FeniXX réédition numérique (Le Bord de l'eau)

  • Le cancer, si l'on en croit la formule consacrée, est une « longue maladie ». Cet ouvrage de sociologie analyse in situ les différents temps de cette maladie si particulière. Le plus souvent, se soigner implique une relation sur la durée avec la médecine : démarche diagnostique, temps des traitements, des soins, et enfin temps du contrôle des résultats, s'échelonnant encore sur une dizaine d'années si aucune récidive n'apparaît entre-temps. Chaque patient voit son existence soumise à un contact régulier avec la médecine anticancéreuse, et s'emploie à mettre en oeuvre un travail (le plus souvent solitaire) d'ajustement à ce dispositif de traitements. Cet ouvrage examine la façon dont les malades sont soignés par une médecine hautement spécialisée, mais encore loin d'être adaptée aux maladies de longue durée. Marie Ménoret a souhaité rendre compte de la dimension, non plus individuelle, mais sociale et collective, de l'expérience du cancer. Elle s'est alors immergée dans un centre de lutte contre le cancer. Elle a vécu l'expérience du patient dans la continuité, se faisant parfois agent de service hospitalier pour les besoins de son observation, et a analysé - en sociologue - la totalité des étapes que le malade doit franchir.

  • Le cancer, si l'on en croit la formule consacrée, est une « longue maladie ». Cet ouvrage de sociologie analyse in situ les différents temps de cette maladie si particulière. Le plus souvent, se soigner implique une relation sur la durée avec la médecine : démarche diagnostique, temps des traitements, des soins, et enfin temps du contrôle des résultats, s'échelonnant encore sur une dizaine d'années si aucune récidive n'apparaît entre-temps. Chaque patient voit son existence soumise à un contact régulier avec la médecine anticancéreuse, et s'emploie à mettre en oeuvre un travail (le plus souvent solitaire) d'ajustement à ce dispositif de traitements. Cet ouvrage examine la façon dont les malades sont soignés par une médecine hautement spécialisée, mais encore loin d'être adaptée aux maladies de longue durée. Marie Ménoret a souhaité rendre compte de la dimension, non plus individuelle, mais sociale et collective, de l'expérience du cancer. Elle s'est alors immergée dans un centre de lutte contre le cancer. Elle a vécu l'expérience du patient dans la continuité, se faisant parfois agent de service hospitalier pour les besoins de son observation, et a analysé - en sociologue - la totalité des étapes que le malade doit franchir.

  • « La mer des hanches tout autour du continent des larmes est le fruit de mon travail obligatoire à l'Hôpital Départemental. Le titre est certes, un peu long, mais je suis atteint d'éréthisme affectif à propos d'Anna Maria ; par ailleurs, je suis un regardeur classé sévère dans la classification des démences obsessionnelles. Quelques jours avant de se jeter dans le Tage, Anna Maria se rendit chez un notaire de Lisbonne. Elle lui remit un paquet de mes lettres d'amour. Le notaire était un alcoolique qui se consumait lentement à la bière mexicaine, un funambule des prostituées de la nudité du port, exégète rubicond du Septentrion de Calaferte. Le notaire portugais s'est pendu le soir même, à vingt-trois heures, à l'hôtel Saint-François avec un drap blanc. Il s'agissait d'une mort parfaite, tout au plus souillée de sperme tout autour. À la même heure, je devais sans doute me masturber sur un lit en fer de l'Hôpital Départemental transformé pour la circonstance en un viatique virtualisé. Je suis atteint du sexe-syndrome. Le sexe-syndrome est la maladie de l'amant du ver à soie, autiste allégorique voué à la femme fesse élégiaque. » M. L

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