Editions Zoé

  • Quand Starlight ne s'occupe pas de la ferme avec son meilleur ami Eugene, il part photographier la vie sauvage au coeur des forêts canadiennes. Mais son existence rude et solitaire change lorsqu'il recueille sous son toit Emmy et sa fillette Winnie, prêtes à tout pour rompre avec une vie sinistrée. Pour redonner confiance aux deux fugitives, Starlight les emmène dans la nature, leur apprend à s'en faire une amie. Au fil de cette initiation, les plaies vont se refermer, la douleur va laisser place à l'apaisement, et à l'amour. Mais c'est sans compter Cadotte, l'ex brutal et alcoolique d'Emmy, qui sillonne l'Ouest canadien en quête de vengeance.

    Roman laissé inachevé à la mort de son auteur, Starlight déploie la poésie lumineuse et l'exceptionnel don de conteur de Richard Wagamese.

    Richard Wagamese (1955-2017) est l'un des principaux écrivains canadiens. Appartenant à la Nation des Ojibwés, il a été régulièrement récompensé pour ses travaux journalistiques et littéraires. En français, des milliers de lecteurs ont découvert ce conteur génial à travers Les Étoiles s'éteignent à l'aube (2016) et Jeu blanc (2017). Wagamese est mort en mars 2017 sans avoir eu le temps d'achever son ultime roman, Starlight. Le voici traduit en français.

  • Franklin Starlight a tout juste seize ans lorsqu'Eldon, son père ravagé par l'alcool, le convoque à son chevet et lui demande de l'emmener au coeur de la montagne, là où, traditionnellement, on enterre les guerriers.Au cours de leur voyage, le fils affronte un jeune grizzly, ramène poisson ou gibier et construit des abris contre la pluie, tandis qu'Eldon lui raconte comment il a rencontré l'amour de sa vie, pourquoi il a sombré dans l'alcool et d'où vient leur patronyme qui évoque les temps indiens immémoriaux. Pendant ce périple, père et fils répondent, chacun à sa manière, à leur besoin d'apaisement identitaire.Ce roman au style brut et aux dialogues taiseux est un allé simple pour les terres sauvages du centre du Canada. Richard Wagamese appartient à la nation ojibwé. Il est le premier lauréat indigène d'un prix de journalisme national canadien et est régulièrement récompensé pour ses travaux. Il vit actuellement à Kamloops, en Colombie britannique. Les Étoiles s'éteignent le matin est son premier roman traduit en français.

  • Voici l'histoire de Saul Indian Horse, un jeune Ojibwé qui a grandi en symbiose avec la nature, au coeur du Canada. Lorsqu'à huit ans il se retrouve séparé de sa famille, le garçon est placé dans un internat par des Blancs. Dans cet enfer voué à arracher aux enfants toute leur indianité, Saul trouve son salut dans le hockey sur glace. Joueur surdoué, il entame une carrière parmi les meilleurs du pays. Mais c'est sans compter le racisme qui règne dans le Canada des 70's, jusque sur la patinoire.

    On retrouve dans Jeu blanc toute la force de Richard Wagamese : puisant dans le nature writing et sublimant le sport national canadien, il raconte l'identité indienne dans toute sa complexité, riche de légendes, mais profondément meurtrie.

  • Il y a So Ra, la grande soeur douce et rêveuse; Na Na la cadette, déterminée et libre; et Na Ki, le frère de coeur, qui cache un lourd secret derrière son sourire fêlé. À tour de rôle, ils prennent la parole et racontent : leur rencontre et l'enfance dans l'appartement commun, un sous-sol séparé par une demi-cloison, le séjour de Na Ki au Japon d'où il est revenu transformé ; la grossesse de Na Na, enceinte d'un homme qui n'est pas son mari. À travers ces voix qui reflètent chacune un imaginaire propre, événements et situations se déploient dans toutes leurs nuances. Hwang Jungeun sait rendre son écriture lumineuse, mélancolique, douce ou violente, pour raconter la trajectoire de ses personnages dont les contradictions, les espoirs et les doutes les rendent attachants chacun à sa manière.

    Née à Séoul en 1976, Hwang Jungeun a écrit trois recueils de nouvelles et autant de romans. En Corée, elle est considérée comme l'une des voix les plus talentueuses de la littérature contemporaine. Lauréat en 2015 du prestigieux prix Daesan, Je vais ainsi est son premier roman à paraître en français.

  • Ella Maillart (1903-1997) a été l'une des voyageuses les plus audacieuses de la première moitié du XXe siècle. Nous publions aujourd'hui une partie importante de la correspondance tenue avec sa mère à l'époque de ses pérégrinations. Écrites sur le vif, ces lettres saisissent au vol les humeurs du moment et les impressions du lieu, annoncent les projets d'itinéraires, esquissent des réflexions sur l'Orient et l'Europe. Accompagnées de nombreuses photos prises pendant ses expéditions, elles sont un témoignage irremplaçable des élans d'Ella Maillart vers l'ailleurs, de ses voyages au jour le jour, de son cheminement intérieur.

  • « Che-vro-let ! Che-vro-let ! » : début XXème siècle, le monde automobile est ébahi devant les prouesses de Louis Chevrolet. Né en Suisse en 1878, il grandit en Bourgogne où il devient mécanicien sur vélo. Il quitte ensuite Suresnes pour l'Amérique en 1900. Observateur de génie, il dessine des milliers de moteurs. Mais c'est en pilote qu'il se transforme en coqueluche. Entrepreneur, il fonde la marque Chevrolet avec William Durant, qui la lui rachète. Le futur fondateur de la General Motors pourra utiliser son nom en exclusivité. Si bien que Louis ne touchera pas un sou des milliards de Chevrolet vendues dans le monde entier.

    C'est pied au plancher que Michel Layaz raconte la vie romanesque de ce héros complexe qui combinait loyauté, mélancolie et amour de la vitesse.

    Michel Layaz fait partie des principaux auteurs romands contemporains. Parmi ses livres, Les Larmes de ma mère et La Joyeuse complainte de l'idiot ont été traduits en allemand, en italien, en bulgare et sont parus en poche chez Points.

  • Grand national

    Roland Buti

    Grand National est le récit d'une crise dans la vie de Carlo. Sa mère disparaît, son employé - colosse sentimental au passé douloureux -, est roué de coups pour une mystérieuse raison, sa femme le quitte. Le voici face au manque, mesurant son intime connaissance de l'être aimé et découvrant la jeunesse romanesque de sa mère pendant la Seconde Guerre mondiale : l'occasion pour lui de porter un regard étonné et neuf sur le monde.

    Roland Buti a l'art de nous mettre tout contre ses personnages, de nous les rendre familiers de manière tactile, concrète et sensuelle. Le corps, le visage, les mouvements de chacun, la nature et les émotions sont saisis avec une infinie douceur, en dépit de la violence ou du comique des scènes.



    Roland Buti vit à Lausanne. Son précédent roman, Le Milieu de l'horizon (Zoé, 2013), a été traduit en sept langues et a reçu de nombreux prix littéraires. Il est adapté au cinéma en 2019.

    Les grands parents de Roland Buti étaient paysans et boulangers, il est professeur d'histoire et promène son regard étonné et curieux sur le monde avec une droiture rare et un humour rafraichissant.

    Son dernier roman Le Milieu de l'horizon a été traduit en six langues (dont l'anglais, l'italien, le danois et l'allemand) et a reçu de nombreux prix littéraires en Suisse et en Allemagne.

  • L'Analphabète est l'unique texte autobiographique d'Agota Kristof. L'auteur y retrace son étrange parcours : l'amour des mots, la rupture du « fil d'argent de l'enfance », elle parle de l'adolescente qui écrit des poèmes et finalement décrit l'exil qui n'est pas seulement exil hors d'un pays mais surtout hors d'une langue. C'est avec horreur que la narratrice se constate « analphabète » devant la nouvelle langue qu'est pour elle le français. Dans ce texte dense et précis, elle retrace aussi ses premières années de vie en Suisse, le travail d'usine, la passion de l'écriture : « Ce dont je suis sûre, c'est que j'aurais écrit, n'importe où, dans n'importe quelle langue ». Ce sera le français.

  • Claire, qui vit en Europe, passe l'été à Tokyo chez ses grands-parents. L'objectif de plus en plus lointain de ce séjour est d'emmener ces derniers en Corée renouer avec leur pays qu'ils ont fui pendant la guerre civile il y a plus de cinquante ans.
    Claire partage son temps entre le quartier coréen de Tokyo, l'appartement des grands-parents et le monde de la petite Mieko, dont elle doit s'occuper pendant les vacances d'été japonaises.

    L'écriture précise et dépouillée d'Elisa Dusapin parvient à plonger le lecteur dans une atmosphère intime de douceur et de violence feutrée. Elle excelle à décrire l'ambivalence propre aux relations familiales : les cruels malentendus comme l'amour entre les personnages sont d'une puissante justesse.

    Née en 1992 d'un père français et d'une mère sud-coréenne, Elisa Dusapin grandit entre Paris, Séoul et Porrentruy. Pour son premier roman paru aux Editions Zoé, Hiver à Sokcho elle reçoit le Prix Walser, le Prix Alpha, le prix Régine Desforges, et est lauréate de l'un des prix Révélation de la SGDL.

  • Le gros poète Nouv.

    Berlin, début des années 1990, réunification de l'Allemagne. Un gros poète débonnaire croit devoir écrire le roman moderne sur la capitale. Mais ce n'est pas trop sa tasse de thé. Pendant la nuit de la Saint-Sylvestre, pour obéir à un petit elfe insatiable qui le supplie de lui raconter « quelque chose de beau », il improvise des récits désopilants. Il convoque des souvenirs d'enfance, décrit son travail vain et quotidien, s'inquiète du temps qui passe. Puis, il en meurt sans faire de bruit. Dans ce roman paru il y a 25 ans perce déjà la profonde mélancolie de Matthias Zschokke. À sa manière élégante et allusive, il met en question les clichés sur le roman moderne, la réussite sociale, le couple, la sexualité enfantine, tous thèmes dont l'actualité n'est pas à démontrer.

    Matthias Zschokke vit a Berlin depuis 1980. Il a passe son enfance et sa jeunesse pres de Bienne, la ville de Walser que Zschokke admire profondément. D'abord comedien, puis dramaturge, cineaste, ecrivain, il a reçu le prix Robert Walser pour son premier roman, Max, en 1981, le prix Femina etranger pour Maurice a la poule en 2009 et le Grand Prix de litterature du Canton de Berne en 2014.

  • À Sokcho, petite ville portuaire proche de la Corée du Nord, une jeune Fran­co-coréenne qui n'a jamais mis les pieds en Europe rencontre un auteur de bande dessinée venu chercher l'inspiration depuis sa Normandie natale. C'est l'hiver, le froid ralentit tout, la cuisine de poissons peut être dangereuse, les corps douloureux, les malentendus suspendus, et les coups de crayon danser sur le papier : une attirance fragile se noue entre ces deux êtres aux cultures si dif­férentes. Ce roman délicat comme la neige sur l'écume transporte le lecteur dans un univers d'une richesse et d'une originalité rares, à l'atmosphère puissante.

  • Christelle et Greg sont de la génération nomade. Partis de Suisse, ils ont la trentaine et sillonnent le monde en minibus avec leurs deux petits garçons. Ils s'installent là où se trouvent les meilleurs spots, vivent de petits boulots et d'amitiés éphémères. Le bon vent les mène jusqu'à San Tiburcio, sur la côte mexicaine. Greg s'y sent vivant lorsqu'il surfe sur la crête des vagues même s'il faut s'habituer à la pesanteur du climat, au grondement de l'océan, à la poussière qui envahit sans trêve l'espace du minibus où loge la famille. Un jour, une jeune femme fait irruption dans leur vie. Sa présence et celle de son frère bouleversent Christelle sans qu'elle ne se l'explique. L'espace, pourtant vaste, se resserre autour de la jeune femme qui se sent dériver, s'éloigner de ses proches.

    Anne Brécart réside à Genève. Traductrice littéraire de l'allemand (notamment de Gerhard Meier), elle anime des ateliers d'écriture et enseigne l'allemand et la philosophie. Elle est l'auteure de plusieurs romans, tous publiés chez Zoé.

  • Maurice bavaud a voulu tuer hitler Nouv.

    En 1938, un projet germe dans la tête du jeune Neuchâtelois Maurice Bavaud : franchir la frontière allemande direction Munich pour y abattre Adolf Hitler. Quarante ans après les faits, le journaliste et écrivain alémanique Nicolas Meienberg relate cette tentative d'assassinat qui se soldera par un échec et l'exécution du Suisse à Berlin, en 1941. Au fil d'un reportage décapant, il dénonce l'inertie suspecte des autorités suisses, qui abandonnèrent à son sort Bavaud dans les cellules de la Gestapo.

    L'écrivain et grand reporter suisse Nicolas Meienberg (1940-1993) a travaillé en Suisse et à Paris en tant que correspondant pour divers quotidiens alémaniques. Une ironie mordante, un talent d'investigateur hors du commun : Meienberg a déchaîné les passions et décroché les plus prestigieux prix journalistiques jusqu'à son suicide brutal en 1993. Il a publié une vingtaine d'ouvrages, dont huit traduits en français par les éditions Zoé.

  • Issue de grandes dynasties viennoises et anglaises au cosmopolitisme vertigineux, Antonia est mariée à un nanti de Palerme. Soumise et contrainte à l'oisiveté, mais lucide, elle rend compte dans son journal de ses journées-lignes et du profond malaise qu'elle éprouve. Suite au décès de sa grand-mère, Antonia reçoit quantité de boîtes contenants lettres, carnets et photographies. En dépouillant ces archives, elle reconstruit le puzzle du passé familial et de son identité intime, puisant dans cette quête, deux ans durant, la force nécessaire pour échapper à sa condition.

    Roman d'une émancipation féminine dans les années 1960, Antonia est rythmé de photographies tirées des archives familiales de Gabriella Zalapì. Comme chez Sebald, elles amplifient la puissante capacité d'évocation du texte.

    /> Gabriella Zalapì est artiste plasticienne, d'origines anglaise, italienne et suisse. Née à Milan, elle a également vécu à Genève et New York. Aujourd'hui elle habite et travaille à Paris. Antonia est son premier roman.

  • Vie de poète

    Robert Walser

    C'est en 1917, à Bienne, que Robert Walser, au lendemain de ses années berlinoises, rassemble ces vingt-cinq proses brèves. Cette biographie éclatée d'un poète ressemble à une autobiographie stylisée. L'écrivain évoque de nombreuses figures qui ont accompagné sa carrière, et ce qui le hante: son frère peintre, plusieurs figures féminines, le critique, le public, le mécène, les milieux artistiques, l'éditeur, mais aussi Hölderlin, et puis, la grande route, la forêt, les contes, un poêle, un bouton... Une tonalité changeante, à la fois facétieuse et fervente pour dire la solitude de l'artiste, ses déguisements, ses déboires et ses joies, les valeurs à contre-courant auxquelles obéit sa vocation.

  • La narratrice, « une gourgandine » qui dépend de la bourse d'autrui et « fait de ses déboires le sujet de ses écrits », a longtemps été « le personnage gênant de son roman ». Elle relit aujourd'hui ses textes, surtout son deuxième livre, « mon faux livret de famille». Dans Reconnaissances, Catherine Safonoff reconnaît l'amour pour le père et celui pour la mère, malgré leur lourd passé à tous les trois. Elle reconnaît aussi la difficulté à être soi, à être mère, à conquérir sa liberté, la difficulté à conjuguer tout cela. Elle reconnaît ceux qu'elle a aimés, dans la vie et dans ses livres.

    Catherine Safonoff, née à Genève, est l'auteur de neuf livres et de deux recueils de nouvelles. Elle a reçu de nombreux prix littéraires, dont les principaux sont le Prix fédéral de littérature en 2012 pour Le Mineur et le Canari (Zoé), le Prix quadriennal de la Ville de Genève en 2007 et le Grand Prix Ramuz en 2015 pour l'ensemble de son oeuvre.

  • Chaque matin, à une heure où le coq dort encore, le Felice quitte le village et part vers les sommets qui dominent le Val Blenio, personne ne sait vraiment où. Jusqu'au jour où le narrateur, arrivé de la ville, décide de lui emboîter le pas. Voici le récit de ses journées passées en compagnie du vieil homme et des habitants du village, au contact d'une existence marquée par les mêmes habitudes immuables, les gestes simples et beaux de ceux qui ont construit une relation privilégiée avec la nature. L'écriture de Fabio Andina, aussi sobre que sensible, instille dans Jours à Leontica le rythme lent et serein d'une existence passée au coeur de la montagne.

    Fabio Andina est né à Lugano en 1972 et a étudié le cinéma à San Francisco. Il vit au Tessin, à Malcantone, près de la frontière entre la Suisse et l'Italie. Publié en 2018 en italien, Jours à Leontina est son deuxième roman, le premier à paraître en français.

  • Aujourd'hui mondialement reconnus, les peintures de Louis Soutter (1871- 1942) n'ont été remarqués de son vivant que par des proches. Parmi eux, Le Corbusier et Jean Giono ont été subjugués par le trait libre de l'artiste, vrai sismographe de l'âme. Violoniste talentueux, marié à une riche Américaine, Soutter mène pourtant une vie d'errance jusqu'à son internement forcé à l'âge de 52 ans dans un asile du Jura suisse. C'est là qu'il parvient à donner forme à une des oeuvres les plus inclassables de l'histoire de l'art.Il fallait une langue souple et subtile pour faire ressentir l'étrangeté de cet homme et nous entraîner le long d'une vie marquée par la solitude, ponctuée aussi par quelques éclats de lumière et transportée surtout par la puissance de la création.

  • Trois textes réunis autour d'un sujet rarement traité par Bouvier : son enfance. Dans le premier, l'écrivain-voyageur, à 67 ans, évoque son rapport à l'âge, à la mémoire, et naturellement à l'enfance, « état de convoitise et de peur où tout ce qui arrive pour la première fois, cadeau ou blessure, laisse une marque indélébile ». Au centre du livre, le texte éponyme un récit savoureux, quasi-proustien, qui raconte les étés passés dans la propriété des grands-parents maternels et comment, petit garçon de huit ans, Nicolas triompha de l'« une des figures les plus détestées » de son enfance : Bertha, la bonne prussienne. Le dernier texte est un hommage au père, bibliothécaire et « conteur tout à fait extraordinaire », voyageur « par procuration » au travers des livres.

    NICOLAS BOUVIER (1929-1998), est un des plus grands écrivains de langue française de la deuxième moitié du 20e siècle, voyageur, photographe et iconographe.

  • Vimbai est la meilleure coiffeuse du Zimbabwe. Fille-mère au caractère bien trempé, c'est la reine du salon de Madame Khumala; jusqu'à l'arrivée de Dumi, surdoué, beau, généreux, attentionné, très vite il va détrôner Vimbai.Quand Vimbai comprend enfin le secret de Dumi, elle fait un chemin intérieur que le pouvoir au Zimbabwe est loin de suivre.Le meilleur coiffeur de Harare ne se contente pas d'une romance aigre-douce et des cancans d'un salon de coiffure. Outre la dénonciation de l'homophobie, il propose une peinture légère, mais implacable de la vie quotidienne et politique au Zimbabwe.

  • Robert Walser, le promeneur le plus passionné parmi les écrivains, a passé les 27 dernières années de sa vie en internement. Une longue période de silence, dont on ne possède presque aucun témoignage. L'écrivain avait complètement cessé d'écrire, mais non de lire, ni surtout de réfléchir et de penser le monde, comme nous le prouvent les récits de ses promenades avec le journaliste Carl Seelig. Aussi riches en anecdotes qu'en considérations sur l'art, la société et la politique, ainsi que sur les propres textes de Walser, les promenades offrent un matériau rare pour explorer l'oeuvre de cet écrivain à l'esprit primesautier unique en son genre.

    Né en 1894 à Zurich, Carl Seelig était journaliste littéraire et écrivain. Il rencontre Robert Walser en 1936 à Herisau, maison de santé où le poète cessera d'écrire, se soumettant sans rechigner à son traitement : plier et coller des sacs en papier, écosser des petits pois. Seelig s'imposera alors comme le porte-parole du « poète muet ». Il contribuera de façon décisive à ce que l'oeuvre de Walser soit diffusée.

  • «Je vois des arbres là où Gustave et Madeleine voyaient des tilleuls, des aulnes, des acacias. J'écris sur des gens qui étaient capables de nommer les choses, les fleurs et les bêtes, alors que j'ai besoin d'une application sur mon téléphone qui identifie les oiseaux par leur chant, les plantes par leurs feuilles. Ce qui me fascine, chez ces deux-là: leur manière lente et savante d'éprouver l'épaisseur des jours.»

    Gustave et Madeleine ont toujours vécu sous le même toit. Elle tient la maison, se passionne pour la conquête spatiale, lui s'acharne à décrire les choses qui changent. Deux vieilles chouettes hyper attachantes qui se shootent au thé et savent habiter leur vie.

    Ce roman aux accents biographiques s'inspire de la vie du poète Gustave Roud (1897-1976) et de sa soeur Madeleine.

    Né en 1988, Bruno Pellegrino vit et travaille à Lausanne. Lauréat du Prix du jeune écrivain (L'Idiot du village, Buchet-Chastel, 2011), il a publié de nombreux textes dans des revues et ouvrages collectifs. Son premier livre, Atlas nègre (Paris, T!nd, 2015), figure parmi la sélection du Prix du Roman des Romands. Bruno Pellegrino est également actif au sein du collectif AJAR, auteur de Vivre près des tilleuls (Paris, Flammarion, 2016). Là-bas, août est un mois d'automne est son premier roman.

  • Coupe sombre

    Oscar Peer

    Un accident de chasse, le procès, la prison. Simon a pris un homme pour une bête, son ami Luzi avec qui il avait eu une dispute la veille. De retour au village après ses trois années d'enfermement, il doit affronter les regards, il faut être endurant comme un âne pour vivre avec. Pour retrouver une dignité et éprouver sa force et sa solitude, Simon accepte une tâche qu'on ne souhaiterait même pas au diable : une coupe de bois dans l'endroit le plus reculé et le plus difficile de la région.

    Une histoire de grandeur humaine dans la nature, d'obstination et de fureur, dans une écriture elliptique et dense.

    Oscar Peer, né le 23 avril 1928 à Lavin et mort le 22 décembre 2013 à Coire, est un romancier, dramaturge et philologue suisse qui écrit en romanche et en allemand.

  • Petite prose

    Robert Walser

    Petite Prose, publié en 1917, illustre de manière exemplaire cette période charnière de la vie de Robert Walser que sont les années « biennoises », après Berlin, avant Berne. Dans ces vingt-et-un textes de longueur inégale, Walser explore avec jubilation tous les registres de la prose brève, entraînant le lecteur dans un pas-de-deux débridé qui annonce déjà la virtuosité des proses tardives. Mêlant l'autobiographie et la fiction, il fait miroiter une vivante galerie de portraits, réels ou imaginaires, et des petites farces burlesques, alternant la satire mordante et une vibrante méditation sur le néant pour conclure avec une prose plus ample, «Tobold», évocation pleine de magie et de malice de son expérience de laquais dans un château de Silésie...

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