Langue française

  • Trouble dans le genre ; le féminisme et la subversion de l'identité

    Judith Butler

    • La découverte
    • 12 December 2019

    Dans cet ouvrage majeur publié en 1990 aux États-Unis, la philosophe Judith Butler invite à penser le trouble qui perturbe le genre pour définir une politique féministe sans le fondement d'une identité stable. Ce livre désormais classique est au principe de la théorie et de la politique queer : non pas solidifier la communauté d'une contre-culture, mais bousculer l'hétérosexualité obligatoire en la dénaturalisant. Il ne s'agit pas d'inversion, mais de subversion. Judith Butler localise les failles qui témoignent, à la marge, du dérèglement plus général de ce régime de pouvoir. En même temps, elle questionne les injonctions normatives qui constituent les sujets sexuels. Jamais nous ne parvenons à nous conformer tout à fait aux normes : entre genre et sexualité, il y a toujours du jeu. Le pouvoir ne se contente pas de réprimer ; il ouvre en retour, dans ce jeu performatif, la possibilité d'inventer de nouvelles formations du sujet. La philosophe relit Foucault, Freud, Lacan et Lévi-Strauss, mais aussi Beauvoir, Irigaray, Kristeva et Wittig, afin de penser, avec et contre eux, sexe, genre et sexualité - nos désirs et nos plaisirs. Pour jeter le trouble dans la pensée, Judith Butler donne à voir le trouble qui est déjà dans nos vies

  • La force de la non-violence

    Judith Butler

    • Fayard
    • 20 October 2021

    Alors que le recours à la violence est souvent présenté comme le mode de résistance le plus radical, Judith Butler propose de régénérer la non-violence comme idéal. La non-violence, ce n'est pas la passivité ni le renoncement à l'action. Ce n'est pas le pacifisme naïf ni l'aspiration inconséquente à une forme de pureté morale. Ce serait plutôt une entreprise politique agressive de rupture avec le monde et ses propres impulsions.
    Défendre la non-violence comme idéal, serait-ce idéaliste ? Pour Judith Butler, la non-violence est au contraire nécessaire dans des temps comme les nôtres, quand ceux qui prennent position pour la violence reproduisent les cadres et les pratiques institués.
    Judith Butler propose ainsi de constituer la non-violence comme nouvel imaginaire politique. À travers ses discussions de Fanon, Freud, Benjamin, Arendt, Foucault..., elle entreprend de fonder une éthique politique sur les notions d'interdépendance, d'égalité et d'anti-individualisme.
    Ce livre s'est imposé dès sa parution comme un classique de la théorie politique contemporaine.

  • Qu'est-ce qu'une vie bonne ?

    Judith Butler

    • Éditions payot
    • 1 April 2014

    En 2012, au moment de recevoir le Prix Adorno, Judith Butler se demande s'il est possible de vivre une bonne vie dans une mauvaise vie. Que peut donc signifier mener une vie bonne, une vie vraie quand la plupart sont exposés dans leur chair à la vulnérabilité d'une mauvaise vie ? Comment penser la résistance de la vraie vie à la fausse ? Cette ancienne question de la philosophie morale prend un sens neuf si on la pose dans les conditions concrètes de nos existences.

  • Rassemblement ; pluralité, performativité et politique

    Judith Butler

    • Fayard
    • 2 November 2016

    L'actualité politique récente a été marquée par le surgissement à l'échelle internationale de grands rassemblements populaires : Occupy, les Indignés, les printemps arabes...
    C'est l'occasion pour Judith Butler de s'interroger sur les dynamiques des manifestations publiques, sur leurs conditions et leurs implications politiques. Que signifie se rassembler ? Quelles sont les forces qui empêchent ou rendent possible une telle action plurielle ? Quelle est la nature dé­mocratique d'un tel mouvement ? Et son efficacité ?
     
    Pour répondre à ces questions, Judith Butler est amenée à redéfinir la théorie de la performativité. Elle montre comment celle-ci permet de comprendre autrement l'action concertée des corps. Quand des corps se rassemblent, ils sont dotés d'une expression politique qui ne se réduit pas aux revendications ou aux discours tenus par les acteurs.
     
    La mobilisation manifeste des corps à la fois qui luttent contre la précarité (notamment néolibérale) mais aussi qui utilisent cette précarité comme une force mobilisatrice et un point de départ pour l'action. En mettant en oeuvre une forme radicale de solidarité qui s'oppose aux forces économiques et politiques, une nouvelle signification de l'« espace public » et du « peuple » émerge alors, qui conduit à repenser les principaux concepts de la théorie et de l'action politiques.
     
    Judith Butler est philosophe, professeure à l'Université de Californie à Berkeley. Elle est notamment l'auteure de Trouble dans le genre (La Découverte, 2005), Ce qui fait une vie (Zones, 2010), et Vers la cohabitation (Fayard, 2013).

  • Antigone : la parenté entre vie et mort

    Judith Butler

    • Epel editions
    • 13 May 2013

    Désormais reconnue pour ses travaux sur le genre (gender) et la sexuation, Judith Butler poursuit ici son questionnement en étudiant de très près l'Antigone de Sophocle. Faut-il continuer de réduire Antigone à ce que ses plus célèbres commentateurs en ont fait ? Tantôt une femme défendant les lois non écrites de la famille contre celles de l'État (Hegel), tantôt une fille se tenant à l'orée de l'ordre symbolique, choisissant le royaume de l'entre-deux-morts plutôt que la loi commune (Lacan) ? Son nom d'anti-gonè (contre la génération) ne désigne-t-il pas le trouble qu'elle jette, tant par ses paroles que par ses actes, dans l'ordre de la famille hétéronormée et dans la répartition des genres sexués ? Aujourd'hui où la parentalité se détache en partie de la famille traditionnelle, Antigone ne serait-elle pas en mesure de nous livrer quelques clefs de ce chamboulement ?

  • Ce qui fait une vie Nouv.

    Ce qui fait une vie

    Judith Butler

    • Syllepse
    • 9 May 2022

    Dans The Frames of War, paru en français aux éditons Zones sous le titre Ce qui fait une vie, Judith Butler examine les formes de guerre occidentales contemporaines, y compris la façon dont les médias dépeignent la violence d'État.
    De cette image dépend la compréhension de la vie humaine elle-même qui, selon le cadre donné, peut être considérée comme digne ou non d'être vécue.
    Le livre se compose de cinq essais 1) sur les images d'Abu Ghraib?; 2) la poésie de Guantanamo?; 3) la politique d'immigration européenne?; 4) l'islam?; et 5) un débat sur les concepts de normativité et de non-violence.
    Le livre est paru à Kyiv (Ukraine) en 2016.

  • Le Logement social en France (1815-1981)

    Judith Butler

    • La découverte (réédition numérique fenixx)
    • 9 October 2015

    Au début du XIXe siècle naissent les premières cités ouvrières. Elles inaugurent l'histoire d'un phénomène original : le logement social. Cet habitat, imposé par une classe sociale à une autre, apparaîtra, paradoxalement, à presque tous comme une réponse nécessaire au problème du logement. Aujourd'hui encore, il loge en France un habitant sur quatre. Comprendre le logement social, c'est donc aussi comprendre notre société. De l'économie au politique, du social à l'idéologique, des formes spatiales aux luttes d'habitants, la recherche critique des auteurs restitue la réalité du logement social. R. Butler et P. Noisette n'oublient aucun des acteurs en présence ; ils interrogent, à chaque moment, les politiques de contrôle social mises en oeuvre, leurs conceptions de l'espace, mais aussi les projets qui entendent s'y opposer. Au terme de ce parcours, naît une conviction : il faut abolir le logement social.

  • Le vivable et l'invivable

    ,

    • Presses universitaires de france
    • 12 May 2021

    Dans les épreuves et les violences du monde contemporain. l'invivable est la pointe extrême de la souffrance, de l'injustice, et du soin qui peut et doit y répondre. Mais qu'est-ce qui est invivable ? Puisqu'il exige immédiatement une action et un soin, comment s'en prémunir et le réparer? Judith Butler critique les normes qui rendent des vies « précaires » et « invivables » (depuis Trouble dans le genre), mais sans pour autant la lier à une philosophie de « la vie » ou du « soin ». Frédéric Worms, de son côté revendique un « vitalisme critique », pour lequel tout ce qui cause la mort relève de la vie, mais d'une manière différenciée selon les vivants, de sorte que « l'invivable » qui tue quelque chose en nous, reste littéralement vital et révèle la spécificité des vivants humains. Mais tous les deux voient dans la différence entre le vivable et l'invivable le fondement critique pour une pratique contemporaine du soin. Pour l'un et pour l'autre, le soin complet rendra la vie humaine vivable, « plus que vivante ». Il faut s'appuyer pour cela sur les pratiques concrètes des humains confrontés à l'invivable, les réfugiés dans le monde contemporain, les témoins et les écrivains des violations du passé. Ce sont eux qui nous apprennent et nous transmettent ce qui dans l'invivable est insoutenable, mais aussi indubitable, et ce qui permet d'y résister. Un dialogue transcrit et traduit d'une séance tenue à l'Ecole normale supérieure.

  • Dispossession

    ,

    • Polity
    • 12 April 2013

    Dispossession describes the condition of those who have lost land, citizenship, property, and a broader belonging to the world. This thought-provoking book seeks to elaborate our understanding of dispossession outside of the conventional logic of possession, a hallmark of capitalism, liberalism, and humanism. Can dispossession simultaneously characterize political responses and opposition to the disenfranchisement associated with unjust dispossession of land, economic and political power, and basic conditions for living?
    In the context of neoliberal expropriation of labor and livelihood, dispossession opens up a performative condition of being both affected by injustice and prompted to act. From the uprisings in the Middle East and North Africa to the anti-neoliberal gatherings at Puerta del Sol, Syntagma and Zucchotti Park, an alternative political and affective economy of bodies in public is being formed. Bodies on the street are precarious - exposed to police force, they are also standing for, and opposing, their dispossession. These bodies insist upon their collective standing, organize themselves without and against hierarchy, and refuse to become disposable: they demand regard. This book interrogates the agonistic and open-ended corporeality and conviviality of the crowd as it assembles in cities to protest political and economic dispossession through a performative dispossession of the sovereign subject and its propriety.

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