Pierre Ménard

  • Edmond et Jules de Goncourt sont comme écrasés par leur nom. Si nul n'ignore le prix qu'ils ont fondé, l'oubli a frappé la vie et l'oeuvre de ces deux frères qui se sont attaqués pendant près d'un demi-siècle à tous les genres littéraires, et plus encore au genre humain.

    Suivre les Goncourt, c'est courtiser la princesse Mathilde, dîner avec Zola, survivre à la Commune, passer des salons des Rothschild aux soupentes sordides et recevoir toute l'avant-garde artistique dans leur Grenier de la Villa Montmorency.

    Pamphlétaires incisifs, romanciers fondateurs du naturalisme, dramaturges à scandale, collectionneurs impénitents , ces langues de vipère ont légué à la postérité un cadeau empoisonné : un Journal secret qui fait d'eux les meilleurs chroniqueurs du XIXe siècle.

    Seule la méchanceté est gratuite , aussi les deux écrivains la dépensent-ils sans compter. Chaque page laisse éclater leur détestation des femmes, des parvenus, des Juifs, des artistes et de leurs familiers. On découvre Baudelaire ouvrant sa porte pour offrir aux voisins le spectacle du génie au travail, Flaubert invitant ses amis à déguster des « cervelles de bourgeois », les demi-mondaines étalant un luxe tapageur ou Napoléon III entouré d'une cour servile qui met en bouteilles l'eau de son bain...

    Réactionnaires ne jurant que par la révolution en art, aristocrates se piquant de faire entrer le bas peuple dans la littérature, les Goncourt offrent un regard aiguisé sur un monde en plein bouleversement, où, de guerres en révolutions, le paysan fait place à l'ouvrier, la bougie à l'ampoule et le cheval à l'automobile.

  • Antoine Bressac a un passé douteux qu'il tente d'oublier, mais il fait une rencontre envoûtante d'une femme mystérieuse...
    Elle pousse la porte de cette agence immobilière pour louer un appartement. Le patron est hypnotisé par la beauté de la cliente, nouvellement nommée guide au gouffre de Padirac. Si Lydie montre à son interlocuteur qu'elle n'est pas indifférente à son charme, elle lui fait également comprendre qu'il lui faudra se montrer patient.
    Qu'importe le temps pour Antoine Bressac ! Établi dans cette région depuis deux ans, il s'évertue à effacer de sa mémoire une autre vie, à la fois trouble et frénétique, où les relations, les amours et les affaires fleurissaient grâce au réseau, au détriment de certaines valeurs. Aujourd'hui, il se jure d'arriver à ses fins avec cette envoûtante mais indéchiffrable Lydie. Il a juste oublié que, pour gagner, il faut connaître son partenaire en tout point.
    Plus qu'un thriller effrayant, Pierre Ménard décortique la société et ses excès pour mieux interroger le lecteur. Le cheminement des personnages sera long et tortueux, jusqu'à ce que les masques tombent... cruellement.
    Un polar cruel et terrifiant qui amènera le lecteur à décortiquer la société, l'humain et leurs vices !
    CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE
    Très belle écriture, rythmée, ciselée, pour des personnages remarquablement campés, cet opus présente en plus l'avantage de nous faire voyager dans certaines des plus belles régions de France, ce qui n'est pas négligeable! Agréable moment de lecture et un très grand merci aux éditions Lucien Souny car, c'est un polar que je n'attendais pas du tout, a fortiori dans le contexte actuel. - Polarmaniaque
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Journaliste spécialisé dans le sport automobile historique, Pierre Ménard est l'auteur de La grande encyclopédie de la Formule 1 ainsi qu'une série de biographies sur certaines légendes de F1, Fangio, Moss, Ascari, Lauda, Prost, Senna et d'autres encore. Après avoir écrit les histoires des autres, il a voulu raconter "ses" histoires, via le roman policier. Son premier "rampol" Le rodeur de minuit (Atelier de presse, 2007) est nominé au Festival du premier roman policier de Lens en 2008, où il
    atteint la finale et est battu par Michel Bussi et son Omaha crimes ! Né dans le Lot, le mystère dégagé par les concrétions et anfractuosités du gouffre de Padirac a toujours impressionné Pierre Ménard. La majesté de ce lieu s'est imposée à lui pour y situer cette seconde histoire.

  • La première biographie sur Antoine Crozat, le milliardaire à qui Louis XIV céda la Louisiane. Il était trois fois plus riche que Bill Gates, habitait au Ritz, logeait sa fille à l'Élysée, possédait la Louisiane, achetait des châteaux par dizaines... mais son nom a sombré dans l'oubli. Antoine Crozat est pourtant l'une des personnalités les plus fascinantes de son époque. Parti de peu, celui que l'on croit fils de cocher doit multiplier les détournements de fonds, spéculations douteuses et autres manipulations pour parvenir au sommet. Au cours de son incroyable épopée, il développe le commerce du café et du tabac, diligente des opérations corsaires, devient le plus grand négociant d'esclaves d'Europe et met en place un trafic international - aussi lucratif qu'illégal - de marchandises et de métaux précieux. En 1712, consécration suprême d'une ascension fulgurante, Louis XIV lui cède une partie de l'Amérique, d'une surface alors équivalente à celle de son propre royaume ! Avec son réseau et sa fortune, Crozat finance des guerres et des coups d'État, participe à l'annexion de l'île Maurice, fait creuser le canal de Picardie et inspire le système de Law avant de contribuer à sa chute. Saura-t-il pour autant résister aux vicissitudes de l'époque ? Par son insolente opulence en ces temps de crise, il est une proie rêvée pour ses innombrables ennemis, comme pour un État prêt à tout pour renflouer ses caisses. L'histoire vraie, racontée pour la première fois, d'une destinée qui dépasse toutes les fictions.

  • Mémoire vive

    Pierre Ménard

    • Abrupt
    • 9 October 2019

    Ce texte en prose est une mémoire vive, une suite d'épiphanies. Sensation d'un récit qui se dessine fait de boucles, de spirales et de courbes. Non pas suites sans principes de construction mais entrelacements complexes. Couleurs, formes, collages, accidents s'inscrivent dans une dynamique du décloisonnement. Une tension entre le discontinu des fragments et le mouvement qui unifie l'ensemble, qui en détache des morceaux pour les travailler, les étudier sous tous les éclairages possibles, suspendre le cours d'une phrase, en retourner le cheminement, en déformer la logique, en fragmenter le sens, en désaccorder la syntaxe et avec elle toute linéarité, privilégiant les écarts de sens et d'images. Le texte est le montage de poèmes pris dans le réel, dont les fragments sont considérés comme surface de travail, espace à explorer.

  • Soixante-dix ans après sa naissance, un « enfant » écrit soixante-dix lettres : lettres anonymes, car le destinataire ignoré mais bien réel qu´il apostrophe sous le nom de « Père » lui est inconnu.
    À ce géniteur anonyme, il propose des hypothèses d´existence, hypothèses qu´il devra lui-même accepter ou refuser. Quel homme était ce père « ennemi » ? Que pensait-il ? Comment vivait-il sa présence de soldat vainqueur sur le sol français ?
    Comment, surtout, entre le viol et la `schöne Liebegeschichte´, connut-il sa mère ? Comment, entre le fanatisme et la soumission résignée, vécut-il le nazisme ?

  • [Ce numéro est lisible sur tous supports. Possesseurs de tablettes, préférez la version qui leur est destinée, elle contient les morceaux audio. Possesseurs de liseuses, choisissez plutôt la version plus légère.] Le onzième (et dernier) numéro de la revue d´ici là est consacré au langage :
    « Au commencement était le verbe, à la fin le monde sans fin. » Ulysse, James Joyce, traduction d´Aguste Morel revue par Valery Larbaud, Stuart Gilbert et l´auteur, Gallimard.
    Présentation complète des auteurs et liens vers leurs sites sur le site de la revue 36 auteurs / 100 pages Sommaire :

    Corinne Lovera Vitali, Cy Twombly, Bruno Fern, André Tarkovski, Franck Queyraud, Agathe Lippa #1, Samuel Beckett, Christophe Petchanatz (Klimperei), Isabelle Pariente-Butterlin, Claude Chambard, Cody Rocko, Akuma Aizawa, Isabelle Voisin, Martial Verdier, Aurore Soares, Patrick Joust, Eric Dubois, Françoise Gérard, Pierre-Yves Freund, Jérémy Taleyson, Daniel Cabanis, Thierry Fontaine, Christine Jeanney, Florence Noël, Mel Bochner, Sol LeWitt, April Gertler, Catherine Barsics, Agathe Lippa #2, Josée Marcotte, Adriana Gheorghe, Nicolas Tardy, Arnaud Maïsetti, Kenneth Anger Bande son :

    Gilles Weinzaepflen : Au commencement était le verbe Christophe Petchanatz (Klimperei) : un esprit sain / margolins / porous set / ombre au tableau ana nb / Ebi Meisel (naabtaldeath) : La langue du brouillard Direction artistique : Pierre Ménard

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Vidéo de présentation, par Pierre Ménard (voir aussi présentation sur Liminaire):
        Ce n´est pas un plaidoyer, c´est un faire-part. Ce n´est pas un viatique, c´est une bouée de sauvetage.




    Donner deux, quand il vaut un.


    Mon travail, c´est du temps.  On dirait ces petits cailloux qui disent le chemin parcouru.


    Il y a cependant, dans la contrainte d´une écriture au quotidien, un défi. Faire que ces textes soient des franchissements qui m´emportent où je n´ai pas prévu, là où on ne va pas avec sa raison ni même l´intuition.


    Il faut rendre sous forme de mouvement ce qu´on a emprunté, et c´est ainsi qu´on devient peut-être libre.


    Quelque chose dans cet assemblage reste volontairement mal recousu, dépareillé. Ce caractère épars colle évidemment à la représentation du monde.


    Tout ce que l´on fait pour distraire l´attente, ses chemins de traverses qu´on appelle dédale. C´est cela.


    Les histoires, ça raconte des histoires. Le journal, ça raconte le monde. Le journal, c´est pour notre souvenir.


    Les écrivains ont toujours perdu du temps. L´étude du monde réel par le voyage, la flânerie qui invente la ville. J´aime cependant que le hasard me porte à la frontière. Continuer dans cette voie. Ne point tant encadrer l´image que cacher ses alentours.


    Écrire sans arrêt, toujours et nuit, partout. Mais ce n´est pas une fuite en avant. J´avance à mon rythme. L´impression de foncer, en fait c´est assez troublant. Deux temps, trois mouvements. Au début on ne s´en rend pas compte, toujours dans cette activité débordante, on écrit avec au moins l´impression de laisser des traces derrière soi comme autant de jalons. La vitesse pour devenir visible, pas le contraire. On avance pour apparaître. Faire surface plutôt que  Arrêter le temps dans les marges de ce qu´on écrit.


    Faire date. On y travaille chaque jour pourtant.


    Des codes, des signes, des discours, des symboles sont ainsi convoqués dans une sorte de patchwork où les effets de reprise et de couture sont visibles, avérés : l´ensemble ne fonctionne pas comme un mélange composite, a fortiori comme une dialectique, mais comme un espace de sutures et de cicatrices, de plaies ouvertes pour être immédiatement fermées.


    Je cherche des trous. L´image n´est pas la réalité. Patiemment à la manière d´un puzzle, c´est comment cette expérience précoce de la violence et de la cruauté, le temps de déposer ses mots lestés de fatigue. Rien n´est joué, rien n´est illustré.


    On cesse alors de voir le monde comme une juxtaposition de choses séparées, et on cherche à relier ce qui est disjoint.


    Faire émerger une nouvelle logique par la juxtaposition de matériaux composites. Fragments de textes piochés un peu partout.  Procéder par prélèvements, détournements, abstractions successives, c´est se donner une chance d´échapper à la falsification générale.



    Pierre Ménard http://www.liminaire.fr

  • L´idée de cette revue est de jouer la carte d´une lecture écran, et de former, notamment autour des auteurs dont les textes numériques sont diffusés sur la plateforme de publie.net, mais pas uniquement bien sûr, un ensemble éditorial où se confrontent l´image, le texte et le son.
    Plusieurs numéros sont lancés parallèlement chaque année, sous forme de chantiers à suivre, à partir d´une phrase qui fera office de point d´orgue. Les textes doivent être courts, quelques lignes, la plupart du temps. Mais la revue accueille également des textes plus longs, sur plusieurs pages, indépendamment de la forme de l´écrit. Chacun peut envoyer ses créations tant que le chantier n´est pas terminé.
    Des graphistes, dessinateurs, peintres, illustrateurs, photographes, sont de la même façon, invités régulièrement à envoyer leur travail. La revue est accompagnée d´une bande son, qui forme une approche du thème au même titre que les textes et les images.
    Le premier numéro a pour thème : Nous dormons notre vie d´un sommeil sans rêves.
    Il s´agit d´un phrase de Georges Perec extraite de L´Infra-ordinaire, paru aux éditions du Seuil, en 1989 :

    « Interroger l´habituel. Mais justement, nous y sommes habitués. Nous ne l´interrogeons pas, il ne nous interroge pas, il semble ne pas faire problème, nous le vivons sans y penser, comme s´il ne véhiculait ni question ni réponse, comme s´il n´était porteur d´aucune information. Ce n´est même plus du conditionnement, c´est de l´anesthésie. Nous dormons notre vie d´un sommeil sans rêves. Mais où est-elle notre vie ? Où est notre corps ? Où est notre espace. » PM   Courrier : directement Pierre Ménard, merci.

    Périodicité de la revue :

    Un numéro par saison. Quatre numéros par an.
    NUMÉRO 1 : Nous dormons notre vie d´un sommeil sans rêves // HIVER 2008 Date remise des travaux : Novembre 2008. Mise en ligne le 21/12/2008.
    NUMÉRO 2 : Mystérieux travail d´un écart qui s´imprime // PRINTEMPS 2009 Date remise des travaux : Février 2009. Mise en ligne le 21/03/2009.
    NUMÉRO 3 : La musique savante manque à notre désir // ÉTÉ 2009 Date remise des travaux : Mai 2009. Mise en ligne le 21/06/2009.
    NUMÉRO 4 : Le palimpseste de la mémoire est indestructible // AUTOMNE 2009 Date remise des travaux : Juillet 2009. Mise en ligne le 21/09/2009.

    P.M.

  • En avant marge

    Pierre Ménard

    Le texte est une fiction au service du sens.
    Par un supplément de simulacre et de fermeture qui semble s´engager avec la transformation du dehors. Une autre mise en place. Par exemple le jeu, le travail de cette feinte. Il n´y a rien hors du texte.

      Pierre Ménard est un des plus intrigants pseudonymes du web.
    Fondateur de liminaire.fr, il a développé le fameux audioblog de lectures versatiles Page 48.
    Le principe de ce site, qui existe depuis janvier 2005, est simple, il s´agit d´une série de lectures de livres de différents genres (roman, poésie, essai), mais une seule page, la page 48, devenue réécriture orale collective, redessinant, via contribution de chacun, un paysage bis, une anthologie de ce qui nous rassemble, de ce qui compte.
    Ce projet s´inspire d´un texte de Joe Brainard, I Remember, dans lequel l´auteur américain évoque ses souvenirs à partir d´une formule récurrente lui servant de leitmotiv ou de ritournelle et dont s´inspirera ultérieurement Georges Perec en publiant Je me souviens : « Je me souviens d´avoir projeté de déchirer la page 48 de tous les livres que j´emprunterais à la bibliothèque publique de Boston mais de m´en être vite lassé. » Le parcours de ces blocs d´écriture forme une lecture entre les lignes des livres de chevet, qui nous accompagnent au quotidien, et dont on n´achève jamais vraiment l´inépuisable lecture.
    Le livre présenté ici est constitué des blocs issus de ces lectures versatiles : un livre est tout entier contenu dans une de ses pages. Ces blocs tissent entre les lignes espacées de nos lectures, les trames d´un récit chaque fois renouvelé, son écriture en marge.
    Mais après, un autre enjeu : la bibliothèque contemporaine où Pierre Ménard puise son présent, il la rejoue dans l´univers web des montages, textes audio, journal en ligne de son liminaire.fr. Ce que nous jouons dans et par l´ordinateur, c´est l´héritage et l´engagement présent de ce que nous devons à cette bibliothèque.
    Après une première transposition écran, Philippe De Jonckheere, un des pionniers de l´intervention graphique sur Internet, s´est emparé du texte et en propose une lecture numérique :
    Transparences, superpositions, marges, tout est conçu en fonction de l´objet : l´écriture numérique s´invente maintenant.
    Enfin, noter sur publie.net En un jour, échange chat en temps réel (c´était la contrainte) de Pierre Ménard et Esther Salmona, auquel on joint fichier audio de lecture par les auteurs. Et que Pierre Ménard édite et dirige D´ici là, revue trimestrielle de création numérique, diffusion publie.net, le n° 0 en libre accès (courrier :
    Directement Pierre Ménard, merci).

    FB PS : les lecteurs qui ont téléchargé En avant marge dans l´ancienne interface de publie.net sont priées de se signaler par mail : ce sera un plaisir de leur offrir la nouvelle version sur leur compte lecteur.
    Pierre Ménard est né en 1969 à Ris-Orangis, et vit à Paris. Bibliothécaire, il anime régulièrement des ateliers d´écriture. Présent au travers d´interventions en revues, ainsi que sur supports sonores et sur internet.
    Pierre Ménard anime depuis 2004 la Zone d´Activités Poétiques Marelle ainsi que deux podcasts audios (Marelle Radio) et Page 48 : Lectures versatiles). Il tient également au quotidien un bloc-notes poétique sur internet. L´ensemble de ces travaux est disponible sur son site : LIMINAIRE.

  • Le septième numéro de la revue d'ici là est consacré au temps :

    Le présent n'est que la crête du passé et l'avenir n'existe pas | Vladimir Nabokov, Partis pris.

    « L'écrivain n'a pas pour tâche de créer du nouveau de l'original, mais d'être expert dans l'art de l'imitation. Imiter, c'est, avons-nous dit, mimer un affrontement pour combler le manque, l'écart, afin de faire advenir de la présence. Savoir imiter le futur toujours déjà là, toujours d'une certaine façon présent, contre le passé qui ne demande qu'à céder pour le réaliser, tel est le pouvoir de celui qui aime. »

  • Le sexe, on en parle beaucoup. À tel point qu´on pense notre société occidentale bien plus permissive sur ce sujet que par le passé. Rien n´est plus faux ! En la matière, les Anciens, des philosophes de l´Antiquité aux libertins du siècle des Lumières, pourraient nous en remontrer. Il suffit de plonger dans les textes, y compris dans La Bible.Voici donc un recueil d´anecdotes édifiantes et... authentiques. Une chronologie salace des humeurs voraces, où l'on croise de drôles de pédagogues, des impératrices adultères et des dieux priapiques.Une promenade érudite et coquine qui doit moins à Michel Foucault qu´à Pierre Dac : « Être dur de la feuille n'empêche pas pour autant d'être mou de la branche et réciproquement. »

  • Gérard de Nerval promène dans Paris un homard au bout d'une laisse avant d'être soigné dans un asile psychiatrique, les admirateurs de Goethe se suicident après la publication de Werther, Proust ne veut plus parler qu'à des ducs, Georges Orwell vit parmi

  • Longtemps, l'intelligence n'a été qu'un luxe, voire un vice. Mais la libéralisation de l'économie, la mise en place d'une méritocratie et l'extension de l'enseignement ont renversé la donne. Ce qui ne servait autrefois qu'à une petite élite pour briller dans des salons est devenu une impérative nécessité. De la maternelle à la maison de retraite, on trie, classe et sélectionne les individus, établissant une dictature de l'intelligence.
    Que faire alors lorsque l'on n'a pas la chance d'être un génie ? Si la paresse nous invite à nous y résigner, l'enjeu est tel qu'il serait plus avisé de nous battre. À défaut de devenir intelligents, donnons l'illusion que nous le sommes.
    Voici donc un guide érudit et humoristique, qui, de Napoléon à Proust en passant par Balzac, Cocteau, Dali, Coluche ou Guitry, vous donnera la recette pour devenir à votre tour un génie.

  •   Depuis 2004, il met en ligne de manière hebdomadaire un exercice littéraire à partir d´un texte poétique contemporain. Les textes écrits à partir de ces contraintes sont diffusés en ligne sur le site Marelle, Zone d'activité poétique et depuis 2010 sur son site Liminaire.
     A raison d´un atelier par semaine, et avec pour objectif d´en créer autant qu´il y a de jours dans une année, afin d´en publier à l´issue de l´expérience un recueil qui soit à la fois un texte poétique, une méthode pour écrire en ateliers (365 propositions d´écriture), une anthologie de littérature contemporaine (365 auteurs francophones et leurs textes, de genres variés (poésie, nouvelles, romans, théâtre, jeunesse, art expérimental..., 75 éditeurs), le projet s´achève donc comme prévu en octobre 2010 avec la publication d´un texte : Comment écrire au quotidien : 365 ateliers d´écriture .
     Il s´agit d´un ouvrage numérique enrichi de contenus multimédias sur internet (de nombreux extraits de textes et les 365 propositions d´écriture commentées, avec présentation actualisée des auteurs, de leurs textes, de nombreux liens ainsi qu´une cinquantaine d´enregistrements sonores (extraits de http://radiomarelle.blogspot.com/ ) sur les auteurs et les textes à l´origine des propositions d´écriture).

      On peut dire qu´il existe aujourd´hui deux types d´ouvrages numériques : l´ouvrage dit homothétique , une version numérisée du texte, et l´ouvrage dit augmenté , ou enrichi , qui intègre des éléments multimédia ou internet. On peut ainsi enrichir le texte avec des vidéos, des sons ou musiques, ou encore des liens vers des ressources extérieures disponibles sur internet.

      Le blog de la librairie Dialogues à Brest diffuse tous les mois depuis septembre 2010 de larges extraits thétiques de ce texte de Pierre Ménard, en résidence d´auteur sur le blog. Une rencontre et des ateliers d´écriture auront lieu à la librairie en 2011.

  • L'écriture, en dépit de son apparente simplicité, nécessite une certaine maîtrise avant de donner des résultats probants. Mieux vaut donc s'armer d'un guide pour affronter la page blanche. Bien qu'il n'existe pas de recette miracle pour atteindre les sommets de la littérature, quelques tours permettent de s'améliorer notablement.
    À travers les écrits et les témoignages de romanciers, d'éditeurs, d'essayistes ou de critiques, cet ouvrage propose une plongée dans les coulisses de la création littéraire, de l'idée originelle à la publication. Au-delà des éléments utiles à tout auteur en devenir, cette promenade libre et divertissante offrira aux curieux un aperçu singulier des arrière-cuisines de la littérature. Loin de la légende du génie inspiré par sa muse, les affres de la conception et les secrets des écrivains s'y révèlent dans toute leur ampleur.
    D'aveux en anecdotes et d'analyses en archives, le lecteur découvrira les méthodes employées par Balzac, Hugo, Flaubert, les terribles frères Goncourt, Marguerite Yourcenar ou Marguerite Duras, mais aussi nos contemporains. Antonin Baudry, François Bégaudeau, Charles Dantzig, Marie Darrieussecq, François-Henri Désérable, David Foenkinos, Jérôme Garcin, Alexis Jenni, Maylis de Herangal, Lola Lafon, Olivia de Lamberterie, Hervé Le Corre, Nicolas Mathieu, Amélie Nothomb, Camille Pascal, Éric Reinhardt, Tatiana de Rosnay et bien d'autres ont accepté de livrer leurs conseils.
    Pierre Ménard est l'auteur de plusieurs essais, dont Les Infréquentabtes frères Goncourt (2020).

  • Ce n´est pas Marc Pautrel qui me démentira, l´intérêt d´une plate-forme comme publie.net c´est la souplesse de mise en ligne et de partage. Pour cela que j´ai mis en avant le mot coopérative : on décide de travailler ensemble, on accepte, on accueille les recherches, les formes, les visages que prend le travail de chacun des auteurs.
    Pierre Ménard, puisque tel est son pseudonyme sur le web, est un expérimentateur qui compte, voir les liens ci-dessous, de tout ce qui se développe sur son site liminaire.fr. Il a été un des premiers présents dans l´expérience publie.net, via En avant marge.
    Les photographes, il y a 2 ans, se lançaient comme cela dans des expériences de photographie en continu d´une journée, l´Adam Project, il s´agit ici d´une expérimentation à deux voix, en temps réel.
    La durée du jour définit la durée de l´échange, le contraint à ses frontières. Les heures s´inscrivent en regard des phrases échangées, des bifurcations, les temps de silence s´inscrivent tout pareil.
    Alors, lecteur, on a un double rapport au texte : notre position habituelle de lecteur, associations, visualisations, musique, mais qui se dédouble avec un auteur fantôme - à cet instant, on aurait écrit quoi, on aurait lancé quoi, on aurait osé quoi, ou pas.
    Et que la réussite d´un tel projet serait justement que, si on n´en connaît pas le prétexte, difficile de dépasser ce qui, de toute façon, établit la pertinence de la démarche : que le texte se suffit à lui seul, justement pour la recherche, ou la pratique, de chacun.

    FB présentation du projet Esther Salmona met en place une forme expérimentale d´édition : enunjour. Polymorphe, enunjour se nourrit de collaborations. Le jour se retrouve dans chaque exemplaire comme contrainte, protocole, limite, à un niveau plus ou moins évident.
    Le texte a été publié la première fois sous la forme d´un livret imprimé sur calque et agrafé, diffusé à 12 exemplaires.

    Lecture enregistrée à la Gare de l´Est, Paris, sur CD audio.

    Pochette Canson blanc format 12,8 cm x 12,8 cm.

    Impression laser et jet d´encre.
    Présentation des auteurs Diplômée de l´École Nationale Supérieure du Paysage de Versailles, Esther Salmona explore les relations entre le son et l´espace à Détroit où elle teste une notion élargie de projet de paysage autour des pistes de sites en réseau et de travail collaboratif. Elle prolonge ses recherches au sein du post-diplôme de recherche en art audio Locus Sonus (Beaux-Arts Aix-en-Provence / Nice-Villa Arson) où elle dirige sa pratique vers l´écriture. Elle travaille actuellement avec des artistes sonores, philosophes, écrivains, fait des lectures et continue d´écrire (elle tient notamment un journal irrégulier d´écoute de flux sonores en temps réel : carpophores.blogspot.com). Une partie de son travail est disponible sur le site : hyphes.blogspot.com Pierre Ménard est né en 1969 à Ris-Orangis, et vit à Paris.
    Bibliothécaire, il anime régulièrement des ateliers d´écriture.
    Présent au travers d´interventions en revues, ainsi que sur supports sonores et sur internet. Derniers livres parus :
    « Le spectre des armatures », éditions Le Quartanier, 2007, « en avant marge », Publie.net, 2008.
    Pierre Ménard anime depuis 2004 Marelle, Zone d´Activités Poétiques (marelle.cafewiki.org), ainsi que deux podcasts audios, Marelle Radio : la poésie sur écoute (radiomarelle.blogspot.com) et Page 48 :
    Lectures versatiles (page48.blogspot.com). Il tient également au quotidien un bloc-notes poétique sur internet (blog.liminaire.fr). L´ensemble de ces travaux est disponible sur son site : LIMINAIRE (www.liminaire.fr).

  • Le premier numéro de la revue d´ici là est consacré à notre rapport au quotidien, au banal :

    Nous dormons notre vie d´un sommeil sans rêves.

    « Interroger l´habituel. Mais justement, nous y sommes habitués. Nous ne l´interrogeons pas, il ne nous interroge pas, il semble ne pas faire problème, nous le vivons sans y penser, comme s´il ne véhiculait ni question ni réponse, comme s´il n´était porteur d´aucune information. Ce n´est même plus du conditionnement, c´est de l´anesthésie. Nous dormons notre vie d´un sommeil sans rêves. Mais où est-elle notre vie ? Où est notre corps ? Où est notre espace ? » Georges Perec, L´Infra-ordinaire, Seuil, 1989.

    Sommaire du numéro :

    Gilles Amalvi, Félicia Atkinson, Ludovic Bablon, Isabelle Boinot, Raymond Bozier, Mathieu Brosseau, Michel Brosseau, Philippe Cou, Pierre Coutelle, Philippe De Jonckheere, Caroline Diaz, Armand Dupuy, Stéphane Dussel, Pierre Escot, Guillaume Fayard, Pierre-Yves Freund, Rémi Froger, Olivier Guéry, Déborah Heissler, Amande In, Anne Kawala, Frédéric Lavignette, David Lespiau, Arnaud Maïsetti, Xavier Makowski, François Matton, Pierre Ménard, Matthieu Mével, Grégory Noirot, Lolita Picco, Philippe Rahmy, Hubert Renard, Esther Salmona, Anne Savelli, Joachim Séné, Thibault de Vivies.
    36 auteurs / 90 pages Présentation des auteurs :

    Gilles Amalvi est écrivain. Né à Paris en 1979.
    Il vit à Nantes. Il a publié Une fable humaine au Quartanier (coll. « Phacochères », 2005). Ses poèmes sont parus dans diverses revues, dont Grèges, Moriturus, Le Quartanier et La mer gelée. Il a complété une maîtrise sur Henri Michaux et Paul Celan. Conférencier au musée des Beaux-arts de Nantes, il collabore également avec le festival des Rencontres Chorégraphiques de Seine-Saint-Denis.
    Félicia Atkinson est dessinatrice et musicienne. Elle collabore régulièrement avec le musicien Sylvain Chauveau ou la danseuse Élise Ladoue (stretchandrelax) et a fait des performances à la Fondation Cartier pour l´Art Contemporain, au Plateau Frac Île de France, au Point Éphémère, à la Knitting Factory, à l´Empty Bottle. Elle a exposé à la galerie Yukiko Kawase et réalisé deux albums avec stretchandrelax chez nowaki et rainmusic.
    Ludovic Bablon est écrivain. Né en 1977 à Chaumont. Ludovic Bablon vit à Marseille. Il a fait des études d´histoire et de documentation. Ses premiers livres sont parus chez L´Amourier (Perfection, 2000. Tandis qu´Il serait sans parfum, 2002) et Hache (Histoire du jeune homme bouleversé en marche vers la totalité du réel, 2003). Il a collaboré au Matricule des Anges.
    Isabelle Boinot est dessinatrice. Née en 1976, Isabelle Boinot est parisienne. Elle officie également au sein du collectif Frédéric Magazine. Elle a publié entre autres Montre tout (Arts Factory) et Nicoptine (En marge). Elle fait partie du collectif Frédéric Magazine.
    Raymond Bozier est écrivain. Il né à Chauvigny dans le département de la Vienne. Il vit actuellement à La Rochelle. Il a écrit plusieurs ouvrages : Lieu-dit, roman, livre de poche, 14595. Bords de mer, Flammarion, 1998. Abattoirs 26, Pauvert, 1999. Rocade, roman, Pauvert, 2000. Les soldats somnambules, roman, Fayard, 2002.
    Mathieu Brosseau est écrivain. Né à Lannion dans les Côtes d´Armor en 1977. Il a publié plusieurs recueils de poésie : De L´Aquatone (La Bartavelle éditeur, 2001).
    Surfaces, journal perpétuel (Editions Caractères, 2004).
    La nuit d´un seul, texte à paraître en 2009 dans la collection La Rivière échappée. Et même dans la disparition, à paraître aux éditions Wigwam en 2010. Créateur de Plexus-s.net. Il anime avec François Rannou la collection "L´inadvertance" pour "Publie.net" et collabore également à la revue "L´étrangère".
    Michel Brosseau Il vit à Orléans, on peut visiter son blog : À chat perché. Il vient par ailleurs de publier La Bac d´abord, aux éditions du barbu.
    Philippe Cou est écrivain. Né en 1967 à Concarneau (Finistère). Participations à Marelle, Sitaudis, fil AFP et les cahiers de Benjy et la revue X et le Dernier Télégramme et Plexus-s.net.
    Pierre Coutelle lit et écrit. Il est né en 1976. Il vit à l´extrême-orient d

  • « Un trajet Paris-Marseille intemporel, d'abord virtuel, puis réel, une approche de la ville tout en détours et cheminement, après en avoir rêvé l'accès. » Chacun de leur côté, Anne Savelli et Pierre Ménard ont construit d'abord un itinéraire virtuel, en une dizaine d'étapes, constitué de textes et de photographies, des captures prises à partir de Google Street View. Ils ont ensuite fait le voyage réel, en train, pour se rendre ensemble à Marseille un jour de mai 2012. Dt en revenir avec ce livre, dont le format numérique propose un mode de lecture et d'écriture adapté à ce qui fait « le propre de tout voyage, un cheminement. »

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