Paul Ch

  • Romancier populaire, fécond et truculent, il peignit les petites gens de Paris. Sa vogue, en France et à l'étranger, fut très grande. Il est également l'auteur de près de deux cents drames et vaudevilles et de nombreuses chansons. Chateaubriand aurait dit de lui chez Madame Récamier : « Paul de Kock est consolant, jamais il ne présente l'humanité sous le point de vue qui attriste ; avec lui on rit et on espère. » Extrait : Mais comment faire ? Le peu de poudre qu'il avait pu se procurer dans le château avait été brûlé à la première explosion. Après y avoir bien réfléchi, il pensa que Mullern devait en avoir chez lui une quantité plus que suffisante pour mettre son projet à exécution, et résolut de profiter d'un moment où il s'absenterait pour prendre ce qu'il lui en fallait. Effectivement, Mullern ne tarda pas à descendre ; il aperçut notre homme rôdant autour du château. Il feignit de s'éloigner sans se douter de rien ; mais après avoir fait quelques pas, il revint doucement derrière le jardinier. Ce dernier entra dans la chambre, ne soupçonnant pas qu'il était suivi, il prit la poudre qu'il crut nécessaire, et regagna bien vite le jardin, en riant dans sa barbe du nouveau tour qu'il allait jouer à l'élève de notre hussard. Mais Mullern avait tout vu !... et, ayant acquis la preuve convaincante du complot du jardinier, se promit d'en tirer une vengeance éclatante : après avoir bien médité son plan, il laissa le jardinier préparer tout pour rendre son explosion plus bruyante, et attendit avec impatience l'instant fixé pour l'exécution de son projet.

  • Les mots et les images dans Les écrits ne font pas que se côtoyer : ils se compénètrent, s'imprègnent les uns des autres, s'impriment l'un sur l'autre, s'influencent, se contaminent, les premiers devenant l'ombre portée des seconds et inversement... C'est d'autant plus vrai dans le présent numéro, dont l'iconographie a été confiée à l'artiste-écrivain Alain Fleischer qui, en plus de nous offrir une quarantaine d'images, nous a donnée un texte d'une grande force, Le bain de Diane, où il met en relation pour une très rare fois ses deux passions, pour la littérature et les arts visuels. Puis, des textes de Jacques Henric, Antoine Volodine, Christian Thorel et François D. Prud'homme accompagnent ou analysent les imaginaires de l'oeuvre de fleischerienne. Ailleurs dans ce numéro, un hommage à la traduction ainsi que les contributions de Martine Audet, Diane Régimbald, Paul Chanel Malenfant, Louis-Philippe Hébert, et plusieurs autres.

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