Yan Kouton

  • Des effondrements souterrains

    Yan Kouton

    • Éditions zinedi
    • 10 August 2011


    Un épais brouillard a enseveli toute la ville et fait disparaître les hommes. Seuls quelques téméraires se meuvent pour l'affronter. Patrick Colman est de ceux-là. Très vite égaré dans ce labyrinthe, il se blesse violemment et tombe. Alors qu'il sombre dans l'inconscience, il en est arraché par un homme singulièrement prévenant. Cette rencontre et celle, plus tard, de Magalie, jeune femme en rupture familiale, seront des jalons déterminants dans sa quête de paix intérieure et dans sa tentative de reconstruction. L'errance de Patrick dans cette ville engloutie où il chemine de manière hypnotique comme dans sa vie le mènera vers la rédemption. Celle-ci sera de courte durée... Dans ce roman, Yan Kouton explore les liens entre mémoire individuelle et collective et s'interroge sur le fardeau des souvenirs et le poids du secret. La ville et les événements climatiques sont des personnages à part entière, ils symbolisent les éléments qui dépassent et broient les individus.

  • Le passeur

    Yan Kouton

    • Éditions zinedi
    • 1 May 2005

    Pour échapper à la justice, Paul Rapho se réfugie dans la clandestinité. Peintre de génie, il vend ses toiles - qui seront signées par un autre - à un réseau d'amis pour survivre et acheter l'alcool dans lequel il tente chaque nuit de s'oublier. Le carnet, relatant sa dernière errance jusqu'à son suicide, arrive entre les mains d'un journaliste. Le récit de ce suicide et l'enquête qu'il va mener pour comprendre vont bouleverser son existence et lui révéler la duperie de son meilleur ami, la fragilité de sa vie et de l'amour.
    A travers ce roman, Yan Kouton dénonce l'absurdité du monde dans lequel nous vivons aujourd'hui et s'interroge sur le destin de l'homme dans une civilisation de plus en plus inique.

  • Les oiseaux de proie

    Yan Kouton

    • Éditions zinedi
    • 7 February 2007

    Isabelle et André Beau, couple de gardiens d'un immeuble cossu, dérivent peu à peu. Entraînés par leur mal-être, leurs difficultés personnelles et l'influence d'un marchand sans scrupules, ils vont participer au pillage des biens de valeur d'une femme âgée, fortunée mais isolée, jusqu'à l'irruption de Chloé, aide à domicile. Cette dernière va modifier ce fragile équilibre, ces relations subtiles et perverses basées sur des rapports de domination, d'humiliation et sur la vulnérabilité des êtres.
    Dans ce roman, Yan Kouton traite des thèmes de la prédation, de la guerre économique, de l'ambition, du monde de l'image, et de l'oubli que ces phénomènes génèrent. Il y est question de la place des individus et de leurs conflits intimes, douloureux, de leurs sentiments troubles et de leur solitude dans une société caractérisée par la violence et l'indifférence. Seuls les personnages qui ne fuient pas leurs souffrances s'en sortent.

  • Les contributeurs : Alexandre Nicolas, Antonin Crenn, Axel Sourisseau, Dorothée Coll, Gwenn Audic, Jean-Claude Leroy, Myriam OH (Ould-Hamouda), Tom Saja & Yan Kouton
    Éditeur à l'honneur : Le Réalgar

    Édito : Gwenn Audic, un geste originel

    Quand l'art se départit de la culture, quand la création se départit de l'art, on se retrouve avec quelqu'un qui se débat avec la vie comme avec soi, comme avec l'univers.
    Gwenn Audic est un être du mouvement, du placement du corps impossible dans l'impossible espace [...] Elle est aussi un poète qui ne mâche pas ses mots ; qu'elle croque ou qu'elle (se) démasque, ses textes sont résolument implacables. L'artiste-peintre se trouve conviée ici, puisqu'elle a dû quitter une certaine danse, pour cause d'accident, et presque par dépit passer à la peinture. Or c'est toujours la même en couleur ou trait pour trait, en son geste de naître à quelque monde irréel qui se fait passer pour le nôtre. Gwenn Audic n'habite pas les murs, elle les subit, lignes droites ou angles lui sont hostiles, pour elle tout doit être rondeur et frisson, absolument vivant ; l'objectivation est son enfer. Elle peint les corps et les arbres, les humeurs et les attaches, bâtissant sans relâche de nouvelles modalités. Le corps résiste au corps, tente toujours la même évasion, ou seulement la rêve à l'envers d'une humiliation. Ce qui retient le corps à la terre ne saurait l'empêcher de se décoller. [...]
    Jean-Claude Leroy

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