Andre Caron

  • Publié à l'hiver 1818 alors que sa jeune auteure Mary Shelley n'avait que vingt ans, Frankenstein allait devenir un monument de la littérature anglaise, signaler une mutation dans le genre horreur gothique, établir les bases de la science-fiction, devenir avec Dracula l'un des deux piliers de la mythologie contemporaine liée au fantastique et engendrer plus de cent cinquante films depuis 1910. Pourtant, de toutes ces oeuvres, aucune ne semble vraiment aborder directement le thème principal du roman, ni traiter les personnages de Victor Frankenstein et du Monstre comme l'auteure les avait envisagés. Comment les scénaristes et réalisateurs ont-ils abordé Victor Frankenstein et son monstre dans ces films ? Malgré les digressions s'éloignant du roman et le glissement progressif des rôles de Victor et du monstre, quelles sont les oeuvres qui se démarquent et qui apportent des variations dignes de mention et originales ? Quelles sont les fausses adaptations qui, malgré leurs prétentions, trahissent l'esprit même du roman et les personnages sans insuffler aucune idée nouvelle ? Quels sont les films qui se distinguent dans l'histoire du cinéma ?
    Avec Frankenstein lui a échappé, André Caron répondra à ces questions en décortiquant une quinzaine de films qui ont contribué à alimenter le mythe de Frankenstein, sur les plans historique, thématique, cinématographique et esthétique.

  • Le dossier du numéro de mars-avril 2017 de Relations s'intéresse aux violences faites aux femmes au Québec, un fléau que l'actualité des derniers mois (banalisation des agressons sexuelles, violence policière et systémique à l'endroit des femmes autochtones...) s'est malheureusement chargée de nous rappeler. Deux ans après le mouvement «Agression non dénoncée », l'auteure féministe Aurélie Lanctôt fait le point; elle est accompagnée de sept autres femmes qui signent autant de textes sur différents sujets, et du documentariste Will Prosper qui nous parle féminisme au masculin. Également au sommaire, un débat sur la place du numérique à l'école, un regard sur la position trouble du Maroc en matière de torture, une analyse du processus de paix en Colombie, la chronique poétique de Rodney Saint-Éloi et le Carnet de Catherine Mavrikakis. L'artiste invitée de ce numéro est la créatrice multidisciplinaire Brigite Normandin, qui travaille depuis quelques années l'anatomie féminine au travers d'oeuvres hybrides mêlant dessin, peinture, couture et collage d'objets trouvés et juxtaposés.

  • Lettres québécoises a eu une bonne idée : nous faire pénétrer dans l'univers de Jimmy Beaulieu, auteur de bandes dessinées autodidacte et passionné originaire de l'Île d'Orléans. Son parcours d'éditeur, d'animateur d'atelier, de commissaire, etc. est aussi riche que son oeuvre éblouit. Cette édition d'hiver nous offre aussi une belle sélection d'oeuvres marquantes des derniers mois, notamment le magnifique Recommencements d'Hélène Dorion, l'angoissant et psychologique Bondrée d'Andrée A. Michaud et le passionnant roman historique Les filles peintes de Cathy Marie Buchanan. À lire aussi : un dossier sur l'état « critique » du métier de critique, un compte-rendu des 12e Correspondances d'Eastman et un article soulignant les 15 ans de l'événement Livres comme l'air.

  • L'accueil complètement délirant qu'a reçu au dernier Festival de Cannes le premier film de Julia Ducournau, Grave, a inspiré à la rédaction de 24 images un grand dossier consacré au cinéma de genre au féminin. Portraits, rencontres et textes de réflexion tracent la route ce ces réalisatrices qui ont choisi des genres longtemps méprisés, et encore parfois marginalisés, autant par la critique que par l'industrie. Des pionnières (Ida Lupino) aux « Hollywoodiennes » (Kathryn Bigelow) en passant par les sensations actuelles Marina de Van, Lucile Hadzihalilovic ou Andrea Arnold, ces créatrices certes très différentes partagent un même but : questionner et défier les catégorisations. La vitalité du cinéma de genre inspire d'ailleurs une bonne partie du contenu de ce numéro qui propose une entrevue avec le maître japonais Takashi Miike (Audition) et revient sur plusieurs films vus cet été lors du festival Fantasia. Pour couronner les tout, un hommage à la carrière inestimable du regretté Abbas Kiarostami.

  • En ouverture de ce numéro estival, Benoît Dequen affirme qu'« il est plus important que jamais d'abattre les murs, de décloisonner la cinéphilie, mais aussi la nature des voix qui s'expriment sur et autour du cinéma. » C'est pourquoi 24 images ouvre ses pages d'été au théâtre. Se détournant de la compilation de films tirés de texte dramatique, ce numéro s'intéresse au passage de l'écran à la scène et aux démarches singulières d'hommes et de femmes de théâtre passionnés et inspirés par le 7e art. Le décloisonnement créatif est également mis de l'avant avec un hommage à Seijun, un survol personnel de Ralph Elawani sur le cinéma et la contre-culture à Montréal, un dernier salut à l'acteur Tomás Milián, aussi à l'aise dans la série B que chez Antonioni, et une tragédie théâtrale en 4 chants sur l'histoire de l'art vidéo.

  • Ce numéro de printemps s'engage dans les mutations contemporaines du septième art en ouvrant ses pages à des films inédits, soit carrément en salles, soit sur nos écrans nord-américains. En couverture, celui d'Hong Sang-soo, On the Beach at Night Alone, découvert par Anne-Christine Loranger lors de la dernière Berlinale. Le réalisateur coréen, à la fois prolifique et contemplatif, offre ici une rare entrevue éclairant son nouveau portrait de femme. Autre oeuvre, autre entrevue : avec Defenders of Life, la documentariste d'origine kazakhe Dana Ziyasheva s'intéresse à l'ancienne civilisation Ngäbe du Costa Rica, et particulièrement au sort de leurs jeunes femmes. Suspendu sur le fil entre modernité et résistance des traditions, ce film aux images resplendissantes fait le tour du monde. Sami Gnaba nous propose quant à lui une longue rencontre avec Bertrand Bonello, fascinant créateur d'oeuvres au parfum de soufre : le dernier-né, Nocturama, est un reflet du malaise et de la violence sociale ressentie par une certaine jeunesse française.

  • Cette édition automnale de Séquences fait la part belle aux textes analytiques, coeur d'une revue spécialisée, en laissant à son pendant web le soin de critiquer l'actualité cinématographique d'ici et d'ailleurs au rythme où elle se vit, poussant les collaborateurs à « réfléchir vite et à penser avec [leurs] tripes ». « Envol 2.0 » comme le souligne Élie Castiel en ouverture de ce numéro. Numéro qui présente en couverture Le problème d'infiltration de Robert Morin, avec qui Élie Castiel s'est entretenu. Retrouvez aussi un gros-plan sur Dunkirk de Chrtistopher Nolan, la première partie d'une étude sur le cinéma autochtone et la seconde de celle sur l'homosexualité à l'écran. Pour rendre hommage à la cinéaste québécoise d'origine tunisienne Michka Saäl, disparue soudainement au cours de l'été, l'équipe de Séquences publie une entrevue inédite, menée en 1995. Le numéro se conclut avec un salut aux artisans du grand écran qui nous ont récemment quittés.

  • Le numéro novembre-décembre de la revue Séquences clôt l'an 2018 par un clin d'oeil aux commémorations du cinquantenaire de Mai 68, qu'elle choisit de souligner en mettant de l'avant l'un des films les plus décisifs de ce mois turbulent : 2001 : A Space Odyssey de Stanley Kubrick. Retour sur la genèse de ce chef-d'oeuvre de science-fiction retour également sur 50 ans d'hypothèses, de questionnements et d'analyses de cet opus, celui qui aura sans doute fait couler le plus d'encre dans l'histoire du cinéma. Ce numéro propose aussi la troisième partie de l'étude du cinéma de Xavier Dolan avec comme cas de figure Laurence anyways, la seconde partie de l'étude sur Section spéciale de Costa-Gavras, une entrevue avec le cinéaste Robin Aubert et plusieurs critiques de films récemment sortis dont Sashinka, Mandy, Maria by Callas et 3 visages. Élie Castiel (rédacteur en chef) salue également, dans son éditorial, l'ouverture de deux nouvelles salles, le Cinéma Moderne et le Cinéma du Musée.

  • Profondément québécois et pourtant parmi les plus exotiques des romanciers d'ici, Éric Dupont écrit à partir d'un pays loin d'être figé dans son passé et limité par son territoire. Chez Dupont, les Gaspésiens vont à la recherche du vent (La logeuse) et les gens du Bas-du-Fleuve conquièrent la planète (La fiancée américaine). S'il a été abreuvé d'une ferveur catholique, souverainiste et féministe, Éric Dupont est aussi l'enfant arraché au pays béni, fruit d'un divorce et de nombreux exils, lancé très tôt dans une vie de voyages formée pour le roman d'aventure. L'auteur se livre à nous dans un savoureux autoportrait et une entrevue signée Elsa Pépin, tandis que son éditrice, Mélanie Vincelette, vient compléter le profil de ce portraitiste hors-pair en commentant sa bibliographie.

  • Parue de manière bien à propos en cette fin décembre 2012 sous le titre de « Apocalypse now? », la plus récente édition de ­24 images­ s'intéresse aux productions cinématographiques qui tentent de saisir, à l'aube de toutes les apocalypses possibles, réelles et imaginées, les peurs qui hantent nos sociétés et quels modes de représentations celles-ci empruntent pour s'exprimer. Le DVD accompagnant la revue présente pour la première fois un film d'une production étrangère, soit ­Un lac­ de Philippe Grandrieux. Un entretien avec la productrice de ce dernier est publié pour l'occasion. Pour conclure, la revue dresse un bilan de 2012, retour qui n'échappe pas non plus aux spectres qui planent sur notre époque troublée.

  • Ce numéro de printemps de Lettres québécoises est sous le signe de la poésie. La discrète poète Martine Audet (en couverture) se dévoile dans un autoportrait poétique et répond aux questions de son amie Catherine Mavrikakis dans « un entretien n'en est pas un, car c'est l'oeuvre d'Audet qui parle ». Gaston Bellemare est en entrevue pour souligner la 30e édition du Festival international de poésie de Trois-Rivières qui se tenait en octobre dernier et un article sur le Printemps des poètes nous rappelle que le Mois de la poésie est à nos portes. À lire aussi dans ce numéro, un dossier abordant la problématique de l'enseignement et de l'apprentissage de la littérature québécoise au secondaire et au collégial.

  • Très tôt dans l'histoire de la radiodiffusion canadienne, la nécessité d'encadrer les productions qui s'adressent à la jeunesse s'est imposée. Aujourd'hui, cette évidence est plus criante que jamais en raison de l'ubiquité des écrans dans le quotidien des enfants : il faut assurer la qualité des contenus qui leur sont destinés, et les protéger de ceux qui ne le sont pas. Pour y voir plus clair dans une jungle réglementaire où se croisent textes de loi et initiatives de l'industrie, on trouvera dans cet ouvrage un bilan complet des normes en place dans l'univers de l'audiovisuel, des médias hertziens à Internet.



    Ce livre regroupe sous un même titre l'ensemble des lois, règlements et politiques publiques relatifs aux devoirs des médias envers les enfants. Offrant un accès rapide et efficace à des documents souvent épars ou difficiles d'accès, il sera très utile aux étudiants, mais également à toutes les personnes, spécialistes ou non, qui s'intéressent aux obligations des médias audiovisuels envers les enfants.



    [Michel Arpin, vice-président radiodiffusion du CRTC (2005-2010)]

  • Devenu omniprésent en moins d'une décennie, le téléphone cellulaire a connu une popularité foudroyante grâce aux promesses de liberté, de mobilité, de contact constant que multiplient les publicités.
    À la fois objet de consommation convoité et outil de communication de fine pointe, il s'adresse d'abord aux « branchés » de la technologie puis, de plus en plus, aux jeunes. C'est ainsi qu'il a réussi, en un temps record, à reconstruire les liens sociaux et les relations interpersonnelles, bref à créer une véritable culture mobile.
    C'est à cet aspect communicationnel que les auteurs du présent ouvrage se sont intéressés. En se basant sur la retranscription de dialogues téléphoniques vivants, ancrés dans leur contexte d'expression, ils nous livrent une analyse des pratiques de communication mobile des jeunes au quotidien et permettent ainsi d'identifier le processus d'adoption des technologies dans la culture et de démontrer comment celles-ci ont réinventé nos concepts d'espace et de temps.
    D'une incontestable valeur scientifique, ce livre touche de façon innovatrice et exemplaire à l'un des phénomènes anthropologiques les plus significatifs de notre époque.
    Hervé Fischer
    André H. Caron est professeur titulaire au Département de communication de l'Université de Montréal. Il est directeur scientifique de la Chaire Bell Canada en recherche interdisciplinaire sur les technologies émergentes et directeur du CITÉ.
    Letizia Caronia est professeure à la Faculté de sciences de la formation de l'Université de Bologne.

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