dans cette nuit se fait entendre. La force de l'impératif trahit la politesse, les majuscules font s'enfler cette voix qui se refuse et se dépense à la fois : que serait un texte qui ne puisse que se crier, un chant qui refuse la communion et qui, pourtant, exige et vocifère? Ritournelles, reprises et autres réitérations de l'idée fixe cherchent en vain à épuiser la parole alors que la rumeur gronde, et monte en soi. Chaque nuit, au treizième coup, cela frappe, encore : le même geste d'écriture, toujours le même chant étrange. Le temps stagne pour qui ne peut se mettre au pas de l'horloge. Avec les fictions de Benjamin Gagnon Chainey, Jade Bérubé, Anna Zerbib, Catherine Lemieux, Josianne Barrette, Victor Bégin, Carl-Keven Korb et Kevin Lambert et la poésie de Maude Pilon, Alasdair Rees, Félix Durand, Jonathan Charrette et Virginie Savard.

  • Cette édition 153 de la revue de création littéraire est dirigé par Marc-André Cholette-Héroux et Laurence Ouellet Tremblay. Son thème, la phrase sibylline et plutôt sombre « Ses plaisirs n'ont pas de remède, et ses joies restent sans espoir » est tirée de l'oeuvre du grand humaniste Albert Camus. Quatorze auteurs, six du côté fiction et huit du côté poésie, composent le coeur vivant de la revue. Débutons tout d'abord par un poème bilingue et dynamique au possible signé Maude Veilleux, puis poursuivons avec un florilège de formes extrêmement expressives : courts textes sans ponctuation, dialogues, énumérations, nouvelles pétries de détails ou au contraire d'une sobriété ascétique, Moebius nous propose une véritable fête de la littérature créative. Le numéro se clôt par deux « Lettres à un écrivain vivant » signées Paul Bélanger, la première à Philippe Jaccottet et la seconde à ce surprenant Prix Nobel qu'est « Bob Zimmermann ».

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