Michèle Thoulon-Languet

  • Il faut l'entendre, la Yute, emballer son monde avec ses histoires de rien qu'elle transforme en récits épiques. Gouailleuse, elle l'est sûrement. Mais sa truculence dissimule souvent cette tendresse qu'elle n'exprime jamais. Comme ils lui sont reconnaissants, tous ces enfants dont elle s'est occupée, ces enfants devenus grands, et qui viennent aujourd'hui l'écouter. Et la Yute raconte, raconte, raconte. Le Georges qui avait tant de mal avec ses mathématiques. La Caroline qui avait osé lui tenir tête. Le Roger qu'était rongé par un eczéma purulent, même George Sand qui sautait les haies... « Dame », comme elle le dit si souvent, elle raconte sa campagnarde et modeste vie, tout simplement.

  • Un couple moderne. Le futur père qui ne cesse de s'interroger sur l'attitude de l'aimée, entame un long monologue à l'adresse de l'enfant qui va naître. Le monde n'est ni très beau ni très bon. L'homme n'est ni très beau ni très bon, mais la vie vaut la peine d'être vécue et la nature est là, que symbolisent les papillons.
    Puis le drame survient.
    Un texte pudique où se mêlent humour, tendresse et nostalgie dans une écriture élégante et qui coule.

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