Elie Barnavi

  • Confessions d'un bon à rien : mémoires

    Elie Barnavi

    • Grasset
    • 16 March 2022

    La directrice du lycée de Beer Sheva eut ce jugement définitif sur le petit Elie  : «  Ah, celui-là, c'est un bon à rien  !  Il faudra lui dénicher une institution à poigne, sinon ça finira mal pour lui...  » . Le «  bon à rien  », né dans l'immédiat après-guerre  et dans une configuration tragiquement exemplaire de l'époque, s'est forgé  la plus magnifique des existences.
    Son père, Michaël Yhiel Shkolnik, est né en 1910 en Bessarabie, qui faisait alors partie de l'empire russe, puis de la Roumanie, puis de la Moldavie. Officier dans l'Armée Rouge, il participera aux grandes batailles du front de l'Est (Leningrad, Moscou, Stalingrad.) Sa mère a survécu à la déportation mais y a perdu deux enfants et y laissera sa santé mentale...
    Le jeune Elie nait à Bucarest en 1946.  C'est là qu'il apprend le français. Son père ne songe qu'à fuir la Roumanie communiste et à gagner Israël  . Un jour il disparait, enlevé par la Securitate et emprisonné trois mois à cause de ses demandes répétées de visa. En 1961 leur parvient enfin un «  certificat de voyage  », Israël «  achetant  » à l'époque des Juifs à l'Etat roumain («  notre meilleur produit d'exportation avec le pétrole  » dixit Ceaucescu). Au sein de la «  drôle de famille  » qui accueille les arrivants en Terre promise, l'oncle Avi exercera une profonde influence sur l'adolescent, d'où le choix d'un nouveau patronyme  : Barnavi.
    Après un séjour d'un an dans un kibboutz au nord du Neguev, les retrouvailles avec ses parents sont douloureuses  : son père sera plus tard placé dans un Ehpad, et sa mère internée pour démence. Elie travaille pour payer ses études au collège français Saint-Joseph de Jaffa. Incorporé dans Tsahal, parachutiste volontaire, bientôt officier, il participe à   la Guerre des Six Jours puis comme réserviste à la première guerre du Liban et à l'opération «  Paix en Galilée  ».
    A Jérusalem puis à Tel Aviv, des études de sciences politiques et d'histoire le font se passionner pour la séquence historique qui va de la fin du Moyen Age à la Révolution française.
    La France devient sa « seconde patrie intellectuelle et affective ». Il part faire sa thèse de Doctorat à La Sorbonne et c'est à Paris que se font les rencontres essentielles pour la suite de sa carrière intellectuelle  : Roland Mousnier, Pierre Chaunu, Pierre Nora, Jacques Revel, François Furet, Jacques Le Goff...
    La politique va prendre une grande importance, parallèlement à son activité d'historien  : enseignant en Allemagne, à Montréal, à l'ENS d'Ulm, à Limoges, à Reims, il retournera vivre à Tel Aviv avec sa nouvelle épouse Kirsten rencontrée à Francfort. Membre du comité central du parti travailliste, il décline le poste de chef de cabinet de Shimon Peres pour apporter son appui à Shlomo Ben-Ami. L'assassinat de Rabin met fin au processus de paix auquel il avait oeuvré sans relâche.
    Ambassadeur d'Israël en France de 2000 à 2002, il décrit ici l'envers des coulisses tout en brossant mille portraits de ses interlocuteurs à Paris (Lanzmann, Sarkozy, Chirac, Villepin, Jospin, Régis Debray, Edwy Plenel, Jean Daniel, DSK...).
    Débarqué de son ambassade par Shimon Peres, il  prend une année sabbatique pour proposer la création d'un musée de l'Europe à Bruxelles et consacrera de longues années à cette passion européenne tout en reprenant son enseignement d'histoire à l'université de Tel Aviv et la direction scientifique de la Maison de l'histoire européenne à Bruxelles.

  • Israël, un portrait historique

    Elie Barnavi

    • Flammarion
    • 9 September 2015

    « Plutôt que de faire une histoire de facture classique de l'État d'Israël, j'ai voulu en brosser à larges traits, à travers les problèmes qu'il a eu à affronter depuis sa venue au monde, le profil historique. Il est assurément difficile de condenser en si peu de pages une histoire aussi pleine que celle de l'État juif. Il est encore plus difficile, sinon parfaitement absurde, de prétendre à la froide objectivité sur un sujet aussi brûlant, aussi passionnément disputé que celui-là. Mais si l'on fait grâce à l'historien de l'impartialité de l'entomologiste, on est en droit d'attendre de lui une rigoureuse honnêteté intellectuelle, sans laquelle il sera peut-être un excellent pamphlétaire, mais sûrement un exécrable historien. Je me suis par conséquent efforcé de respecter scrupuleusement le précepte que Cicéron propose à l'historien : ne rien oser dire qu'il sache faux, oser dire tout ce qu'il croit vrai. »

  • Les religions meurtrières

    Elie Barnavi

    • Flammarion
    • 4 May 2016

    Un spectre hante le monde : le terrorisme à fondement religieux, surtout islamique. Cet essai tente d'expliquer les ressorts de ce phénomène, religieux mais aussi politique, sans nul doute le plus angoissant de notre temps.En exposant une série de « thèses » brèves et fortement argumentées, l'auteur situe ce phénomène dans le contexte historique et culturel de la religion politique en général. Il explique pourquoi la tentation fondamentaliste révolutionnaire est aujourd'hui plus forte dans l'islam que dans d'autres systèmes religieux tout aussi politiques que lui ; mais il n'en reste pas là : il cherche avant tout à définir les moyens de combattre cette tentation.Rédigé dans une langue simple et illustré par des exemples concrets, ce livre se veut le vade-mecum du citoyen déboussolé face à cet ennemi auquel il doit désormais se mesurer.
    Nouvelle édition 2016

  • Dix thèses sur la guerre

    Elie Barnavi

    • Flammarion
    • 30 March 2016

    « J'ai toujours été fasciné par le mystère fondamental que, me semble-t-il, la guerre recèle. Ces Dix thèses sur la guerre constituent un exercice d'écriture singulier : je ne suis pas un spécialiste d'histoire militaire. Ma "légitimité" vient d'ailleurs : la guerre fait partie de mon expérience de citoyen et de soldat. Elle a accompagné toute ma vie, et pénétré ma façon de m'exprimer et de penser. Historien de formation et universitaire de métier, je tente ici d'oublier ce que j'ai lu afin de poser sur le phénomène de la guerre un regard neuf, aussi "innocent" que possible. Partir non des livres, mais de l'expérience. J'aimerais croire que, nourrie de la réflexion, l'expérience de la guerre m'a au moins apporté un surcroît de lucidité. Mais l'intellectuel dans la guerre est-il mieux armé pour l'appréhender que Monsieur Tout-le-Monde ? Peut-être... »

  • Lettre ouverte aux Juifs de France

    Elie Barnavi

    • Stock
    • 23 October 2002

    Elie Barnavi, qui vient d'être révoqué par le gouvernement d'Ariel Sharon de ses fonctions d'ambassadeur d'Israël en France, connaît bien la communauté juive de France et en dresse ici un portrait sans concessions ni faux-semblants. Il aborde de manière directe et virulente les principaux thèmes qui la concernent: son attitude parfois contestable face au problème arabe, ses complexes relations avec la France et Israël, sa situation en France aujourd'hui, notamment sa progressive ghettoïsation et son avenir probable, les courants qui la traversent actuellement (le dangereux retour à l'orthodoxie et le combat contre le judaïsme libéral), la faiblesse de ses instances dirigeantes et en particulier du grand rabbinat. Un tableau inattendu et provocateur qui vient bousculer les idées reçues au sujet de la communauté juive de France.

  • Aujourd'hui, ou peut-être jamais ; pour une paix américaine au Proche-Orient

    Elie Barnavi

    • André versaille éditeur
    • 28 March 2013

    Pourquoi le plus vieux conflit contemporain n'est-il toujours pas réglé, alors que toutes les conditions à sa résolution semblent réunies depuis longtemps ?
    En pointant les responsabilités de tous les protagonistes du conflit, Élie Barnavi met en lumière les raisons des échecs à répétition du "processus de paix". Il dévoile également les intérêts géopolitiques qui l'entourent et le parasitent. Au terme de cette mise à plat, il démontre pourquoi seule l'intervention déterminée des États-Unis de Barack Obama serait en mesure d'imposer aux différents belligérants le compromis tant souhaité.
    Car ce qui est encore possible aujourd'hui ne le sera plus nécessairement demain.

  • L'Europe frigide

    Elie Barnavi

    • André versaille éditeur
    • 28 March 2013

    L'Union européenne est-elle en coma dépassé ou ne dort-elle que d'un oeil ? A-t-elle eu raison de s'élargir ? Ses racines sont-elles chrétiennes ? Etc.
    Élie Barnavi apporte des réponses toniques à l'heure où les questions sur l'Europe sont prédominantes.

  • à un ami israélien

    ,

    • Flammarion
    • 19 May 2010

    « Je suis sûr, en abordant cette rive bardée d'écueils, de me brouiller avec la moitié plus un de mes meilleurs amis. Il se trouve simplement qu'un Gentil se sent les coudées plus franches avec un juif d'Israël...»

  • La Politique étrangère du général de Gaulle

    Friedl Barnavi Elie

    • Graduate institute publications
    • 1 September 2014

    De par la volonté de son fondateur, la Cinquième République a renoué avec une très vieille tradition française : « domaine réservé » du Prince, la politique étrangère est un art qui s'exerce en solitaire, sur les sommets inaccessibles du Pouvoir, dont elle est la pièce maîtresse et la principale préoccupation. Aussi y a-t-il bien eu une « politique étrangère gaullienne », née de la volonté d'un homme, de sa seule perception des intérêts de la France et des problèmes du monde. Les grandes puissances, l'Europe, le Tiers Monde - autant de têtes de chapitre d'une diplomatie à l'échelle de la planète. Pragmatisme ou idéologie ? Froide appréciation des réalités ou « une certaine idée de la France » ? Comment comprendre les grands coups diplomatiques du Général : la sortie du commandement intégré de l'OTAN et la volte-face proche-orientale, les discours de Phnom Penh et de Québec, et le veto opposé à l'entrée de la Grande-Bretagne dans le Marché commun ? Coups d'éclat et d'humeur ou pièces d'un même puzzle patiemment mis en place, étapes d'une même politique, en définitive remarquablement cohérente ? Ce livre s'efforce d'apporter à ces questions des éléments de réponse, toujours pertinents, parfois neufs, quelquefois inattendus. Ouvrage collectif, il est le fruit de la réflexion de spécialistes reconnus - universitaires, journalistes, proches collaborateurs du Général -, qui ont réuni leurs efforts pour offrir une présentation originale de la « politique étrangère gaullienne » - d'un homme et d'un projet qui ont profondément marqué leur temps. Notre temps.

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