Jean-Louis Crémieux-Brilhac

  • Histoire des mentalités, le premier volume, La guerre, oui ou non, brosse le tableau d'une opinion publique divisée devant l'Allemagne nazie et évoque les incertitudes d'une nation anémiée physiquement et moralement. Mal remise de la saignée de la Grande Guerre, affaiblie par des années de médiocre politique, écartelée entre la crainte du communisme et la tentation fasciste, rongée par la xénophobie et l'antisémitisme, la France se réfugie dans l'attentisme pour se lancer finalement au combat, à l'avant-garde des démocraties, à travers l'épreuve douteuse de la 'drôle de guerre'. À travers une étude novatrice de l'histoire industrielle et militaire, le second volume rappelle que le sort du pays dépendait largement des Ouvriers et soldats. Qui incriminer si, en 1940, l'armement était incomplet, l'aviation insuffisante, la mécanisation manquée, la stratégie et la tactique inadaptées et le moral incertain? L'auteur met en lumière le formidable effort de guerre entrepris à partir de septembre 1939 par le ministre de l'Armement Raoul Dautry, comme il montre, des Ardennes à la mer, le sursaut final des combattants de mai-juin 1940. Mais dans les deux cas, trop tard. L'histoire n'attend pas...

  • Histoire des mentalités, le premier volume, La guerre, oui ou non, brosse le tableau d'une opinion publique divisée devant l'Allemagne nazie et évoque les incertitudes d'une nation anémiée physiquement et moralement. Mal remise de la saignée de la Grande Guerre, affaiblie par des années de médiocre politique, écartelée entre la crainte du communisme et la tentation fasciste, rongée par la xénophobie et l'antisémitisme, la France se réfugie dans l'attentisme pour se lancer finalement au combat, à l'avant-garde des démocraties, à travers l'épreuve douteuse de la 'drôle de guerre'. À travers une étude novatrice de l'histoire industrielle et militaire, le second volume rappelle que le sort du pays dépendait largement des Ouvriers et soldats. Qui incriminer si, en 1940, l'armement était incomplet, l'aviation insuffisante, la mécanisation manquée, la stratégie et la tactique inadaptées et le moral incertain? L'auteur met en lumière le formidable effort de guerre entrepris à partir de septembre 1939 par le ministre de l'Armement Raoul Dautry, comme il montre, des Ardennes à la mer, le sursaut final des combattants de mai-juin 1940. Mais dans les deux cas, trop tard. L'histoire n'attend pas...

  • Figure tutélaire de la France Libre, grand témoin de la Seconde Guerre mondiale et historien majeur de la résistance, Jean-Louis Crémieux-Brilhac livre ici plus de 30 ans de réflexions sur son histoire et son engagement. Un recueil inédit qui fera date.
    A travers ce recueil, Jean-Louis Crémieux-Brilhac livre plus de cinquante ans de réflexions sur la plus grande aventure collective française du XXe siècle, la France Libre. Mais c'est principalement à sa forme politique et à son chef, Charles de Gaulle, qu'est consacré cet ouvrage, car - ce que la mémoire nationale méconnaît trop souvent - l'action de la France Libre a été essentiellement politique. Ainsi s'éclairent la relation entre Londres, la Résistance intérieure et le parti communiste, la place de la France Combattante dans le jeu des trois grands Alliés ou encore telle phase méconnue de la restauration républicaine... Rassemblés pour la première fois, complétés et révisés, ces textes montrent l'exceptionnelle fécondité politique de ce moment unique de l'histoire de France.

  • Jean-Louis Crémieux-Brilhac a été principalement l'auteur de deux grands livres : Les Français de l'an 40 (1990) dont le sujet est celui de Marc Bloch dans L'étrange défaite et La France Libre (1996 et 2014), qui constituent l'improbable sortie par le haut du désastre national.
    De ces deux épisodes, Crémieux-Brilhac a été, avant de s'en faire l'historien, l'acteur et le témoin. D'où le titre que l'on a cru pouvoir donner au récit qu'il s'était décidé à en faire, de l'intérieur, à quatre-vingt-seize ans, quand la mort est venue le prendre au printemps 2015.

    De famille très républicaine, et précocement engagé dans la lutte contre le fascisme, J.-L. Crémieux-Brilhac a vécu comme un choc personnel l'effondrement de la France. Prisonnier en Allemagne, il s'en évade pour rejoindre, dans des conditions épiques, l'Union soviétique encore alliée d'Hitler et s'y voit incarcéré jusqu'en juin 1941. Il rejoint alors de Gaulle pour devenir secrétaire à la propagande et, à ce titre, acteur central de la France Libre.

    Au récit posthume de cette aventure, qui est autant celle d'une génération que celle de la France, on a joint deux séries d'annexes qui lui donnent tout son sens. D'une part trois articles de l'auteur sur les sujets qui lui tenaient le plus à coeur : La France Libre et les Juifs, Vichy et les Juifs, de Gaulle et Mendès France, les deux fidélités politiques de son existence. D'autre part les trois hommages prononcés lors de ses funérailles : l'hommage familial de son fils Michel, l'hommage historien de Jean-Pierre Azéma, l'hommage national enfin prononcé dans la cour des Invalides par François Hollande, président de la République.

  • Ce sont les aventures et les mésaventures des deux cent dix-huit militaires français qui, prisonniers de guerre en Allemagne en juin 1940, s'en évadèrent vers l'U.R.S.S. que nous raconte ici l'un des derniers survivants, Jean-Louis Crémieux-Brilhac.
    Un épisode minime, mais singulier de l'histoire de la Seconde Guerre mondiale. Singulier par le choix de l'Union soviétique pour destination, même momentanée, et par le petit nombre de ceux qui le firent. Singulier par l'expérience qu'ils eurent de l'U.R.S.S. où ils ne connurent pas un jour de liberté quand ils croyaient avoir échappé à la captivité. Singulier par les formidables performances d'énergie, d'endurance individuelle ou d'astuce de certaines évasions, puis par les péripéties d'une équipée collective qui faillit plus d'une fois lui être fatale. Singulier par la reconstitution d'une communauté française au coeur de la Russie profonde, en proie à une extraordinaire confusion d'illusions et de divisions, mais acharnée dans l'insoumission. Singulier par le destin des trente-deux sympathisants qui se mirent au service de l'Union soviétique. Singulier, enfin, par le cheminement qui, en l'espace d'un an, transforma un groupe de Français comme les autres, désireux, pour la plupart, de rentrer au pays, en une cohorte de volontaires convaincus d'une mission et dont, pour certains, les hauts faits ou le sacrifice finirent par s'inscrire au livre d'or de la France Libre.

  • Réagissant à la déroute française de 1940 et à la demande d'armistice du maréchal Pétain, le général de Gaulle lance sur les ondes de la BBC l'Appel du 18 juin. Ce discours et d'autres qui suivent au mois de juin, exhortent le peuple français à poursuivre la lutte et résister à l'ennemi. Il constitue l'événement fondateur de la France Libre. Mais qui connaissait de Gaulle à cette époque ? Comment le symbole qu'il est devenu s'est-il formé ? Nul n'était mieux placé que Jean-Louis Crémieux Brilhac, compagnon de la libération, pour expliquer le contexte et la portée de cet acte. Secrétaire à Londres du Comité de propagande de la France Libre, il a vécu ces années en acteur avant de devenir le grand historien de cette période.

  • Le « moment Mendès France » est une étape majeure dans la construction d'une politique scientifique française. 
    Pierre Mendès France, étoile montante de la IVe République, met la recherche au premier plan de son projet politique et économique. Chef du gouvernement en 1954, il recrée, 17 ans après Blum, un secrétariat d'État à la recherche scientifique et un Conseil supérieur de la recherche scientifique. 
    Écarté du pouvoir, il suscite, avec le colloque de Caen de 1956, de véritables états généraux de la recherche et de l'enseignement scientifiques. Il dénonce les rigidités qui bloquent les voies nouvelles de la recherche, prône l'extension massive des études scientifiques et l'instauration d'une autorité politique de la recherche qui coordonne et stimule. 
    C'est dans le droit fi l du colloque de Caen, dans le climat durablement créé par le Mouvement pour l'expansion de la recherche issu de Caen, que de Gaulle inaugure en 1958 une grande politique de la recherche. 
    Et « s'il existe aujourd'hui une question politique des politiques scientifiques, elle doit beaucoup à l'héritage de pensées légué par Mendès France ». 
    Jean-Louis Crémieux-Brilhac, haut fonctionnaire et historien correspondant de l'Institut, a été, sous l'égide de Pierre Mendès France, un des animateurs du Mouvement pour l'expansion de la recherche scientifique et l'organisateur des colloques sur l'enseignement et la recherche des décennies 1950 et 1960.

  • Longtemps interdit de diffusion en langue française, ce livre écorne l'image complaisamment entretenue selon laquelle la Résistance aurait été une affaire purement franco-française.

    Créé en 1940 par Churchill, le Special Operations Executive (SOE) joue un rôle déterminant sur le territoire français : il livre les armes et forme les principaux agents de la France libre. Pourtant, à mesure que le SOE prend de l'importance, des frictions apparaissent entre Churchill et de Gaulle.

    S'appuyant sur les archives les plus secrètes, Michael R.D. Foot et Jean-Louis Crémieux-Brilhac dévoilent toute l'ampleur de l'action britannique en France.

  • Agent secret de Churchill pendant la guerre, saboteur, père des nageurs de combat français, forestier et pétrolier en Afrique, acteur du dernier film de Jean-Luc Godard : Robert, dit Bob, Maloubier, 87 ans, a traversé le XXe siècle comme un aventurier. Bob Maloubier, c'est aussi une gueule. Une grande gueule, glissent ses rares détracteurs. Moustache blanche façon major des Indes, oeil pétillant, blazer bleu marine avec le blason du Special Boat Service (nageurs de combat britanniques) dont il est breveté, insigne des nageurs de combat français au cou. Il nous raconte aujourd'hui ses deux années épiques passées au sein de la section française du Special Operations Executive (SOE), créé par Winston Churchill en juillet 1940, pour effectuer les sabotages et opérations spéciales contre les troupes allemandes en France occupée. Engagé dans le SOE à 19 ans, il a vécu l'Exode, les blessures, les prisons allemandes, une évasion de Bizerte envahi par l'Afrika Korps, l'assassinat de l'amiral Darlan par son ancien camarade de lycée Fernand Bonnier de la Chapelle... Il quitte l'armée britannique avec le grade de capitaine et la prestigieuse décoration Distinguished Service Order, accordée seulement à une soixantaine de Français pendant la guerre. Avec plein d'émotion, de verve et de faconde, il nous plonge ainsi dans le bain de l'époque, où coups tordus et héroïsme se mêlent, et dans la peau de ces combattants de l'ombre. On pourrait croire à un roman. C'est pourtant l'histoire vraie d'un héros de la guerre, l'un des deux derniers survivants du SOE.

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