Alain Bocquet

  • " Un Marx et ça repart ! " Voilà bien du Alain Bocquet pur sucre. Ferme sur ses convictions sans se prendre au sérieux. Gros bosseur, épicurien invétéré, cette figure historique, parmi les dernières, du Parti communiste se livre pour la première fois.
    Quarante-cinq ans de militantisme acharné, de convictions forgées au contact des mineurs, des métallos, des dockers du Nord, des universitaires, des artistes et des intellectuels engagés : ainsi se présente Alain Bocquet. Un communiste éduqué par des résistants. Patron de la puissante fédération communiste du Nord à 31 ans, adjoint de Pierre Mauroy à la mairie de Lille, membre du bureau politique du PCF en 1990, donné comme successeur de Georges Marchais en 1994, il reste à ce jour le dernier président d'un groupe communiste à l'Assemblée nationale. Ses adversaires redoutent son sens inné de la formule, quand sa gouaille fait le bonheur des journalistes. Orthodoxe tendance " dinosaure fossilisé " pour les uns, leader charismatique proche de l'homme providentiel pour les autres, meilleur ennemi des socialistes du Nord, allié objectif de Jean-Louis Borloo dans le Valenciennois, le " baron rouge de Saint-Amand-les-Eaux " fréquente sans complexe les patrons, au risque parfois de désarçonner les siens. Il n'en a cure. Volontiers provocateur, narcissique et pudique, Alain Bocquet se révèle aussi un homme chaleureux, qui a gardé beaucoup du " Till l'Espiègle " de son enfance. Des témoins venus de tous les bords politiques complètent ce portrait bigarré. Delphine Watiez, diplômée de l'Ecole supérieure de journalisme de Lille, est journaliste indépendante.

  • Aux États d'agir, aux citoyens de se mobiliser.Spéculation financière, blanchiment, évasion et fraude fiscales prospèrent plus que jamais. En France, en Europe, dans le monde, ultra-riches, multinationales et financiers poursuivent sans entrave leur course à l'argent. La pandémie de Covid-19 n'a pas réduit leur avidité ni leur cynisme, et leurs milliards transitent toujours par les paradis fiscaux.
    Au-delà de leur colère face aux injustices, Alain et Éric Bocquet livrent un manifeste appelant à d'urgentes politiques de lutte contre la frénésie de la finance et son appétit spéculatif. Ils soulignent la nécessité d'une refonte des institutions pour une vraie solidarité entre les peuples. Aux États d'agir, aux citoyens de se mobiliser.
    Le combat pour la justice fiscale et pour une finance éthique est la mère des batailles : sans elle, le monde subit la loi du plus fort. Ce combat est celui de l'humanité : elle y joue son avenir.

  • " L'impôt est le prix à payer pour une société civilisée. " (Henry Morgenthau)
    Évasion, optimisation fiscale et fraude font perdre chaque année entre 60 et 100 milliards d'euros au budget de la France et plus de 1 000 milliards en Europe. Conséquences de la lutte molle de nos gouvernements, l'école, la culture, l'hôpital, la justice, les équipements publics, les collectivités perdent des moyens pour répondre aux besoins des citoyens. Cette austérité qui mine l'État gangrène la démocratie et ouvre la porte aux extrémismes.
    Et si l'on passait des paroles aux actes ? Deux frères, l'un député, l'autre sénateur, tous deux nordistes et maires de leurs communes, hommes politiques de terrain et militants engagés, font bouger les lignes dans le cadre de leur mission sur la piste des " sans domicile fisc ". Décryptage et démontage des paradis fiscaux par ces experts, tous deux rapporteurs de commissions d'enquête parlementaires sur le sujet, ce livre s'appuie, notamment, sur leur dialogue inédit avec des personnalités de toutes sensibilités, à travers une série d'interviews-témoignages. Au-dessus des positions partisanes, ils analysent ici des mécanismes de spéculation et préconisent des mesures directes concrètes pour la France, pour l'Europe, pour le monde.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

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