Philippe Fleury

  • L'École de Francfort a dû affronter les tourments et le réel apocalyptique des totalitarismes. La théorie critique foisonne de penseurs en marge de cette école (Ernst Bloch, Georg Lukács, Walter Benjamin) ou de représentants officiels (Max Horkheimer, Theodor Adorno). Leurs philosophies de l'histoire s'inscrivent dans un rapport conflictuel -dialectique vis-à-vis des Lumières, de Hegel et de Marx. Le questionnement du sens et de la fin de l'histoire en ce début du XXIe siècle prolonge cet héritage.

  • Les discours sur la fin de l'histoire, dominants à la fin du siècle dernier, ont laissé place aux discours marquants la fin de la géographie, à l'urgence climatique et à l'effondrement. Ces considérations s'enracinent dans l'histoire de la philosophie, chez Montesquieu en particulier. La mondialisation et les multiples crises (économique, sociale, politique et sanitaire) que nous traversons, nous imposent un nouveau questionnement pour nous resituer historiquement et géographiquement ; ces deux dimensions étant, de plus, inséparables. La géographie conceptualisant l'espace rend intelligible la temporalité historique. Peut-on pour autant entériner la fin de l'histoire ou de la géographie, la contraction d'un monde englouti par les nouvelles technologies et les moyens de communication instantanés ?

  • Restauration de la qualité de l?eau, préservation de la biodiversité et des paysages, fertilité des sols, émissions de gaz à effet de serre? Comment ces défis peuvent-ils devenir des opportunités pour le développement de l?agriculture biologique ? Ce livre illustré synthétise des résultats scientifiques et valorise des expériences de terrain. Son originalité tient à sa triple approche : les impacts de l?AB sur l?environnement, les services des écosystèmes et les projets du terrain.

  • Le gnosticisme apparaît dans les premiers siècles de l'ère chrétienne. Intégrant des éléments helléniques, chrétiens, orientaux, il propose une réponse radicale au monde chaotique, en opposition à l'univers harmonieux du cosmos grec. Le gnosticisme soutient l'hypothèse d'un dualisme radical, d'un Dieu caché, au-delà du démiurge, créateur de l'ici-bas. Il apporte ainsi une réponse originale à la radicalité du mal, à son origine, en supposant un salut transcendant, ultra-mondain, irréductible au temps cosmique.

  • Le cosmopolitisme a subi différentes métamorphoses ; présent chez les Cyniques et chez les Stoïciens, mis en réserve par l'humanisme de la Renaissance, il réapparaîtra en force à l'époque des Lumières. Critiqué par Rousseau, soutenu par Kant, il ne cesse d'être actuel dans la globalisation ou la mondialisation. Sur la scène européenne, il inspire les débats actuels contradictoires des eurosceptiques et des eurofédéralistes. La liaison du cosmopolitisme et de la philosophie de l'histoire s'impose cependant indéniablement dans notre horizon.

  • La philosophie de la Renaissance est très riche, multiple, européenne. Cette période de changements idéologiques radicaux s'accompagne d'une remise en question du système cosmologique. Les bouleversements qui ont accompagné cette période seront liés à des sacrifices de philosophes pour des motifs politico-religieux. Giordano Bruno et Vanini forment un parallèle saisissant : ils sont tous deux les héritiers de la révolution copernicienne.

  • La citoyenneté, dans le monde gréco-romain, a de multiples sens, allant du cosmopolitisme (Diogène) aux lois d'Athènes (Socrate). La démocratie, née en Grèce, se métamorphosera jusqu'à s'imposer comme une évidence politique (Tocqueville). Mais depuis le XIXè siècle, ce modèle montre ses limites avec la globalisation. Elle se transforme sans cesse, avec la montée des populismes, le rejet des élites et des partis politiques. Soulignant de nouveaux enjeux contemporains, les nouvelles revendications citoyennes vont-elles bouleverser la démocratie actuelle ?

  • Walter Benjamin (1892-1940) à travers son itinéraire semé d'embûches, a dû affronter l'arrivée au pouvoir des nazis. Amené à sillonner l'Europe il développe une activité de critique littéraire et une philosophie de l'histoire, notamment dans ses ultimes « thèses » de 1940. Ce testament philosophique est influencé par le messianisme juif et le marxisme. Décrit comme sentinelle messianique, l'oeuvre de Walter Benjamin se déploie aux confins de la sociologie, de l'esthétique et de la théologie. Sa philosophie de l'histoire contraste avec celle de Nietzsche, mais le rapproche de Simone Weil. Analyste privilégié des tourments de l'Europe, il participera indirectement à l'Ecole de Francfort.

  • Le désenchantement, concept qui se décline sous de multiples formes, peut être associé au déclin de la culture, au mythe du paradis perdu, à la perte des idéaux, à l'état de la civilisation ou à la sécularisation. Il est indissociable d'une mondialisation qui s'impose inexorablement. Si la mondialisation s'impose de fait, l'avenir reste incertain et la carence de projets politiques est flagrante alors que ce sens de l'histoire parait absent. Comment articuler l'évidence d'un désenchantement du monde et la nécessaire élaboration d'un futur vivre-ensemble ?

  • Cet ouvrage propose une découverte pragmatique du Machine Learning à travers des exemples implémentés. Il constitue une introduction à différentes méthodes permettant aux étudiants de DUT, de licence, des écoles d'ingénieurs et aux chercheurs de découvrir plusieurs aspects du domaine.Le domaine du Machine Learning couvre un large spectre d'outils et de méthodes. Cet ouvrage fait un focus particulier sur les réseaux de neurones, les réseaux Bayésiens, les méthodes de classification, le pattern mining et les séries temporelles. La découverte s'effectue en utilisant des bibliothèques dédiées au Machine Learning, notamment TensorFlow, Keras, pyAgrum et Weka.Les exemples du livre sont essentiellement des problèmes qui ont été tirés des domaines d'expertise des auteurs. Les codes informatiques sont proposés en Python, en C et en Java, car les domaines où le Machine Learning est utile sont très nombreux et il est important d'avoir une vue globale de ce qu'il est possible de faire avec les outils récents.

  • Ils sont treize. Treize citoyens français victimes de l'une des plus grandes erreurs judiciaires de l'après-guerre. Le retournement de l'opinion et l'émotion suscitée par leur drame ont amené l'Assemblée nationale à créer, en décembre 2005, une commission parlementaire sur le scandale d'Outreau. Mais ce qui devait être une opération maîtrisée est devenu, au fil des auditions et des révélations, l'affaire de la France entière. Toute une chaîne de dysfonctionnements est alors apparue au grand jour : manque d'humanité d'un jeune juge d'instruction, paresse et corporatisme de sa hiérarchie, fantasmes sur les réseaux pédophiles, témoignages incertains, négation de toute présomption d'innocence, mépris de classe, recours abusif à la détention provisoire... Une réforme profonde du système judiciaire est désormais souhaitée par tous. Rien ne serait pire que l'immobilisme.
    Philippe Houillon et Élisabeth Fleury éclairent cette affaire dans ce document stupéfiant, effrayante plongée au coeur de la machine judiciaire.
    « Des documents stupéfiants, une effrayante plongée au coeur d'une France qui juge la France sans plus être capable de le faire. » Midi Libre.
    « Aux antipodes des cours de droit et de morale, rarement livre en aura autant dit concrètement sur la gravité de la crise que traverse l'institution judiciaire. Un vraireportage mais, d'abord, un livre civique. »Dominique de Montvalon, Le Parisien/Aujourd'hui en France.

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