Lux Éditeur

  • Qui sommes-nous ? Que pouvons-nous savoir ? Que nous est-il permis d'espérer ? En réfléchissant à ces trois questions classiques, Noam Chomsky présente dans cet essai un tour d'horizon de l'ensemble de sa pensée.

    Revenant sur sa conception du langage et de l'esprit, puis de la société et de la politique, il conclut son brillant exposé par un plaidoyer pour ce qu'il appelle le « socialisme libertaire », qu'il lie à l'anarchisme et aux idées de John Dewey, ainsi qu'à certaines des convictions de Marx et de Mill.

  • Loin d'être un manifeste dogmatique, ce Petit éloge de l'anarchisme célèbre la faculté d'exercer son jugement moral et sa créativité en toute liberté.
    À partir d'exemples tirés de la vie quotidienne et de l'histoire, James C. Scott analyse les notions d'autonomie, de dignité, de justice et de résistance. S'en dégage un plaidoyer pour l'insubordination sous toutes ses formes et dans toutes les circonstances - au travail, dans la rue, à l'université et dans les maisons de retraite.
    Manuel d'exercices de l'esprit pour voir et agir dans le monde comme un anarchiste, ce livre s'adresse avant tout à ceux qui ne se considèrent pas comme tel. À sa lecture, ils apprendront sans doute qu'ils partagent plusieurs des valeurs défendues par ces « dangereux extrémistes de gauche ». Les libertaires, quant à eux, y redécouvriront l'origine de certaines de leurs convictions.

  • Qu'est-ce que l'anarchie et que veulent les anarchistes ? Un humaniste curieux et désireux de comprendre interroge son fils, un militant anarchiste qui s'est penché sur le sujet.

    Au fil de leur dialogue, les deux hommes remontent aux racines des notions d'anarchie et de démocratie. Ils évoquent certaines figures de l'anarchisme et les différents courants de ce mouvement révolutionnaire, tout en illustrant leurs propos d'exemples tirés du monde d'aujourd'hui. Ensemble, ils analysent la critique anarchiste des grands systèmes de domination - l'État, la religion, le patriarcat, le capitalisme et le racisme - et offrent ainsi une initiation vivante et originale à l'anarchie.

  • Né en Algérie en 1894 et mort en banlieue parisienne en 1953, l'anarchiste kabyle Mohamed Saïl fut toute sa vie un infatigable militant antimilitariste, anticolonialiste et anticapitaliste. Insoumis et déserteur pendant la Première Guerre mondiale, il s'engagea sans hésiter dans la colonne Durruti lors de la guerre d'Espagne pour combattre les fascistes et participer à la révolution. Harcelé par la police, arrêté et emprisonné plusieurs fois, il n'a jamais pour autant cessé de contribuer à divers journaux nord-africains et français et d'en assurer la diffusion, d'organiser des comités de lutte et de participer à nombre de meetings et manifestations.

    Cette anthologie regroupe une trentaine de ses textes écrits entre 1924 et 1951, qui ciblent spécialement l'oppression coloniale française en Algérie ainsi que le racisme meurtrier et souvent hypocrite de l'administration républicaine, tout en appelant ses camarades algériens et français à se méfier des fausses solutions et à rejoindre les rangs des anarchistes. La colère de Mohamed Saïl résonne particulièrement avec celle des soulèvements populaires d'aujourd'hui.

  • Apparue à Berlin-Ouest vers 1980 et popularisée lors de la «bataille de Seattle» en 1999, la tactique du black bloc connaît un renouveau. Des black blocs ont manifesté lors du Sommet du G20 à Toronto, du Printemps arabe, du mouvement Occupy et des Indignés, lors des récentes grèves étudiantes au Québec et contre la vie chère au Brésil, dans les «cortèges de tête» en France et contre les néonazis aux États-Unis.

    Cagoulés, vêtus de noir et s'attaquant aux symboles du capitalisme et de l'État, les black blocs sont souvent présentés comme des «casseurs» apolitiques et irrationnels, voire de dangereux «terroristes».

    Publié une première fois en 2003 et depuis mis à jour et traduit en anglais et en portugais, ce livre est reconnu comme la référence pour qui veut comprendre l'origine du phénomène, sa dynamique et ses objectifs. Alliant observations de terrain, entretiens et réflexion éthique et politique, l'auteur inscrit les black blocs dans la tradition anarchiste de l'action directe.

  • Écrit dans les années 1960 puis revu et augmenté en 1989, ce livre monumental offre le récit de l'une des plus grandes aventures des xixe et xxe siècles, celle de l'anarchie. Woodcock y raconte le mouvement, ses victoires, ses défaites, mais il y expose surtout les idées des principales figures qui ont façonné la pensée libertaire, de William Godwin à Emma Goldman. Au-delà de l'engagement intellectuel, politique et moral de ces personnages historiques plus grands que nature, L'anarchisme brosse un portrait vivant de leur combat et des profonds idéaux de liberté qui n'ont jamais cessé de l'animer.

    Considéré aujourd'hui comme un classique de l'histoire de l'anarchisme et pourtant traduit ici pour la première fois en français, L'anarchisme expose les perspectives d'une aspiration partagée aujourd'hui par un nombre toujours grandissant de personnes éprises de justice et d'autonomie.

  • «C'est la seule oeuvre pleinement développée de Reclus dont l'objet est strictement politique; elle contient quelques-unes de ses discussions les plus soutenues au sujet du développement historique, de la nature de l'anarchisme et de la domination. Une large partie du travail de Reclus est consacrée à la critique des diverses formes de domination : les dangers d'un pouvoir d'État centralisé, les méfaits de la bureaucratie étatique, les périls du nationalisme, la manière dont l'autoritarisme, le centralisme et la représentation minent les mouvements révolutionnaires et détruisent les révolutions. L'amour intense de l'humanité qu'éprouve Reclus a pour corrélat une foi profonde dans "un autre monde", pas seulement "éventuel", mais qui doit avec évidence être créé aussi rapidement que possible.»

    - John Clark, extrait de l'introduction

  • Figure emblématique et fondatrice de l'anarchisme, Errico Malatesta a contribué à de nombreux journaux, en créant lui-même plusieurs, au cours de sa longue vie à cheval sur les xixe et xxe siècles. Cette anthologie, parue initialement en 1976 chez 10/18, est ici rééditée, revue et augmentée par son traducteur et préfacier, Frank Mintz. On y retrouve des textes théoriques sur les principes de l'anarchisme, des interventions sur la pratique révolutionnaire (syndicalisme, propagande, abstentionnisme, lutte contre le fascisme, etc.), sur divers soulèvements populaires (semaine rouge d'Ancône, révolutions russe et espagnole, etc.) et sur certaines figures anarchistes et socialistes (Sacco et Vanzetti, Kropotkine, etc.).

    Les réflexions de Malatesta, loin d'être dépassées, continuent de présenter une grande actualité pour qui se réclame de la vaste et riche tradition de l'anarchisme.

  • « Le discours solidaire des puissants n'est qu'un leurre, puisqu'en réalité ils comptent bien davantage sur l'égoïsme et l'isolement des individus pour asseoir leur pouvoir. Le xxe siècle a été l'occasion de faire croire aux populations du monde, et en premier lieu à celles des pays industrialisés, que le "chacun pour soi" était la voie unique de la réussite. Le capitalisme [...] a conduit à des aberrations inédites en matière d'inégalités sociales, de concentration du pouvoir, d'endoctrinement des masses par la culture de la consommation, de pollution massive et critique de l'environnement.

    La solidarité dont nous avons besoin est bien différente de celle que nous offrent les gouvernants. Nous avons besoin d'une solidarité fondée sur l'aide mutuelle, sur le respect de l'égalité et de la liberté de toutes les femmes et de tous les hommes qui forment la société. La solidarité que nous propose Malatesta est la seule porteuse de progrès, de justice sociale et, en définitive, de liberté. »

    Serge Roy, extrait de la préface

  • Dès la fin du XIXe siècle, des anarchistes comme les géographes Pierre Kropotkine ou Élisée Reclus se sont intéressés aux peuples autochtones, qu'on a aussi qualifiés de « sociétés sans État ». Au début des années 2000, un peu partout sur le continent américain, des Autochtones ont modelé la notion d'« anarcho-indigénisme » pour attirer l'attention des anarchistes sur l'histoire et, surtout, sur l'actualité de leurs luttes.

    Ce livre se veut une invitation à l'écoute, au dialogue et à l'engagement solidaire et complice. Dans leurs entretiens, Roxanne Dunbar-Ortiz, Véronique Hébert, Gord Hill, Freda Huson, J. Kehaulani Kauanui, Clifton Ariwakehte Nicholas et Toghestiy révèlent ce que pensée et traditions autochtones et anarchisme ont en commun, sans nier les séquelles que le colonialisme a laissées jusque dans ce mouvement pourtant anti-autoritaire. Une vision du monde qui allie anticolonialisme, féminisme, écologie, anticapitalisme et anti-étatisme.

  • Grâce aux ouvrages de David Harvey, Mike Davis ou même Henri Lefebvre, on connaît aujourd'hui la géographie radicale ou critique née dans le contexte des luttes politiques des années 1960 aux États-Unis et qui a, comme le disait Harvey, donné à Marx « la dimension spatiale qui lui manquait ». Dans ce livre, Simon Springer enjoint aux géographes critiques de se radicaliser davantage et appelle à la création d'une géographie insurrectionnelle qui reconnaisse l'aspect kaléidoscopique des espaces et son potentiel émancipateur, révélé à la fin du xixe siècle par Élisée Reclus et Pierre Kropotkine, notamment.

    L'histoire de l'humanité est une longue suite d'expériences dans et avec l'espace ; or aujourd'hui, la stase qui est imposée à ces mouvements vitaux, principalement par les frontières, menace notre survie. Face au désastre climatique et humain qui nous guette, il est indispensable de revoir les relations que nous entretenons avec le monde et une géographie rebelle comme celle que défend Springer nous libérerait du carcan de l'attentisme. Il faut se défaire une bonne fois pour toutes des géographies hiérarchiques qui nous enchaînent à l'étatisme, au capitalisme, à la discrimination et à l'impérialisme. « La géographie doit devenir belle, se vouer entièrement à l'émancipation. »

  • Dans cet essai, David Graeber guide le lecteur dans les rouages de la véritable démocratie pour déconstruire les idées reçues et réorienter de manière audacieuse notre compréhension de l'histoire politique.

  • Aujourd'hui, plus que jamais, il est insensé de parler d'immigration tout en faisant abstraction des catalyseurs des déplacements de population : le colonialisme, l'impérialisme et le néolibéralisme. C'est là le point de départ que revendique Démanteler les frontières. Alliant théorie politique (Fanon, Foucault, Negri et d'autres) et expérience de terrain, l'auteure aborde la question des droits migratoires dans le cadre d'une analyse critique du capitalisme mondialisé, de l'exploitation et du racisme qui sont à l'origine des frontières et de l'État-nation.

    Au coeur de cette analyse se trouve le concept d'« impérialisme de frontières », qui désigne le processus de création et de maintien structurel des violences et des conditions de précarité liées aux migrations, et déboulonne le mythe de la bienveillance occidentale à l'égard des migrants.

    À la fois manifeste, témoignage et manuel de survie, ce livre donne aussi la parole à plusieurs militants et personnes migrantes.

  • Pascal Lebrun offre au public francophone la première synthèse présentant l'économie participaliste. Il expose ses fondements philosophiques, théoriques et idéologiques ainsi que son fonctionnement.

  • Le présent ouvrage réaffirme l'importance historique et la portée planétaire de l'anarchisme organisé, en retraçant sa diffusion au-delà des frontières de l'Europe occidentale et de l'Amérique du Nord, vers l'Amérique latine, les Antilles, le Proche-Orient, l'Asie, l'Océanie et l'Afrique. Il raconte ainsi plus de 150 ans d'histoire d'un mouvement dont le destin a suivi cinq vagues de militantisme ouvrier. L'auteur présente et commente les documents théoriques fondamentaux produits au cours de ces cinq vagues pour tenter de répondre à la question qui s'impose à tous ceux qui aspirent à une véritable démocratie populaire : comment la minorité militante doit-elle se situer par rapport aux masses des ouvriers et des démunis ?

  • Au-delà de l'élection de Barack Obama se pose la question de la mentalité politique américaine. L'histoire des États-Unis, rappelle Howard Zinn, a forgé des dispositions politiques qui freinent le progrès social et briment la liberté, et d'autres qui les rendent possibles. Le contexte politique actuel exige plus que jamais qu'on sache les distinguer.

    Dans ce pays, on grandit avec l'idée que le peuple américain est une grande famille unie, qui partage les mêmes intérêts, où les enjeux vitaux de la nation signifient la même chose pour tout le monde. C'est cet état d'esprit qui envoûte et accable la population, qui a permis une suite ininterrompue de guerres, et qui bloque toute véritable discussion sur les inégalités sociales.

    Dans les textes que nous présente Howard Zinn, rassemblés et traduits en français pour la première fois, on redécouvre que c'est grâce aux luttes pour la justice, et non au patriotisme de pacotille, que la liberté fut établie et préservée aux États-Unis.

  • « Peut-être ne le savez-vous pas, mais les anarchistes sont très actifs au Québec », soutenait un chroniqueur du Journal de Montréal, au cours de la grande grève étudiante de 2012. Au-delà d'un phénomène spectaculaire associé au chaos, quelle est la véritable nature des activités de la nébuleuse anarchiste ? Et surtout, qui de mieux que des anarchistes pour l'expliquer ? Nous sommes ingouvernables constitue une réponse à plusieurs voix par des anarchistes qui militent dans divers réseaux. Cette mosaïque forme un portrait ouvert de ce qui fait le coeur et le corps du mouvement ­anarchiste aujourd'hui au Québec.

  • La liberte ou rien -contre l'etat, le capitalisme et le patr Nouv.

    Regroupant le plus grand nombre de textes d'Emma Goldman traduits en français, cette anthologie compose un vibrant plaidoyer en faveur du syndicalisme révolutionnaire, de l'athéisme et de l'égalité entre les sexes, ainsi qu'une charge implacable contre le patriotisme et le puritanisme. Emma Goldman y prend entre autres la défense de la pédagogie anti-autoritaire de Francisco Ferrer, elle critique sévèrement le pouvoir bolchevique en Russie et s'en prend au système carcéral, preuve d'un échec social collectif.

  • La liberte ou rien - ecrits d une anarchiste Nouv.

    Regroupant le plus grand nombre de textes d'Emma Goldman traduits en français, cette anthologie compose un vibrant plaidoyer en faveur du syndicalisme révolutionnaire, de l'athéisme et de l'égalité entre les sexes, ainsi qu'une charge implacable contre le patriotisme et le puritanisme. Emma Goldman y prend entre autres la défense de la pédagogie anti-autoritaire de Francisco Ferrer, elle critique sévèrement le pouvoir bolchevique en Russie et s'en prend au système carcéral, preuve d'un échec social collectif.

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