Mathieu Bedard

  • Nous avons demandé à quatre historiens de nous raconter tour à tour Montréal, de sa fondation jusqu'à nos jours.

  • L'idée du présent numéro nous est venue un peu par hasard, au cours d'une discussion où nous venions de constater que les fictions québécoises s'intéressent peu à la représentation des rapports de pouvoir et à ceux qui l'incarnent. Les luttes de classes, les clivages politiques, les relations entre groupes ethniques, la vie des riches et des puissants ne sont pas des thèmes qui attirent d'emblée nos écrivains, nos cinéastes et nos scénaristes. Pourquoi donc? Avons-nous peur du pouvoir?

  • Vérité ou fiction? Une grande majorité des oeuvres littéraires auxquelles nous sommes exposés tiennent de l'histoire inventée. Pourtant, nous nous arrêtons rarement à questionner la valeur intrinsèque de tels récits relativement à ceux qui sont ancrés dans le réel. Une histoire fictionnelle a-t-elle moins de valeur qu'une « véritable » ou, au contraire, davantage? Et que dire de ces romans semi-biographiques qui brouillent les cartes? L'Inconvénient se penche sur ces questions dans un dossier intitulé « À quoi sert la fiction? » qui fait la part belle aux articles de fond, accompagnés d'un entretien avec Carl Bergeron. Le numéro 66 de la revue poursuit également son travail d'ouverture à la diversité des médiums d'expression culturelle en inaugurant trois nouvelles chroniques, celle de Stanley Péan sur le jazz, celle de Thomas Hellman sur la musique populaire, et enfin celle de Samuel Cantin sur la bande dessinée.

  • Jour après jour, nous sommes témoins d'individus qui déchirent leur chemise au nom des principes de la gauche ou de la droite. À les en croire, leurs revendications seraient incompatibles avec celles de l'autre clan et porteuse d'une morale particulière. Cette prétention résiste-t-elle à l'analyse? N'assiste-t-on pas plutôt à une uniformisation graduelle des politiques, en même temps qu'à une polarisation des discours? Que dévoile ce dialogue de sourds? La gauche et la droite ne sont-elles, au fond, que des soeurs siamoises, le yin et la yang du débat démocratique? Ce dossier spécial intitulé « La gauche et la droite : beaucoup de bruit pour rien? » présente les essais d'Alain Deneault, Éric Bédard, Monique Larue, Ugo Gilbert Tremblay et Mathieu Bélisle, ainsi qu'un entretien de Mauricio Segura avec Marc Angenot. Ailleurs dans la revue, un extrait inédit du prochain roman de Nicolas Dickner, la visite d'Atelier de Cindy Phenix et les poèmes de Mathieu K Blais, en plus des chroniques habituelles de Patrick Nicol, Serge Bouchard et Olivier Maillart.

  • Le numéro d'octobre-novembre-décembre de la revue Séquences présente en une le documentaire Les Rose de Félix Rose, fils de Paul Rose, felquiste ayant pris part aux événements ayant mené à la mort du ministre Laporte en octobre 1970. Jason Béliveau, rédacteur en chef, s'est entretenu avec le réalisateur et Jean-Philippe Desrochers signe le commentaire critique. Le film est le point de départ d'un dossier sur l'engagement politique dans le cinéma québécois qui fait la part belle à octobre 1970, sans s'y restreindre. La rubrique Histoire(s) de cinéma se penche sur le genre du film de groupe, puis sur la franchise d'horreur Amytiville. Aussi au sommaire, un retour sur l'édition 2020 du festival Fantasia, un hommage au compositeur Ennio Morricone, un à l'acteur Michel Piccoli, et quelques recensions de livres sur le cinéma. Parmi les films recensés, retrouvez Nadia, Butterfly, Le jeune Ahmed, Flashwood et Suspect numéro un, entre autres.

  • Le numéro du printemps de la revue Séquences est dédié à ceux et celles qui, en enseignant, en produisant, réalisant ou programmant font vivre le cinéma en région, loin de la métropole. Le dossier thématique leur cède la parole, d'abord avec la publication d'un manifeste pour la diversité territoriale du cinéma québécois, puis en présentant des portraits de travailleurs et artisans, en s'intéressant à Wapikoni mobile, à la conquête cinématographique de l'Abitibi ou encore au régionalisme et à la ruralité au sein du cinéma québécois. Le numéro se penche aussi sur le passage des Beatles au grand écran, sur le genre du film psychocosmique et sur la franchise L'Histoire sans fin. Retrouvez également plusieurs critiques de films récents, quatre courts métrages et une analyse de l'échange des points de vue dans une séquence du film Persona d'Ingmar Bergman.

  • L'édition estivale de la revue Séquences présente un dossier sur l'été au cinéma avec une liste de 20 films incontournables, une plongée dans les films d'Éric Rohmer et ceux de Luca Guadagnino, ainsi qu'un parcours (subjectif) à travers des films où la belle saison se voit pervertie par la présence de l'inquiétant. Lisez aussi sur Arnold Schwarzenegger dans la rubrique « Histoire de cinéma » et un article sur l'expressionnisme allemand dans la rubrique dédiée à un genre en particulier. Retrouvez également plusieurs critiques de films récemment sortis et un retour sur la Berlinale 2021.La rubrique « Séquences de fin » est cette fois consacrée à la scène du dernier repas dans Phantom Thread de Paul Thomas Anderson. Le numéro comprend par ailleurs une entrevue avec Anthony Daniels, interprète du célèbre robot C-3PO à l'occasion de la sortie de son autobiographie au Québec.

  • La revue L'Inconvénient propose cet hiver un dossier sur un grand homme nous ayant récemment quitté, l'anthropologue, auteur et homme de radio, Serge Bouchard. En éditorial, Mathieu Bélisle se remémore l'homme, qui fut de 2004 à 2016, un collaborateur de la revue. Dans le dossier mêlant souvenirs, hommages et autre héritages, Éric Bédard, Marie-Michèle Giguère, Jean Désy, Lucie Dufresne, Jean-Philippe Pleau, Jérémie McEwen, Ariane Émond, Mark Fortier et Pascale Montpetit racontent Serge Bouchard, tel qu'ils et elles l'ont connu (et apprécié). Hors-dossier, retrouvez une réflexion de Georges Privet sur ce qui cloche avec le cinéma québécois, un essai de Sylvain David sur trois séries télé construites autour de confinements soit White Lotus, The Chair et Kevin can f**k himself et un portrait de Maria Schneider dans la rubrique Jazz par Stanley Péan.

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