Arts et spectacles

  • Organisées par l'Association Française pour l'Étude du Textiles (AFET) et l'axe Religion - Culture - Pouvoir du Laboratoire de recherche FRAMESPA (Université Toulouse 2), ces journées d'étude (Toulouse, 1999) ont été consacrées à l'ob­servation et l'analyse des pratiques du réemploi et du ravaudage, aussi fréquentes que reconnues dans l'histoire des textiles du Moyen Âge à nos jours. Le contexte dévotionnel et liturgique dans lequel renaissent certains textiles à une seconde vie pose des problèmes importants : le passage du profane au sacré et vice versa, la pérennité de leurs usages primitifs, dont les traces sont plus ou moins visibles ou identi­fiables, leur sacralisation et, inévitablement leur profanation. Les auteurs, anthropologues, archéologues, conservateurs de musées, his­toriens, historiens de l'art ou restaurateurs se sont interrogés sur les rai­sons de ces procédés, sur leurs enjeux, et le simple fait que l'Église catholique ait eu à statuer régulièrement sur ces réemplois en signale l'importance et prouve que la question dépasse très largement des pro­blèmes de nature couturière voire d'économie domestique.

  • Le présent ouvrage rassemble certaines des contributions présentées lors des Premières Rencontres Méditerranéennes sur les décors de la Semaine Sainte, organisées les 23, 24 et 25 novembre 2006, à Perpignan, par le Centre de conservation et de restauration du patrimoine du Conseil général des Pyrénées-Orientales. Cette manifestation, qui a accueilli une centaine de participants (historiens, historiens de l'art, conservateurs, restaurateurs, ethnologues, musicologues, représentants du clergé, etc.), constitue la première étape d'un projet labellisé Arc Latin, visant à l'étude et la valorisation des monuments et des décors ayant des fonctions et des usages similaires, conservés ou documentés dans d'autres pays du pourtour méditerranéen. C'est la découverte d'une série de monuments et d'objets qui leurs sont associés laissés à l'abandon dans les sacristies ou les greniers de 37 églises du département des Pyrénées-Orientales qui est à l'origine de ces Rencontres. Inutilisées depuis plus d'un demi siècle, du fait des évolutions de la liturgie, ces oeuvres étaient dans un état pitoyable : associant des toiles peintes représentant des scènes de la Passion, des effigies de bois, des menuiseries et divers accessoires, elles sont particulièrement fragiles. La mémoire de leur usage et des rituels associés était également menacée. Il y avait urgence à les répertorier, les sauvegarder, les restaurer, et collecter les témoignages liés à leur usage.

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