Georges Bernanos

  • Ce violent pamphlet, repris par Lydie Salvayre dans Pas pleurer, fit scandale en France à sa parution en 1938. Il condamne la répression franquiste lors de la guerre civile espagnole. Les attitudes politiques de Georges Bernanos évoluent radicalement et il va prendre en horreur cette droite dont il semblait jusque-là figurer l'enfant turbulent. Pourtant chrétien, monarchiste et individualiste, révolté, il prend fait et cause pour les républicains et dénonce les atrocités d'un crime irrémédiable : le ralliement de l'Église espagnole au coup de force nationaliste de Franco.
    Georges Bernanos (1888-1948), a écrit quelques-unes des oeuvres majeures de la France littéraire du XXe siècle. On lui doit Sous le soleil de Satan, Monsieur Ouine ou encore La France contre les robots.
    /> « Vous êtes royaliste, disciple de Drumont - que m'importe ? Vous m'êtes plus proche, sans comparaison, que mes camarades des milices d'Aragon - ces camarades que, pourtant, j'aimais. » - Simone Weil
    « Bernanos est un écrivain deux fois trahi. Si les hommes de droite le répudient pour avoir écrit que les assassins de Franco lui soulèvent le coeur, les partis de gauche l'acclament quand il ne veut pas l'être par eux. Il faut respecter l'homme tout entier et ne pas tenter de l'annexer. » - Albert Camus
    « Un livre de prophète » - Emmanuel Mounier

  • C'est une paroisse comme il en est bien d'autres, dévorée par l'ennui, la mesquinerie. En découvrant ce petit village de l'Artois, son nouveau curé mesure l'ampleur du sacerdoce. Il a pour lui sa jeunesse et sa foi. Et trop d'orgueil pour renoncer. Le salut des âmes, voilà son affaire - peu importe les âmes. Peu importe l'avarice du pauvre, le fier dédain du riche. Ni la solitude, ni le doute ne le rongent. Tout à la fois dupe et sauveur, guide et victime, l'humble pasteur fera sien le sacrifice de l'Agneau.

  • Le volume que vous tenez entre les mains n'est pas un livre comme les autres. Dans la composition reproduite ici, il a été imprimé clandestinement au cours de l'été 1943. Diffusé dans une France occupée, il consistait simplement en huit pages recto-verso, pliées et non reliées. Un tract. Un cri de colère.
    « Où allons-nous ? » demande Georges Bernanos. Depuis le Brésil, où il s'est exilé en 1938, le romancier a observé avec angoisse le saccage nazi de toutes les valeurs. Il a pressenti que celui-ci risquait de produire son souffle destructeur au sein des sociétés européennes longtemps après la victoire alliée. Qu'il s'agisse de la trahison des classes dirigeantes « emportées par leur mépris et la haine du peuple », du machinisme, de l'État total, de l'empire de l'argent, de la dictature anonyme ou de « l'immense appareil législatif et administratif » qui s'est mis en place pendant la guerre, l'écrivain aux dons de prophète a vu que l'humanité ne retrouverait pas ce qu'elle avait perdu - ou qu'elle le retrouverait sous une forme méconnaissable. Un texte saisissant.

  • Un jeune prêtre tourmenté par sa propre impuissance, une jeune fille désespérée, des paroissiens tentés par l'impiété : tels sont les personnages de ce drame d'un monde sans dieu.
    Écrit de 1919 à 1926, dans le foisonnement d'une époque où tout bascule, où la question du mal, de l'humiliation et du temps sont centrales, Sous le soleil de Satan est l'un des grands romans nés de la première guerre mondiale. L'affrontement entre les hommes se métamorphose ici en un affrontement entre les âmes.
    Après Proust et avant Céline, Bernanos met le roman au défi du mysticisme, en proposant une nouvelle littérature, sensuelle et visionnaire, où la puissance métaphysique s'ajoute à la violence du pamphlétaire. Il est temps que Bernanos retrouve sa place parmi les plus grands romanciers, celle d'un Dostoïevski français.

  • Ce pamphlet reste d'une incroyable actualité. Bernanos y explique ainsi qu'« un jour, on plongera dans la ruine des familles entières parce qu'à des milliers de kilomètres pourra être produite la même chose pour deux centimes de moins à la tonne ». Cette polémique engagée contre la « société des machines » est un cri, un appel très moderne et même futuriste à la construction d'une société où il serait possible de mener une vie digne de l'être humain.
    Georges Bernanos (1888-1948), a écrit quelques-unes des oeuvres majeures de la France littéraire du XXe siècle. On lui doit Sous le soleil de Satan, Les Grands cimetières sous la lune ou encore Journal d'un curé de campagne.
    « Grâces soient rendues au Castor Astral pour cette réédition bienvenue. » - La Cause littéraire
    « Le titre annonce le genre de la maison : sus à la technique déshumanisante; sus à tout ce qui éloigne tragiquement la France de son coeur profond. » - L'Express

  • Saint Dominique Nouv.

    Pour le huit centième centenaire de la mort de Saint Dominique, le fondateur de l'Ordre des Prêcheurs, la résurrection de l'hommage vibrant de Georges Bernanos : la vie d'un génie du christianisme, d'un père de l'Europe et d'un maître spirituel revisitée par le plus prophétique des romanciers catholiques du XX e siècle. Quel est le mystère d'une vie sainte ? Quel est le secret d'une figure qui a radicalement transformé son temps ? Quelle énigme recèle une existence qui continue d'inspirer des milliers de femmes et d'hommes des siècles après sa disparition ?
    Né vers 1170 en Espagne, Dominique Nuñez de Guzman meurt le 6 août 1221 à Bologne, en Italie, après avoir traversé la France. C'est là où, sautant les âges, avec son talent de médium mystique, le romancier Georges Bernanos le rattrape. Le voilà qui dresse la fresque biographique du fondateur des Dominicains qui a révolutionné la spiritualité, embrasé l'Université, intimidé les princes, sermonné les papes, façonné l'Europe et réformé l'Église. Mais l'écrivain, avant tout, se penche sur l'agonisant pour recueillir, par-delà les codes convenus de l'hagiographie, son ultime confession. Celle qu'il doit à ses frères, à ses soeurs et, en premier lieu, à Dieu.
    La rencontre spirituelle et littéraire de deux géants convaincus qu'il n'est d'autre raison de vivre que d'apporter le feu au monde.

  • Considéré comme l'oeuvre majeur de Bernanos, Monsieur Ouine démarre dans la fournaise d'une journée d'été. Dans un village, un crime a été commis et les dénonciations anonymes vont bon train, engendrant un climat délétère. Quelle est la responsabilité de cet étrange Monsieur Ouine, personnage au corps flasque et suintant ? C'est tout le mystère du mal qui est ici relaté.
    Georges Bernanos (1888-1948), a écrit quelques-unes des oeuvres majeures de la France littéraire du XXe siècle. On lui doit Sous le soleil de Satan, Les Grands cimetières sous la lune ou encore La France contre les robots.
    « Monsieur Ouine est le chef-d'oeuvre de la littérature bernanosienne. » - Juan Asensio, Stalker.
    « Le titre le plus prisé aujourd'hui des inconditionnels de Bernanos. » - Le Monde

  • On ne présente pas Bernanos, on l'a lu, on le lit. Soixante-dix ans après sa mort, il apparaît plus que jamais dans sa totale singularité. Bernanos n'est pas seulement un écrivain impressionnant, il est aussi un mélange étonnant d'individualité irréductible et d'engagement à la fois constant et inclassable : aucun parti politique, aucune idéologie, aucune droite ni aucune gauche n'ont pu récupérer à leur profit les essais et pamphlets de cet admirateur d'un autre " irrécupérable " : Léon Bloy. Catholique flamboyant, Bernanos n'hésite pas, bien que royaliste de coeur, à soutenir les républicains pendant la guerre d'Espagne, ni, bien que nationaliste, à s'exiler au Brésil lorsque certains " nationaux " prennent le pouvoir en profitant de la victoire allemande de 1940. Il voit alors en Charles de Gaulle un " prédestiné " et se rallie à la cause résistante qu'il incarne. Ce volume rassemble ses essais majeurs et un grand nombre de ses articles politiques, historiques ou littéraires, témoignages directs de l'histoire universelle vécue par l'écrivain. À côté de textes devenus des classiques, comme Les Grands Cimetières sous la lune ou Le Chemin de la Croix-des-Âmes, on trouvera ici des oeuvres fondamentales, comme Nous autres Français ou La France contre les robots, ainsi que des chefs-d'oeuvre rares mais indispensables à la compréhension de l'itinéraire de Bernanos : son Saint Dominique ou son magnifique essai sur Jeanne d'Arc, Jeanne relapse et sainte. Lire ou relire Bernanos n'a jamais cessé d'être nécessaire et l'est peut-être plus encore aujourd'hui où ses maîtres mots et principes directeurs, " révolte de l'esprit " et " scandale de la vérité ", sont les meilleures répliques au poids des conformismes et à l'inertie des consciences.

  • Texte intégral révisé suivi d'une biographie de Georges Bernanos. Sous couvert d'une biographie d'Edouard Drumont, quarante-cinq ans d'histoire de France - de 1870 à 1915, de la Commune à l'Affaire Dreyfus en passant par le scandale du canal de Panama - forment la trame de ce brillant pamphlet-hommage. De l'auteur antisémite de "La France juive", qu'il appelait "mon maître", Bernanos dresse le portrait d'un grand homme idéaliste aux prises avec tous les bien-pensants de l'époque: bourgeois conservateurs, républicains, socialistes, juifs, francs-maçons, parlementaires, militaires, prêtres et autres notables qui ne songent qu'à s'enrichir et à se concilier les faveurs de ceux qui les briment, tout en préparant inconsciemment la Grande Guerre à venir. "La Grande Peur des bien-pensants", récit de l'agonie de la France chrétienne et violent réquisitoire contre une République corrompue, est l'occasion pour Bernanos d'exprimer toute la colère antibourgeoise et anticapitaliste qui l'anime. À travers le récit de la fin solitaire d'un Drumont vaincu et désespéré, c'est aussi une sorte de testament de sa propre jeunesse.


  • Mouchette, une jeune fille de treize ans, vit dans l'indifférence de sa famille et le dédain de ses camarades. Un soir, une mauvaise rencontre sera décisive pour son avenir. Quel est ce secret trop lourd à garder ? Quand elle reviendra au village, il va en tout cas lui attirer toujours plus d'ennuis et de mépris...
    Georges Bernanos (1888-1948), a écrit quelques-unes des oeuvres majeures de la France littéraire du XXe siècle. On lui doit Sous le soleil de Satan, Les Grands cimetières sous la lune ou encore La France contre les robots.
    « Roman d'abandon, pour un monde moderne abandonnée » - Fabula
    « Il ne me reste qu'à vous exprimer ma vive admiration. » - Simone Weil

  • Un crime

    Georges Bernanos

    Texte intégral révisé suivi d'une biographie de Georges Bernanos. "Le crime est rare; je veux dire le crime qualifié, authentique, tombant sous le coup de la loi. Les hommes se détruisent par des moyens qui leur ressemblent, médiocres comme eux. Ils s'usent sournoisement. Et les crimes d'usure, monsieur, ça ne regarde pas les juges !..." Un presbytère de campagne, un prêtre étrange et nouveau venu, et par une nuit lugubre, un crime. Ainsi commence un récit fascinant où Bernanos donne au roman policier la dimension d'une aventure spirituelle, où les passions se heurtent sous le couvert de l'innocence, où la violence se dissimule sous le charme et l'apparence de piété. Quels rapports unissent le jeune curé de Mégère et Evangéline, la nièce de la châtelaine assassinée ? A quel mystère sordide, le juge Frescheville va-t-il être confronté ? Sous la lente progression de l'enquête, la vérité, trop tôt devinée, n'est pas sans ménager quelque surprise. Peu à peu, le drame s'élève au-dessus du fait divers, il devient, dans le lyrisme et l'écriture dense de Bernanos, un problème moral posé au lecteur.

  • Après le scandale des Grands Cimetières sous la lune sur les « dessous de la Croisade espagnole et l'épuration franquiste », Georges Bernanos décide en 1938 de quitter la France : « La triple corruption nazie, fasciste et marxiste n'avait presque rien épargné de ce qu'on m'avait appris à aimer. » L'auteur de Sous le soleil de Satan s'installe au Brésil fin août 1938, décidé à devenir fermier pour gagner sa vie. Mais il est rattrapé par les événements qui se déroulent en Europe et qui l'atteignent au plus profond de lui-même. Le temps est venu pour lui d'autres Écrits de combat.
    La Révolte de l'esprit est un recueil d'articles écrits au Brésil, dans la presse et pour la BBC, entre 1938 et 1945. Jamais regroupés du vivant de leur auteur, ils forment un pendant au Chemin de la Croix-des-Âmes, recueil composé par Bernanos avant son retour en France. C'est la première fois que ces textes paraissent sous ce titre en un volume distinct. Bernanos y livre, dans son style fulgurant, son combat pour la France libre. Mais à travers son temps, il voit plus loin. Ses Écrits de combat, souvent prophétiques et toujours courageux, constituent sans aucun doute l'une des lectures les plus salutaires de la littérature française du XXe siècle. Elle est plus que jamais nécessaire aujourd'hui.

  • Texte intégral révisé suivi d'une biographie de Georges Bernanos. "Les Enfants humiliés" est le plus grand des essais de Bernanos, parce que le plus pur, le plus dépouillé, celui où la colère ne s'étale jamais, mais crève seulement dans un mot, dans une phrase, terribles - parce que cette fameuse colère n'y paraît rien autre qu'une forme désespérée et sublime de l'amour. L'entrelacement des thèmes atteint ici la perfection d'une chorale, et c'est pourtant le même homme qui chante, tantôt indigné, tantôt consolant et presque caressant; le rapprochement des deux guerres (nous retournons dans cette guerre ainsi que dans la maison de notre jeunesse), l'esprit de l'arrière et celui de l'avant, le dépouillement total du prophète (mon oeuvre est un four banal), l'exil ou plutôt la pose au sein du désert brésilien, la haine de la conscience faite (il n'y a plus d'opinion catholique), et par-dessous, courant toujours, ce motif de l'enfance qu'on a justement retenu pour le titre. Enfin certaines pages sur la forêt brésilienne sont d'une force et d'une douceur dans le style jamais atteintes en langue française." - J.-M. Domenach. "Il y a dans le livre de Bernanos un merveilleux portrait de Hitler en brave homme saisi par le ressentiment au lendemain de la première guerre mondiale, calciné dans la fleur de sa jeunesse par le ressentiment, recuit dans la certitude d'avoir été floué en tant que jeune caporal, en tant que citoyen, en tant que brave homme moyen d'humanité médiocre. Hitler, dit Bernanos, est mort quand il avait vingt ans, car c'est être mort que de piétiner sans relâche dans la même vieille histoire froide. De sa mort est sortie sa puissance. Bernanos écrit contre ces gens-là, contre ces sales bêtes repues de leur bon droit, gavées d'amertume et de ressentiment. Les secrets du monde sont des secrets misérables. Ils se laissent attraper par ce genre d'écriture là, mal habillée, mal polie, souffrante. Le grand secret c'est qu'il n'y a pas d'humanité. Il n'y a qu'un cloaque, qu'un vivier purulent de petits caporaux, de jeunes cadres, de vieux boursiers et de moyenne bourgeoisie tiède et morne. Et puis, bien sûr, il y a les pauvres. Mais ceux-là, personne ne sait en parler, et eux-mêmes n'imaginent pas qu'on puisse dire quelque chose d'eux: la parole, c'est pour les maîtres."" Il y aurait de quoi désespérer d'une telle vision si la maladie ne venait pas nous en guérir, la maladie d'un Bernanos à bout d'espoir, l'adrénaline d'un livre fourbu, la fièvre enfantine de l'amour qui revient pour se mettre au travail. Les livres en bonne santé sont des livres de loisir. Les livres malades sont des appels au travail de soi sur soi - et sur le reste. Car le vrai secret est celui-ci: il n'y a pas encore d'humanité. L'humain est ce qui est à venir." - Christian Bobin.

  • L'Imposture déroute puisque tout y semble pure noirceur : nuit des mensonges et imposture d'un prêtre, Cénabre, qui a perdu la foi. Mais l'a-t-il jamais possédé ? Les personnages de ce roman paraissent tous êtres emprisonnés dans une cellule dont ils ne parviendront jamais à s'échapper. Bernanos écrit sans doute ici les plus belles pages de la littérature française sur les turpitudes de l'âme.
    Georges Bernanos (1888-1948), a écrit quelques unes des oeuvres majeures de la France littéraire du XXe siècle. On lui doit Sous le soleil de Satan, Les Grands cimetières sous la lune ou encore La France contre les robots.

  • Lorsque Georges Bernanos commence à rédiger les articles qui formeront Le Chemin de la Croix-des-Âmes, il est au Brésil. Quelques mois avant l'appel du 18 juin 1940, dans Les Enfants humiliés, il prophétisait : « Mon pays est soigneusement tenu dans l'ignorance de ce qu'il défend, de ce qu'il risque de perdre, de ce qu'il est presque sûr de perdre si quelque miracle ne suscite pas au dernier moment un homme qui parle enfin à son coeur, à ses entrailles. »À un ami, il confie début 1940 : « Dans la plus profonde humiliation et avec une honte écrasante, je viens de reprendre la conscience de mon pays. » À travers ses articles écrits entre 1940 et 1945 dans les journaux brésiliens ou pour la BBC, Bernanos dénonce les responsabilités dans la défaite française, la France de Vichy, la collaboration. Il soutient la Résistance et de Gaulle. Mais il voit aussi plus loin. Car la Seconde Guerre mondiale marque la fin d'un monde, l'avènement d'une civilisation de masses et celui de la technologie, « de la matière qui prévaut lentement contre l'homme alors qu'il se donne l'illusion de l'asservir ». Cette crise sans précédent, qu'il a entrevue dix ans plus tôt, est celle d'une société dont le but « est la simple consommation de ce qui est (...) à mesure qu'approche le jour attendu, infaillible, de la libération absolue de l'homme, non pas de l'Homo sapiens du philosophe antique, mais de l'homme total, qui ne se connaît ni Dieu ni maître, étant à soi seul sa propre fin ».Une telle crise appelle une révolution des consciences. Au-delà du témoignage, cette édition du Chemin de la Croix-des-Âmes prend une résonance particulière aujourd'hui.

  • Deux romans mais une histoire commune !

    Lorsque Bernanos commence à écrire Un crime, il a alors deux manuscrits en chantier : Un mauvais rêve et Monsieur Ouine. Le manuscrit écarté d'Un crime a été retrouvé. Il permet de donner un meilleur texte pour Un mauvais rêve, roman né en partie du refus d'Un crime et resté inédit du vivant de l'auteur.
    Georges Bernanos (1888-1948), a écrit quelques unes des oeuvres majeures de la France littéraire du XXe siècle. On lui doit Sous le soleil de Satan, Les Grands cimetières sous la lune ou encore La France contre les robots.

  • «Mais situons d'abord M. Georges Bernanos dans nos perspectives littéraires. Il n'a pas été d'abord facile à définir. "Sous le soleil de Satan" le faisait apparaître comme un romancier du surnaturel, spécialité assez rare en France et qui n'a pas de province littéraire bien établie. "L'imposture" et "La joie" semblaient préciser M. Georges Bernanos comme le romancier du prêtre, autre spécialité extrêmement difficile et chez nous peu commune. Mais bientôt, les dons de polémiste de M. Georges Bernanos éclataient dans la "Grande peur des bien-pensants", mettant alors sa pensée, sa tradition intellectuelle en pleine lumière.» (Ramon Fernandez)

  • Texte intégral révisé suivi d'une biographie de Georges Bernanos. L'auteur de "Sous le soleil de Satan" nous fait pénétrer dans les cercles infernaux d'une famille de petite noblesse provinciale, dont la jeune fille, Chantal de Clergerie, illuminée par la grâce, rayonne de pureté, de fraîcheur et de joie. Partageant innocemment la foi trompeuse du prêtre Chevance, elle devient l'instrument privilégié de l'action de Dieu lui-même, le Grand Imposteur. À travers une galerie de personnages inoubliables - le père, aussi médiocre historien que carriériste; la mère, cramponnée à son trousseau de clés; le psychiatre, le prêtre, les domestiques sournois... - il nous plonge dans un univers de Chute et de Rédemption, de Ténèbres et de Lumière, de Bien et de Mal, de Joie et de Souffrance extatique dont nul ne ressort indemne. "Chaque être si misérable qu'on le suppose,a néanmoins sa vérité. Mais qu'importe la vérité des êtres à qui n'a jamais entrepris de chercher sa propre vérité ? " Troisième roman de Bernanos - mais qui devait à l'origine être le deuxième volet des "Ténèbres", dont le premier s'appela "L'Imposture" - "La Joie" a été récompensé par le Prix Femina en 1929.




  • La meilleure définition qu'on ait donnée de Bernanos est celle de Charles Plisnier, qui écrivait dans les Cahiers du Rhône : « Ainsi cet homme apparaît-il comme un monstre d'exigence, parce qu'il fut un monstre d'amour. » Bernanos ne fut pas un écrivain de profession. Il a écrit pour vivre, et il a vécu pour écrire et pour secouer ses frères en Jésus-Christ. Ce fut un chrétien engagé, romancier, journaliste, pamphlétaire. Dialogues des Carmélites n'est pas seulement une oeuvre de commande, c'est une oeuvre inspirée d'une autre : Die letzte am Schafott (La Dernière à l'échafaud), de Gertrud von Lefort.

  • La meilleure définition qu'on ait donnée de Bernanos est celle de Charles Plisnier, qui écrivait dans les Cahiers du Rhône : « Ainsi cet homme apparaît-il comme un monstre d'exigence, parce qu'il fut un monstre d'amour. » Bernanos ne fut pas un écrivain de profession. Il a écrit pour vivre, et il a vécu pour écrire et pour secouer ses frères en Jésus-Christ. Ce fut un chrétien engagé, romancier, journaliste, pamphlétaire. Dialogues des Carmélites n'est pas seulement une oeuvre de commande, c'est une oeuvre inspirée d'une autre : Die letzte am Schafott (La Dernière à l'échafaud), de Gertrud von Lefort.

  • L'abbé Donissan est un homme de foi sur le chemin de la sainteté. C'est pourtant à la recherche de Dieu qu'il se heurte à ses propres doutes, et remet en question ses croyances. Dans une sordide histoire de meurtre, il est confronté aux menaces de Satan. Mais, déterminé, le brave abbé lui mènera une lutte sans merci.
    Porté par la suite au cinéma, «Sous le soleil de Satan est certainement le roman le plus troublant et le plus profond de Georges Bernanos.



    Georges Bernanos (1888-1948) est un écrivain français. Il passe la plus grande partie de sa jeunesse au Pas-de-Calais, lieu qui inspirera bon nombre de ses romans. Il poursuit des études à l'institut Catholique de Paris. C'est après avoir participé à la Première Guerre mondiale que Georges Bernanos publie selon ses mots un «livre né de la Guerre'' : «Sous le soleil de Satan». Face a des difficultés financières, il s'installe dans plusieurs pays étrangers (dont les Baléares, le Brésil en exil, la Tunisie...). Il publie en 1936 un autre de ses romans majeurs: «Journal d'un curé de campagne». Comme les titres l'indiquent, ses oeuvres représentent très souvent des personnages catholiques, confrontés au combat spirituel entre le bien et le mal.


  • Prix Femina 1929 !

    Dans le château de M. de Clergerie, historien médiocre, obsédé par sa carrière, cohabitent des personnages aux attitudes étranges : la mère de M. de Clergerie, murée dans le mensonge ; Fiodor, le chauffeur russe aussi sensible à l'éther qu'au mysticisme, la cuisinière Fernande, le valet François... Et au centre du roman et du château : Chantal, jeune fille incarnation de la pureté, prête à sacrifier sa joie pour le salut des autres...
    Georges Bernanos (1888-1948), a écrit quelques-unes des oeuvres majeures de la France littéraire du XXe siècle. On lui doit Sous le soleil de Satan, Les Grands cimetières sous la lune ou encore La France contre les robots.
    « Il n'est pas nécessaire d'avoir la foi pour s'y reconnaître, tel est le pouvoir de cette oeuvre fulgurante. » François Mauriac
    « Il a écrit les plus belles scènes de la fiction moderne, par la profondeur et la puissance. » - André Malraux
    « Bernanos savait toutes ces choses qui nous font souffrir. C'est même de cela que sa grandeur était faite. Il avait beau se présenter à nous en veston, il était l'homme de l'invisible. » - Julien Green

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