Patrick Brisebois

  • Chaque génération répète les erreurs de la précédente, mais chacune vit à sa manière ses peurs profondes. Isidore Malenfant est un écrivain de science-fiction raté. Comme pour son père Théodore, c'est avec les femmes que surviennent ses problèmes. Avec les femmes belles et fantasques, parfois brisées par le chagrin et la folie, avec les filles androgynes et les créatures ambiguës. Il s'installe un temps avec la charnelle Marilyn, mais celle-ci part pour Paris et le laisse seul. Peu à peu, quelque chose s'immisce dans la vie d'Isidore, un visage, une silhouette, alors qu'en kaléidoscope repassent les moments anxiogènes de sa jeunesse. Si c'est à Redfield Park qu'a commencé son histoire, naissance et mort jumelées, pour plus tard se figer à Montréal, c'est par Redfield Park à nouveau qu'elle devra se poursuivre.

    Évoquant à la fois l'imaginaire des pulps à la Weird Tales et celui des kaidan, les histoires de Bukowski et le Black Hole de Charles Burns, Chant pour enfants morts crée un monde d'une étrange beauté, parce que douloureusement réel malgré tout.

    Cette édition revue de Chant pour enfants morts a été augmentée de plusieurs chapitres inédits.

  • Trépanés

    Patrick Brisebois

    Le Quartanier est fier d'annoncer la republication de la trilogie du romancier Patrick Brisebois, parue aux éditions de L'Effet pourpre au tournant du xxie siècle : Que jeunesse trépasse (1999); Trépanés (2000) et Chant pour enfants morts (2003). Le style foisonnant de Patrick Brisebois porte un imaginaire vénéneux, qui entraîne le lecteur dans un monde où l'autodérision, l'amitié, l'érosion rapide des illusions de jeunesse, les visions de mort et les amours accidentés sont inséparables d'un sens du comique et du tragique dont on ne trouve pas la pareille chez ses contemporains.

    Le Quartanier republie ces trois titres dans sa collection principale, en trois temps, en commençant par Trépanés, qui passe dans un même creuset le fantastique, le tragique, le burlesque et le gothique, dont Brisebois tire un univers émouvant et hanté, en ne perdant jamais, c'est la marque d'un écrivain, cette faculté de faire éprouver le monde et l'époque, et une génération, ici celle qui a vécu sa vingtaine dans les années 1990, dans toute sa beauté trouble, d'une noirceur malgré tout vibrante de vie.

    Cette nouvelle édition de Trépanés a été profondément revue par l'auteur.

  • Catéchèse

    Patrick Brisebois

    • Alto
    • 20 June 2014

    Dans le comté de Mauvouloir, sous l'herbe folle et les années creuses, les morts ne reposent pas en paix.

    Un village d'antan aux moeurs sévères, théâtre de la passion interdite entre Sue Ironblood, une Indienne mystérieuse et sauvage, et Violaine, l'aînée de la trinité Murray, un clan pieux et obsédé par les images saintes. C'est dans cette terre de légendes et de racontars, sous les eaux calmes et dans les bois obscurs, que se tisse un drame atroce. Car Mauvouloir est un petit monde prisonnier de montagnes sous un ciel d'acier, un lieu fragile où la réalité se lézarde étrangement, laissant pénétrer les anomalies et les cauchemars.

    Tranchant nettement avec les trois romans précédents de Patrick Brisebois, tous chaudement accueillis par la critique, Catéchèse se situe à mi-chemin entre les romans de terroir et d'anticipation. Un récit cru fleurant le souffre et l'eau bénite à travers lequel Brisebois pose un regard sans concession sur les (dés)illusions d'hier, comme celles d'aujourd'hui.

  • Qu'on le méprise ou qu'on le vénère, on a beaucoup de choses à dire sur l'animal, et c'est pourquoi j'ai invité des auteurs à s'exprimer sur le sujet. Leurs réponses, sous forme de poèmes, récits, nouvelles, essais, ont dépassé mes espérances. Autant tel essai sur la cruauté envers les animaux me touche parce qu'il rejoint mes valeurs et mon engagement à ne plus les exploiter, autant tel récit sur l'éviscération d'un cervidé me bouleverse par sa beauté et sa faculté de rappeler que la mort n'est jamais banale.
    Lora Zepam

  • Le mensonge et la vérité ont souvent une même odeur et une même saveur. La mort, le rêve, la trahison ou l'espoir ne tombent pas avec évidence d'un côté ou de l'autre de la frontière. La vérité, qu'on pourrait croire pure et translucide comme le cristal, a pourtant des crocs et des griffes. Le mensonge, qu'on imagine cruel comme l'oeil de Satan, a parfois la douceur de la soie. Dans les textes de ce numéro, on verra nos sens nous tromper, nos souvenirs être falsifiés, le rêve et la mort semer le doute, les pouvoirs médiatiques s'élever en dignes représentants de la vérité. Avec les contributions de Marie-Christine Arbour, Patrick Brisebois, Maude Déry, Carl-Keven Korb, Diane-Ischa Ross et Ghislain Taschereau, entre autres.

empty