Frémeaux & Associés

  • Bonjour tristesse

    Françoise Sagan

    • Frémeaux & associés
    • 11 March 2016

    Cécile et Raymond coulent des jours heureux dans l'insouciance enivrante de l'été. Le père enchaîne les conquêtes faciles et se lasse déjà de la belle Elsa quand sa fille échange ses premiers baisers avec le jeune Cyril. Arrive Anne, âme superbe et cultivée, qui subjugue Raymond. Installée chez le veuf et sa fille, elle se donne pour mission d'ordonner ce chaos. Fascinée mais blessée qu'elle juge leur mode de vie frivole inférieur au sien, Cécile tire les ficelles pour lui jouer un tour qu'Anne paiera très cher. Écrit à moins de dix-huit ans, ce roman à l'amoralité sulfureuse fera en 1954 le succès fulgurant de Françoise Sagan.

    « Elle pleurait. Alors je compris brusquement que je m'étais attaquée à un être vivant et sensible, et non pas à une entité. Elle avait dû être une petite fille, un peu secrète, puis une adolescente, puis une femme. Elle avait quarante ans, elle était seule, elle aimait un homme et elle avait espéré être heureuse avec lui dix ans, vingt ans peut-être. Et moi... le visage, ce visage, c'était mon oeuvre. J'étais pétrifiée, je tremblais de tout mon corps contre la portière. » F.S.

  • Le journal d'une femme de chambre

    Octave Mirbeau

    • Frémeaux & associés
    • 19 October 2008

    Le « Journal d'une femme de chambre », d'abord été publié sous forme de feuilleton dans les années 1890 avant d'être édité en 1900, est certainement l'un des textes les plus violents d'Octave Mirbeau. Véritable réquisitoire contre les moeurs bourgeoises, ce monologue féroce et cynique révèle les bassesses et les vices d'une classe sociale triomphante qui, dans le secret des alcôves, libère le poids de ses frustrations et de ses turpitudes.

    « J'adore servir à table. C'est là qu'on surprend ses maîtres dans toute la saleté, dans toute la bassesse de leur nature. Tout ce que peut contenir d'infamies et de rêves ignobles le cerveau respectable des honnêtes gens. Ramasser ces aveux, les classer, les étiqueter dans notre mémoire, en attendant de s'en faire une arme terrible, au jour des comptes à rendre, c'est une des grandes et fortes joies de notre métier, et c'est la revanche la plus précieuse de nos humiliations. » O.M.

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