Bertrand Binoche

  • Les trois sources des philosophies de l'histoire, 1764-1798

    Bertrand Binoche

    • Presses universitaires de france (réédition numérique fenixx)
    • 9 November 2018

    Propose une comparaison systématique de trois entreprises, dans le dernier tiers du XVIIIe siècle, visant à résoudre le problème de la scission genèse-histoire : le tableau historique français, l'histoire naturelle écossaise de l'humanité et la théodicée allemande de l'histoire.

  • L'homme perfectible

    Bertrand Binoche

    • Editions champ vallon
    • 9 June 2017

    Entre la perfection humaine, que Descartes définissait comme l'aptitude de ne point faillir dont nous jouissons tous naturellement, et le perfectionnement indéfini de l'humanité dont Condorcet fit le vecteur de l'histoire universelle, surgit quelque chose d'étrange que Rousseau nomma la perfectibilité, presque illimitée, de l'individu comme de l'espèce.
    C'est à ce mot que s'attache le présent recueil, moins pour faire l'histoire d'un concept ou d'une idée que pour comprendre les devenirs aléatoires d'un signifiant, emporté par des polémiques inattendues et réinvesti dans des conjonctures imprévisibles. Pourquoi déclara-t-on l'homme perfectible et en quels multiples sens le réaffirma-t-on ainsi ou, au contraire, s'y refusa-t-on ? Voilà ce qu'il n'est peut-être pas tout à fait inutile de se demander à l'heure où l'on s'effraie moins de concevoir l'espèce comme indéfiniment progressive que l'individu comme reproductible à l'identique.

  • La raison sans l'histoire

    Bertrand Binoche

    • Presses universitaires de france
    • 17 September 2015

    Cet ouvrage vise à élaborer ce qui n'existe pas encore, à savoir une histoire comparée des philosophies. L'activité philosophique apparaît alors dans la singularité des pratiques nationales et est replacée dans une conjoncture donnée. La seconde préoccupation de l'auteur est de présenter une histoire polémique des historicités observables de Vico à aujourd'hui. Dans ces pages il n'existe donc que des philosophies comme il n'existe que des historicités.

  • Nouvelles lectures du tableau historique de Condorcet

    Bertrand Binoche

    • Presses de l'université laval
    • 12 October 2011

    Démographiques ( Paris), sous l'autorité du Groupe Condorcet, un impressionnant volume intitulé Tableau historique des progrès de l'esprit humain. Projets, Esquisse, En 2004 est paru à l'Institut National d'études Fragments et Notes ( 1772-1794). Ainsi découvrait-on un énorme chantier dont la fameuse Esquisse n'était que l'une des composantes, aussi célèbre que mystérieuse pour autant qu'elle était soustraite jusqu'alors à l'entreprise globale où elle s'insérait.

    Une réévaluation d'ensemble s'imposait, qui prenne la mesure de cette formidable tentative dans les ambiguïtés de son inachèvement. Elle ne fait ici que s'engager en se demandant d'abord ce que Condorcet avait somme toute en vue, l'élaboration d'une philosophie de l'histoire spécifique, «à la française», ou une fondation des sciences sociales. Elle interroge ensuite les connotations rhétoriques, épistémologiques et théologiques du syntagme tableau historique, lequel était à l'époque d'usage fort courant. Elle se demande enfin comment ce tableau devient de fait historique quand le récit s'arrime à l'Orient. Ce ne sont là que les amorces d'une réinterprétation générale dont d'autres, éblouis à leur tour, prendront tôt ou tard le relais.

  • Critiques des droits de l'homme

    Bertrand Binoche

    • Presses universitaires de france (réédition numérique fenixx)
    • 16 June 2016

    Le bicentenaire de la Révolution reconduit à l'emblème de celle-ci : la Déclaration des droits de l'homme. L'ouvrage se propose de retracer la trajectoire non exhaustive du rejet depuis Burke (1790) au jeune Marx (1844).

  • REVUE D'HISTOIRE LITTERAIRE DE LA FRANCE

    Bertrand Binoche

    • Fenixx réédition numérique (éditions complexe)
    • 5 November 2015

    Cette analyse fouillée des rapports complexes reliant de Gaulle et l'Allemagne ne traite pas seulement de l'histoire des relations franco-allemandes pendant la Ve République, mais de toute la vision gaullienne de l'Allemagne qui se forge dès 1916. Jacques Binoche aborde tour à tour l'Allemagne au centre des réflexions militaires de l'officier de Gaulle pendant l'entre-deux-guerres, les réactions allemandes aux idées politiques et stratégiques de De Gaulle, le chef de la France libre face à l'Allemagne nazie, l'ermite de Colombey jugé par l'Allemagne d'après-guerre, la politique allemande du président de Gaulle, « La solution d'un problème aussi vaste que celui de l'Allemagne ne peut avoir que de grandes dimensions et de grandes conséquences. La France, pour sa part, croit qu'il ne pourra être résolu autrement que par l'Europe elle-même, parce qu'il est à la dimension de l'Europe tout entière. C'est là à terme, sur ce continent, l'objectif essentiel de la politique de la France », dit de Gaulle en 1965,

  • Introduction à De l'esprit des lois de Montesquieu

    Bertrand Binoche

    • Presses universitaires de france (réédition numérique fenixx)
    • 2 April 2019

    Ce dont il s'agit ici, c'est de fournir au lecteur une table d'orientation, qui devrait lui permettre tout bonnement de "lire" « L'esprit des lois », c'est-à-dire de s'y aventurer, alors même que le premier contact n'aura guère pu être que désespérant - ni plus ni moins qu'avec la « Métaphysique d'Aristote » ou la « Critique de la raison pure ». Cela n'est possible que si l'on s'engage à étudier l'entreprise dans sa totalité, et comme une totalité philosophique, donc comme l'invention d'une pratique argumentative foncièrement originale, qui vise à élaborer de nouveaux problèmes. Celui d'abord, théorique, d'une science expérimentale des institutions humaines. Celui ensuite, politique, d'un recensement des moyens disponibles - quels qu'ils soient - pour freiner le passage au despotisme. Identifier comparativement les contraintes, qui rendent raison de telle loi ou de telles moeurs dans une conjoncture donnée, juxtaposer - a contrario - tout ce dont un despote ne pourra jamais s'accommoder : telle est la double tâche, au vrai bien singulière, qu'effectue Montesquieu, et qu'il s'agit de comprendre transitivement, pour ce qu'elle donne à penser, hier et aujourd'hui.

  • Les équivoques de la civilisation

    Bertrand Binoche

    • Editions champ vallon
    • 30 May 2014

    On ne se passe pas aisément du concept, si c'en est encore un, de civilisation. Chacun convient de son importance, mais son histoire, en français au moins, reste bien sommaire. Aussi n'était-il pas inutile d'y revenir en croisant un axe géographique (civiltà, civilisation, civilization, Zivilisation) et un axe historique (de la barbarie selon Leibniz à l'épistémè selon Foucault). Il en ressort un paysage fort contrasté où le terme, non seulement recouvre bien des significations incompatibles - et comment pourraît-il en aller autrement? -, mais aussi plusieurs statuts bien distincts - car un simple mot n'est pas un concept, comme un concept n'est pas un maître-mot. La «civilisation» se définit donc par ses équivoques, lesquelles résultent de ses usages, plus ou moins scrupuleux. Après avoir prédit le triomphe de la civilisation, on peut bien annoncer le choc des civilisations, mais cela ne contribue pas à y voir plus clair. Aussi, aux fracas de la prophétie, les collaborateurs réunis dans ce volume ont-ils préféré les méandres de l'analyse: moins tonitruants sans doute, mais, de détour en détour, plus riches de ce qui éclaire ces grands mots qui nous engagent toujours plus que nous ne le souhaiterions.

  • Onze historiens et philosophes s'interrogent sur l'émergence du concept d'opinion publique dans cette Europe éclairée, où l'on a cru, à tort ou à raison, qu'à la doctrine publique émanant d'une autorité religieuse identifiable, on pouvait et on devait substituer une raison publique par essence incompatible avec tout dogmatisme et procédant des facultés individuelles. Les auteurs proposent au lecteur une double approche.
    Le premier volet de cette enquête est essentiellement historique : il s'articule autour de thèmes majeurs comme la production et le contrôle de l'opinion publique dans les grandes monarchies de l'Europe moderne, ou encore l'attitude de groupes sociaux, comme les économistes ou les parlementaires, qui éprouvent le besoin de justifier leur action ou leurs positions intellectuelles en invoquant « l'opinion publique ».
    Le second volet, plus philosophique, se focalise sur le concept lui-même. Quelle définition peut-on donner de l'opinion publique ? Quelle fonction est-elle appelée ou non à jouer pour assurer la cohésion d'une société ? Pourquoi tabler sur elle plutôt que sur la vertu civique ou la foi religieuse ? Si on suit ici sa vigueur à l'époque des Lumières, c'est autour de la Révolution que ces questions prennent une intensité particulière...

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