Claudia Senik

  • Le bien-être au travail ne se réduit pas à de simples facteurs individuels et psychologiques. Il tient largement à la structure des entreprises, à leur type de management et à leur climat social, qui peuvent aussi engendrer de grandes souffrances.
    En s'appuyant sur des recherches récentes, françaises et internationales, l'économiste Claudia Senik met au jour les sources profondes, parfois invisibles, d'un bien-être au travail dont l'impact sur la vie sociale et économique est considérable. Elle passe en revue tous les leviers dont les services de ressources humaines devraient s'emparer pour accroître l'épanouissement professionnel de leurs salariés : autonomie, perspectives de progression, valorisation symbolique des fonctions, transparence des modes de différenciation salariale, etc.

    Claudia Senik est professeur à l'université Paris Sorbonne et à l'École d'économie de Paris. Spécialiste internationale de l'économie du bien-être, elle est également chercheuse à l'Institute of Labor Economics.

  • Nos sociétés ont fait du bonheur une idée neuve, un principe constitutionnel, presque un devoir. Le bonheur de l'individu est devenu l'objectif suprême des choix politiques. Mais peut-on mesurer quelque chose d'aussi subjectif et impalpable que le bonheur ? Depuis une trentaine d'années, les économistes ont tenté de relever ce défi. Ils ont fait le pari de mesurer le bonheur tel qu'il est ressenti et déclaré par les individus eux-mêmes. Leur enquête concerne plus particulièrement le rôle de la richesse. L'argent fait-il le bonheur ? La croissance rend-elle les gens plus heureux ? Dans le cas contraire, faut-il opter pour la décroissance ou, du moins, mesurer le bien-être au-delà du PIB ? Ce passionnant champ de recherches permet de comprendre pourquoi la France, pays objectivement riche, souffre d'un tel " déficit de bonheur ".
    Claudia Senik est professeur à l'université Paris-Sorbonne et à l'École d'économie de Paris. Auteur de nombreux articles de référence, elle est l'une des spécialistes internationales de l'économie du bien-être et de l'économie comportementale.

  • Voici une synthèse magistrale sur les pratiques sociales des Français qui bouscule bien des idées reçues. Le contexte ? Les Français sont plus pessimistes que les autres européens. Pourquoi ? A cause manifestement de leur défiance vis-à-vis des institutions et de la société. Le résultat ? Leur bonheur privé dépend, plus qu'ailleurs, de leur richesse personnelle.
    Les différents contributeurs de ce livre s'interrogent sur le rapport de l'argent et des Français, sur leur générosité envers les oeuvres caritatives et sur leur rapport à l'impôt. Ils élargissent aussi le champ de l'analyse de nos comportements en décrivant la manière dont les couples se coordonnent pour gérer leur passage à la retraite. Ils décryptent le monde très particulier du football, illustré par le montant des transferts de joueurs qui atteint chaque saison des nouveaux records et constatent l'éclatement du monde du travail dont la polarisation des emplois est l'expression la plus visible.Au-delà de l'approche strictement économique, ce tableau ambitieux des nouvelles recherches en cours aide à mieux comprendre la société française et le monde qui l'entoure.

  • Bonheur, satisfaction dans la vie, confiance et optimisme : où en sont les Français ? Il existe une spécificité française en matière de bien-être et ce livre met en lumière plusieurs paradoxes.
    Les Français se disent moins heureux et plus pessimistes que la plupart des citoyens des autres pays européens ; ce mal-être concerne avant tout les questions économiques ; et c'est en France que la relation entre bonheur et argent est la plus forte. Ceci vient sans doute de leur défiance vis-à-vis des institutions : ne pouvant plus compter sur elles pour organiser leur destinée collective et les protéger contre les principaux risques de la vie, les Français se replieraient sur leurs ressources personnelles. Au malheur collectif s'oppose alors un bonheur privé.
    Mal-être et défiance se traduisent par un processus de polarisation politique, avec la montée de l'extrême droite notamment. Lors des dernières élections présidentielles, le vote en faveur d'Emmanuel Macron ou de Marine Le Pen a marqué le clivage entre optimistes et pessimistes. Quelle que soit sa postérité, le sursaut d'optimisme du mois de juin 2017 montre que, même si l'état d'esprit des Français est si ancien qu'il finit par se confondre avec une attitude culturelle, il n'est pas pour autant irréversible.

  • La France est traversée par un doute d?ordre existentiel sur son modèle social. La promesse d?une société assurant à chacun le droit au bonheur s?éloigne, et les remèdes proposés semblent souvent pires que le mal qu?ils veulent combattre.
    Tableau d?une société qui s?interroge sur son avenir, ce livre a pour ambition de proposer un diagnostic et d?explorer des pistes de réformes à travers les propositions des plus éminents chercheurs en économie, réunis sous la houlette de Philippe Askenazy, Daniel Cohen et Claudia Senik.
    Analysant les différentes facettes de la question sociale, l?ouvrage traite des principaux thèmes qui préoccupent l?opinion : les inégalités hommes-femmes, le combat contre les discriminations à l?embauche, la lutte contre l?obésité ou encore la réflexion sur le lien entre libéralisation et croissance ou la réforme de l?État-providence.

  • This volume, arising from a PSE-CEPREMAP-DIMeco conference, includes contributions by the some of the best-known researchers in happiness economics and development economics, including Richard Easterlin, who gave his name to the Easterlin paradox that GDP growth does not improve happiness over the long run. Many chapters underline the difficulty of increasing well-being in developing countries, including China, even in the presence of sustained income growth. Thisis notably due to the importance of income comparisons to others, adaptation (so that we get used to higher income), and the growing inequality of income. In particular, rank in the local income distribution is shown to be important, creating a beggar-thy-neighbour effect in happiness. Wealthcomparisons in China are exacerbated by the gender imbalance, as the competition for brides creates a striking phenomenon of conspicuous consumption on the housing market. Policy has to be aware of these effects. This applies in particular to those who try to use self-reported subjective well-being in order to generate a social subjective poverty line, which is a key issue in developing countries. However, the news is not only bad from the point of view of developing countries. One piece of good news is that GDP growth often seems to go hand-in-hand with lower happiness inequality, and thereby reduces the risk of extreme unhappiness.

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