Romuald Sciora

  • Les défis auxquels nous devons faire face aujourd'hui, qu'ils soient économiques, géopolitiques, interreligieux, énergétiques ou climatiques, nécessitent plus que jamais des solutions globales élaborées par l'ensemble des pays de la planète : l'Organisation des Nations unies est la seule structure où une telle concertation est possible. Pourtant, soixante-dix ans après sa fondation, est-elle encore capable de rassembler dans un dialogue constructif petits États et grandes puissances afin de lutter contre les maux de l'humanité ? Dix observateurs des questions internationales, dont cinq secrétaires généraux des Nations unies, mais aussi des personnalités comme Noam Chomsky, livrent leurs réflexions dans cet ouvrage. Ils montrent qu'il est urgent de réformer une organisation qui, aujourd'hui, ne parvient plus que difficilement à incarner l'idéal démocratique, l'aspiration universelle à la paix et la défense des droits de l'homme qui motivèrent sa création en 1945. En ce début de xxie siècle, l'ONU a en effet progressivement cédé la place à une série d'organisations internationales ou régionales, politiques ou économiques, nées au cours de ces dernières décennies, laissant ainsi trop souvent les pays les plus riches gouverner le monde. Relancer le multilatéralisme, redéfinir les opérations de maintien de la paix, renforcer les moyens de l'ONU... tout cela semble indispensable pour que le « Parlement des nations » ne se limite pas au rôle humanitaire auquel certains veulent le cantonner et occupe à nouveau le centre de la scène politique internationale.Cet ouvrage est publié sous la direction de Romuald Sciora. Entretiens avec Kurt Waldheim, Javier Pérez de Cuéllar, Boutros Boutros-Ghali, Kofi Annan et Ban Ki-moon. Contributions de : Constantin von Barloewen, David Bosco, Noam Chomsky, Steve Killelea, Giorgia Manno, Ignacio Ramonet, Anne-Cécile Robert, David B. Roosevelt, Michael Shank, Julia Trezona Peek et Ioannis Vrailas.

  • L'ONU, coquille vide ou agence humanitaire ? Créée en 1945 dans le contexte de l'après-guerre afin de préserver la paix, cette organisation a aujourd'hui mauvaise presse, d'autant que, sur le terrain, sa puissance s'affaiblit.

    Qui est responsable de cette déliquescence ? Les membres permanents du Conseil de sécurité, qui ont préféré préserver leurs intérêts au sein des directoires du G7 et du G20 ? Les partisans de l'ultralibéralisme et du profit ? Ou encore les dirigeants médiocres, sans envergure et sans vision, qui accèdent aux plus hautes responsabilités de démocraties moribondes ?

    Pourtant, il faut sauver l'ONU, seule institution capable d'organiser un monde en plein bouleversement où menace la guerre. Mais comment ? C'est à ces questions sensibles que deux spécialistes, Romuald Sciora et Anne-Cécile Robert, tentent de répondre dans un essai documenté, bâti sur quinze ans de recherches et d'enquêtes auprès des instances onusiennes.

    Avec un préface de Pascal Boniface

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