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  • Avec ces cent mots, pour une profession longtemps restée sans mots, Philippe Gaberan parle de pratiques éducatives, dans un langage simple, mais non simpliste. En analysant ce qui se trame entre Soi et l'Autre, entre l'éducateur et la personne accompagnée, il fait le lien entre les actes posés au quotidien et le sens que ceux-ci prennent au regard des objectifs éducatifs. Au-delà des définitions, ce dictionnaire jette un pont entre l'apparente banalité des gestes quotidiens et leur fondamentale répercussion sur le développement de l'être. Il n'est pas à laisser dans la bibliothèque mais à intégrer dans la trousse à outils que tout professionnel devrait avoir à porter de main, comme tout artisan qui se respecte. Car le métier d'éducateur relève d'un savoir faire dont la complexité n'est pas toujours bien perçue parce que souvent trop mal exprimée. Philippe Gaberan, éducateur spécialisé, formateur et chercheur en travail social à l'ADEA de Bourg-en-Bresse.

  •  « Que veut dire aider en tant que travailleur social ? Avoir essayé, est-ce déjà aider ou faut-il impérativement offrir entière satisfaction ? Aider, ce verbe si usuel se révèle complexe à définir alors que le coeur de notre métier est en fait d'une simplicité déconcertante : c'est à chaque fois une rencontre entre quelqu'un qui a besoin d'aide et quelqu'un qui a envie de l'aider. Dans un monde idéal, cette situation pourrait se révéler fructueuse pour les deux parties, chacun se trouvant satisfait par l'interaction avec l'autre.

    La réalité est pourtant plus féroce. Depuis vingt ans, les contraintes budgétaires ont torpillé les services publics avec des moyens constants ou en baisse pour des besoins qui eux deviennent exponentiels. Pour ne pas abandonner, les travailleurs sociaux s'accrochent à l'essence même de leur métier : la rencontre. Certaines sont teintées de violence voire de haine parfois. Elles abîment, déstabilisent et réveillent en nous souvent un sentiment terriblement angoissant de renoncement. Mais nous croisons surtout la route d'individus ordinaires, au sens noble du terme. Ce sont certaines de ces trajectoires de vie bien réelles que j'ai eu envie de partager pour montrer en quoi consiste notre métier d'assistant social. » C. O.

  • L'ouvrage se présente comme une plongée subversive au coeur du travail social, de ses pratiques et de ses enjeux à travers un dialogue imaginaire entre deux professionnels de l'action sociale. Par les questions posées, l'auteur identifie et met au débat les non-dits, les logiques et les motivations enfouies du travail social en se décollant des images d'Épinal qu'il véhicule habituellement. Si elle s'adosse à des théories éprouvées (philosophie, sociologie, psychanalyse), la réflexion ne se présente pas comme un savoir extérieur et distant sur le métier ; elle se fonde plutôt sur une expérience de terrain dont elle révèle les contradictions. Ainsi, au fil des échanges, en travaillant les paradoxes d'une pratique, ce sont les lignes de force d'une éthique professionnelle qui se dessine avec en point de fuite le rapport à l'autre, celui qu'on nomme généralement l'usager.

    Xavier Bouchereau, éducateur spécialisé en AEMO pendant dix ans à Nantes, chef de service en prévention spécialisée puis dans un service d'action éducative intensive en milieu familial, intervenant et auteur de nombreux articles sur le sens de l'engagement professionnel et sur le travail éducatif auprès des populations précarisées.

  • Claude n'a plus de domicile. Il nous livre son quotidien précaire et la complexité de sa souffrance mais aussi sa rencontre avec Christine, éducatrice dans un accueil de jour. De cette relation va naître l'espoir de la reconstruction.

    Dans ce récit à la première personne, l'auteur se glisse alternativement dans la peau de Claude et dans celle de Christine. Il nous laisse découvrir le profond désespoir des personnes sans abri, toute la fragilité du travail social et les premiers temps de l'accompagnement de ces personnes en situation de grande précarité. L'accueil se doit alors d'être au ras de ce qui se vit lorsqu'on vit dehors.

  • « À chaque fois que l'on me demande quel est mon métier, je réponds avec enthousiasme : soignante dans un atelier d'équithérapie, en pédopsychiatrie. Et j'explique avec beaucoup d'émotion. Émotion de voir les enfants progresser, de les entendre raconter ce qu'ils vivent dans leur rencontre avec les chevaux, le lieu, les autres enfants. J'ai envie de dire combien l'équithérapie peut être efficace, voire extraordinaire par moment.

    Pour écrire ce livre, comme dans notre pratique professionnelle, il a fallu relier nos observations et notre vécu subjectif auprès des enfants et des chevaux à des éléments théoriques. Collectivement, nous avons alors analysé des situations pour transformer notre vécu et y donner du sens. C'est cela qui fait soin.

    Ce livre, composé de dessins, de témoignages, de descriptions et d'outils scientifiques, s'étire donc entre ces deux polarités, la théorie et l'émotion, le sens et la poésie, l'écrit et la parole, afin que les chevaux puissent avoir davantage leur place dans les hôpitaux ou les autres lieux d'accueil d'enfants en souffrance. »

  • C'est à partir d'un récit clinique précis et soutenu que les auteures de cet ouvrage témoignent de la pratique éducative au sein d'un SAFEP pour tout jeunes enfants déficients visuels. Ce faisant, elles révèlent en quoi, lorsque naît un enfant porteur de handicap, un accompagnement précoce spécialisé est nécessaire. Elles montrent comment celui-ci se doit d'être porté par un collectif dont la démarche interdisciplinaire se fonde sur un va-et-vient constant entre la pratique et la théorie.

    Leur travail d'écriture tente d'engager les lecteurs dans une réflexion sur le handicap du tout-petit, sur ses effets sur la parentalité et sur le lien social.

    Émaillé de références théoriques fondamentales, cet ouvrage incite à approfondir des notions essentielles dont la portée s'étend au champ du soin des tout-petits tout venant.

  • La lutte contre l'illettrisme est connue en France depuis les années 1980 : priorités ministérielles, campagnes de sensibilisation, publication d'ouvrages de chercheurs et pédagogues. En revanche, rare, voire inexistante est la connaissance des publics dits « illettrés et/ou faibles lecteurs » dans leur relation aux bibliothèques publiques, aux écrivains, aux livres vivants. L'auteur donne corps et humanité  à ces personnes qui découvrent qu'elles peuvent « devenir sujets de leurs destins » en levant l'interdit fatal « les livres c'est pas pour moi ». Comme autant de nouvelles, elle brosse des portraits attachants de « déclassés du lire-écrire » qui illustrent une démarche encourageante, revigorante du « faire ensemble » entre professionnels du champ éducatif, social et culturel pour lutter contre l'illettrisme. Cet ouvrage constitue un bel hommage aux ré-apprenants et aux bibliothèques publiques ainsi qu'un encouragement pour l'avenir.

  • Parce que le déficient intellectuel a longtemps été désigné comme un simple d'esprit, on pourrait croire que le monde dans lequel il évolue est celui de l'innocence et de la clarté. C'est faux : dès qu'il apparaît, le trouble l'accompagne. Monstrueux pour les uns, angélique pour les autres, il sollicite les frontières de l'humanité en rappelant que l'altérité dérange là où elle permet à l'identité de se construire. C'est pour cette raison que toutes les sociétés ont créé des représentations et des stratégies pour le neutraliser en le condamnant, en le marginalisant ou en l'intégrant.

    Ce livre offre un panorama des déficiences intellectuelles en s'appuyant sur des données historiques et pluriculturelles comme sur les réalités actuelles. Il apporte un ensemble d'informations pratiques qui ont été entièrement mises à jour pour cette nouvelle édition.

    En affirmant une position résolument éthique, l'auteur propose ici une rencontre précise, directe et réaliste avec les déficiences. Il donne ainsi au lecteur des repères utiles pour comprendre et agir avec et auprès des personnes souffrant de ce handicap.

  • Comment redonner un élan vital à des personnes en déshérence ? Comment rentrer chez soi quand on n'en a pas ? Martine Colignon montre que la médiation artistique, pratiquée dans un cadre sécurisant, peut être un réel soutien pour les personnes en exclusion et participer à leur mieux-être. Collages, peintures, écritures... qu'importe la médiation pourvu qu'elle crée du lien durable ! En amont des dispositifs classiques d'accompagnement, cette action médiatisée agit comme un souffle sur la braise presque éteinte pour ranimer le désir.

    À travers des vignettes cliniques qui évitent les pièges habituels - généralisation, caricatures, stigmatisation et autres travers -, l'auteure témoigne d'une approche originale et nouvelle de l'exclusion, de ses conséquences, et ouvre de nouvelles pistes pour travailler sur la refonte du lien social et sur la souffrance des sujets en errance.

  • Une approche globale des médiations artistiques (art-thérapie et autres activités apparentées au soin), dans le champ de l'aide et du soutien des personnes en souffrance.

    On les nomme : ateliers thérapeutiques à médiation artistique, ateliers d'art thérapie, ateliers psychothérapeutiques médiatisés, ateliers d'expression créative, ateliers d'animation thérapeutique, etc. Est-on sûr de savoir et de comprendre, à partir de ces termes, quelle est la nature du travail engagé ? Quelle est la formation et la place des intervenants ? Quel dispositif est mis en oeuvre ? Quels en sont les objectifs ? Martine Colignon apporte des éléments de clarification salutaires.

  • L'ouvrage offre une description poussée des déficiences intellectuelles, basée sur les réalités actuelles comme sur des données historiques et pluriculturelles, tout en apportant au lecteur un ensemble d'informations pratiques. Par cette analyse précise, qui refuse de nier, d'éviter ou de réduire la déficience, l'auteur propose d'entrer dans une réflexion anthropologique et psychologique sur ce sujet dérangeant, y compris sous certains aspects peu abordés tels que la lecture ou la sexualité. Admettre que la déficience se définit comme un écart à la norme ne l'exclut pas de ce qui est humain mais, au contraire, permet de soutenir une position éthique. Denis Vaginay, docteur en psychologie, travaille en institution (IME), en cabinet et comme formateur (Lyon).

  • La stimulation basale est une approche humaniste développée par Andreas Frhlich en Allemagne dans les années 1970. Elle s'appuie sur des fondements théoriques neuro-développementaux, psychologiques, corporels et sensoriels qui permettent de mieux comprendre les personnes en situation de handicap grave et favorisent un accompagnement centré sur les besoins et les ressources de celles-ci et de leurs proches.

    À partir de son expérience de praticienne et de formatrice, Concetta Pagano en présente les aspects théorique, pratique et éthique, de sa conception à aujourd'hui, illustrés par des témoignages de parents d'enfants polyhandicapés et de professionnels.

    La stimulation basale incite les accompagnants à une véritable réflexion introspective autour de la notion de savoir-être pour questionner le savoir-faire. En effet, cette approche bouscule les certitudes, invite à l'humilité, à la créativité, à sortir des sentiers « balisés ».

    Ses apports sont particulièrement utiles dans les institutions médico-sociales qui accueillent des personnes en situation de handicap sévère (du nouveau-né à la personne âgée) ainsi que les hôpitaux (réanimation et soins palliatifs).

     

  • Guide pour se faire passeur d'écriture et de lecture, informé des recherches et débordant d'idées pratiques, dans une perspective de démocratie d'apprentissage. La démarche proposée dans cet ouvrage s'appuie sur une réflexion et une pratique de plus de quinze ans auprès d'élèves ordinaires, d'élèves handicapés, de publics en difficulté, d'éducateurs, d'étudiants et d'enseignants. S'adressant à ceux qui veulent construire une aventure d'écriture créative avec les emp êchés d'écrire et les autres, elle renoue le cognitif et l'affectif, le savoir et l'éprouver, qui sont les deux facettes inséparables de tout apprentissage. Ni récit d'atelier, ni recueil de propositions, cet ouvrage propose une réflexion sur les choix et une progression justifiées théoriquement et par une pratique soucieuse de faire évoluer le rapport à l'écrit.

  • Evaluer l'expérience en VAE

    Alex Laine

    Depuis plus de quinze ans, Alex Lainé s'est spécialisé dans l'accompagnement et l'évaluation en VAE (Validation des acquis de l'expérience). Il a développé une longue pratique de recherche sur ce que ce dispositif exige des candidats, des accompagnateurs et des membres des jurys. Il en a acquis la certitude que celui-ci requiert, de la part de ces trois acteurs qui n'y sont pas toujours préparés, de travailler sur la question du métier, de sa mise en mots et de sa mise en dialogue.

    Avec ce nouvel ouvrage, il se situe au plus près du travail réel et des problèmes concrets rencontrés par les candidats, les membres des jurys et les accompagnateurs. Il fournit à la fois des outils au service de ces trois acteurs de la VAE, et les éclairages théoriques qui leur permettront d'en construire de nouveaux.

    À travers l'analyse de nombreuses pratiques des jurys et d'accompagnement en VAE, il définit les conditions d'une évaluation rigoureuse et celles d'un accompagnement méthodique.

  • Emmener des adolescents vivre une aventure extraordinaire à l'étranger, dans des pays qui échappent aux codes occidentaux en vigueur, relève d'un pari à priori fou.

    Surtout lorsque ces séjours intègrent différentes actions appelant au dépassement de soi, en lien avec l'itinérance, la découverte d'un ailleurs, des actions solidaires, l'immersion dans les cultures d'accueil, au sein d'environnements totalement inconnus.

    Surtout lorsque ces adolescents, concentrés de souffrances et de révoltes, sont étiquetés comme « incasables », à la frontière entre la psychiatrie, la délinquance.

    Et pourtant, cette véritable pédagogie du risque produit une transformation profonde de ces adolescents. Un accompagnement devient possible, sur une forme nomade, que les organisateurs de séjours dits de rupture réunis au sein de l'association OSER déclinent diversement, sur la base de concepts communs. La rencontre en est le maître mot, entre l'adulte et l'adolescent, par la différence des cultures, la magie des paysages et de la nature. Et le passage devient bien réel lorsque l'attention est portée et travaillée sur les trois temps primordiaux que sont l'avant, le pendant et l'après.

    Les témoignages collectés dans cet ouvrage vont dans ce sens, qu'ils proviennent de travailleurs sociaux, de chercheurs, d'accompagnateurs, de parents, de formateurs, de jeunes...

    C'est bien dans les différentes explicitations que prend forme l'innovation réelle que constitue ces séjours, bien au-delà des dénominations retenues.

  • Entrevoir la fin de vie autrement par la création accompagnée.

    Dans notre dernière phase de vie, tout semble vain et terminé. La personne malade va mourir. Son équilibre psychique et ses repères vont en être bouleversés. Comment, dans cette ultime étape, le patient va-t-il faire face et intégrer l'idée de la mort ? La rencontre avec la création peut offrir au patient un détour par l'imaginaire, un temps d'expression intime soutenu par l'art-thérapeute. De personne à personne, d'inconscient à inconscient, le patient amorce petit à petit un travail de deuil mêlant le mourant et le vivant.

  • Loin des espaces médiatiques, des professionnels s'engagent dans l'accompagnement  de personnes vulnérables (du fait de leur âge, de leur santé, de leurs conditions de vie), fragiles, souvent postées aux marges de notre société. Ces professionnels sont désignés sous le vocable de travailleurs sociaux, même s'ils ne forment pas une catégorie homogène et s'ils sont en passe de devenir des « intervenants sociaux ».

    Ce sont justement ces travailleurs de l'ombre, souvent discrets, occupés à tisser des liens avec des enfants ou des adultes défaillants, malades, vieillissants, exclus, en situation de handicap ou en danger, qu'Arlette Durual a souhaité mettre en lumière. De manière sensible, sous la forme de « petites histoires », elle révèle ce qui se joue au quotidien dans ces situations de face à face où il s'agit d'accueillir, de soulager, de prendre soin, d'aider mais aussi de garder espoir, de croire qu'une autre situation est possible, de renforcer le pouvoir d'agir, et/ou de décider, des personnes qui pourraient en être privées.

  • Il s'agit-là de la réédition d'un classique publié en 1967 par les Editions du Scarabée. La préface de Pierre Delion et la postface d'Yves Clot mettent en relief toute l'actualité de la réflexion clinique et politique de François Tosquelles. En rompant avec la tradition esclavagiste de l'hôpital psychiatrique, il a fait du travail non seulement une source d'informations cliniques incomparables mais aussi un moyen pour le patient de reprendre contact avec le monde interhumain. La réédition du texte de Tosquelles sur le travail thérapeutique, au-delà de ses quelques rides conjoncturelles inévitables, est une prise de position sur la psychiatrie d'aujourd'hui, en ce qu'elle ne peut faire l'économie d'une réflexion sur l'engagement du malade mental dans son rapport au monde. Pierre Delion

    François Tosquelles (1912 – 1994), psychiatre catalan, militant engagé, fuit l'Espagne franquiste. Il est l'un des initiateurs de la transformation des hôpitaux psychiatriques à travers l'expérience de Saint-Alban et le promoteur du courant de la psychothérapie institutionnelle.

  • Dans le cabinet de l'orthophoniste, Léa entre, inquiète, parce qu'elle n'arrive pas à lire en fin de CP, monsieur R. consulte car il ne trouve plus les mots ni ses clefs, Thomas a 3 ans mais il ne parle pas, madame V. vient de quitter l'hôpital et elle ne parle plus, Simon bégaie au collège et à table, Nathan ne veut pas articuler le « je »...

    Où est le lien entre toutes ces histoires, ces symptômes différents ? Qu'ont-ils en commun pour pousser la porte de l'orthophoniste ? Que peut proposer l'orthophoniste ?

    Des orthophonistes présentent leur métier, sa formation initiale, ses modes d'exercice, sa pratique mais aussi leur propre conception de leur fonction, leurs choix professionnels et les références qui les sous-tendent, les théories du langage auxquelles ils souscrivent et les pratiques qui en découlent.

    Si l'orthophoniste connaît le langage et ses sciences, il ne sait rien du patient qui s'adresse à lui avec son symptôme. Chaque rencontre est originale, l'orthophoniste est à l'écoute de tout ce qui parle sans forcément se dire. Il se laisse surprendre par un coup d'oeil, une mimique, un geste, une réflexion qui pourrait sembler anodine ou décalée. C'est donc du patient, de sa manière d'aborder son symptôme et des possibilités de s'en défaire dont il va être question tout au long de cet ouvrage.

  • Construites sur un héritage asilaire confessionnel ou philanthropique, les maisons d'enfants à caractère social sont maintenant en première ligne dans les dispositifs de protection de l'enfance mis en oeuvre par les départements. Les MECS sont au carrefour de toutes les problématiques (soin, social, justice) et continuent à accueillir, protéger, éduquer, former, des jeunes en difficulté personnelle, familiale ou sociale, qui ne peuvent, pour diverses raisons, souvent provisoires, être maintenus dans leur milieu familial ou qui ont besoin d'y être accompagnés.

    Les auteurs, usagers, chercheurs et professionnels, questionnent les réalités de la vie quotidienne institutionnelle (des fondements historiques jusqu'aux politiques sociales les plus actuelles) pour en tirer enseignements et perspectives de travail. Ils témoignent qu'en dépit de nombreux écueils, structurels et conjoncturels, les MECS arrivent encore à innover et à aider, familles, enfants, adolescents et jeunes adultes, à trouver leur chemin au milieu des broussailles. Dans une dialectique entre théorie explicitée et pratique « engagée », ils montrent comment se construisent en permanence des avancées dans le respect des personnes accueillies dès lors que technicité rime avec humanité.

  • La place d'un détenu ne semble jamais la bonne dans l'imaginaire collectif. Face à la même infraction, certains estiment qu'une peine d'emprisonnement ne sera jamais assez longue, quand d'autres l'estimeront inutile. Comment appréhender la réponse carcérale et surtout pour qui : les victimes ou leurs auteurs ? Punir les uns, protéger les autres ? Réinsérer et préparer la sortie ?

    Mais comment vit-on dans une prison ? Quels sont les droits et les devoirs d'un détenu ? d'un surveillant ? de l'administration pénitentiaire ? d'un travailleur social ?

    Charline Olivier introduit le lecteur dans l'univers carcéral et raconte la manière dont elle exerce sa fonction d'assistante sociale dans le service pénitentiaire d'insertion et de probation (SPIP). Dans un récit à la première personne, elle brosse le portrait de détenus qui demandent son aide. Elle montre comment elle contribue à créer un espace de sécurité psychique propice à la réflexion sur le passage à l'acte délictueux, à maintenir les liens avec les proches et avec l'extérieur de la prison (aide aux démarches administratives, et autres).

  • Les adultes handicapés mentaux et psychiques sévères, résidant en établissements médico-sociaux, ont pour caractéristique principale d'être plus ou moins privés de communication verbale. Comment repérer et interpréter les comportements et/ou symptômes révélant leurs problèmes médicaux alors qu'ils ne peuvent se plaindre verbalement ? Comment y remédier en évitant de les banaliser ou de les dramatiser ?

    À partir de son expérience de médecin, l'auteur propose un ouvrage de vulgarisation médicale et de formation pratique pour veiller à la santé des adultes déficients intellectuels/handicapés mentaux et psychiques sévères. Il passe en revue les différents domaines d'accompagnement, préventif et curatif, du vieillissement jusqu'à la fin de vie. Avec une dose d'humour, il donne une mine de conseils et de suggestions utiles, illustrés de vignettes cliniques et accessibles aux « non-médecins » que sont les parents et les équipes professionnelles des MAS et FAM.

  • Les lieux de vie et d'accueil LVA sont de petites structures animées par deux à cinq permanents qui accueillent des enfants, des adolescents ou des adultes en situation familiale, sociale ou psychologique difficile. Peu ou mal connues, ces modalités d'accueil à taille humaine constituent un apport précieux pour le travail social. Mieux les comprendre LVA en formalisant les pratiques, en les comparant aux autres, en constituant un corpus spécifique, tel est l'objectif de ce livre qui, à l'heure du gigantisme des groupements de coopération du secteur médicosocial, vient réhabiliter l'utopie des pionniers. De par leur situation marginale et leur histoire parallèle, les LVA posent des questions de fond à l'ensemble du travail social, notamment parce qu'ils ont gardé un horizon politique et anthropologique plutôt que de cantonner leur pratique à la seule relation d'aide qui dès lors est incomplète. Plus qu'une simple exception du travail social, ils peuvent en être une borne symptomatique. Mise en vente le 24 octobre 2013.

  • Une recherche participative pour penser les effets de la violence conjugale et sociale, sur les femmes et sur leurs enfants, et les pratiques d'accompagnement social qui favorisent à la fois une écoute de ces enfants ainsi que la restauration personnelle et parentale des adultes.

    L'originalité de cette recherche-action est d'aborder la violence conjugale et sociale, du point de vue des professionnelles qui partagent le quotidien des femmes et de leurs enfants dans un centre d'accueil. Par la description vivante et l'analyse de situations concrètes, l'ouvrage est à la fois un saisi « sur le vif », et une réflexion en profondeur sur l'accompagnement professionnel. Les auteurs portent l'attention sur des dimensions insuffisamment pensées dans ces situations : l'impact des diverses violences sur les femmes en tant que mères et la souffrance des enfants.

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