Alice Zeniter

  • L'art de perdre

    Alice Zeniter

    • Flammarion
    • 14 August 2017

    L'Algérie dont est originaire sa famille n'a longtemps été pour Naïma qu'une toile de fond sans grand intérêt. Pourtant, dans une société française traversée par les questions identitaires, tout semble vouloir la renvoyer à ses origines. Mais quel lien pourrait-elle avoir avec une histoire familiale qui jamais ne lui a été racontée ?
    Son grand-père Ali, un montagnard kabyle, est mort avant qu'elle ait pu lui demander pourquoi l'Histoire avait fait de lui un « harki ». Yema, sa grand-mère, pourrait peut-être répondre mais pas dans une langue que Naïma comprenne. Quant à Hamid, son père, arrivé en France à l'été 1962 dans les camps de transit hâtivement mis en place, il ne parle plus de l'Algérie de son enfance. Comment faire ressurgir un pays du silence ?
    Dans une fresque romanesque puissante et audacieuse, Alice Zeniter raconte le destin, entre la France et l'Algérie, des générations successives d'une famille prisonnière d'un passé tenace. Mais ce livre est aussi un grand roman sur la liberté d'être soi, au-delà des héritages et des injonctions intimes ou sociales.

  • Comme un empire dans un empire

    Alice Zeniter

    • Flammarion
    • 19 August 2020

    Il s'appelle Antoine. Elle se fait appeler L. Il est assistant parlementaire, elle est hackeuse. Ils ont tous les deux choisi de consacrer leur vie à un engagement politique, officiellement ou clandestinement.
    Le roman commence à l'hiver 2019. Antoine ne sait que faire de la défiance et même de la haine qu'il constate à l'égard des politiciens de métier et qui commence à déteindre sur lui. Dans ce climat tendu, il s'échappe en rêvant d'écrire un roman sur la guerre d'Espagne. L vient d'assister à l'arrestation de son compagnon, accusé d'avoir piraté une société de surveillance, et elle se sait observée, peut-être même menacée. Antoine et L vont se rencontrer autour d'une question : comment continuer le combat quand l'ennemi semble trop grand pour être défait ?
    Dans ce grand roman de l'engagement, Alice Zeniter met en scène une génération face à un monde violent et essoufflé, une génération qui cherche, avec de modestes moyens mais une contagieuse obstination, à en redessiner les contours. L'auteure s'empare audacieusement de nos existences ultracontemporaines qu'elle transfigure en autant de romans sur ce que signifie, aujourd'hui, faire de la politique.

  • Juste avant l'oubli

    Alice Zeniter

    • Flammarion
    • 18 August 2015

    Il règne à Mirhalay une atmosphère étrange. C'est sur cette île perdue des Hébrides que Galwin Donnell, maître incontesté du polar, a vécu ses dernières années avant de disparaître brutalement - il se serait jeté du haut des falaises. Depuis, l'île n'a d'autre habitant qu'un gardien taciturne ni d'autres visiteurs que la poignée de spécialistes qui viennent tous les trois ans commenter, sur les « lieux du crime », l'oeuvre de l'écrivain mythique. Cet été-là, Émilie, qui commence une thèse sur Donnell, est chargée d'organiser les Journées d'études consacrées à l'auteur. Elle attend que Franck, son compagnon, la rejoigne. Et Franck, de son côté, espère que ce voyage lui donnera l'occasion de convaincre Émilie de passer le restant de ses jours avec lui.
    Mais sur l'île coupée du monde rien ne se passe comme prévu. Galwin Donnell, tout mort qu'il est, conserve son pouvoir de séduction et vient dangereusement s'immiscer dans l'intimité du couple.
    Alice Zeniter mène, avec une grande virtuosité, cette enquête sur la fin d'un amour et donne à Juste avant L'Oubli des allures de roman noir.
    Prix Renaudot des Lycéens 2015.

  • Sombre dimanche

    Alice Zeniter

    • Albin michel
    • 3 January 2013

    Les Mandy habitent de génération en génération la même maison en bois posée au bord des rails près de la gare Nyugati à Budapest. Le jeune Imre grandit dans un univers mélancolique de non-dits et de secrets où Staline est toujours tenu pour responsable des malheurs de la famille. Même après l'effondrement de l'URSS, qui fait entrer dans la vie d'Imre les sex shops, une jeune Allemande et une certaine idée de l'Ouest et d'un bonheur qui n'est pas pour lui.
    Roman à la poétique singulière, tout en dégradés de lumière et de nostalgie, Sombre dimanche confirme le talent d'Alice Zeniter, révélée par Jusque dans nos bras.

  • Jusque dans nos bras

    Alice Zeniter

    • Albin michel
    • 3 March 2010

    « Je suis de la génération qui a fêté ses dix ans avec le génocide rwandais, je suis de la génération qui a perdu Bertrand Cantat et découvert la Lituanie par la même occasion, je suis de la génération qui n'aura plus de pétrole alors qu'elle commence à peine à s'amuser avec les low-cost, je suis de la génération qui ne peut pas accueillir toute la misère du monde. » Aujourd'hui Alice se marie avec Mad. Mad est malien. Ils sont les meilleurs amis du monde depuis leur enfance, ils ont partagé le même bac à sable, le même collège et le même lycée, ils se sont enthousiasmés, engagés et révoltés, ils ont grandi ensemble, envers et contre tous.Aujourd'hui Alice se marie avec Mad. Mais leur mariage est un mariage blanc. Parce que c'est la seule chose qu'Alice peut faire pour sauver son ami, parce que ce sera la pierre de touche de son engagement, le point final de son adolescence.

  • Hansel et Gretel ; le début de la faim

    Alice Zeniter

    • Éditions actes sud
    • 10 October 2018

    Création le 30/11 à Pordic (mise en scène Alice Zeniter)
    Une forêt obscure, une affreuse sorcière et une maison en pain d'épice... À quoi cela pourrait-il ressembler dans le béton de Cleveland, au coeur de la crise économique ? Alice Zeniter actualise le conte des frères Grimm pour saisir ce qui effraie encore les enfants et ce qui les fait rêver.Création le 30/11 à Pordic (mise en scène Alice Zeniter)
    Une forêt obscure, une affreuse sorcière et une maison en pain d'épice... À quoi cela pourrait-il ressembler dans le béton de Cleveland, au coeur de la crise économique ? Alice Zeniter actualise le conte des frères Grimm pour saisir ce qui effraie encore les enfants et ce qui les fait rêver.

  • Histoires Nouv.

    Histoires

    Alice Zeniter

    • Flammarion
    • 31 August 2022

    "S'il y avait un message diffusé dans des haut-parleurs avant l'entrée en territoire de fiction, il ressemblerait, curieusement, à celui des assurances ou des banques jointes par téléphone : Patientez quelques instants, vous allez être mise en relation... Ce que je cherche, sans doute, depuis le début, en tant que lectrice et en tant qu'écrivaine, ce sont des récits qui me permettent d'entrer en relation avec des êtres qui me sont inconnus et me deviendront proches, tout comme des récits qui leur permettent - à l'intérieur de la fiction - des relations riches, complexes et fragiles."
    S'il ne s'agit plus d'expliquer le monde - qui le pourrait ? - il semble urgent de le multiplier, c'est-à-dire de faire rentrer dans le roman, aux côtés des héros et héroïnes bien connus, tous ceux qui n'ont pas encore été suffisamment racontés. Renouveler les formes, habiter de nouveaux personnages pour, in fine, lire et écrire autrement. Affirmer qu'il manque à la fiction toute une moitié du monde qu'il resterait encore à représenter, c'est dire aussi qu'il lui reste cette même moitié du monde à explorer.
    "Et ça me paraît le plus beau des programmes" écrit Alice Zeniter dans ce livre hautement stimulant, nourri d'expériences, de lectures, de réflexions et d'idées sur nos manières de lire et d'écrire. Avec autant de gaité que de sérieux, Alice Zeniter ouvre en grand les fenêtres de la fiction à venir.

  • Home sweet home

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    • L'école des loisirs
    • 13 March 2019

    Cleveland, 2008. Lors de la crise des subprimes aux Etats-Unis, la ville de Cleveland (Ohio) est frappée de plein fouet. Anna, 17 ans, fuit sa famille en faillite et ses parents défaillants, avec ses frères jumeaux Chris et Bog. Direction Winston High, le lycée de la ville, abandonné. Ils seront peu à peu rejoints par d'autres jeunes livrés à eux-mêmes ou fugueurs, Oliver, Dean, Lily, Dalila, Bart... Puis Elijah qui trouve aussi refuge au sein de ce grand paquebot qui prend l'eau pour tenter de rester à la surface de cette ville qui sombre. À la tête de cette petite bande, Anna tente de maintenir le cap pour faire face au quotidien. Système D, débrouille, la bande s'organise pour survivre. La petite communauté repose sur un fragile équilibre. Jusqu'à l'arrivée de Marcus et des Pèlerins.

  • « Depuis plusieurs années déjà, Flammarion resserre sa rentrée littéraire autour de quelques titres.
    Le désir de pouvoir défendre chacun des romans et d'offrir à chacun de nos auteurs une place particulière dans cette forêt joyeuse de septembre nous a toujours guidés. Aujourd'hui, nous avons choisi de resserrer encore davantage notre programme, anticipant les répercussions de ce que nous venons de traverser sur nos lecteurs, les libraires en premier lieu, mais aussi les journalistes et le public.
    Nous avons concentré cette édition d'août 2020 autour d'auteurs très attendus, comme Alice Zeniter et Serge Joncour, qui livrent des romans engagés et politiques, à l'unisson de notre actualité récente. Place est faite par ailleurs aux « découvertes », qui égayent chaque année l'automne et préparent l'avenir. Chez Flammarion, elles seront françaises et étrangères.
    Et, parce que nous aimons nous « enrichir » d'auteurs, sortiront en août le nouveau roman d'Éric Laurrent, Une fille de rêve, qui raconte les splendeurs et les misères de Nicky Soxy (dont il avait précédemment écrit l'enfance), et en septembre celui de Philippe Djian, 2030 (en même temps qu'un numéro de la revue Décapage qui lui est consacré).
    Enfin, puisqu'il est bon de lire de la fiction mais aussi de réfléchir autrement au travers d'essais et de récits, nous publierons en août le livre de Benoît Peeters qui retrace l'histoire de Sándor Ferenczi, l'enfant terrible de la psychanalyse. Et, en septembre, Roue libre, de la singulière et talentueuse Cécile Guilbert, qui pose la question de la culture contre l'art, ainsi que Trois anneaux, le récit de Daniel Mendelsohn qui esquisse une autre histoire de la littérature en évoquant sa dépression après la publication des Disparus et son métier d'écrivain.
    Bonnes lectures ! »
    Alix Penent, Directrice éditoriale

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