FeniXX réédition numérique (Scandéditions-Éditions sociales)

  • Cent ans après la mort de Marx, ce court essai ne propose pas « la version vraie du marxisme » parce que cela n'aurait aucun sens, mais il invite à considérer la philosophie marxiste pour ce qu'elle est, ou plutôt, pour ce qu'elle devient. Car l'une des raisons qui fait l'importance exceptionnelle de l'oeuvre de Marx, c'est sa capacité théorique et pratique à progresser au rythme des sociétés et des sciences, et son incompatibilité profonde avec l'idée même de système fermé. Mais alors, que signifie donc « être marxiste » ? Que désigne-t-on par « philosophie marxiste » ? De façon accessible, les auteurs proposent leurs réponses à ces deux questions, en mettant l'accent sur quelques aspects qui leur ont paru caractéristiques de la vie du marxisme. Cette Invitation à la philosophie marxiste est donc lancée à un large public, avec le souci de contribuer à la réflexion collective et au débat.

  • Qu'est-ce que le Parti socialiste ? Quel rapport entretient-il avec la social-démocratie traditionnelle ? A-t-il vraiment un projet politique ? Qui sont ses adhérents, ses dirigeants - la HSS : Haute société socialiste ? À l'heure de la cohabitation, une grande enquête sur le PS, menée par un de ses observateurs les plus attentifs depuis la Libération. Nourrie de rencontres, d'épisodes qui, anecdotiques au départ, sont devenus des jalons de l'histoire politique récente, informée au plus près du vécu, cette enquête reportage est constamment enrichie par une analyse politique des plus fines.

  • Des « maîtres », des prêtres et des religieuses, des ouvriers, des instituteurs et des paysans ; des hommes et des femmes de toutes origines, de tous milieux sociaux, de tous partis... tels sont ceux que Michel Dion a rencontrés, ceux qu'il a écoutés parler de la politique, telle qu'ils la conçoivent, telle qu'ils la vivent. Avec eux nous découvrons la France profonde, celle qui reste la « fille aînée de l'Église ». À travers de larges extraits de leurs propos, qu'il explicite par ses propres analyses, Michel Dion nous aide à mieux percevoir le glissement à droite des mentalités. En faisant ressortir les racines profondes du refus de la politique d'un peuple hautement politisé, il nous montre les chemins qu'emprunte celui-ci pour construire de nouvelles façons de « faire de la politique ».

  • Le 1er mai 1890, une grande journée internationale de manifestations en vue de réduire à huit heures la durée légale de la journée de travail. Le 1er Mai est né, fruit des luttes ouvrières du 19e siècle finissant.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Peut-on rayer de l'histoire et du patrimoine culturels et littéraires français un écrivain important de l'entre-deux-guerres, en faisant sur lui le silence et en refusant de rééditer son oeuvre ? Pourquoi ce boycott injustifiable ? Parce que, d'origine bourgeoise, socialiste avant 1914, il est devenu communiste, et l'est resté jusqu'à sa mort ? Ce livre tente de prouver le caractère scandaleux de cette occultation, en montrant l'importance et l'aspect novateur de la pensée et de l'art de J.-R. Bloch, d'abord à travers un essai, bilan détaillé de sa vie et de son oeuvre, puis à travers quelques échantillons du talent de cet « écrivain considérable qui figure au tout premier rang de notre héritage et de celui de la nation » (Claude Prévost).

  • « Coulez le Rainbow Warrior ! » Cet ordre a bien été donné et exécuté le 10 juillet 1985, entraînant la mort d'un homme. Depuis le mois d'août cette affaire n'a cessé de faire les gros titres de la presse. Elle n'est pas sans répercussions sur les relations internationales de la France ni sur les hypothèses de l'après 86. Elle pose d'inquiétantes questions sur le rôle des services secrets.

  • La jeunesse dérange-t-elle ? Bien au-delà du bruit qu'on leur impute après 10 heures le soir, les jeunes dérangent ou déconcertent parce qu'ils n'acceptent pas la société telle qu'elle est. Par leur seule présence, et en raison de la question posée de leur avenir proche dans ce pays en crise, ils empêchent de s'assoupir, ils contraignent à se confronter aux problèmes du travail, de la mutation technologique, du savoir, de la recherche d'un nouveau mode de vie... Le regard renouvelé que Pierre Zarka porte sur ces questions s'étend au mouvement du monde, au socialisme, et nous conduit au coeur de l'actuel et formidable bouleversement de toute notre planète. La lecture de ce livre interroge : toutes ces questions que les jeunes posent, celles qu'ils provoquent à partir de leur propre vie, ne sont-elles pas en définitive les mêmes que celles qui sollicitent l'attention de tous les communistes ? N'y a-t-il pas là, à travers deux expressions différentes, la même quête d'une nouvelle figure de la civilisation ?

  • Que savons-nous de l'histoire de la Corse ? La vendetta, Napoléon et Colomba cachent une réalité beaucoup plus complexe, faite de spécificités nationales et régionales qui ont permis l'intégration de l'île à la France. Le moment où tout se joue, c'est le XVIIIe siècle : en 1729, la Corse est sous la domination de Gênes. La misère y règne et les conditions sociales et économiques accusent un lourd retard sur les provinces les plus pauvres de France. Le mécontentement grandit. Ce qui n'était qu'une jacquerie devient peu à peu une révolution qui permet la venue de Pascal Paoli en 1755 et qui marque la naissance du sentiment national corse. Malgré tous ses efforts pour tendre à l'unité nationale, Paoli n'y parviendra pas. Le système de clans qui règne dans l'île ne facilite pas sa tâche, ni la rivalité Nord-Sud, ni le poids de coutumes séculaires. Ainsi c'est la France qui va achever de s'approprier l'île. Le combat pour l'indépendance a donc abouti à un échec politique. À partir de 1770-74, la société insulaire va se modifier profondément et participera au changement révolutionnaire de la société française en 1789. Ainsi, à travers cette période de l'histoire corse, on comprendra mieux l'aspect spécifique des problèmes corses au XXe siècle.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Fils de paysans en Haute Saône, Georges Cogniot s'enorgueillit d'appartenir à ces lignées inconnues qui ont toujours tenu un rôle dans les mouvements de révolte au long des siècles. Son entourage et ses lectures le guideront progressivement vers le Parti communiste. Sa position d'intellectuel qu'il revendique tout en lui associant le terme de « plébéien », va lui conférer une piace de choix dans les luttes au sein de l'enseignement. Tout d'abord à l'École normale, puis à l'Internationale des Travailleurs de l'Enseignement (I.T.E.). On le verra comme représentant de l'I.T.E. à Vienne, Leipzig, Moscou, Bruxelles, Liverpool, Anvers... L'activité militante de Georges Cogniot s'élargit encore : c'est l'heure de la lutte contre le fascisme grandissant en France et dans le monde. Parlementaire, il participera de 1937 à 1939 notamment, à des meetings de soutien à l'Espagne républicaine, luttera contre Munich. Il jouera un rôle actif à l'Internationale communiste à Moscou avant de devenir rédacteur en chef de l'Humanité. La « drôle de guerre », la débâcle, la détention à Compiègne Royallieu d'où il s'évade puis la direction clandestine du Parti aux côtés de Jacques Duclos : autant de situations qu'il analyse en pleine conscience avec une sensibilité qui confère à ces « Souvenirs » cette dualité d'interpénétration de l'homme et du marxiste : M. Thorez, M. Cachin, Dimitrov, Staline, Langevin, Péri, mais aussi l'òdeur des foins en Haute Saóne, la fraternité au lycée, la solidarité à la guerre, Éluard... Le deuxième tome couvrira notamment la période où Georges Cogniot, travaillant directement avec Maurice Thorez, a joué un rôle important dans de nombreux domaines de la vie du Parti communiste francais.

  • Une bombe nucléaire sur Paris ! La capitale détruite dans un rayon de 10 kilomètres ! L'incendie fait rage ! Des millions de victimes ! Impossible ? N'est-ce pas à cela pourtant que nous conduit l'infernale course aux armements qui a transformé notre monde en « poudrière » ? Pouvons-nous encore conjurer l'absurde, l'explosion de la Terre, la « guerre des étoiles » ? Les deux « Grands » peuvent-ils s'entendre pour éviter un Hiroshima planétaire ? L'Europe, devenue champ de manoeuvres, a-t-elle les moyens d'intervenir, de refuser le rôle d'otage ? La France peut-elle désarmer et rester neutre ? Est-il possible justement de rester neutre et d'attendre ? Ces questions, d'autres encore, celle d'un hypothétique « équilibre » entre l'Est et l'Ouest par exemple, se bousculent dans les têtes. Sous des formes diverses, manifestant son désir de paix, dépassant les clivages politiques et sociaux et les barrières idéologiques, le « 3e Grand » offre au monde une chance d'échapper à l'anéantissement. L'auteur de ce livre ne propose ni solutions ni réponses toutes faites. Il en appelle à la réflexion et à l'intervention de chacun pour que s'épanouisse le premier des droits de l'homme : le droit de vivre en paix, le droit à l'existence.

  • « Il ne s'agit en rien d'un abécédaire politique, encore moins d'un lexique ou d'un dictionnaire qui s'inspirerait de telle ou telle doctrine. » Voici au contraire un livre virulent, provocant - une « stimulation » pour aller chercher, au-delà des tabous et des interdits de toute sorte, les réponses aux besoins de cette société nouvelle qui se constitue en pleine « crise ». Le philosophe ouvre les pistes, non sans humour ni verve ; se propose en guide dans « le dédale labyrinthique du mondial », mais laisse à son lecteur la maîtrise des synthèses et des dénouements actifs. Il « donne à penser ». Sans « neutralité », conscient de la « lutte à mort qui se livre » pour étouffer toute « critique concrète », notamment « la critique « par la gauche » des institutions étatiques et de leur fonctionnement. »

  • La Calédonie dans toute sa réalité, dans sa profondeur et sa diversité ethnique, culturelle, économique, politique.

  • Le 14 juillet 1986, le journal télévisé d'Yves Mourousi déclenche une tempête dans un verre d'eau. Le chef de l'État, qui s'entretient avec l'animateur de TF1 dans les jardins de l'Élysée pour la traditionnelle réception de la Fête nationale, révèle qu'il ne signera pas l'ordonnance sur la privatisation des sociétés nationales. Le petit monde politique parisien panique. Presse, radios, télévisions prennent le relais. Serait-ce la crise ? Pas vraiment ! De part et d'autre, l'éclat terminé, on se calme. La guerre en dentelles a ses limites que l'on se garde bien de franchir. Mais que recouvrent ces manoeuvres ? La mise en place d'un système politique d'alternance basé sur de vagues notions de gauche et de droite effaçant toute référence de classe, toute mise en cause du système capitaliste. Pour cela, une condition s'impose : l'élimination politique du Parti communiste français.

  • Couronnant la vaste entreprise de dévoilement de la nouvelle société française qu'inaugurait, en 1972, l'« Être et le Code », achevant le triptyque dont le Capitalisme de la séduction et la Bête sauvage sont les deux premiers volets, Michel Clouscard, avec « De la modernité : Rousseau ou Sartre », s'en prend à ce qui selon lui cimente le consensus idéologique aujourd'hui dominant : le néo-kantisme, récupération et même perversion de la philosophie de la Révolution française. Critique impitoyable de ceux qu'il considère comme les maîtres à penser de ce système : Sartre, leur chef de file, mais aussi Lévi-Strauss, Foucault, Barthes, Lacan, « nouveaux philosophes » et autres vedettes du discours à la manière de Bourdieu ou Baudrillard - Michel Clouscard entend mettre à nu, sur leur propre terrain et avec leurs propres catégories, les fondements d'une pensée devenue commune aux libéraux, sociaux-démocrates, contestataires libertaires. À cette idéologie « contre-révolutionnaire » des nouvelles couches moyennes, il oppose le sens révélé par Rousseau de la modernité pour redécouvrir une subjectivité que le marxisme aurait à son sens trop longtemps écartée et pour définir la philosophie révolutionnaire des alliances antisystème dont il a par ailleurs proposé la stratégie politique. Michel Clouscard nous expose ce qu'il estime être la première philosophie de la crise généralisée : revenir aux sources de la Révolution française pour dépasser la « civilisation » pourrissante du libéralisme social libertaire.

  • Dans La démocratie à Washington, il aborde le thème du pouvoir aux États-Unis. À partir de la question « Qui gouverne ? », il amène le lecteur à se demander « Qui gouverne vraiment ? ». Jacques Arnault mène ici une étude concrète. Il interroge les participants : députés, sénateurs, « lobbyistes », porte-parole de la Maison-Blanche, du Pentagone ou de la Banque des États-Unis. Il ne dit pas : « Voilà comment le « big business » influence la politique ». Il demande aux représentants du « big business » de dire eux-mêmes comment ils exercent cette influence. Et ceux-ci répondent... Son livre dégage ainsi un tableau saisissant et subtil des mécanismes de la « démocratie américaine » et du rôle de l'argent.

  • Si l'Allemagne en général a toujours semblé un peu mystérieuse aux Français, la République démocratique allemande - l'Allemagne socialiste - leur devient insondable. Les schémas et stéréotypes martelés par les médias aidants, elle est vite classée dans une grisaille uniforme qui régnerait de l'Elbe à la Sibérie... Pourtant, on se pose aussi des questions à son sujet : pourquoi des syndicats qui ne jouent pas leur rôle, des artistes qui ont des problèmes, et des sportifs qui réussissent ? Pourquoi des vitrines vides en Pologne et des produits fabriqués en RDA sur le marché français ? Paul Laveau, agrégé d'allemand, maître de conférences à l'université d'Orléans, a vu de près la réalité de ce pays au cours de plusieurs séjours entre 1961 et 1984, notamment en y collaborant de 1972 à 1975 à Weimar à l'édition des oeuvres de Heine. Aussi a-t-il voulu, dans l'ouvrage qu'il lui consacre, aussi bien remettre en cause les simplifications abusives véhiculées à son sujet que répondre aux interrogations du public français. Il le fait en approchant la RDA par « en bas », en suivant ses citoyens dans les lieux où ils vivent et travaillent, en décrivant leurs activités, en étudiant leurs problèmes, en se demandant ce qui a subsisté, ce qui s'est modifié, ce qui est acquis ou en mouvement, ce qui est résolu ou ne l'est pas dans leur existence. Le tout est appuyé de citations d'auteurs, de caricatures, d'anecdotes humoristiques illustrant la façon dont les gens en RDA posent eux-mêmes leurs problèmes et en débattent avec vigueur. Ni dithyrambe, ni volonté de dénigrement, tel est en résumé le centre de sa démarche...

  • « Syndicalisme en crise », « classe ouvrière découragée », « CGT solitaire et repliée sur elle-même », voilà ce qu'on entend depuis quelques mois dans la presse écrite et parlée... Qu'en est-il en réalité ? Après « Syndicats et luttes de classe », « Syndicats et socialisme », Henri Krasucki, secrétaire confédéral de la CGT, directeur de La Vie Ouvrière, nous donne à nouveau un livre qui traite à fond des problèmes syndicaux en France aujourd'hui, sans rien esquiver, dans un style direct, à l'intention d'un large public de travailleurs, de syndicalistes et de tous ceux qu'intéressent l'évolution des luttes sociales et le mouvement de la société. Peut-on lutter avec succès pour défendre les revendications des salariés ? Qu'est-ce qu'on entend par « recentrage » de la CFDT ? Plus généralement, qu'est-ce que la lutte pour l'unité d'action syndicale et pour l'union en vue de changements fondamentaux, dans un contexte de crise, où certains se laissent séduire par les sirènes du réformisme et de la collaboration de classe ? Questions d'importance et de brûlante actualité, sur lesquelles ce livre vous apprendra certainement quelque chose.

  • Où en est Cuba vingt-quatre ans après l'épopée héroïque de la Sierra Maestra ? Dira-t-on qu'après l'utopie et le romantisme des premières années une « orthodoxie » a pris le dessus ? Pour Jean Ortiz et Georges Fournial, Cuba est parvenu au contraire à la maturité de son expérience socialiste, au coeur du Tiers Monde. Malgré un environnement hostile et des conditions toujours très difficiles, les acquis de la révolution sont indéniables ; le bilan social exemplaire. Les auteurs les analysent, les confrontent au passé colonialiste de l'île et au présent des autres pays d'Amérique latine qui luttent pour leur émancipation. Plus peut-être que les mutations, les innovations et les réformes, c'est le dynamisme du « pouvoir populaire » qui les a frappés à Cuba : voie originale qui permet d'aborder tout problème, toute contradiction avec le souci profond d'une réelle démocratie, franche et efficace. 1959-1983 : vingt-quatre ans d'expérience spécifique. Ni modèle venu du froid, ni volonté arbitraire d'une poignée d'hommes, mais une génération neuve et adulte, forte de motivations politiques, culturelles, sociales, déterminée à vivre et à lutter pour la réussite de leur révolution, dans l'originalité de leur choix.

  • Le concept du « mythe américain » nous assaille de partout, présenté sous un habillage rajeuni mais valorisant toujours les mêmes notions de liberté, de réussite, de richesse... Même si nul ne peut plus ignorer la crise profonde que subissent aussi les États-Unis d'Amérique. Mais que savons-nous vraiment de ce pays ? Que savons-nous surtout du peuple américain ? de ces dizaines de millions de travailleurs confrontés aux pires contradictions d'un système implacable ? Ce livre fait fi des a priori caricaturaux. C'est la réalité quotidienne et concrète du vécu américain que Jean Solbès présente ici, se fondant sur une somme d'informations à la fois inédites et déconcertantes pour le lecteur français. Il s'essaie à donner toute leur cohérence historique, sociologique, politique, aux pièces d'un gigantesque puzzle : la famille, la ville, la violence, le sexe, la religion, la drogue, le travail, les syndicats, les partis politiques, les institutions, les lobbies, les Indiens, les Noirs et tous les autres...

  • Lancées il y a un an, les idées neuves du 22e Congrès du Parti communiste français sont devenues des idées-forces. Oui, il est possible et urgent de substituer à la domination du grand capital le pouvoir démocratique du peuple travailleur. Oui, pour les communistes français, la démocratie pluraliste est à la fois le but et le moyen des grands changements nécessaires. Oui, le socialisme aux couleurs de la France, ce sera la démocratie poussée jusqu'au bout. On saisit mieux aujourd'hui que ce qui a frappé d'abord les commentateurs dans ce Congrès : l'abandon de la dictature du prolétariat, la critique de certains aspects des pays socialistes, est le corollaire d'une chose plus fondamentale : la stratégie inséparablement démocratique et révolutionnaire qu'il a adoptée. Ce livre le montre en approfondissant de manière historique, théorique et politique une question limitée mais centrale : celle de l'État. Comment a cheminé la réflexion marxiste sur l'État, de Marx et Lénine à Gramsci et Dimitrov, à Maurice Thorez et Waldeck Rochet, puis jusqu'au 22e Congrès ? Quelles sont les conditions et les chances, quelle pourra être la figure historique du pouvoir et de l'État démocratiques de demain ? En lisant ce livre où la théorie parle des choses les plus concrètes, on se convaincra que les idées du 22e Congrès concernent tous ceux qui souffrent, luttent et espèrent.

  • Après l'Économie à bras-le-corps, véritable « best-seller », Philippe Herzog va plus loin. Il propose une réflexion inédite sur la crise du monde capitaliste et sur les enjeux du développement. Il présente des propositions pour construire des rapports de coopération d'intérêt mutuel entre la France et les autres peuples, en Europe et dans le monde. Les Français sont confrontés à des enjeux historiques. La France s'enfonce : le livre en révèle les causes. La France peut se ressaisir : tout le livre est un plaidoyer fondé sur une foule d'informations, d'expériences et de propositions pour changer la politique économique et sociale, les gestions des entreprises, la place de la France dans le monde, afin de vaincre le chômage et de répondre aux aspirations d'aujourd'hui. Les Français peuvent se ressaisir : par leurs luttes, leur solidarité, leur engagement avec les communistes, ils peuvent construire une société plus libre, plus juste, solidaire et autogestionnaire. Ce livre a une grande portée politique, théorique et pratique. Il confronte ses hypothèses théoriques marxistes aux faits et aux thèses d'autres économistes. Il dépasse l'économie et s'engage sur les problèmes de société et de valeurs, dans la perspective d'une nouvelle Révolution française. Philippe Herzog, né en 1940, polytechnicien, ancien administrateur à l'INSEE, est professeur à l'université Paris-X Nanterre et membre du Conseil économique et social. Membre du Bureau politique du PCF, il dirige la section économique et le secteur régions du Comité central.

  • Pierre Villon est un des noms de guerre - celui qui lui est resté - de Roger Ginsburger. Né en 1901, fils d'un rabbin alsacien, architecte d'avant-garde lié au Bauhaus dans les années vingt, il se rend vite compte que ses conceptions révolutionnaires n'ont aucune chance de se réaliser sous le règne du capital et abandonne sa carrière pour se lancer dans la lutte politique. Il adhère en 1932 au Parti communiste français, qui lui confie bientôt des responsabilités importantes. Arrêté au début de la guerre, il s'évade et devient un des principaux organisateurs de la Résistance, représentant le Front national au sein du Conseil national de la Résistance. Président du Comité d'action militaire du CNR, il joue un rôle éminent dans la libération de Paris. Son autobiographie, sous forme d'un dialogue avec l'historien Claude Willard, est un témoignage de poids contre les calomnies, si répandues qu'elles sont devenues presque officielles, sur la non-participation des communistes à la Résistance avant l'entrée en guerre de l'URSS. La maladie et la mort, survenue en 1980, ont interrompu le dialogue, qui s'arrête abruptement à l'année 1955. Jacques Debû-Bridel, qui succède à Pierre Villon à la présidence de l'ANACR, donne quelques compléments sur la fin de sa vie. La correspondance de prison avec Marie-Claude Vaillant-Couturier, donnée en annexe, n'a pas été revue par l'auteur. Elle donne une vision encore plus directe des années 1940-1941, période complexe où se mêlent la lutte, l'espoir et parfois l'illusion. Dans sa préface, André Lajoinie évoque l'activité de Pierre Villon qui fut, avant lui, député de l'Allier de 1945 à 1978.

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