Denoël

  • En automne Nouv.

    "Les parents donnent la vie à l'enfant, l'enfant donne de l'espoir aux parents. Cela te paraît lourd à porter ? Ça ne l'est pas. L'espoir est inconditionnel."
    La fille de Karl Ove Knausgaard est sur le point de voir le jour. En attendant sa naissance, son père entreprend de lui raconter le monde. Les grenouilles, le crépuscule, les chewing-gums, la solitude, la guerre, les étoiles... Rien n'est trop petit ni trop vaste pour susciter l'attention du romancier qui évoque aussi sa vie quotidienne avec sa femme et ses enfants dans la campagne suédoise.
    Premier volume du "Quatuor de saisons", En automne donne à voir les émerveillements d'une paternité naissante dans une nature qui jette ses derniers feux.
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    Né en Norvège en 1968, Karl Ove Knausgaard a accédé à une reconnaissance internationale avec son cycle autobiographique Mon combat, dont les sept volumes ont paru aux Éditions Denoël. L'ouvrage est enrichi des illustrations de Vanessa Baird, artiste norvégienne née en 1963. Ses peintures ont été exposées dans de nombreux musées du monde.

  • "Publier signifie mettre un livre dans les librairies. Et le vendre pour que les autres le lisent. Alors je serai écrivaine et vous serez mes lecteurs. C'est fou. C'est le plus fou qui m'est arrivé dans ma prostituée de vie."

    Marga, Nati, Patricia et Angels vivent ensemble dans un appartement d'un quartier populaire de Barcelone. Pour ces cousines "en déficience intellectuelle", comme l'administration les qualifie, chaque jour apporte son lot de condescendance et d'infantilisation. Féministe, désinhibée et férue de danse, Nati s'attire souvent des ennuis. Patri n'a qu'une crainte, se faire virer de l'appartement et perdre son indépendance, tandis que Marga cherche à squatter un autre habitat pour être libre d'aimer qui elle veut. Angels observe le tout et se lance dans le récit de leur vie à quatre en lecture facile.
    Ce livre, aussi audacieux dans sa structure que dans son propos, est une charge féroce et drolatique contre le machisme, contre l'oppression, contre l'injustice. C'est aussi un roman qui célèbre le corps et la sexualité, le désir, la dignité de celles et ceux qui sont marqués par les stigmates de la "différence" et le pouvoir révolutionnaire du langage.

    Cristina Morales est née à Grenade en 1985. Lecture facile est son quatrième roman et son premier traduit en français. Succès retentissant en Espagne, le texte a été qualifié de "phénomène" par une partie des critiques littéraires et a obtenu plusieurs prix importants. Cristina Morales est en outre membre de la compagnie de danse contemporaine Initiative Sexual Femenina et productrice du groupe punk At-Asko.

  • À l'origine d'un one-woman-show joué par l'auteure à Broadway. La pièce est le résultat de plus de 200 interviews de femmes, auxquelles l'auteure a demandé de s'exprimer sur ce sujet tabou. Présente le texte intégral de la pièce dans une nouvelle traduction. Edition augmentée de onze nouveaux monologues.

  • Natsuki n'est pas une petite fille comme les autres. Son meilleur ami est un hérisson en peluche qui la somme de sauver les Terriens, et elle passe tous ses étés à la montagne avec son cousin Yû, espérant qu'un vaisseau spatial la ramène d'où elle vient vraiment. Quand un événement menace de séparer les cousins pour toujours, ils se font une promesse : survivre, quoi qu'il arrive.
    Des années plus tard, Natsuki est mariée et semble mener une vie normale. Mais les ombres de son enfance refont surface et la jeune femme se réfugie chez Yû. Parviendront-ils à tenir leur promesse ? Pour cela, ils devront se reconnecter à leur âme d'enfant et s'engager dans une aventure extraordinaire.
    Voyage cosmique exaltant, Les Terriens interroge notre perception du bonheur et de la conformité.

  • Été 1963, dans un village des Pouilles.
    Primo, Mimmo et Damiano, trois garçons de douze ans, passent le temps comme ils le peuvent dans les ruelles écrasées de soleil de leur quartier. La vie n'est pas simple, pour ces amis inséparables : le père de Primo est mort, celui de Mimmo est à l'asile, celui de Damiano interdit à sa femme de quitter la maison. Et lorsqu'ils quittent leurs foyers, c'est pour se trouver confrontés à une bande d'ados qui s'amuse à les tourmenter et à les humilier...
    Seulement, cet été-là, les trois garçons décident de ne plus se laisser faire. Ni par ces imbéciles d'ados ni par personne d'autre. Ils font un pacte, un pacte de sang, mais ignorent alors qu'un terrible engrenage vient de s'enclencher, qui précipitera la fin de l'été et de leur enfance.
    Un premier roman bouleversant.
    Une écriture à la beauté sauvage.
    Une poignante histoire d'amitié.

  • Écrire un livre est souvent l'aventure d'une vie. Les candidats sont nombreux, les élus sont rares, et il faut une bonne dose de détermination et de travail pour se faire publier. À l'opposé du manuel d'écriture scolaire et inhibant, Écrire, mode d'emploi, texte espiègle et généreux, est une promenade au pays de la littérature en même temps qu'une mine de conseils en or. Un petit bijou à mettre entre les mains de tous ceux qui aiment lire et écrire.

  • "J'ai décidé de faire parler des femmes, de les faire parler de leur vagin, de faire des interviews de vagins..., et c'est devenu ces Monologues...
    Au début, ces femmes étaient un peu timides, elles avaient du mal à parler. Mais une fois lancées, on ne pouvait plus les arrêter. Les femmes adorent parler de leur vagin."
    Depuis sa parution aux États-Unis en 1998, Les Monologues du vagin a déclenché un véritable phénomène culturel : rarement pièce de théâtre aura été jouée tant de fois, en tant de lieux différents, devant des publics si divers... Mais que sont donc ces Monologues dans lesquels toutes les femmes se reconnaissent ? Il s'agit ni plus ni moins de la célébration touchante et drôle du dernier des tabous : celui de la sexualité féminine.
    Malicieux et impertinent, tendre et subtil, le chef-d'oeuvre d'Eve Ensler donne la parole aux femmes, à leurs fantasmes et craintes les plus intimes. Qui lit ce texte ne regarde plus le corps d'une femme de la même manière. Qui lit ce texte ne pense plus au sexe de la même manière.

  • Dans une ville où les escrocs, les arnaqueurs et les racketteurs sont légion, deux durs à cuire déambulent : _____ et Boîte. Ce sont des hommes de main tout en muscles qui réfléchissent rarement à deux fois et posent très peu de questions.
    Entre deux missions, ils passent leur temps dans des tripots peuplés d'individus si ce n'est louches du moins atypiques. Les mauvais coups s'accumulent et les cadavres s'empilent sans qu'il ne soit possible de faire machine arrière...
    Ce texte singulier qui mêle codes du roman noir des années 1930 et fantastique est aussi une réflexion salutaire sur l'ennui et la violence qu'elle engendre.

  • Immergés dans ce milieu, deux gamins font le pacte de toujours prendre soin l'un de l'autre. Romantiques, engagés dans leur pratique artistique, nourris de rêves et d'ambitions, ils se soutiennent et se donnent confiance pendant les années de vache maigre.
    Just Kids commence comme une histoire d'amour et finit comme une élégie, brossant un inoubliable instantané du New York des années 60-70, de ses riches et de ses pauvres, de ses paumés et de ses provocateurs.
    Véritable conte, il retrace l'ascension de deux jeunes artistes, tel un prélude à leur réussite.

  • Pardon

    Eve Ensler

    Comme des millions de femmes, Eve Ensler a attendu sa vie entière des excuses qui ne sont jamais venues. Son bourreau, qui fut aussi son père, est mort sans exprimer aucun regret. C'est ainsi qu'Eve a décidé d'écrire elle-même cette demande de pardon tant espérée.
    Derrière les mots fantasmés de son père, c'est peu à peu la vie d'Eve, ses luttes et ses passions qui transparaissent. Se dessine le portrait d'une femme incroyablement courageuse qui est parvenue à trouver une voie alternative à la honte et à la colère.
    Pardon est un texte salvateur qui a suscité à sa parution aux États-Unis la même onde de choc que Les Monologues du vagin.
    « UN TEXTE HORS DU COMMUN.
    PERSONNE N'EN SORTIRA INDEMNE. » Naomi Klein

  • Amoresano vit à Naples, il a presque trente ans et n'a pas trouvé sa place dans le monde. Ses journées passent lentement, entre la vie chez ses parents, les matchs du Napoli, les soirées avec son ami Russo à écumer les bars et la recherche d'un travail. Après un échec lors d'un énième entretien d'embauche, il décide d'épuiser ses économies et d'en finir avec la vie, mais une rencontre amoureuse ranime ses désirs et ses espérances.
    Alessio Forgione raconte avec une langue enlevée, tissée de tendresse et d'humour, les déambulations d'un jeune homme en proie aux affres de sa génération, dans un Naples inattendu et électrisant.
    Ce roman d'une intensité et d'une poésie renversantes entremêle avec grâce pauvreté et tendresse, désespoir et enchantement.

  • Stella

    Wurger Takis

    Berlin, 1942. Friedrich, jeune Suisse installé à Berlin, rencontre Kristin dans une école d'art. Elle l'entraîne dans les folles nuits de la capitale, l'enivre de cognac dans des cabarets clandestins et lui donne son premier baiser. À ses côtés, la guerre semble bien lointaine.
    Mais un matin, la réalité le rattrape. Kristin frappe à sa porte, le visage tuméfié, lui avouant qu'elle ne lui a pas dit toute la vérité. Son vrai nom est Stella, elle est juive. La Gestapo l'a démasquée et l'oblige à conclure un pacte inhumain : dénoncer des juifs pour sauver sa famille.

    Ce roman inspiré de l'histoire vraie de Stella Goldschlag dresse le portrait d'une femme prise dans l'engrenage tragique de l'Histoire.

  • La Seconde Guerre mondiale s'achève à peine dans ce bout de campagne allemande lorsque Herr Doll, un écrivain d'âge mûr, est désigné par les Russes maire par intérim de son village. Le couple qu'il forme avec sa jeune épouse, riche veuve d'une précédente union, ne manque pas de susciter les médisances. Et son nouveau statut d'homme de pouvoir, au lendemain de la chute des nazis, n'arrange rien. Le couple persécuté fuit pour Berlin où tout n'est que ruines et désolation. Ils devront s'accrocher à chaque étincelle d'humanité pour se reconstruire au milieu des décombres.
    Le Cauchemar dresse un sévère réquisitoire contre le peuple allemand tout en rendant compte de sa profonde souffrance. Cette oeuvre, la plus personnelle d'Hans Fallada, n'était plus disponible depuis plus de soixante ans. Elle est proposée ici dans une nouvelle traduction.

  • Londres, 1885. Une tête de femme est repêchée dans les eaux sombres de la Tamise. En charge de l'enquête, le grand détective William Pinkerton se lance sur la piste du célèbre Edward Shade, mais ce dernier lui file sans cesse entre les doigts. Pinkerton s'engouffre alors dans les bas-fonds londoniens : réverbères dans la brume, fumeries d'opium, égouts tortueux, séances de spiritisme. Il y découvre un monde d'espions, de maîtres chanteurs, d'adeptes de sectes, de voleurs à la petite semaine et de tueurs sans pitié.
    Grandiose, profondément évocateur, L'Homme aux deux ombres dresse le portrait saisissant de personnages au bord de l'abîme. Plongé dans un univers de secrets et de faux-semblants, le lecteur découvre l'histoire du lien improbable entre William Pinkerton, détective de légende, et Edward Shade, l'homme le plus mystérieux de la capitale victorienne.

  • Fille de l'un des hommes les plus riches d'Haïti, Mireille Duval Jameson mène une vie confortable aux États-Unis. Mais alors qu'elle est en vacances à Port-au-Prince avec son mari Michael et leur bébé Christophe, Mireille est kidnappée. Ses ravisseurs réclament un million de dollars à son père. Pourtant, ce dernier refuse de payer la rançon, convaincu que toutes les femmes de sa famille seraient alors enlevées les unes après les autres. Pendant treize jours, Mireille vit un cauchemar. Son ravisseur, dit le commandant, est d'une cruauté sans nom.

    Comment survivre dans de telles conditions et, une fois libérée, comment surmonter le traumatisme, pardonner à son père et recréer une intimité avec son mari ?
    Mireille et les siens vont pourtant réussir à reprendre pied et découvrir que la rédemption peut revêtir les formes les plus inattendues.

  • Angleterre, 1922. La guerre a laissé un monde sans hommes. Frances, vingt-six ans, promise à un avenir de vieille fille revêche, habite une grande maison dans une banlieue paisible de Londres avec sa mère. Pour payer leurs dettes, elles doivent sous-louer un étage. L'arrivée de Lilian et de Leonard Barber, tout juste mariés, va bousculer leurs habitudes mais aussi leur sens des convenances. Frances découvre, inquiète et fascinée, le mode de vie des nouveaux arrivants : rires, éclats de voix, musique du gramophone fusent à tous les étages. Une relation inattendue entre Frances et Lilian va bouleverser l'harmonie qui régnait dans la maison. Dans les bras de Lil, Frances découvre des plaisirs qu'elle croyait interdits, et les deux jeunes femmes songent bientôt à tout quitter pour vivre ensemble. Mais lorsque Lil découvre qu'elle est enceinte...

    Sarah Waters revisite les codes du roman de classe cher à la tradition britannique et dépeint un Londres en pleine tourmente dans un mélodrame sensuel et envoûtant.

  • Adam, modeste entrepreneur, est le génial inventeur d'une nouvelle batterie automobile ultralégère et très puissante appelée à bouleverser l'économie mondiale. Avec l'aide d'Eva, une avocate, il en dépose le brevet et commercialise son invention. L'entreprise Adam & Eve, américanisation oblige, est née. Le succès ne tarde pas et Adam prend goût à une vie de généreux nabab. Mais cette existence idyllique s'assombrit rapidement. Eva, portée sur la bouteille, ne l'aide guère à déjouer les pièges d'un tueur à gages sicilien envoyé à ses trousses par un concurrent jaloux...
    UN TEXTE INÉDIT D'ARTO PAASILINNA, HILARANT, GRINÇANT ET TENDRE, QUI RENOUE AVEC LES ROMANS CULTES DE L'AUTEUR.

  • 'Les gens commençaient à parler des soeurs mortes. La plus morte et la moins morte.'

    Halla a onze ans quand elle perd sa soeur jumelle, son miroir. Ses parents ont enseveli les cendres de leur enfant en expliquant à la survivante qu'un bel arbre pousserait là. Mais rien n'est venu.
    Sa mère, aussi froide que les paysages islandais qui l'entourent, la rejette, et son père fantasque ne parvient plus à communiquer avec elle. Halla devra apprendre, seule, à surmonter cette tragédie pour quitter l'enfance.
    Roman d'une beauté et d'une puissance incomparables, La Déshumanisation questionne avec grâce notre rapport à l'existence.

  • Depuis des années, Amy subit la violence de Gary. Jusqu'au jour où elle reçoit le coup de trop et décide de s'enfuir avec ses deux enfants, Jackson, dix-huit ans, et Lydia, treize ans. Premier arrêt au Starlight, motel crasseux qui va leur servir de refuge. Tous les trois s'endorment sereins et soulagés, mais au petit matin Jackson a disparu. Croyant gagner l'amour d'un père qui le rejette, il est retourné chez eux et a trahi sa mère et sa soeur en révélant à Gary l'adresse du motel. Amy se rend alors à l'évidence : si elle veut assurer sa sécurité et celle de Lydia, elle va devoir abandonner son fils. Cette séparation brise le coeur de la petite fille, très attachée à ce frère doux et différent. Jackson, de son côté, doit désormais se débrouiller seul, tiraillé entre la recherche désespérée de l'amour paternel, sa culpabilité et sa difficulté à gérer son homosexualité naissante.

    De beaux jours à venir est un roman terriblement juste, touchant et sans complaisance, sur la famille, les sacrifices que l'on peut faire en son nom, et leurs conséquences. Un chef-d'oeuvre où l'émotion prend à la gorge à chaque page.

  • Tomás, chercheur en génétique tchèque d'une quarantaine d'années, peine à se remettre de son divorce. Il se rend à contrecoeur à un colloque à Bangalore, capitale indienne de la Silicon Valley. D'humeur taciturne et solitaire, il rechigne à se lier avec les autres. Rien ne trouve grâce à ses yeux : les trottoirs sont sales, les couleurs des saris criardes et les tuk-tuks trop bruyants. Mais sa rencontre avec une brillante chercheuse indienne va bousculer les certitudes de cet Européen suffisant.L'Amour au temps du changement climatique est un texte profond et dérangeant qui interroge les racines de la xénophobie du point de vue d'un citoyen du monde. C'est aussi un roman porté par une langue agitée et enivrante pour lequel Joseph Pánek a obtenu le prix Magnesia Litera, l'équivalent du Goncourt tchèque.

  • Nageuse depuis sa plus tendre enfance et espoir pour les Jeux olympiques, Lidia cherche à tout prix à échapper à un univers familial malsain et oppressant, entre un père alcoolique et une mère dépressive. Elle accepte une bourse sportive pour entrer dans une université au Texas, mais est renvoyée aussi sec pour consommation de drogues et d'alcool. Lidia décide alors de participer au projet d'écriture de Ken Kesey, auteur culte de Vol au-dessus d'un nid de coucou, car, elle en est convaincue, l'écriture est sa vocation.
    La Mécanique des fluides n'est pas une histoire d'addiction, d'abus et de perdition : c'est le triomphe implacable du pouvoir des mots et de l'écriture. Un roman coup de poing sur la résilience, dans lequel le récit autobiographique est magnifié par une écriture originale et percutante.

  • À tout juste dix ans, Maria Aparecida est d'une beauté rare, et il émane d'elle une joie de vivre contagieuse qui séduit tous ceux qui la rencontrent. Après la mort de sa mère, elle déménage à Bahia pour gagner sa vie en vendant des cacahuètes et en cirant des chaussures.
    Un jour, elle fait la connaissance de Betinho, jeune homosexuel à peine plus âgé qu'elle. Lui aussi a été sacrément cabossé par la vie. Il sera le frère, l'ami, l'allié de la petite fille. Le jour où un flic véreux décide que Maria Aparecida est en âge de se prostituer pour des touristes étrangers, les deux gamins décident de s'enfuir.
    Magnifique mélodrame inspiré d'une histoire vraie, La petite reine de Bahia est le récit âpre et dur d'une amitié indestructible qui éclôt au milieu du chaos. Maria et Betinho, ces oubliés de la vie qui transitent dans les bas-fonds de Salvador, incarnent ce Brésil mystérieux, sensuel, misérable et insouciant à la fois.

  • De mères en filles est une plongée dans l'histoire du Brésil à travers une lignée de femmes allant d'Inaia, fille d'un guerrier indien née en 1500, jusqu'à Amanda, jeune Carioca des années 2000. Indigènes, Africaines, Portugaises, Espagnoles, Françaises et un métissage de tout cela, esclaves, libres, sorcières, guérisseuses, amoureuses, meurtrières ou artistes, toutes sont des femmes aux personnalités colorées, complexes et inoubliables. Il y a Guilhermina, chasseuse de fauves, Ana de Pádua, propriétaire d'esclaves et de bétail, Diva Felícia, photographe et voyageuse, ou encore Lígia, activiste politique sous la dictature. À travers cet enchevêtrement de récits et de destins au féminin, Maria José Silveira fait revivre l'histoire de ce colosse aux pieds d'argile qu'est le Brésil.

  • Dans la Yougoslavie des années 1980, en pleine campagne kosovare, une jeune fille est mariée à un garçon qu'elle connaît à peine. Emine fait de son mieux pour être une bonne épouse, mais la vie ne lui apporte qu'une série de déceptions. Elle donne naissance à quatre enfants. Lorsque la guerre éclate, la famille d'Emine décide de fuir et choisit la Finlande comme destination de l'exil. Dans ce pays froid où les étrangers sont supposés accepter avec gratitude la place qu'on leur offre dans la société, leur intégration se passe mal et le quotidien d'Emine se dégrade.

    De nos jours, Bekim est étudiant à Helsinki. Il fait beaucoup d'efforts pour s'intégrer à la société finlandaise dans laquelle il a grandi, tout en essayant d'assumer son homosexualité. Un jour, il rencontre un chat dans un bar gay, qui va très vite dominer ses nuits et son esprit, avant de se révéler être une nouvelle déception amoureuse. Bekim décide alors de partir en voyage jusqu'à ses racines, au Kosovo, où le cruel destin de sa famille a commencé.

    Mon chat Yugoslavia est un roman saisissant, loufoque et inoubliable, écrit par un petit génie de la littérature finlandaise âgé de vingt-quatre ans, qui nous emporte des contrées kosovares aux rues d'Helsinki avec une voix à nulle autre pareille.

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