Annika Parance Éditeur

  • Paris. Période : 1987 - 1992. Sur fond d'épidémie de sida, le narrateur a une histoire avec un garçon de son âge, *******, qui n'assume pas sa sexualité et fait tout pour la rejeter. La relation est violente, intense et cruelle, mais se poursuit malgré la souffrance. Les amis du narrateur, Mathieu et Hervé, tentent de comprendre la nature de cette relation, peut-être de l'en sortir. Hervé est atteint du sida, il est souvent hospitalisé et il en meurt finalement. Le narrateur s'enlise, il essaie de dire les choses, n'y parvient pas correctement. ******* disparaît.

    « Pas dire peut-être lu en commençant par le début ou par la fin. Ceux qui préfèrent le sens chronologique d'une histoire peuvent commencer par la fin. L'expérience en sera toute autre. »

  • Des migrants de première génération, dont le corps porte les stigmates de l'exil, se réunissent à Montréal pour jouer de la musique. D'autres se cachent dans les rayons d'une bibliothèque, après la fermeture, afin de continuer à rêver et à vivre grâce aux livres. D'autres encore, déracinés et marginaux, marchent sans fin dans des centres commerciaux, dans le métro, devant des bâtiments ministériels en quête d'une rencontre dans des pays imaginaires ou des avenirs dystopiques. D'une terrasse de Turin aux couloirs d'un musée des mémoires, un homme suit inexorablement son désir jusqu'à cueillir le baiser rêvé. Dans la plupart des narrations poétiques de ce livre, les personnages perdent des membres ou voient leur apparence physique se modifier. L'auteur, qui se met aussi en scène dans des poèmes autofictionnels, représente ainsi la fabrication de nos identités.

  • Planetes

    Cyr Mario

    Ils ne viennent pas du même monde.
    Ils s'attirent comme des aimants.
    Au présent.
    À l'un le quotidien pèse,
    et l'autre apporte des réponses.

    La forme surprend. Les personnages n'ont pas de nom, et tout le récit
    est au présent. Pas de passé, pas d'imparfait. Ni futur ni conditionnel.
    La narration à la deuxième personne du singulier crée un effet de
    proximité, sinon d'intimité.

    Captivant par son écriture contemporaine, rythmée, précise, qui en quelques phrases nous donne à voir un monde, Planètes sait aussi nous toucher par la sensibilité sans mièvrerie qui l'anime, sa tendresse pour les déshérités et les vulnérables, son goût de la beauté, son adhésion à la vie.

  • Une famille de banlieue mène une existence saine et agréable, dans la bonne humeur et l'amour. C'est l'été, les vacances approchent. Survient un évènement inattendu qui arrive à la fillette de neuf ans et qui viendra perturber les membres de cette famille. Entre rite de passage raté, crise du couple et peur du vieillissement, comment les parents parviendront-ils à garder l'équilibre familial intact? Quant à la fillette, elle semble plus à l'aise quand personne ne s'occupe d'elle...

  • Vivre sa vie mais en rêver une autre. Se perdre ou se trouver dans une double existence. Hésiter à la croisée des chemins. Refuser, peut-être, de choisir. Voilà ce que sont, entre autres, les présents multiples des personnages qui traversent ce recueil de cinq nouvelles. 

    Les bad boys ou les bad girls de Présents composés suivent leur voie coûte que coûte. Ils veulent être libres, vivre comme ils l'entendent en cherchant des sensations fortes et en refusant la soumission, au risque de perdre l'autre. Mais jusqu'à quel point?

  • Une fin d'été dans un tout-inclus en Tunisie, où une mère accompagnée de son fils handicapé sombre peu à peu dans un besoin toujours plus inavouable de liberté, tandis que tourne à l'obsession l'image récurrente d'une cliente solitaire qui a croisé son regard.
    Une histoire d'amour sensible entre un cordonnier timide et une belle cliente, qu'il ne sait pas comment aborder, avec en toile de fond la ville de Punta Arenas, dans le grand sud chilien.
    Une jeune Australienne qui souffre d'éco-anxiété devant la dégradation économique et écologique de la planète, oscille entre colère contre la génération précédente et inertie face à un avenir incertain.

    Autant de constellations géographiques qui composent ce recueil de nouvelles, à la lisière entre ombre et lumière, coeurs incandescents en manque et pulsions glaçantes.

  • En pleine canicule, un homme se laisse convaincre par sa femme et ses filles d'aller passer une journée à la foire agricole. Sur place, il y a beaucoup de monde. Mal à l'aise, l'homme déambule entre les bêtes et les visiteurs, se pliant aux désirs de ses filles. En plein après-midi, il perd sa famille dans la foule. Entre une vache aux pis douloureux, une conversation avec un éleveur, des jeux d'adresse, des manèges et plusieurs Coors light, il est confronté à l'homme qu'il est devenu, et réalise qu'il en est prisonnier.

  • Sept nouvelles, sept histoires à la limite du fantastique, qui se déroulent à différents endroits sur la planète, sept tableaux mystérieux, émouvants, inquiétants. Que
    ce soit dans la jungle amazonienne, dans les îles indonésiennes ou près des sommets himalayens, chaque récit met en scène des relations érotiques entre des voyageurs et des habitants des contrées qu'ils visitent.
    Ces liaisons se trouvent toutefois bouleversées par des catastrophes naturelles ou des événements mystérieux.

    Au fil de sa lecture, le lecteur s'imprègnera de l'ambiance de mondes lointains qui, plus que jamais, se trouvent menacés par d'inévitables désastres écologiques.

  • Quand la mort côtoie l'enfance qui nous traverse d'un bout à l'autre, à quoi assistons-nous ?

    Voici des miracles ordinaires, des vertiges, des bonheurs fugaces qui réclament une parole. Voici l'aube fabuleuse, et une jeunesse qui ne cesse de fleurir, là même où on ne l'espérait plus.

    C'est un regard sur le petit, l'humble. L'imparfait. L'éphémère. Pour en faire valoir la lumière et la beauté. Et c'est aussi un défi stylistique : écrire de la poésie sans dire « je ». Ni « tu » d'ailleurs. Fine et épurée, l'écriture nous transporte autant qu'elle nous rive à nos racines les plus sourdes, à la terre, tendue de beauté.

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