J'ai Lu

  • Le Discours de la méthode est écrit quatre ans après le procès de Galilée, précurseur d'une «écriture mathématique de l'Univers». Contre la scolastique, spéculative et frein à l'esprit critique, et le scepticisme, qui renonce à toute vérité, Descartes développe une philosophie du doute pour établir avec certitude ses connaissances. Cheminement raisonné à travers les sciences, la morale, mais aussi l'existence de Dieu et l'anatomie, ce discours le mène surtout et avant tout à fonder l'existence d'un sujet.

    Paru en 1637, ce texte est à l'origine de la réputation de «cartésiens» des Français!

  • Au XVIe siècle, la découverte du Nouveau Monde bouleverse les représentations des Européens. La rencontre avec de nouvelles cultures et de nouveaux rites se fait souvent dans l'hostilité, voire dans la violence.
    Montaigne propose, avec Des cannibales et Des coches, une autre manière de penser le monde. À travers une argumentation rigoureuse, il tend un miroir critique à ses contemporains et ouvre une réflexion sur l'altérité : que signifie « civilisé » ? Qui est véritablement le « barbare » ? Qui sommes-nous dans le regard de l'autre ?
    o Dossier pédagogique spécial nouveaux programmes ;
    o Objet d'étude : La littérature d'idées du XVIe au XVIIIe siècle ;
    o Prolongements : Les arts « premiers » - Parcours de lecture (corpus de textes).
    /> Classe de première.

  • Le 9 mars 1762, le protestant Jean Calas est roué de coups sur la place publique de Toulouse, puis exécuté. Il est accusé sans preuves d'avoir tué son fils qui s'était converti au catholicisme. Niant depuis le début et clamant son innocence jusqu'à son dernier souffle, Calas n'est pas entendu. Mais bientôt, l'affaire gagne la capitale... Indigné, Voltaire s'empare de cette injustice. Devant l'incohérence du procès, il demande la réhabilitation du père Calas.
    Dénonciation du fanatisme et de la superstition, ce traité publié en 1763 est un vibrant appel à la tolérance et à la liberté de pensée.

  • Accusé d'impiété et de corrompre les jeunes gens, Socrate est condamné à mort en 399 avant J.-C. Lors de son procès, qui mobilise toute la cité d'Athènes, il choisit de se défendre avec l'arme qu'il manie le mieux : le langage. Chérissant la justice au point de ne vouloir s'y soustraire, Socrate refuse de prendre la fuite comme l'en prie Criton, et s'empoisonne à la ciguë.
    Dans l'Euthyphron, Socrate interroge et redéfinit la notion de piété, et dans le Criton, celle de devoir. Ces deux textes sont considérés comme des appendices à l'Apologie de Socrate, permettant de comprendre sa condamnation à mort par la république athénienne.

  • La servitude des peuples est volontaire : ils acceptent le joug des puissants, mais vont ainsi à l'encontre de leur nature. Pour se libérer de l'emprise du tyran, nul besoin de violence : il suffit aux hommes de se faire amis plutôt que complices. Écrit en 1548, alors que La Boétie n'a que dix-huit ans, ce texte, également appelé Contr'Un, s'inscrit dans le renouvellement de la sensibilité politique au xvie siècle et cherche dans les comportements individuels les causes de la tyrannie.
    Il est suivi de De la liberté chez les Anciens et chez les Modernes : trois siècles plus tard, Benjamin Constant montre qu'à chaque forme de liberté correspond une forme de servitude - inexistence des libertés individuelles chez les Anciens, abandon de la sphère politique chez les Modernes. Un discours fondateur de la pensée libérale. Ces propos d'une modernité étonnante sont illustrés par la célèbre fable de La Fontaine Le Loup et le Chien.

  • Zadig est un modèle de vertu et d'intégrité, gonflé d'enthousiasme, avide de découvrir le monde. Mais la fortune, tour à tour favorable ou cruelle, s'amuse à perturber le voyage initiatique du jeune homme. De Babylone en Égypte, l'errance de Zadig le confronte à l'injustice et à la méchanceté des hommes. Dans ce conte philosophique, satire féroce des moeurs et des institutions françaises du siècle des Lumières, Voltaire déroule la destinée chaotique d'un apprenti philosophe à la recherche du bonheur.

  • « Il existe des lois injustes : nous faut-il consentir à leur obéir ? »

    Juillet 1846. Henri David Thoreau est arrêté parce qu'il refuse de payer ses impôts à un État qui participe à la guerre du Mexique et cautionne l'esclavage. Cet événement marque sa pensée politique et donne naissance, trois ans plus tard, à La Désobéissance civile.

    Le vote ne détourne-t-il pas notre attention du véritable engagement citoyen ? Comment l'homme juste doit-il agir sous un gouvernement injuste ? Dans cet essai, Thoreau critique les mécanismes d'asservissement de l'appareil d'État et formule un modèle de révolte pacifique inédit. OEuvre autobiographique, La Vie sans principe prolonge l'appel à la sédition de Thoreau dans une perspective plus intime, celle d'un individu qui s'oppose au matérialisme et aux impératifs sociaux de son époque.

  • « La majorité des hommes sont trop facilement enclins à suivre tout ce qui s'accorde avec l'opinion générale. »

    À dix-sept ans, Henry David Thoreau compose ses premiers essais. Entre 1834 et 1837, de son entrée à l'université de Harvard à sa rencontre avec Ralph Waldo Emerson, son futur ami et mentor, Thoreau forge sa pensée, bien décidé à faire entendre une nouvelle voix philosophique.

    Ce volume contient l'« autoportrait du futur » de l'auteur de Walden et de La Désobéissance civile, déjà prompt à « refuser les fausses valeurs de la civilisation : la mode, l'argent, les honneurs, les richesses, le pouvoir, la réputation, les villes, l'art, l'intellectualisme, le succès, les mondanités ; et à vouloir les vraies valeurs de la nature : la simplicité, la vérité, la justice, la sobriété, le génie, le sublime, la volonté, l'imagination, la vie », selon les mots de Michel Onfray.

  • « Celui qui excelle à résoudre les difficultés le fait avant qu'elles ne surviennent. »

    Premier traité de stratégie connu au monde, jamais L'Art de la guerre ne fut autant lu et apprécié qu'aujourd'hui. Enseigné dans les académies militaires, mais aussi à l'université et dans les écoles de commerce, cité en référence au sein des groupes de réflexion patronaux, diplomatiques ou encore politiques, sa récente notoriété est à la hauteur de l'oubli qu'il a subi pendant plusieurs siècles.
    Rédigé au VIe siècle av. J.-C. par le général chinois Sun Tzu, ce classique désormais incontournable vous donne les clés pour comprendre et gérer les rapports de force et autres situations conflictuelles, quel que soit le domaine, et remporter la victoire en contraignant votre adversaire à abandonner la lutte avant même qu'elle n'ait commencé!

  • « Si humble que soit votre vie, faites-y honneur et vivez-la ; ne l'esquivez ni n'en dites de mal. »

    Pendant deux ans et deux mois, Henry David Thoreau séjourne dans une cabane qu'il a bâtie lui-même, au bord de l'étang de Walden, à Concord, dans le Massachusetts. Au contact de la nature, Thoreau redécouvre les bienfaits de la solitude et retrouve la liberté dont les obligations sociales l'avaient privé.

    Walden ou la Vie dans les bois est considéré comme l'un des textes majeurs qui ont façonné la pensée et la littérature nord-américaines. De la Beat Generation à Into the Wild, en passant par Le Cercle des poètes disparus, ce récit initiatique culte continue de nourrir de nombreuses contre-cultures et est érigé en manifeste par les mouvements écologistes modernes.

    Dans sa préface, Michel Onfray met en lumière les formidables leçons de ce livre, véritable appel à « refuser la vie mesquine ».

  • Le menteur aime à mentir et goûte le plaisir de le faire : traduction de l'abbé Devoille.

    Du maître : texte établi et traduit par Poujoulat et Raulx.

  • 1928 : en Grande-Bretagne, les femmes sont autorisées à voter dès 21 ans. Des millions d'entre elles rejoignent le corps électoral, mais il faut encore les former aux idées politiques. À qui donner sa voix? Que valent le socialisme et le communisme, et comment comprendre leur impact sur notre vie?
    Dans ce guide aux entrées pratiques, George Bernard Shaw propose à ces nouvelles électrices de réfléchir aux idées en vigueur en s'émancipant de la domination masculine. En leur montrant que leur affranchissement passe par des idées économiques autant que politiques, il partage son envie de substituer à un Capitalisme mesquin un Socialisme éclairé et libérateur.
    Cet essai au ton léger n'a pas pris une ride - et intéressera tout autant les hommes !

  • Une carrière en politique n'est pas un long fleuve tranquille. Pour gagner sa place au Palais-Bourbon - et la conserver! -, le chemin est long : il faut faire preuve d'ingéniosité et savoir se construire un personnage. Flatter l'électeur (et sa femme, et son chien), se fabriquer des postures d'ennui ou de dégoût à utiliser à bon escient, savoir pourquoi, à quel moment et comment utiliser son verre d'eau sucrée à l'Assemblée : voilà un art à la fois mystérieux et technique!
    Dans cet essai aussi jovial qu'irrévérencieux, bluffant d'actualité, François de Groiseilliez donne à voir une manière nouvelle de faire de la politique, née en 1846, et dont nous sommes les héritiers, pour le meilleur et pour le pire.

  • Paris, 1781. Pour se prémunir « des grandes et des petites peines du mariage », vingt couples décident de s'associer. Répartition des tâches, des biens et des conjoints : la petite communauté prend ses marques... Dans ce portrait des ancêtres des hippies, Rétif de La Bretonne dépeint avec humour les aléas du mariage. Ce texte insolite est suivi d'un très instructif Tableau analytique du cocuage, par Charles Fourier, et d'une nouvelle aigre-douce de Zola : Comment on se marie.
    Hippies, cocus et comptables, chacun trouve son compte dans une savoureuse galerie de portraits. Impertinente, pessimiste - ou peut-être cruellement réaliste ? -, voici une décoiffante exploration du couple.

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