Littérature traduite

  • Moby Dick, c'est la monstrueuse baleine blanche, l'incarnation du Mal, cette figure de l'obsession et du double qui, des profondeurs glacées, accompagne le capitaine Achab habitué en surface aux combats titanesques des océans. Moby Dick est ce chef-d'oeuvre total que tout le monde peut lire comme le plus formidable des romans d'aventures ; la quête aussi d'une humanité embarquée de force à bord d'une histoire qui reste pour elle un mystère...
    « Lire Moby Dick ? Ce n'est pas seulement faire provision d'embruns et de bourlingue. C'est se frotter au roman le plus mythique des lettres américaines. » André Clavel. Lire
    « L'un des mythes les plus bouleversants qu'on ait imaginés sur le combat de l'homme contre le mal. » Albert Camus

    Texte français et postface d'Armel Guerne

    Né le 1er août 1819 à New York, orphelin de père à treize ans, Herman Melville a beaucoup bourlingué. Cet écrivain immense, non reconnu de son vivant, s'est éteint à New York en septembre 1891. Il ne s'était alors trouvé qu'un seul journal pour lui consacrer une notice nécrologique de trois ou quatre lignes. La renommée l'a depuis rattrapé. Il est considéré comme l'une des plus grandes figures de la littérature mondiale.


  • Préface de Francis Lacassin

    Injustement condamné et confiné dans l'espace le plus surveillé d'une prison, Darrell Standing, sorte d'alter ego de London (lui-même incarcéré en 1894), va réussir l'exploit de s'évader ! Il le fait magistralement en revivant par la pensée ce que furent ses vies antérieures : naufragé sur une île déserte, légionnaire en Palestine, viking à bord d'un vaisseau guerrier, gamin assistant au massacre d'une caravane de pionniers ou même époux d'une princesse coréenne... Des situations radicales où le héros témoigne de la folie des hommes et où London, une nouvelle fois, dans une fable toute de bruit et de fureur, véritable cathédrale dédiée à l'Imaginaire et à la Justice, donne la mesure d'un talent hors-norme.
    « Son dernier acte de militant socialiste, son dernier grand roman, l'un de ses chefs-d'oeuvre avec Martin Eden [...] son testament littéraire et philosophique. » Francis Lacassin
    John Griffith Chaney, dit Jack London, est né en 1876 à San Francisco et connaît une enfance misérable qui le mène, dès quinze ans, à une vie d'errance. Marin, blanchisseur, ouvrier dans une conserverie de saumon, pilleur d'huîtres, chasseur de phoques avant de devenir vagabond et de connaître la prison, il accumule les expériences et adhère au Socialist Labor Party en avril 1896. La ruée vers l'or du Klondike en 1897 le compte parmi les aventuriers, mais il sera rapatrié atteint du scorbut sans avoir fait fortune. C'est pourtant dans le Grand Nord canadien qu'il trouve ses premières sources d'inspiration et que, la mémoire pleine de souvenirs épiques, il se lance dans l'écriture en rédigeant des nouvelles pour les grands magazines. Le Fils du Loup, son premier recueil de nouvelles, paraît en 1900. Le véritable succès arrive pourtant avec L'Appel sauvage (aussi appelé L'Appel de la forêt) en 1903. Croc-Blanc sort en 1905 et sera de nouveau un énorme succès d'édition. Repris par sa soif d'aventures, désormais financièrement à l'aise, Jack London fait construire un bateau ultramoderne, le Snark, et entreprend à son bord un voyage autour du monde. Malade, obligé de s'arrêter en Australie en 1908, il rentre en Amérique sans avoir réalisé son projet et s'occupe alors de son ranch tout en continuant à militer. Atteint de maladies multiples, buvant trop, sa santé déclinant, il séjourne plusieurs mois à Hawaii et décède le 22 novembre 1916 à l'âge de quarante ans.

  • Ils sont quatre : quatre aventuriers plus ou moins pantouflards du monde animal à vivre l'aventure quotidienne de la vie. Il y a les deux amis, Rat et Taupe, le sage et bourru Blaireau et l'entêté, vaniteux et totalement irresponsable Crapaud par qui tout ou presque arrive. Ces quatre-là suivent les saisons, le cours de l'eau et racontent en un livre magique tout ce qui fait le prix de l'existence : peur, amitié, désir d'ailleurs, perte, abandon, espoir...
    « Oui, il s'agit bien d'un livre magique. Quelque chose en lui réenchante le monde, le repeint inlassablement d'une nouvelle couche de mystère. J'envie le lecteur qui s'apprête à ouvrir ces pages pour la première fois ; il va pénétrer dans un pays accueillant où l'attendent des compagnons qui, de toute sa vie, ne le quitteront plus. » Alberto Manguel

  • « ... je partage l'humanité en deux catégories fondamentalement différentes : une poignée de gens qui savent ce qu'il en est des réalités et l'énorme majorité qui ne sait pas. »
    Retranché dans sa citadelle dominant la plaine, le grand maître Hassan Ibn Sabbâh mène, à la fin du XIe siècle, une guerre sainte en Iran. Il n'a que peu de soldats et seuls ses proches le connaissent intimement. Parti de presque rien, sans armée, sans terre et sans guère d'appuis à la cour, il dominera le monde. Des hommes seront prêts à mourir pour lui avec le sourire aux lèvres. Des foules entières se prosterneront sans combattre. Un millénaire plus tard, la manipulation des masses, telle qu'il la pratiqua, continue d'ébranler les empires modernes. Mélange d'aventures et de philosophie politique, Alamut n'évoque la violence des complots d'alors que pour mieux renvoyer aux problèmes cruciaux des civilisations modernes.

  • Un homme, parti de Pologne, traverse la Sibérie et ses camps, le Kamtchatka sauvage et achève son périple parmi des chasseurs de phoques ivres, sanguinaires et déments sur la côte de l'Alaska. Ailleurs, Fred Churchill risque sa vie pour rapporter un sac dont il ignore le contenu. Plus loin, un juge navigue sur un fleuve gelé dans un esquif de fortune après avoir condamné un criminel à suivre la même route mortelle. Un orpailleur, enfin, dans des conditions extrêmes, n'a plus qu'une allumette pour lancer le feu qui devra le sauver... Constitué de sept histoires, ce recueil, portant le titre de l'une des nouvelles les plus fameuses de London, est une étonnante évocation du courage et de l'énergie propres aux aventuriers du Grand Nord.
    Une magnifique leçon pour ne pas oublier que, dans ces contrées, il ne faut jamais voyager seul...


    Préface de Kenneth White


    Né en 1876 à San Francisco, Jack London connaît le succès après des années de pauvreté, de vagabondage et d'aventures. Auteur prolifique, ses nouvelles et ses romans sont souvent des récits de voyage où la nature représente un idéal de pureté face à l'injustice de la société. À sa mort, en 1916, il laisse une cinquantaine d'ouvrages parmi lesquels L'Appel de la forêt (1903) et Croc-Blanc (1906).

  • La route du jeune Jack London est celle qu'il partagea en 1893-1894, à dix-huit ans, avec les vagabonds du rail en parcourant 20 000 kilomètres d'un pays ravagé par la crise ! C'est cette route libre qui va pour une bonne part le révéler à lui-même et permettre le formidable écrivain qu'il devint ; un homme fascinant de force et de faiblesses qui devait ensuite, sa vie durant, « brûler le dur » et voyager. Cette route, c'est également le premier témoignage d'importance sur le vagabondage aux États-Unis, véritable document ethnographique et sociologique autant que récit d'aventures. Kerouac ne s'y trompa pas en intitulant son propre chef-d'oeuvre Sur la route en hommage à un homme étonnant de paradoxes et qui fut à la source de notre modernité.


    Postface de Jean-François Duval


    Né en 1876 à San Francisco, Jack London connaît le succès après des années de pauvreté, de vagabondage et d'aventures. Auteur prolifique, ses nouvelles et ses romans sont souvent des récits de voyage où la nature représente un idéal de pureté face à l'injustice de la société. À sa mort, en 1916, il laisse une cinquantaine d'ouvrages parmi lesquels L'Appel de la forêt (1903) et Croc-Blanc (1906).

  • « Buck ne lisait pas les journaux, sinon il aurait su que cela risquait de barder, pas seulement pour lui, mais pour tous les chiens de la côte, à forte musculature et à longs poils chauds, du détroit de Puget à San Diego. Des hommes, qui cherchaient à l'aveuglette dans les ténèbres arctiques, avaient découvert un métal jaune, et des compagnies de paquebots et de navigation claironnaient la trouvaille : voilà pourquoi des milliers d'êtres humains se ruaient vers les terres du Nord. Or ces hommes voulaient des chiens... »
    L'Appel sauvage, plus connu sous le titre de L'Appel de la Forêt, est non seulement le livre le plus emblématique de London sur le Grand Nord, mais bien davantage encore : par delà l'aventure du chien Buck, entraîné dans la terrifiante ruée vers l'or du Klondike en 1897, rudoyé et humilié par la chiennerie humaine, c'est un extraordinaire hymne à la gloire - ambigüe - du monde sauvage.


    Préface de Michel Le Bris


    Né en 1876 à San Francisco, Jack London connaît le succès après des années de pauvreté, de vagabondage et d'aventures. Auteur prolifique, ses nouvelles et ses romans sont souvent des récits de voyage où la nature représente un idéal de pureté face à l'injustice de la société. À sa mort, en 1916, il laisse une cinquantaine d'ouvrages parmi lesquels L'Appel de la forêt (1903) et Croc-Blanc (1906).

  • Durant l'été 1902, Jack London descend au coeur des ténèbres de l'empire le plus puissant de la planète pour y vivre le quotidien des pauvres de l'East End de Londres. Le récit qu'il en rapporte est effrayant. Faim, alcoolisme, violence, maladie et survie sont le quotidien de ces prolétaires que le mécanisme même de charité maintient dans la misère. Une famille, dans une pièce, déplace le cadavre d'un nouveau-né afin de faire de la place aux vivants. Ailleurs, une mère vend des bonbons triés par son fils tuberculeux. Dans cette expérience digne de Dante, London fait ce que Stevenson rêvait de faire, non pas un témoignage, mais une immersion dans un monde où les hommes ont perdu jusqu'à l'idée de révolte...

    « On m'a reproché d'avoir brossé de Londres un tableau noirci à souhait. Je crois cependant avoir été assez indulgent. » Jack London


    Avant-propos de Noël Mauberret


    Né en 1876 à San Francisco, Jack London connaît le succès après des années de pauvreté, de vagabondage et d'aventures. Auteur prolifique, ses nouvelles et ses romans sont souvent des récits de voyage où la nature représente un idéal de pureté face à l'injustice de la société. À sa mort, en 1916, il laisse une cinquantaine d'ouvrages parmi lesquels L'Appel de la forêt (1903) et Croc-Blanc (1906).

  • Tout à la fois histoire d'amour, récit d'aventures apocalyptiques et roman d'anticipation politique, salué par Trotski, apprécié de Lénine et célébré par Anatole France, Le Talon de fer annonçait dès 1908 une dictature d'un genre nouveau. La narratrice en fuite, fille de bonne famille que rien ne prédisposait à la colère, raconte sa rencontre avec l'homme qui devait devenir son mari, sa disparition, et ce qu'il advint dans un monde « civilisé » de leurs formidables rêves à vouloir changer l'ordre des choses...

    « Et s'il ne fallait lire, aujourd'hui, expressément, qu'un seul livre de cet homme au coeur trop grand pour une seule vie, ce serait Le Talon de fer... » Martine Laval. Télérama




    « Un classique de la révolte. » Francis Lacassin




    Préface de Raymond Jean / Avec une lettre de Léon Trotski


    Né en 1876 à San Francisco, Jack London connaît le succès après des années de pauvreté, de vagabondage et d'aventures. Auteur prolifique, ses nouvelles et ses romans sont souvent des récits de voyage où la nature représente un idéal de pureté face à l'injustice de la société. À sa mort, en 1916, il laisse une cinquantaine d'ouvrages parmi lesquels L'Appel de la forêt (1903) et Croc-Blanc (1906).

  • L'homme est jeune, de bonne famille, et ne connaît rien de la vie. Un jour de brume, dans une baie paisible, son navire est éventré par un ferry et lui-même, quasi noyé, se réveille sur un phoquier en route vers le Japon. Un monde de mutineries, de tempêtes et de chasse s'ouvre à lui. Le capitaine, colosse entouré de marins embarqués de force, est un homme au pouvoir absolu qui insulte le cadavre de son second, mort de trop d'alcool. Immense et cynique, Larsen est bien le « Loup des mers » ; celui qui, entre deux horreurs, sera pour le novice un maître sans pareil...
    Paru en 1904, Le Loup des mers fut reconnu d'emblée comme un chef-d'oeuvre.


    Préface de Jean-François Deniau de l'Académie française


    Né en 1876 à San Francisco, Jack London connaît le succès après des années de pauvreté, de vagabondage et d'aventures. Auteur prolifique, ses nouvelles et ses romans sont souvent des récits de voyage où la nature représente un idéal de pureté face à l'injustice de la société. À sa mort, en 1916, il laisse une cinquantaine d'ouvrages parmi lesquels L'Appel de la forêt (1903) et Croc-Blanc (1906).

  • Préface de Yann Queffélec
    Traduction revue et corrigée par Robert Sctrick

    Réédition (en traduction entièrement revue !) d'un des plus grands livres de London. Huit nouvelles pour évoquer les ravages et la violence importés par l'homme blanc dans le « paradis » des mers du Sud. Impitoyable.
    Ce n'est pas pour rien que Yann Queffélec a fait de ce recueil extrême l'un de ses livres de chevet.

    John Griffith Chaney, dit Jack London, est né en 1876 à San Francisco et connaît une enfance misérable qui le mène, dès quinze ans, à une vie d'errance. Marin, blanchisseur, ouvrier dans une conserverie de saumon, pilleur d'huîtres, chasseur de phoques avant de devenir vagabond et de connaître la prison, il accumule les expériences et adhère au Socialist Labor Party en avril 1896. La ruée vers l'or du Klondike en 1897 le compte parmi les aventuriers, mais il sera rapatrié atteint du scorbut sans avoir fait fortune. C'est pourtant dans le Grand Nord canadien qu'il trouve ses premières sources d'inspiration et que, la mémoire pleine de souvenirs épiques, il se lance dans l'écriture en rédigeant des nouvelles pour les grands magazines. Le Fils du Loup, son premier recueil de nouvelles, paraît en 1900. Le véritable succès arrive pourtant avec L'Appel sauvage (aussi appelé L'Appel de la forêt) en 1903. Croc-Blanc sort en 1905 et sera de nouveau un énorme succès d'édition. Repris par sa soif d'aventures, désormais financièrement à l'aise, Jack London fait construire un bateau ultramoderne, le Snark, et entreprend à son bord un voyage autour du monde. Malade, obligé de s'arrêter en Australie en 1908, il rentre en Amérique sans avoir réalisé son projet et s'occupe alors de son ranch tout en continuant à militer. Atteint de maladies multiples, buvant trop, sa santé déclinant, il séjourne plusieurs mois à Hawaii et décède le 22 novembre 1916 à l'âge de quarante ans.

  • En 1947, Thor Heyerdahl et ses cinq équipiers se lancent l'incroyable défi de parcourir 8 000 kilomètres à travers le Pacifique sur un radeau de balsa, reproduction exacte des radeaux préhistoriques des Indiens d'Amérique du Sud. Partant de Callao - Pérou -, ils naviguent vers les îles polynésiennes de Tuamotu à bord du Kon-Tiki afin de prouver au monde que les ancêtres des Incas étaient allés en leur temps peupler la Polynésie.
    Cette traversée donna lieu à l'un des plus passionnants récits d'aventures, à la portée universelle. À contre-courant des théories de l'époque, Heyerdahl a en effet contribué, par cette expédition, à bouleverser les idées reçues sur l'origine de ces peuples.


  • Grand Prix de l'Humour noir 1981


    « Plutôt mourir ! me dit-elle. Et dire que ce que je voulais par-dessus tout c'était lui faire plaisir ! » Max Aub publie ses Crimes exemplaires au Mexique en 1956 et depuis ce petit brûlot est devenu un classique de l'humour noir. Considéré par ses aficionados comme un véritable livre culte, on y trouve cent trente assassinats commis en toute bonne foi, et pour le seul plaisir. Cynisme, férocité et drôlerie se mêlent dans ces confessions affûtées comme des lames de couteau...

    Né en 1903 d'un père allemand et d'une mère française, exilé avec sa famille en Espagne en 1914, Max Aub s'est engagé du côté des républicains contre le franquisme. Cet anarchiste, qui eut pour amis Lorca, Malraux (avec qui il cosigna le scénario de L'Espoir), Picasso, Dalì, Buñuel, est nommé en 1937 attaché culturel à l'ambassade d'Espagne à Paris. Arrêté en 1939, accusé de communisme, Max Aub connaît sous Vichy les camps de concentration du sud de la France. Il parvient à s'évader en 1942 et gagne le Mexique, où il mènera jusqu'à sa mort en 1972 une vie d'agitateur culturel particulièrement active (littérature, théâtre, cinéma). Son oeuvre, importante, forte d'une quarantaine d'ouvrages, est à ce jour pratiquement inconnue en France.


  • Édition établie et présentée par Michel Le Bris


    En 1803, tandis que les États-Unis achètent à la France la province de Louisiane, le président Thomas Jefferson décide d'une traversée du continent américain, dans le but de trouver une voie navigable entre le grand fleuve du Mississippi et l'océan Pacifique. Sur près de quinze mille kilomètres parcourus dans la souffrance et l'émerveille-ment, cette expédition, dirigée par Lewis et Clark, se révélera être bien plus qu'une aventure économique et politique : véritable rencontre avec les peuples indiens, elle ne cessera par la suite d'alimenter l'imaginaire américain.

    « Une fabuleuse aventure humaine... Huit cents pages de rêve - et deux noms, ceux de Lewis et Clark, à ranger au Parnasse de nos immortels. » Patrick Raynal. Le Monde.

    Meriwether Lewis, né en 1774 en Virginie, s'engagea à vingt ans dans la milice de son État avant d'intégrer l'année suivante l'armée nationale, qu'il servit jusqu'en 1801. Il devint par la suite le secrétaire particulier du président Thomas Jefferson, qui le choisit pour diriger la première expédition vers l'Ouest, de 1804 à 1806. Afin de préparer le voyage, Meriwether Lewis fut initié aux sciences de la nature par d'éminents spécialistes, et à la paléontologie par le président Jefferson lui-même. Homme cultivé, intellectuel, rêveur et introverti, Meriwether Lewis était âgé de vingt-neuf ans lorsqu'il devint commandant d'une troupe de quarante-cinq hommes. Promu gouverneur du Missouri à son retour, il s'installa à Saint Louis et, dans l'incapacité de se réadapter à la vie américaine citadine, sombra dans l'alcoolisme avant de se donner la mort en 1809.

    William Clark, né dans le comté de Virginie en 1770, entra comme lieutenant dans l'armée lors des guerres contre les Indiens dans les années 1789-1790. C'est à cette époque qu'il fit la rencontre de Meriwether Lewis, qui lui proposera de l'accompagner dans sa grande traversée de l'Amérique. Homme pragmatique, au contact facile, Clark accepta de devenir son compagnon de route. Il quitta définitivement l'armée après cette expédition et créa une compagnie prospère de traite des fourrures. En parallèle, il devint brigadier général de la milice de Louisiane puis occupa, après le décès de Meriwether Lewis, les postes de gouverneur du Missouri et, en 1822, de surintendant des Affaires indiennes. William Clark est mort en 1838.

  • John Barleycorn, littéralement John Graindorge, c'est pour l'Américain moyen la personnification familière de l'alcool, c'est-à-dire du whisky, le mauvais génie des compagnons de comptoir, le Dionysos du pauvre, l'Ange noir sur l'épaule. Publié quatre ans avant la mort de l'auteur, ce livre est en quelque sorte son autobiographie d'alcoolique dans laquelle l'immense écrivain raconte sa vie - toute sa vie - vue à travers la lentille déformante de la bouteille. Son dernier très grand texte, qui défraya la chronique, est un récit terrible, lucide, et une façon bouleversante de connaître l'auteur baroudeur de Croc-Blanc et de Martin Eden.


    Préface de Jeanne Campbell Reesman


    Né en 1876 à San Francisco, Jack London connaît le succès après des années de pauvreté, de vagabondage et d'aventures. Auteur prolifique, ses nouvelles et ses romans sont souvent des récits de voyage où la nature représente un idéal de pureté face à l'injustice de la société. À sa mort, en 1916, il laisse une cinquantaine d'ouvrages parmi lesquels L'Appel de la forêt (1903) et Croc-Blanc (1906).

  • Dans la Rome de Néron, ce roman - l'un des tous premiers, si ce n'est le premier de l'histoire de la littérature - met en scène les aventures de deux jeunes hommes, Encolpe et Ascylte, ainsi que du jeune amant du premier, l'adolescent Giton. Encolpe est frappé d'impuissance par le dieu Priape. Son ami et rival Ascylte décide de profiter de la circonstance pour conquérir Giton. S'ensuit alors toute un enchaînement de situations. Menées tambour battant, ces aventures offrent une peinture des caractères et des moeurs de manière vivante voire parodique et même satirique que la traduction de Louis de Langle restitue à la perfection. Pétrone, en latin Petronius Arbiter, fut un conseiller à la cour de l'empereur romain Néron. La tradition littéraire fait de lui l'auteur du Satyricon. Il se donne la mort par suicide en 66 à Cumes.

  • Lorsque John Melmoth se rend au chevet de son oncle malade, il est loin de se douter que son existence va s'en trouver bouleversée. Avant de mourir, celui-ci exprime une dernière volonté pour le moins étrange : détruire un portrait vieux de cent cinquante ans représentant un jeune homme au regard troublant. Depuis, une foule de choses effrayantes ne cesse de perturber le quotidien de John. Et si l'homme du portrait était toujours vivant ? Et s'il était l'incarnation du Mal ?
    Roman labyrinthique, classique impérissable paru en 1820, Melmoth fascina Lautréamont, Antonin Artaud, André Breton mais aussi Balzac - qui en écrivit une suite en 1835 sous le titre Melmoth réconcilié -, et Baudelaire, qui rêvait de le traduire.
    /> « Vérifiez la solidité de votre raison, lisez Melmoth, chef-d'oeuvre fondateur de la littérature fantastique ! » Bertrand Leclair. Les Inrockuptibles
    Né en 1780 à Dublin dans une famille protestante, Charles Robert Maturin, grand-oncle d'Oscar Wilde, est ordonné pasteur en 1803, puis est nommé vicaire. Assailli par des difficultés financières, il se lance dans la littérature. La publication de Melmoth, l'homme errant, oeuvre considérée comme l'apogée du roman gothique, fit accéder son auteur à la gloire et à la postérité. Il est mort en 1824.

  • « C'était pendant l'été de 1968 que je tombai amoureux et que mon père se noya. »
    Cette première phrase cinglante annonce sans préavis les événements qui bouleverseront la vie d'un adolescent qui durant la belle-saison tombera amoureux de la petite voisine, découvrira que son père est lui aussi tourmenté par le désir et se trouvera confronté à la mort...
    Un livre où le sens de la formule et un récit ensorcelant ne sont pas sans rappeler les plus grandes tragédies grecques.

    « Une perfection. » Jean Soublin, Le Monde
    « Bouleversant. » Claire Julliard, Le Nouvel Observateur
    « Un livre miraculeux. » Frédéric Beigbeder, Voici
    « La littérature à son meilleur... Un bref chef d'oeuvre... aussi secret que Salinger, plus impitoyable encore que McCullers. » Michel Grisolia, L'Express

    Né en 1924, Charles Simmons est un romancier américain que la critique a comparé à J.D. Salinger. Seuls deux de ces romans ont été traduits en français Rides et Les Locataires de l'été. Il fut également éditorialiste pour la fameuse New York Times Book Review.

  • Au début du siècle précédent, le pôle Sud constituait encore une des dernières terra incognita de la planète. Von Drygalski, Nordenskjld, Charcot, Scott, tous avaient été vaincus par les glaces. Mais, à bord du Discovery de Scott, un homme se jure de revenir à la charge : le bouillant sir Ernest Shackleton. Il vend tout ce qu'il possède et arme en 1908 un petit phoquier. Un défi fou ? Des vents d'une violence inouïe, des températures extrêmes, la faim et des crevasses à chaque pas, voilà ce qui attend Shackleton et ses compagnons sous le soleil rasant du pôle.
    Le récit intégral et illustré, publié en 1910 par la revue Le Tour du monde, de la prodigieuse expédition de l'un des plus grand héros de l'aventure polaire.

    Le célèbre géologue polaire Raymond Priestley résumait ainsi les mérites des trois plus grands explorateurs de l'Antarctique : « Comme chef d'expédition, donnez-moi Scott. Pour un raid rapide et efficace, Amundsen... Mais quand l'adversité vous entoure et que vous ne voyez pas d'issue, agenouillez-vous, et priez que l'on vous envoie Shackleton. » On ne saurait mieux évoquer la personnalité de l'illustre Sir Ernest (1874-1922), dont les voyages sont autant de chroniques de l'impossible.

    Avec des photographies de l'expédition.

    « Comme chef d'expédition, donnez-moi Scott. Pour un raid rapide et efficace, Amundsen... Mais quand l'adversité vous entoure et que vous ne voyez pas d'issue, agenouillez-vous, et priez que l'on vous envoie Shackleton. » Raymond Priestley, géologue.

    Sir Ernest Shackleton (1874 - 1922) est considéré comme l'une des plus grandes figures de l'exploration en Antarctique.


  • Préface Michel Le Bris

    Les lecteurs de langue française (malgré Fritz Lang qui en tira l'un de ses plus beaux films) ont ignoré pendant près d'un siècle ce roman insolite, publié en 1898 et salué d'enthousiasme par Thomas Hardy. Ce récit de brume et de mystère - dont on livre ici la première traduction intégrale - est aujourd'hui considéré, aux côtés de L'Ile au Trésor, comme le classique par excellence du roman d'aventures d'expression anglaise.
    « Une haute et profonde aventure où se rencontrent une météorologie orageuse et un dédale de souterrains ténébreux. Le lecteur se sent emporté dans le ciel et inhumé dans les grottes les plus sombres de l'âme humaine. » Michel Tournier

    John Meade Falkner est un romancier et poète anglais.
    Il a grandi à Dorchester et Weymouth puis a suivi des études d'archéologie, de paléographie, d'histoire médiévale et d'héraldique au Marlborough College et au Hertford College d'Oxford, obtenant un diplôme d'Histoire en 1882.
    Après Oxford, il a brièvement enseigné à la Derby School, puis est devenu à Newcastle précepteur des enfants de Sir Andrew Noble, qui dirigeait alors la firme Armstrong, une des plus importantes manufactures d'armes au monde. Falkner finit par lui succéder au poste de directeur en 1916.
    Il quitta son poste de directeur en 1921 et devint Honorary Reader en Paléographie à l'Université de Durham, ainsi que Honorary Librarian à la Dean and Chapter Library. Falkner finit ses jours comme conservateur honoraire du musée de Durham.

  • Le livre
    Une rue peut être un univers, l'endroit où tout se joue. Lorsque sa famille emménage rue du Dauphin-Vert, en plein dix-neuvième siècle, dans une bourgade des îles Anglo-Normandes, William se lie d'amitié avec la jolie Marguerite et la grave Marianne, toutes deux ses voisines. On rêve, on rit, on pleure et l'on se moque du jeune garçon qui, en dépit de sa préférence marquée pour Marguerite, ne peut s'empêcher de mélanger les prénoms des deux soeurs... Un « détail » vraiment ? Un petit rien, croit-on, que cette confusion. Elle bouleversera pourtant le cours de bien des existences...
    « Si vous avez une passion pour les soeurs Brontë et Daphné Du Maurier, précipitez-vous sur ce chef-d'oeuvre des sentiments contrariés. » Elle
    « Un roman qui touche au mythe, à la légende, qui est habité par la notion de sacrifice. Un roman mystique, comme il y en a peu dans la littérature anglaise. » Le Figaro littéraire
    L'auteur
    Née dans le Somerset en 1900, Elizabeth Goudge est une romancière anglaise qui fut élevée dans l'austérité par son père professeur de théologie à Oxford. En 1923, elle se mit à l'écriture et se fit connaître avec les livres pour enfants et les biographies pieuses, avant de se consacrer à la littérature avec notamment L'Arche dans la tempête et Le Pays du Dauphin Vert. Elle mourut en 1984, laissant derrière elle une oeuvre animée par les violences et les contradictions des sentiments et par la rudesse des campagnes isolées de l'ouest de l'Angleterre.

  • Soldat allemand capturé en août 1945 par l'armée Rouge, Clemens Forell écopa d'une condamnation à vingt-cinq ans de bagne dans des mines de Staline, près du détroit de Béring. Y parvenir dans des wagons à bestiaux, à pied dans la neige et le vent fut déjà une épreuve mortelle pour bon nombre des prisonniers. Forell, comme les autres, venus de partout, sera enfermé sous terre dans des conditions dantesques et n'aura de cesse de s'enfuir. De cette incroyable aventure humaine, il retiendra pourtant un amour sans mesure pour cette Sibérie qui l'aura tant fait souffrir ; une Sibérie rude au-delà de l'imaginable qui lui aura offert le plus incompréhensible des cadeaux : la vie.



    /> En 1953, un imprimeur-éditeur munichois, en écoutant l'un de ses techniciens raconter sa vie de prisonnier, son évasion et sa folle errance à travers la Sibérie, lui suggère d'en faire un livre. C'est le romancier allemand Josef Martin Bauer (1901-1970), captivé par l'histoire de cet inconnu, qui relèvera le défi de la narration et fera de cette histoire vraie l'un des plus bouleversants témoignages de ce que l'homme peut entreprendre pour demeurer libre.


  • Préface de Michel Le Bris


    Le jeune Loudon Dodd, en dépit d'une famille bourgeoise rêvant pour lui d'une carrière à la Bourse, s'émancipe et découvre les frissons d'une vie autrement plus risquée. Appelé par Jim Pinkerton dans le grand port de San Francisco, puis initié à des affaires pour le moins hasardeuses, le jeune aventurier s'approprie pour la revendre la cargaison d'un navire échoué. L'équipage, hagard, lui apprend alors qu'au lieu d'inoffensifs sacs de riz, c'est une autre marchandise que contiennent les soutes...
    Roman d'aventures placé sous le signe du naufrage, intrigue policière ourdie de main de maître, Le Trafiquant d'épaves est aussi le récit d'un vaste piège et une magistrale évocation des bas-fonds du San Francisco de la fin du XIXe siècle.

    « L'un des meilleurs romans de Stevenson... Un livre magnifique ! » Jorge Luis Borges

    Robert Louis Stevenson (1850-1894) est né à Édimbourg, dans une famille de constructeurs de phares. De santé fragile, souvent alité (il souffrait d'emphysème pulmonaire), il ne fréquenta guère l'école, et pas plus la faculté, menant une vie de bohème entre Édimbourg et Paris. Refusant la voie de son père, à la grande déception de celui-ci, il passa par miracle son diplôme de droit, sans avoir suivi de cours, mais choisit de se consacrer à la littérature. L'opposition à son père prit des allures de guerre quand il se mit en tête d'épouser l'Américaine Fanny Osbourne, rencontrée à Grez-sur-Loing en 1876, de dix ans son aînée, alors mariée et mère de trois enfants. Son voyage en Californie, au terme duquel il épousa Fanny en 1880, marqua un tournant dans sa vie, le dandy bohémien cédant alors la place à l'écrivain. Contrairement à ce que l'on croit, ce ne fut pas L'Île au trésor (1883), aujourd'hui tenu pour le chef-d'oeuvre du roman d'aventures, mais Dr Jekyll et Mr Hyde, qui fut son premier best-seller, en 1886. Sa maladie s'aggravant, en quête de climats propices, il devait vivre à Davos, Hyères, puis Bournemouth, entre 1880 et 1887, avant de retrouver les États-Unis. La découverte des mers du Sud, en 1888, fut pour lui une révélation, et il s'installa aux Samoa en 1890, où il devait décéder d'une embolie cérébrale en 1894. Il était alors l'écrivain le plus lu dans le monde avec Rudyard Kipling...

  • Fasciné par la beauté des paysages, la richesse d'une nature vibrante de soleil et par l'authenticité des hommes et des femmes qu'il côtoya, Lawrence Durrell livre, avec Citrons acides, la chronique du quotidien chypriote durant la période trouble des années cinquante. Les luttes violentes pour l'indépendance qui viendront bouleverser l'idyllique quiétude de l'île annoncent les convulsions de la modernité. Lawrence Durrell, qui pensait ne croiser sur ce caillou que des femmes laides et des hommes buvant comme des trous, découvrira, pour un récit devenu classique, un monde à part marqué par une histoire millénaire.
    Né en Inde en 1912, Lawrence Durrell fut affecté à divers postes diplomatiques qui lui firent parcourir le globe et lui fournirent de riches toiles de fond pour ses romans. Plus tard, il s'installa dans le sud de la France, à Sommières, où il mourut en 1990. Il compte parmi les plus grands écrivains anglais du XXe siècle.

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