Gallimard

  • ' Lorsque j'ai rencontré Ehlmann, il était debout sur le bord de la route, sa voiture garée en catastrophe sur la bande d'arrêt d'urgence, feux de détresse allumés. J'ai vu qu'il souriait, que tout son visage était tordu de larmes et de rires à la fois, j'ai pensé qu'il était fou. '
    Avec Les orages, Sylvain Prudhomme explore ces moments où un être vacille, où tout à coup il est à nu. Heures de vérité. Bouleversements parfois infimes, presque invisibles du dehors. Tourmentes après lesquelles reviennent le calme, le soleil, la lumière.

  • Cave Nouv.

    Cave

    Thomas Clerc

    Peu après la parution d'Intérieur, description méthodique de son appartement, Thomas Clerc s'est aperçu qu'il avait oublié une pièce : la cave. Il se rend alors dans les sous-sols de son immeuble et découvre, derrière les murs délabrés, un passage secret.
    Cave est une descente mentale dans le monde du sexe. Une sorte de brain porn, si le genre existait.

  • Juillet 1871. Paris. Perquisition rue des Juifs, dans le Marais. Une concierge, un coiffeur, une orpheline, une prostituée, une raccommodeuse de dentelles, un relieur et une repasseuse aident un bronzier communard à échapper aux recherches d'un commissaire de police. Automne 1871. Josée Meunier quitte la rue des Juifs pour rejoindre Albert Theisz, le bronzier, à Londres. Réfugiés, ils ne possèdent que leur amour, leurs souvenirs, et leur désir de Paris, lieu de leur histoire. L'année prochaine, à Paris... rêvent-ils. Mais on ne guérit pas de l'exil. Une histoire véridique de traque, de fuite et d'attente, pour laquelle il a fallu réinventer ce que la grande histoire a laissé perdre.

  • Qui connaît aujourd'hui Barthélemy Thimonnier, tailleur et inventeur de la machine à coudre ?
    Ses premières mécaniques furent détruites par des ouvriers. Ses brevets détournés. Thimonnier, qui croyait au siècle industriel, n'aura fait que le subir et sera effacé par le triomphe commercial de l'américain Singer.
    Le roman retrace cette contradiction, celle d'un homme qui rêvait de prospérité et que la croissance du capitalisme a précipité dans la misère et l'oubli.
    À la machine est aussi l'histoire d'une machine à coudre, achetée dans les années 60 en Algérie, qui accompagna la mère de l'auteure dans son exil en France.

  • Chacun des 76 récits en vers de ce recueil est inspiré d'un « Que sais-je ? », puisé dans la bibliothèque de l'auteure qui les collectionne depuis toujours. Le tonus mental, Le peuple des abeilles, L'éducation des enfants difficiles, La douleur, La voyance, La vie en haute altitude, Les poètes français d'aujourd'hui...
    S'appropriant leur thématique, la condensant et la détournant, Pascale Bouhénic en fait ce qu'elle nomme un « récit en vers », où le savoir, le monde et le moi se mêlent savamment et délicieusement.
    Entre encyclopédie miniature et autoportrait, ces 76 textes sont autant de façons d'entrer dans un sujet, de s'y perdre, de s'y trouver et d'en sortir. Pour le plus grand plaisir du lecteur.

  • Depuis toujours, Didier Blonde collectionne dans un carnet les adresses et numéros de téléphone des personnages de romans qu'il croise au fil de ses lectures.
    Le présent livre les rassemble par ordre alphabétique (Mme Arnoux, la Dame aux camélias, Arsène Lupin, le commissaire Maigret, Benjamin Malaussène, Nana, Swann... ), avec les adresses où ils résident, transitent, se cachent, ou finissent tranquillement leurs jours. Didier Blonde a mené à chaque fois une enquête de terrain et dans les archives, qui permet d'interroger la part de
    fiction que revêtent ces lieux : munéros inexistants, immeubles détruits, rues fictives ou disparues, autant de passages dérobés... D'autres histoires se dissimulent parfois à des numéros cryptés.
    Sous la forme d'une promenade dans Paris, Didier Blonde déploie, en
    préambule de son répertoire, une réflexion sur les adresses en littérature et la rêverie qu'elles suscitent immanquablement.
    Des index par arrondissements et par rues cartographient ce Paris romanesque.

  • Le projet d'un livre sur Rembrandt accompagna longtemps Jean Genet. Il découvre l'oeuvre du peintre au début des années 1950 lors de séjours à Londres, puis à Amsterdam, Berlin et Vienne, et lui consacre un premier texte, publié dans L'Express en 1958. Au début des années 1960, Genet y travaille encore, mais en avril 1964, apprenant la mort de son ami Abdallah, il détruit le contenu d'une valise pleine de ses écrits. Ne subsistent des pages consacrées à Rembrandt que deux manuscrits, miraculeusement sauvés, qui
    formeront "Ce qui est resté d'un Rembrandt déchiré en petits carrés bien réguliers, et foutu aux chiottes", publié en revue en 1967. Bien que Genet les ait insérés dans ses OEuvres complètes, ces textes resteront confidentiels et il n'en verra pas d'édition illustrée de son vivant.
    En 1995, les Éditions Gallimard réalisent enfin le projet inabouti sous la forme d'un livre d'art qui révèle toute la puissance de la réflexion de Genet sur Rembrandt. C'est cet ouvrage, épuisé depuis longtemps, que revisite aujourd'hui la collection "L'Arbalète". Illustré de l'ensemble des tableaux cités par Genet et complété d'une notice historique inédite, il viendra désormais voisiner avec L'atelier d'Alberto Giacometti, le plus célèbre de ses écrits sur l'art.

  • "Une paillette d'or est un disque minuscule en métal doré, percé d'un trou. Mince et légère, elle peut flotter sur l'eau. Il en reste quelquefois une ou deux accrochées dans les boucles d'un acrobate."
    Ainsi s'ouvre Le funambule, un des textes emblématiques de l'oeuvre de Jean Genet, dédié à son ami Abdallah.

  • Un voilier en cavale. Un archipel désolé de l'Atlantique sud, glacé comme un bout d'Antarctique. Une poignée d'hommes et de femmes qui débarquent là, sur ce chapelet d'îles dérisoires, à mille milles de toute autre présence humaine. Pour y essayer quelle nouvelle vie ? Y prendre quel nouveau départ, en marge du monde et de son obsession du spectaculaire ?
    Dans ce roman que L'Arbalète réédite aujourd'hui s'annoncent déjà, dans un mélange de burlesque et de poésie, la plupart des thèmes chers à l'auteur : le désir d'intensité, la tentation sécessionniste, le rêve d'une vie vraie.

  • "Personne ne se souvient de leurs noms, mais je vais vous dire un ou deux mots de cette passementière qui toute sa courte vie souffrit tellement des dents, de ce marchand de produits chimiques de Saint-Paul que seules de grandes quantités de vin rouge consolaient, de ce menuisier qui sculptait de petits jouets en bois pour l'enfant qu'il attendait, de ce cordonnier qui se souvenait de ce geste touchant, sa femme relevant ses cheveux, elle était morte pendant le siège, de cette tourneuse qui aurait voulu être institutrice, de cette brocheuse qui avait un carnet dans lequel elle notait ce qu'elle faisait ou pensait..." 

    Une petite foule de personnages, Marthe, Paul, Maria, Floriss... vivent, aiment, espèrent, travaillent, écrivent, se battent, enfermés dans Paris, pendant les soixante-douze jours qu'a duré la Commune. Comme une rivière bleue est leur histoire, vécue nuit et jour, à travers les fêtes, les concerts, les débats fiévreux, à l'Hôtel de Ville, à la barrière d'Enfer, au Château-d'Eau, sur les fortifications, dans ce Paris de 1871 qui est encore le nôtre.À l'aide de journaux inconnus, de l'état civil et de ses failles, de livres de témoins, le roman de Michèle Audin nous entraîne dans la ville assiégée, derrière quelques-uns des obscurs qui fabriquent cette "révolution qui passe tranquille et belle comme une rivière bleue".

  • "Clémence Janet est née le 2 septembre 1879 à Tournus (Saône-et-Loire). Sa mère était couturière et son père tailleur de pierres. Elle était ouvrière en soie. Elle s'est mariée le 27 février 1897 à Lyon (5e arrondissement) et a donné naissance à deux enfants, Antoine (29 août 1897 -14 septembre 1897) et Louis (13 février 1900 - 23 juin 1977). Elle est morte à Lyon (2e arrondissement) le 15 janvier 1901."
    Ces cinq phrases sont les traces laissées dans l'état civil par une ouvrière morte à l'âge de vingt et un ans au début du vingtième siècle.
    Obstinément, Michèle Audin s'efforce de retrouver, derrière chaque mot de ce texte, quelque chose du monde dans lequel a vécu cette femme - son travail, ses lieux, ses proches.
    Cela permettra-t-il de ne pas oublier Clémence ?

  • "Là, avait dit Bahi en montrant le milieu d'un coteau où ployaient les tiges de blés encore verts, là, et marchant à pas rapides jusqu'au point désigné, à cet endroit exactement, comme si le contact de la terre sous ses pieds avait d'un coup fait resurgir en lui la scène entière, comme si entouré des mêmes collines des mêmes champs que cinquante ans plus tôt il s'était brusquement mis à revoir chaque détail de la matinée d'alors."

    Au volant d'un camion, sur les routes d'Algérie, Bahi raconte au narrateur ses souvenirs de la ferme où il a travaillé cinquante ans plus tôt, à la veille de l'Indépendance. Il lui décrit l'Algérie d'aujourd'hui, s'amuse des petits bénéfices qu'il fait, à soixante-dix ans, en revendant du sable d'un bout à l'autre du pays, se moque tendrement de la réussite trop clinquante de ses fils. Des réunions clandestines à deux pas de la ferme aux descentes à la plage, du travail dans les vignes à la folie meurtrière des fêtes de l'Indépendance à Oran, c'est tout un pan du passé qui renaît peu à peu, habité par la figure du fermier Malusci, que Bahi, malgré tout ce qui les séparait, n'a pas oublié.

  • En 2010, Joy Sorman menait une enquête de terrain sur les immeubles insalubres à Paris, en cours de réhabilitation. Elle visitait les bâtiments, interviewait les habitants, cherchait le moyen de dire ces lieux qui échappent au regard. Cinq ans après, elle y est revenue, pour savoir si l'habitable s'est substitué à l'inhabitable.

    Après Paris Gare du Nord, immersion d'une semaine dans la plus grande gare d'Europe, Joy Sorman observe ici six adresses parisiennes, comme un "biotope de béton, de pierre de taille et de zinc" au bord de l'effondrement, où tout bouge mais tient par miracle.

    Une expérience aux frontières du reportage et du récit, de l'enquête et de la dérive urbaine.

  • Début des années 1990, Chrystelle, 19 ans, vient de perdre son père qui lui a laissé un deux-pièces dans une résidence d'une ville nouvelle. Elle s'y installe avec son petit ami Luc, embauché par la mairie comme urbaniste. Cluystelle, inscrite à la fac, tente de prendre ses marques dans le quartier en attendant la rentrée universitaire. Elle rencontre ses voisins et se lie d'amitié avec Nadia, trentenaire, mère de trois enfants. Mais Chrystelle délaisse vite ses études pour traîner avec un groupe de jeunes communistes dont l'un d'entre eux, Thieu·y, vit dans une cité-jardin.
    Dans cet appartement typique des années 1970 débute sa vie nouvelle. Cluystelle se demande si elle a fait les bons choix...

  • Elles ont vingt ans, ou trente, ou un peu plus, en 1934 et un peu après. Elles s'appellent Mademoiselle Haas. Elles sont bibliothécaire, concierge, cuisinière, coiffeuse, première main flou, fraiseuse, infirmière, écrivaine, femme de chambre, institutrice, journaliste, femme de ménage, chef de travaux, ouvrière métallurgiste, libraire, pianiste, physicienne, ourdisseuse, sage-femme, vendeuse... Elles travaillent. Presque toutes avec leurs mains - mains de sage-femme, mains d'ouvrière, mains de pianiste. Elles sont auxiliaires, adjointes, temporaires, mademoiselles. Elles rêvent. Elles vivent, dans la joie et dans la peine, une histoire qui, au fil des ans, s'emplit de bruit et de terreur.
    Elles sont invisibles. Ignorées des livres d'histoire. Oubliées. Omises, plutôt.

    Michèle Audin a cherché leurs traces et réussi à reconstituer quelques heures de leur vie. Mises bout à bout, elles racontent leur présent, leur histoire, la sienne, la nôtre.

  • Étude du corps jouissant, souffrant, agonisant, puis mort, La mort propagande trace en douze brefs chapitres un troublant autoportrait de son auteur.
    D'une violence et d'une force de provocation inouïes, La mort propagande fut le premier livre publié d'Hervé Guibert, alors âgé de vingt et un ans.

  • À l'occasion de la sortie du disque Pauvre chanson, au titre éponyme, Marie Modiano a choisi de regrouper pour la première fois ses chansons et poèmes dans un même recueil.
    Autour des dix chansons interprétées sur son album, une quarantaine de poèmes aux formes de ballades, de petites proses, de vers libres ou comptés.
    Traversés de personnages vrais ou imaginaires - qui surgissent ou se dérobent, aventuriers-poètes, fous, illuminés, femmes perdues -, les textes de Pauvre chanson mettent en scène de nouvelles figures - comme cet enfant auquel elle consacre une section et de nouveaux paysages sans cesse recomposés.

  • "Il marchait dans la rue. Il voulut tout à coup être transplanté dans un bain de vice (décors et actes). Il était prêt à payer pour pénétrer dans une ambiance vicieuse, mais le cinéma porno lui semblait indigent..."
    Ce livre, imaginé et écrit entre la fin des années 1970 et le début des années 1980, a été publié juste avant la disparition de l'auteur. Il est réédité ici avec les vingt et une photographies qui accompagnaient la version originale.

  • En mai 2011, Joy Sorman s'installe une semaine gare du Nord, pour voir. Sans jamais monter dans un train, un RER ou un métro, elle observe la gare à toutes les heures de la journée. Elle en rapporte ce récit, écrit sur le vif, d'une semaine passée là où d'ordinaire on ne s'arrête pas.

  • "C'est arrivé hier, en pleine nuit, alors que je retournais chez une amie. Quand je lui ai montré les bleus sur mes cuisses, elle m'a conseillé de consulter. J'ai hésité. J'habite à huit cents mètres mais j'ai hésité à venir parce que j'ai peur de sortir. Et maintenant que je suis ici, j'ai peur de rentrer."

    De mémoire raconte une femme, Alya, qu'une tentative de viol réduit à l'immobilité et à la peur. Les insomnies et les cauchemars, la tristesse et la solitude dans laquelle son corps s'enferme l'éloignent de plus en plus d'elle-même. Elle s'engage dans le labyrinthe de la mémoire et se souvient. De chaque détail perdu dans la nuit de l'agression, de l'histoire familiale qui prend racine en Algérie, de la femme libre qu'elle croyait être.

  • "Les cartes parlaient très bien selon elle, parlaient de mieux en mieux. La voyante les caressait comme si c'étaient des chats et les cartes ronronnaient et faisaient le gros dos. J'ai fini par dire que j'écrivais, que je voulais devenir écrivain. Les cartes se sont étirées. Elles étaient désolées mais avec le tirage qui était le mien, elles ne pouvaient pas faire de moi un écrivain. Au mieux, j'écrirais peut-être un livre de cuisine."
    Composé pour déjouer (ou accomplir) les prédictions d'une cartomancienne, Un père à la plancha raconte un père, mais un père affaibli, un père des dernières années, un père qui n'est plus vraiment un père.
    Le fils, cuisinier au Palais des Burgers, vient d'apprendre sa mort. Il rêve, il rêve déjà au livre ; les premières phrases naissent au-dessus d'une plancha ruisselante, dans l'odeur des graisses et le crépitement des cuissons.
    À Toulouse le soleil brille et le service commence...  
    Un père à la plancha est le premier livre de Samuel Poisson-Quinton

  • Après avoir exploré Le dixième arrondissement de Paris où il habite, et son appartement dans Intérieur, il fallait, pour Thomas Clerc, ouvrir les fenêtres. Poeasy est un appel d'air vers d'autres espaces littéraires, sous la forme du vers libre et du foisonnement. Classés par ordre alphabétique, les 751 poèmes de Poeasy offrent autant de genres - lyrique, politique, narratif, autobiographique, etc. - que de facettes d'un auteur qui se donne ici comme une sorte d'artiste de variétés. Poésie légère en surface, où l'on retrouve les obsessions d'un homme qui remet toujours en jeu sa mise, qui ne réécrit jamais le même livre.

  • L'homme qui tua Roland Barthes
    L'homme qui tua le président des États-Unis
    L'homme qui tua Maurice Sachs
    L'homme qui tua Lady Di
    L'homme qui tua Ernest
    L'homme qui tua Gianni Versace
    L'homme qui tua Thierry Paulin
    L'homme qui tua Guillaume Dustan
    L'homme qui tua Anna Politkovskada
    L'homme qui tua V. D. Nabokov
    L'homme qui tua H. B.
    L'homme qui tua Pier Paolo Pasolini
    L'homme qui tua Jésus
    L'homme qui tua Marvin Gaye
    L'homme qui tua Pierre Goldman
    L'homme qui tua Rupert Cadell
    L'homme qui tua Édouard Levé
    L'homme qui tua mon arricre-grand-pcre

    TLe crime est pour moi une si vieille histoire qu'il dépasse un peu le cadre du simple topos littéraire. Je n'ai pas choisi mon sujet, je n'ai choisi que son traitement, faisant j'espcre du nouveau ´r partir de l'ancient, écrit Thomas Clerc ´r propos de l'obsession qui habite les dix-huit nouvelles de ce recueil.

  • Dans ce livre, il y a des hommes et des guerres. Il y a aussi des femmes, qui essaient de ne pas subir. Il y a une recherche, des documents d'archives, des lettres, des photographies, des journaux intimes, des nombres, des témoignages, et les notes de l'historien qui mène cette recherche.
    Il y a la grande histoire et l'histoire intime, l'amour, la guerre, les crimes, l'enfer, la mort. Il y a des Allemands, des étudiants, un fou, une 'gueule cassée', des historiens, une infirmière, une jeune fille déterminée, des mathématiciens, des médecins. Il y a le XXee siècle, de l'Afrique coloniale au Paris de 1945 en passant par les champs de bataille de la Grande
    Guerre, un asile psychiatrique, Strasbourg en 1939 et Clermont-Ferrand, Paris occupé et une petite ville d'Allemagne.
    Il y a la littérature, puisque l'historien décide, finalement, d'écrire un roman.
    Celui-ci?

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