Georgie De Saint-Maur



  • - Les politiciens ne remarquent les pauvres que quand les ghettos brûlent. Brûle le drapeau, brûle les églises. Brûle !
    - Brûlons, mais ça réchauffera l'atmosphère !
    - Saviez-vous que, au début du processus de l'Anéantissement, Soupier était un homme d'affaires, et même un des premiers investisseurs de la World Bank ?
    - Tant pis.
    - Vous êtes sans doute un des tenants de l'anticulture ?
    - L'esprit coercitif de l'anticulture me dérange.
    Érudit et pince-sans-rire, disert et culotté, John Culard truffe d'anecdotes le panorama de l'art qu'il brosse, des intentionnistes au mouvement Dodo en passant par le Programme des projeteurs. Il aborde les thèmes de société, chamboule la bourse des valeurs, met en lumière les paradoxes de l'époque et ses points de non-retour.
    L'humour belge dans toute sa finesse.


  • PISSER DANS UN VIOLON
    S'ingénier à provoquer des choses impossibles ou qui ne se produiront pas. Perdre son temps.
    Quand le sentiment d'impuissance prédomine, quand on ne voit plus que des moulins à vent sur la ligne d'horizon, quand personne d'autre que soi n'entend les sirènes mordre les villes ou traverser les campagnes vides, quand les pétitions, les manifestations et les révoltes ne servent plus à rien, quand on brasse toujours le même renfermé.
    Pisser dans un violon jusqu'à la dernière goutte pour abreuver une autre solution, lointaine, imprévisible, pisser dans un violon pour faire tourner la roue, pour découvrir l'interrupteur caché derrière la roche et les portes scellées. Pisser dans un violon pour allumer la mèche et révéler le monde.

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    Au sommaire : 10 textes courts qui ne changeront rien au cours immuable des choses.

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