Michel Garneau

  • Les guerriers

    Michel Garneau

    • Éditions somme toute
    • 29 May 2018

    Duel entre un créateur publicitaire de génie et son pragmatique associé, chargés de trouver un nou-veau slogan pour l'armée canadienne, Les Guerriers dissèque la mécanique implacable du règne ca-pitaliste et de l'aliénation de l'homme. Sous la forme d'un dialogue habilement orchestré, la pièce propose une guerre de mots contaminés par l'impératif économique, un combat aussi drôle que tra-gique entre la poésie et l'argent. De paradoxes en dérision, de déroute mentale en dérive physique (alcool et cocaïne aidant), Paul et Gilles s'échangent des répliques où se révèlent tour à tour l'euphorie d'un système où tout se vend et s'achète sans scrupule et l'effroi du vide qui le compose.

    Lorsque la vie se confond avec la mort, que l'âme se perd dans l'imposture d'une créativité rentable, alors on peut dire que la guerre est bel et bien lancée contre l'humanité. Une oeuvre phare de Michel Garneau, qui a su traduire avec maestria le mal de notre époque en termes sociaux et individuels à travers l'arme redoutable du langage.

  • La première internationale de narration

    Michel Garneau

    • Éditions somme toute
    • 20 March 2018

    Fable satirique inédite sur les rapports entre la violence, la parole et l'art, La première internationale de narration met en scène un concours littéraire international qui se tient sur le mont Sinaï, dans un salon de verre lumineux. Diffusée en direct à la télévision, la compétition oppose les représentants des différents modes de narration (roman, poésie, chanson, etc.). Chacun y revendique son mode d'expression par des plaidoyers où sont questionnés le rôle des artistes, les jeux de pouvoir, les relations hommes-femmes, l'obsession de l'argent comme le sens de la violence. Un jury, composé de Prix Nobel de littérature, est chargé de noter les oeuvres, mais les participants n'ont pas le temps de terminer leurs exposés, interrompus par l'arrivée de terroristes. Puissante critique d'une société à la «culture agonique» dominée par la consommation, La première internationale de narration aborde avec humour, lyrisme et passion le rôle essentiel du langage, du désir et de l'engagement dans un monde déchiré par des forces brutales.

  • Le banquet des petites personnes ou la politesse du désespoir

    Michel Garneau

    • Éditions somme toute
    • 9 November 2021

    Gisèle ne rit pas. Elle n'arrive même pas à sourire parce qu'elle trouve que nous, « les êtres humains », nous sommes peu humains. Elle est convaincue que rire, c'est d'accepter le monde tel qu'il est. Désespérée, elle va consulter son médecin de famille. Toute l'action se passe dans cette clinique bien particulière où l'on retrouve le docteur Schwitters et son comparse Igor, deux individus peu communs, qui accordent justement une place d'honneur à la plaisanterie. Ils s'acharneront sur Gisèle et tenteront de lui prouver que l'humour est la politesse du désespoir.

  • Émilie ne sera plus jamais cueillie par l'anémone

    Michel Garneau

    • Éditions somme toute
    • 22 January 2019

    Fabulation théâtrale autour de la mythique poétesse américaine Emily Dickinson, Émilie ne sera plus jamais cueillie par l'anémone est un hommage à la présence dans l'instant, une ode aux infinis possibles du langage. Inspirée par la poésie de celle qui fit sa réputation sur la réclusion et l'excentricité, la pièce entre dans l'imaginaire de Dickinson plutôt qu'elle ne la raconte. Au chevet de sa mère mourante, Émilie dialogue avec sa soeur, imaginée par l'auteur sous le prénom d'Uranie, en digne muse de la musique. Dans une langue riche et vivante, Garneau épouse les vertiges de la poésie de Dickinson, traduit son monde avec ses propres illuminations, mais expose aussi sa vision de la musique, dans une méditation inspirée par le pouvoir des notes. Le mystère comme le divin, la mort, l'immortalité, les superstitions et autres refuges humains sont disséqués avec profondeur et légèreté, rappelant le don de la poétesse pour traiter de l'univers en évoquant sa chambre et son jardin. Ses éblouissements, pris pour de la folie, nous deviennent proches car « l'infini est familier à tous dans l'intimité ». Poétesse anticonformiste, isolée de la société mais ouverte au monde par ses mots, Dickinson rejoint Garneau à plusieurs égards. Par sa liberté, sa rigueur, mais surtout par son émerveillement intouchable, immortel. Pièce créée en 1981 au Café de la Place (Montréal), puis qui s'est jouée à Bruxelles et Berlin en 1982, au Festival d'Avignon en 1983, à Genève en 1989, à l'Espace Go en 1991, à Genève, Longueuil, Sherbrooke, Québec et en Suisse en 1999. Une lecture en a été faite à la Maison de la Culture Rosemont-Petite-Patrie en 2016. Elle a été traduite en allemand en 1982 et en anglais en 1985.

  • Cap-aux-Diamants. No. 112, Hiver 2013

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    • Les éditions cap-aux-diamants inc.
    • 2 December 2013

    Pour son numéro d'hiver, ­Cap-aux-Diamants­ nous présente les textes des trois lauréates de son 2e concours de rédaction destiné aux jeunes historiens de 35 ans et moins. « Des histoires étonnantes », titre la revue d'histoire du Québec qui en profite pour souligner le talent d'Andréanne LeBrun, gagnante du premier prix grâce à son texte sur l'arrivée du chemin de fer à Rouyn-Noranda. Un sujet méconnu qui, malgré le titre qui le situe, transcende l'histoire régionale. Cinq autres textes de qualité viennent compléter ce numéro, dont celui de Stéphan Garneau sur la symbolique des animaux dans les armoiries municipales du Québec et celui de Vicky Lapointe sur un cas de déportation antérieur à celui des patriotes, pour ne nommer que ceux-ci.

  • En cinq moments littéraires marquants, en images, en poésie ou en prose, c'est la figure plus grande qu'elle-même du poète, chanteur et romancier Leonard Cohen que ce numéro hivernal de Lettres québécoises met de l'avant. Ce choix n'est pas anodin, comme le souligne l'éditorial, puisque le dossier, justement titré « Chicane de famille ? », porte sur la musique et la littérature. Samuel Mercier revient sur l'attribution du Nobel de littérature à Bob Dylan, alors que Stanley Péan interroge l'art du parolier. Écrire des chansons serait-il un art mineur? À lire également, les 45 titres ayant, selon la rédaction, marqué l'année littéraire 2017, un cahier critique encore et toujours plus étoffé, un récit d'Élise Turcotte, un poème inédit de François Rioux et une lecture illustrée de L'Hiver de force de Réjean Ducharme par Catherine Ocelot.

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