Christian Combaz

  • Gens de Campagnol

    Christian Combaz

    • Flammarion
    • 18 January 2012

    Christian Combaz, réfugié en province depuis trente ans, nous invite à écouter une France que personne n'entend plus mais dont il craint qu'elle ne finisse par élever la voix. Sa chronique villageoise prend souvent le ton de la parabole et nous offre un tableau chaleureux d'une population vouée au service d'autrui, résignée à un sort ordinaire, mais qui n'a jamais suscité autant d'ironie chez les parvenus.
    Du vieux curé qui vit avec l'épicière au partisan de José Bové qui s'enrichit dans l'immobilier, du clochard algérien devenu la coqueluche du conseil général au menuisier local qui se flatte d'avoir la clientèle du Dalaï-lama, ce livre est truffé de personnages peu convenus mais archétypiques, d'événements à la fois locaux et planétaires et de bons sentiments propres à éveiller l'intérêt du journal de 13 heures - heure à laquelle, symboliquement, l'horloge de Campagnol est restée bloquée.

    Couverture : photomontage d'après un panneau © Alexandre Fundone / Flickr / Getty Images et un paysage de campagne © Derek Croucher / Photographer's choice / Getty Images

  • Le troisième âge est un tiers-état

    Christian Combaz

    • Editions du cerf
    • 12 February 2016

    Quelle société laisserons-nous à nos "vieux" ? À force de construire, imaginer, légiférer pour la jeunesse, nos gouvernants auraient-ils oublié que notre société sera bientôt majoritairement constituée de "baby-boomers" de plus de soixante-dix ans ? Ce li

  • Éloge de l'âge

    Christian Combaz

    • Fenixx réédition numérique (fayard)
    • 19 November 2018

    Voici un livre paradoxal, provocant. Il va contre l'opinion, aujourd'hui commune, que les vieillards sont encore assez jeunes pour profiter de la vie, faire du sport, consommer, voyager... Les jeunes gens, ou les gens encore jeunes, attendent autre chose de leurs parents âgés ou de leurs grands-parents que ce simulacre de jeunesse prolongée. Ils en attendent ce que toutes les civilisations ont attendu des vieillards : un enseignement (fût-il muet), une leçon de vie dans l'acceptation sereine de l'âge et de sa fin ultime. Christian Combaz - né en 1954 - s'insurge contre cette société qui interdit à nos vieux d'être vieux. Qui les prive du droit de tirer des leçons de leur vie. Qui les distrait, leur épargne la solitude sans laquelle nous ne sommes rien, les préfère bronzés, insouciants, insignifiants, et les pousse dans des maisons de retraite remplaçant l'amour et l'admiration qu'on leur doit par les soins qu'on leur donne. Tout cela est mensonge. Il est moins important d'être en forme que d'être en paix. Il faut accepter de vieillir, accepter la solitude, tendre vers le détachement. La vieillesse n'est pas une maladie, c'est un âge de la vie. On peut le vivre consciemment, sans tricher. "Être vieux, c'est être bien partout", dit Victor, le vieil homme (si vrai) de ce livre.

  • Votre serviteur

    Christian Combaz

    • Flammarion
    • 21 January 2015

    Simon Fouchet ne court ni les filles ni les garçons. Il leur préfère la compagnie des vieux célibataires - parfois très vieux - dont l'un des protagonistes dit qu'ils pratiquent la conduite à gauche. Il pourrait donc passer pour un gigolo sans scrupule mais, au fil de ses aventures à Paris, on le voit trouver une vocation inattendue dans le service d'autrui, tout en nourrissant l'ambition de devenir un grand homme.
    Avec le soutien de Nadine, une fille fantasque à qui on voulait le marier, il court le cachet dans le journalisme, affronte un pervers narcissique, change d'alcôve comme de chemise, devient le secrétaire très spécial d'un général d'aviation, fréquente une pension pour vieux prélats au Vatican, traverse l'Italie révolutionnaire des années soixante-dix avant de comprendre qu'il est, curieusement, sur la bonne voie.

  • Tous les hommes naissent et meurent le même jour

    Christian Combaz

    • Editions du cerf
    • 5 March 2015

    Quelle société laisserons-nous à nos " vieux " ? À force de construire, imaginer, légiférer pour la jeunesse, nos gouvernants auraient-ils oublié que notre société sera bientôt majoritairement constituée de " baby-boomers " de plus de soixantedix ans ? Ce

  • De l'Est, de la peste et du reste

    Christian Combaz

    • Fenixx réédition numérique (robert laffont)
    • 19 November 2018

    Comment appeler un écrivain français qui débarque à Budapest ou à Moscou pour conjurer ses homologues de résister, au nom de l'humanisme européen, au développement de la barbarie culturelle internationale ? Un cinglé ou un dissident ? Quel nom donner, quel sort réserver au directeur d'une chaîne de télévision publique française qui arrose le territoire, les États du Maghreb et désormais l'Europe de l'Est, de productions où le viol et le meurtre sont devenus aussi communs que la publicité ? Entre l'empoisonnement du sens et celui du sang, y a-t-il une différence de nature ? Les bons apôtres prétendront évidemment que nul ne sait où se trouve le sens et qu'il est même dangereux de partir à sa recherche. Aussi l'objet de ce livre est-il plutôt de nous dire où il n'est pas. Il nous rappelle, par exemple, que l'assassinat en gros plan à vingt heures trente d'une adolescente qui dit non mais qu'on égorge quand même, le sourire du chef mafieux qui ordonne : « Occupez-vous de lui et faites disparaître le corps », rien de tout cela ne constitue un symptôme très fameux ni très rassurant de civilisation, surtout s'il s'agit d'argent public. En attendant qu'un imprudent essaie de lui prouver le contraire, l'auteur se résout à passer pour un cinglé, ou un dissident, ou les deux. Il adresse aux artistes et intellectuels de l'Est ce véritable « appel de Budapest » qui pourrait signifier le début de la résistance ouverte. Le jour où il s'agira vraiment d'enrayer la chute de l'humanisme, on s'apercevra que nos cousins pauvres sont les derniers à être restés aux avant-postes. « Les pays de l'Est ? Il leur reste à apprendre la liberté », entend-on volontiers. « Dieu les garde au moins de la nôtre », nous dit Combaz.

  • Les âmes douces

    Christian Combaz

    • Telemaque
    • 19 January 2017

    Les homosexuels ont-ils un rôle particulier à jouer ?
    Malgré de terrifiantes persécutions depuis le début de lère chrétienne jusquà nos jours,
    lhomosexualité perdure et représente une proportion assez constante et incompressible dans les
    sociétés humaines de toutes cultures. Pourquoi les lois de lévolution, qui ne laissent rien au hasard,
    maintiennent-elles ce même pourcentage ?
    Pour répondre à cette question, Christian Combaz a enquêté à grands pas, à travers lhistoire et la
    géographie. Un neurobiologiste de renommée internationale lui a servi de conseiller scientifique.
    Les dernières découvertes tendraient à faire remonter lorigine de lorientation sexuelle avant la
    naissance. Non seulement les homosexuels seraient nés ainsi, mais leur permanence dans la nature
    et leur fréquence parmi les penseurs, les prodiges et les artistes, notamment musiciens, auraient
    une raison dêtre biologique.
    à lheure où même le Pape leur trouve des " dons et qualités ", il est intéressant de se demander
    sils ne jouent pas un rôle inscrit dans leurs gènes : tempérer lagressivité générale, dont ils sont si
    souvent victimes, au bénéfice de la douceur, de la paix et des valeurs de lesprit.

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