Nicolas Truong

  • L'aventurière Sarah Marquis déclare qu'en marchant, on "se découvre courageux", le sociologue David Le Breton pense que la marche est souvent guérison... Pratique sportive ou spirituelle, touristique ou thérapeutique, la marche retrouve aujourd'hui ses lettres de noblesse. Pourquoi marche-t-on ? Qu'y cherche-t-on ? Échappatoire au monde de la vitesse et à la modernité, la marche pousse aussi bien à se dépasser physiquement qu'à entreprendre un chemin spirituel. « Puissance réorganisatrice » ou façon de « tenir debout », « interstice » de « liberté » dans un monde privé d'imprévu... Les auteurs de cet ouvrage dirigé par le journaliste du Monde Nicolas Truong nous exposent le sens de « leur » marche.

    L'ouvrage est dirigé par Nicolas Truong, journaliste du Monde. Il est consituté d'entretiens ou de tribunes publiées dans le quotidien. Les contributeurs sont Jean-Loup Amselle, Marc Augé, Antoine De Baecque, Frédéric Gros, David Le Breton, Sarah Marquis, Martine Segalen et Sylvain Tesson.

  • "Les armes, le sang, les larmes. Mais comment, au coeur même du recueillement, tenter de penser l'événement ? Notre pays, comme notre monde, est en effet en proie à une terreur postmoderne, qui mêle individualisme radical et fondamentalisme global. D'où la difficulté de mener un combat frontal contre un nomadisme djihadiste pratiqué par une jeunesse nihiliste, au moment même où la guerre classique fait place à des états de panique, à des assauts armés destinés à provoquer le chaos et à des opérations de police mondialisées." Nicolas Truong
    Les contributions d'intellectuels rassemblées dans cet ouvrage proposent une analyse intelligente et précise des événements, de leurs causes et de leurs conséquences, et lancent un appel à l'unité et à la solidarité.

  • À quatre reprises, Claire Marin et Nicolas Truong ont échangé dans les pages du Monde. Ces rendez-vous ont donné lieu à une réflexion passionnante sur le sujet de prédilection de la philosophe - les ruptures, comme blessures qui modifient en profondeur notre identité. Dans quelle mesure vivons-nous une "époque de la rupture" ? Quel regard porte la philosophe sur les discours relatifs aux "vertus de l'échec" ? Pourquoi la rupture amoureuse apparaît-elle comme le paradigme de toutes les ruptures ? Être séparé, n'est-ce pas en définitive un résumé de la condition humaine ? La rupture reste-t-elle parfois une manière d'assumer son identité ? En quel sens est-ce que le confinement a été une rupture ? Comment remédier à la rupture de certains liens, du fait de la crise sanitaire ? Passionnant.

    Née en 1974, Claire Marin est philosophe et enseigne dans les classes préparatoires aux grandes écoles à Paris. Membre associée de l'Ecole normale supérieure, elle dirige le Séminaire international d'études sur le soin. Elle a notamment publié Rupture(s) (L'Observatoire, 2019).Nicolas Truong est journaliste,

  • « La conviction est aujourd'hui largement répandue que chacun ne suit que son intérêt. Alors l'amour est une contre-épreuve. L'amour est cette confiance faite au hasard. »
    Des moralistes français jusqu'à Levinas, en passant par Schopenhauer, les philosophes ont souvent maltraité l'amour - lorsqu'ils l'ont traité. Alain Badiou montre dans ce livre fort et limpide que l'amour est aujourd'hui menacé : la puissance de l'événement incommensurable qu'il constitue est niée à la fois par les tenants du marché libéral (pour lesquels tout n'est qu'intérêt) et par ses opposants (pour lesquels l'amour n'est qu'hédonisme).
    Il est donc à réinventer...

  • Organisé en 12 chapitres comme 12 leçons particulières, cet ouvrage fait le récit de la transformation politique et sociale dans l'Europe du XIXe siècle, entre la fin des guerres napoléoniennes et « l'ère des masses » qui se dessine à l'aube du XXe siècle.

    Cette histoire n'est ni homogène (tensions et conflits la divisent, l'imaginaire de ses frontières et de ses limites y est multiple), ni isolée ou autocentrée (l'expansion européenne est replacée dans le contexte de la « mondialisation » du XIXe siècle et de ses interactions avec l'Amérique, l'Afrique et l'Asie). Elle est nourrie par les apports récents de la recherche (histoire transnationale, histoire impériale, histoire globale, entre autres) et enrichie par de nombreuse rubriques.

    Nicolas Delalande est professeur en histoire contemporaine au Centre d'histoire de Sciences Po. En 2016, il est l'un des quatre coordinateurs de Histoire mondiale de la France dirigé par Patrick Boucheron. Il est notamment l'auteur de La Lutte et l'entraide. L'Âge des solidarités ouvrières (Seuil, 2019).

    Normalien et agrégé en histoire, Blaise Truong-Loï est doctorant en histoire.

  • « Comment s'adresser aux gens de façon à ce qu'ils pensent leur vie autrement qu'ils ne le font d'habitude ? C'est à cette question que le théâtre, qui est le plus complet des arts, répond avec une incomparable force. »Si le théâtre est aujourd'hui bien vivant, s'il est partout célébré, il est doublement menacé : tiré d'un côté vers l'industrie du divertissement, qui fait de lui le vecteur trouble des opinions dominantes, poussé de l'autre par les faux intrépides qui mettent en oeuvre sa déconstruction, comment lui faire retrouver son essence et sa force ?Reprenant le dialogue millénaire du théâtre et de la philosophie, vieux couple jamais désuni depuis Platon, Alain Badiou offre un nouveau regard sur cet art essentiel, montrant avec brio que « le théâtre sert à nous orienter. Quand on en a compris l'usage, on ne peut plus se passer de cette boussole ».

  • Depuis le traumatisme de janvier 2015, la République n'a cessé d'être invoquée et convoquée,  notamment lors des immenses manifestations du 11 janvier. Fondement de notre société, socle de la citoyenneté et rempart de notre laïcité, elle fut aussi décriée. A force de ne pas tenir ses promesses, il lui fut reproché de favoriser l'entre-soi, le communautarisme, voire l'apartheid social. Après la Concorde... vint le temps de la discorde. C'est alors que la volonté de questionner Patrick Weil apparut comme une évidence. Historien de l'immigration et de la nationalité, directeur de Recherche au CNRS, professeur invité à l'Université de Yale et à l'école d'économie de Paris, il est un des rares intellectuels à pouvoir intervenir dans le débat public sur des sujets aussi brûlants que l'intégration, les migrations, la religion, le racisme, l'antisémitisme. Sans langue de bois, sans éviter les sujets qui fâchent, comme l'islam ou l'identité nationale, les frontières ou l'héritage colonial, il se nourrit de véritables recherches empiriques et d'une longue pratique des politiques publiques, à la différence de tant de ceux qui occupent la scène médiatique. Il donne ici du sens à la République, à savoir une direction et une orientation. Son récit savant et vivant d'une histoire partagée par tous les Français, quelque soit leur origine, ranime les valeurs républicaines. Contre les prophètes de la division, il nous donne les raisons d'espérer en un avenir commun.

  • « Du 11 septembre 2001 au 11 janvier 2015, Olivier Roy a scruté les ressorts politiques et sociologiques de "l'islam mondialisé". À travers les tribunes et les entretiens percutants qu'il a donnés au Monde, le politologue éclaire d'un jour nouveau la "peur de l'islam" qui gagne les sociétés occidentales - récusant tout aussi bien les arguments droitiers et dominants de l'essentialisme (les musulmans seraient, par essence, inassimilables) que le plaidoyer gauchiste du multiculturalisme (c'est l'islamophobie qui, seule, provoquerait la radicalisation d'une partie d'entre eux). Des printemps arabes au nihilisme générationnel des jeunes paumés de la mondialisation, de l'échec de l'islam politique à l'engagement de la France contre l'État islamique, Olivier Roy donne des clefs pour comprendre la question musulmane. Et lance des raisons d'espérer en une France capable d'accorder ses idéaux à la pluralité des mondes.

  • "Ancien déporté aux camps de Buchenwald, Rottleberode et Dora, Stéphane Hessel fut cet ancien normalien féru de poésie capable de réciter l'intégralité du Bateau ivre de Rimbaud ou l'Orphée de Rilke. Mais, on le sais moins, l'auteur à succès a commencé ses études par la philosophie, fasciné par les cours et la stature de Maurice Merleau-Ponty. Contrairement au philosophe allemand Theodor Adorno, Stéphane Hessel considérait qu'il était possible d'écrire des poèmes après Auschwitz. Il en a écrit lui-même. Car c'est en effet la poésie qui lui tenait lieu de philosophie. Cet art de la brièveté était selon lui une pensée incarnée, par gros temps ces fragments sus par coeur façonnaient son esprit, c'est-à-dire son corps. L'esprit et le corps, deux entités d'ordinaires séparées qui n'en font qu'une dans le monisme hessélien. Stéphane Hessel s'est même permis d'espérer en une nouvelle humanité." Nicolas Truong

  • A new century, new threats to love . . .
    Love without risks is like war without deaths - but, today, love is threatened by an alliance of liberalism and hedonism. Caught between consumerism and casual sexual encounters devoid of passion, love - without the key ingredient of chance - is in danger of withering on the vine.
    In In Praise of Love, Alain Badiou takes on contemporary 'dating agency' conceptions of love that come complete with zero-risk insurance - like US zero-casualty bombs. He develops a new take on love that sees it as an adventure, and an opportunity for re-invention, in a constant exploration of otherness and difference that leads the individual out of an obsession with identity and self.
    Liberal, libertine and libertarian reductions of love to instant pleasure and non-commitment bite the dust as Badiou invokes a supporting cast of thinkers from Plato to Lacan via Karl Marx to form a new narrative of romance, relationships and sex - a narrative that does not fear love.

  • In Praise of Theatre is Alain Badiou's latest work on the `most complete of the arts,' the theatrical stage. This book, certain to be of great interest to scholars and theatre practitioners alike, elaborates the theory of the theatre developed by Badiou in works such as Rhapsody for the Theatre and the `Theses on Theatre' and enquires into the status of a theatre that would be adequate to our `contemporary, market-oriented chaos.'
    In a departure from his usual emphasis upon canonical figures of the stage such as Bertolt Brecht and Samuel Beckett, Badiou devotes In Praise of Theatre largely to a consideration of contemporary practitioners, including Jan Fabre, Brigitte Jacques and Romeo Castellucci. In addition, the book features an incisive analysis of the precarious status of the theatre today, in which Badiou describes not only the current threats to the theatre from the right, but the far more insidious threat from the left.

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