JC Lattès

  • Du 15 mai 2017 au 3 juillet 2020, Édouard Philippe a été Premier ministre et Gilles Boyer son conseiller avant d'être élu député européen. Depuis vingt ans, ils ont partagé tous les combats et ont vécu ensemble ces 1 145 jours à Matignon. Il en reste des images, des moments, des lieux, des rencontres, des décisions difficiles, des crises violentes et imprévues : en définitive, des impressions qui peuvent, parfois, laisser entrevoir quelques lignes claires.Édouard Philippe et Gilles Boyer nous offrent un livre majeur, un témoignage exceptionnel, entre le récit et l'essai sur l'art de gouverner. C'est une leçon d'histoire et un éclairage unique sur les actes, les lieux, les hommes du pouvoir.
    « Un récit de haute tenue, écrit comme en surplomb, et convoquant l'Histoire »  Le Point
    « Trois cent soixante-dix-huit pages ciselées sur l'exercice du pouvoir » Sophie des Déserts,  Paris Match

  • Le 19 novembre 2010, Jean-Michel, 16 ans, est assassiné au pied d'un immeuble du Clos la Rose, une des cités emblématiques de Marseille. Lenny, 11 ans, est grièvement blessé. Michou, comme on le surnommait, était un «  guetteur  », l'un de ces centaines de petits soldats au service des narcotrafiquants.
    Romain Capdepon a retrouvé la trace de la famille de Jean-Michel, et rencontré aussi Lenny, le rescapé, aujourd'hui majeur. Il s'est entretenu avec plusieurs minots, dealers de rue parfois dès l'âge de 12 ans, avec des acteurs sociaux de ces quartiers, des habitants victimes de l'emprise des Réseaux, des policiers, des agents de la protection judiciaire de la jeunesse... Il dessine la toile de fond de cette scène de guerre jamais vue auparavant en France et montre comment, depuis plusieurs années, l'avenir de ces minots, baignés dans une violence inouïe, est broyé par l'engrenage du trafic de drogue.

  • Né en 1958 d'un couple «  mixte  », mère catholique charentaise et père juif d'origine algéro-marocaine, Jean-Christophe Attias s'est longtemps demandé ce qu'il pouvait bien être lui-même. À l'âge de vingt ans, il tranche de manière radicale le débat intérieur qui l'agite depuis l'enfance et se convertit au judaïsme orthodoxe. Désormais, pense-t-il, les choses sont claires  : il est - et il est seulement - ce qu'il a décidé d'être.
    Quarante ans plus tard, il revient sur cet itinéraire. Sur ce qui s'est passé jusqu'à ce choix et après. Car Jean-Christophe Attias est toujours juif. Mais «  un juif de mauvaise foi  » qui, après avoir connu le réconfort d'une pratique rigoriste, goûte les joies, non moins délectables, de la transgression. Il sait désormais que l'«  identité  » est toujours un piège, qu'il est doux d'y tomber, mais qu'il faut savoir s'en affranchir.
    Ce livre, émouvant et drôle, est le récit d'un voyage. Libre, inachevé et sans destination connue. Traversant cent lieux divers, visités ou rêvés. Et jalonné d'autant de rencontres, réelles ou imaginaires, mais toujours décisives. Jean-Christophe Attias s'est-il retrouvé en chemin  ? Rien n'est moins sûr. Il espère seulement que Dieu, qui n'existe pas, mais qu'il veut bien encore prier de temps en temps, continue à le reconnaître comme l'un des siens.

  • Avant l'avenir

    Genevieve Jurgensen

    Voici la vie d'une petite fille qui a trois ans en 1950 jusqu'à son mariage en 1970. Geneviève Jurgensen se fait ici l'archiviste de son enfance et d'une époque déjà bien lointaine mais riche d'histoires.
    La petite Vève grandit dans un quatuor familial qui se désaccorde  : une soeur aînée déjà presque ailleurs, un père fonctionnaire international qui ouvre sa famille sur le monde et surtout une mère aimante, absente et malheureuse qui s'efforce d'initier ses filles aux beautés de la culture. Une famille où la parole et l'écrit, entre conversations et échanges épistolaires, ponctuent le temps et les sentiments.
    Enfant choyé, enfant perdu, enfant confiant, enfant fuyant, Vève ne rêve que de sa libération future.
    Hisser aux frontières de la fiction, l'ordinaire de la vie, faire parler le silence, sublimer les détails, c'est la marque de Geneviève Jurgensen. 

  • «  Mon père s'appelait Jacques Dominati. Il été conseiller de Paris, député et maire, sénateur, secrétaire d'état sous Giscard d'Estaing. Voilà pour la version officielle. Mais il n'est pas question de l'homme politique dans ce livre.
    J'ai perdu mon père. Certains événements de sa vie, j'en connaissais les grandes lignes d'après les récits innombrables, rapides et drôles qu'il en faisait parce qu'il était un conteur de talent, mais il me manquait les détails qui donnent corps à l'écriture.
    Le fil rouge du livre est un roman, celui que mon père a commencé à écrire dans sa jeunesse. André Malraux l'a repéré et encouragé. C'est aussi avec Malraux que mon père s'est engagé en politique et cet engagement l'a tenu debout et ardent jusqu'à l'âge de 89 ans. C'est un peu l'histoire d'un jeune homme qui n'est pas devenu écrivain dans la France d'après-guerre. Je me suis toujours demandé comment les hommes devenaient des hommes. Par moment le récit s'apparente à un roman de formation, avec l'aventure de la Résistance en Corse lors du soulèvement en 43 puis le campus du sanatorium des étudiants de Saint Hilaire du Touvet, creuset de débats intellectuels et de liaisons amoureuses.
    Et je suis demandé ce que ça fait aux hommes d'avoir des enfants. Ce livre est une histoire de transmission, de paternité, d'amour filial entre une fille des années 60 héritière des premiers acquis du féminisme et un père qui ne comprend que les codes masculins traditionnels.
    Ce livre est ma version. Il se serait, lui, raconté différemment et en ce sens, ce n'est pas du tout le livre de mon père, mais bien le mien. L'histoire d'une fille qui a perdu son père et qui retourne chaque mot pour voir si par hasard il n'est pas caché derrière.  »
    Sélection du prix Jean Freustié 2020

  • Grégory Protche est né en 1970, la même année que le PSG. Il devient un jeune homme, tombe amoureux, connait ses premières grandes peines, devient père, travaille, tandis que le club change, gagne, se perd puis triomphe encore.
    Les grands matchs, les joueurs mythiques sont les repères, les idoles, aussi importants que le passage du collège au lycée, les amis, les copines, l'amour.
    Le football est la toile de fond et le héros de ce récit qui dit une enfance, une adolescence, une manière de devenir un homme.

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