Presses de l'Université du Québec

  • Les transformations des systèmes de production, de transport et de distribution de l'énergie vers des modes d'organisation et de fonctionnement plus durables sont l'une des grandes évolutions structurelles du début de ce XXIe siècle. Catalyseur de cette dynamique, la notion de «transition énergétique» suscite de nombreux débats sur la pluralité de ses acceptions et interpelle de plus en plus le monde de la recherche. En effet, changer plus ou moins progressivement de système énergétique demande des innovations technologiques, territoriales et sociétales permettant de mieux exploiter les énergies renouvelables, de mieux (et souvent de moins) consommer l'énergie et, surtout, de réduire les nuisances territoriales. Dans cette optique, malgré les injonctions des instances internationales (agences onusiennes, ONG environnementales, Commission européenne, etc.) qui véhiculent des discours relativement convergents sur la transition énergétique - dans une conception écologique plus globale de ces enjeux -, force est de constater qu'une grande hétérogénéité de pratiques se déploie dans les pays et les régions du monde. Cette remarquable convergence des discours à l'échelle mondiale sur la nécessaire transition de ces systèmes énergétiques dissimule mal les controverses et les conflits qu'elle nécessite dans sa mise en oeuvre locale dans les territoires.

    Le présent ouvrage aborde ces divergences et interroge les dynamiques de changement à l'oeuvre dans les pratiques de production énergétique en présentant des cas d'étude inscrits dans des contextes sociopolitiques, économiques, culturels et techniques variés et faisant état de processus de transitions énergétiques diversifiés (bourse des émissions de carbone, développement éolien, grands barrages ou encore stratégie énergétique régionale).

    Pierre-Henri Bombenger est professeur d'aménagement et d'urbanisme à la Haute école d'ingénierie et de gestion du canton de Vaud, Haute école spécialisée de Suisse occidentale.

    Éric Mottet est professeur de géopolitique au Département de géographie de l'Université du Québec à Montréal, codirecteur de l'Observatoire de l'Asie de l'Est, directeur adjoint du Conseil québécois d'études géopolitiques ainsi que chercheur associé à l'Institut de recherche sur l'Asie du Sud-Est contemporaine.

    Corinne Larrue est professeure à l'École d'urbanisme de Paris et membre du Lab'Urba à l'Université de Paris-Est Créteil.

  • De la présentation historique des grands moments de l'Amérique latine aux tendances démographiques, l'auteure s'attarde sur les politiques d'assimilation et d'homogénéisation des populations autochtones. Elle propose une discussion détaillée par région, du Mexique jusqu'à la Terre de Feu, en exposant les enjeux socioéconomiques et les défis auxquels leur développement est confronté. Elle analyse l'évolution de leur ouverture commerciale et les processus de démocratisation et d'intégration régionale qu'on y rencontre. Enfin, elle décrit une Amérique latine incertaine qui cherche des réponses à des questions qu'elle a même peine à formuler et présente une réflexion sur la culture de l'incertitude ainsi qu'une voie alternative afin de la transformer en prémisses de développement rural et urbain durable.

  • Une revue exhaustive des 30 principaux défis auxquels sont confrontées l'agriculture et l'alimentation mondiales en 2009. Pour chacun, une mise en situation accompagnée d'une brève étude de cas._x000D_

  • Dans un contexte de mondialisation, alors que les modes de régulation se structurent de plus en plus à l'échelle internationale, la prise de décision sur les enjeux sociétaux fondamentaux tend de plus en plus à échapper aux acteurs locaux et régionaux. En même temps, en raison du désengagement des États, un nombre croissant de responsabilités sont transférées aux acteurs locaux, aussi bien en ce qui a trait au développement économique qu'à l'offre de service aux citoyens, souvent avec des ressources inférieures à celles des États. Les collectivités locales sont ainsi confrontées à deux défis : réagir de façon active et réflexive aux restructurations de l'économie mondiale et expérimenter des formules innovatrices de développement pour répondre aux aspirations et aux besoins des citoyens.

    À partir de cas issus du Québec, du Canada, de la France et du Brésil, cet ouvrage présente un survol des enjeux qui touchent les acteurs locaux qui doivent innover afin de faire converger le développement économique et le développement social, et favoriser l'émergence de milieux socialement innovateurs. Il montre que c'est à travers des tensions et des compromis entre les citoyens porteurs d'innovations sociales et les instances publiques à toutes les échelles que peuvent se construire des processus de transformation institutionnelle, que ce soit en matière de syndicalisme, d'immigration, de genre ou de développement territorial. C'est grâce aux démarches participatives, partenariales et collaboratives mises en place par les acteurs sociaux à partir d'expérimentations sociales que la société pourra se transformer.

  • Certains territoires s'en sortent mieux que d'autres par rapport à la mondialisation en faisant preuve de « résilience territoriale ». Ils résistent, s'adaptent, voire se réinventent. À partir de ces exemples, les auteurs apportent un éclairage approfondi des contraintes et perspectives d'adaptation dans le nouveau contexte compétitif global.

  • Face à la « crise mondiale de l'eau », la gestion intégrée des ressources en eau semble représenter la solution. Toutefois, les auteurs montrent qu'elle a de quoi être critiquée et la mettent à l'épreuve en analysant sa transférabilité à l'Afrique subsaharienne.

  • Une géographie qui ne prend pas en compte l'humain, d'une manière ou d'une autre, signe en quelque sorte sa propre mort. Si la spécialisation en géographie permet aux chercheurs d'explorer plus à fond des champs particuliers et d'acquérir une expertise reconnue, l'absence d'une vision d'ensemble tue les fondements qui procurent une cohérence à la discipline.

    Les auteurs de cet ouvrage remettent à l'avant-plan l'approche géographique globale, seule perspective capable d'appréhender l'articulation des processus mondiaux. Ils montrent que, bien que le débat sur l'importance de l'approche globale en géographie ne soit pas nouveau, celui-ci mérite d'être constamment entretenu pour le bien-être de la discipline. Ils révèlent également l'ampleur des efforts qui ont été fournis par de grands regroupements scientifiques auprès d'organismes internationaux afin de réaliser l'arrimage entre le scientifique et le politique grâce à l'approche globale. Enfin, des études de cas prouvent non seulement qu'il est possible d'étudier les répercussions néfastes, à l'échelle mondiale, de nos comportements quotidiens dans divers domaines, mais aussi que cette étude est devenue indispensable.

  • Une île, une nation. Cette affirmation peut sembler aller de soi, car quoi de mieux qu'un territoire naturellement circonscrit pour représenter de manière claire et délimitée le concept de «nationalisme»? Pourtant, la partition d'une dizaine d'îles dans le monde - pensons ici aux déchirements irlandais - et le fait qu'elles varient en taille - autant en ce qui a trait à la superficie qu'à la population - laissent planer le doute sur l'idéal-type que constitue l'île dans l'étude des nationalismes. Il n'en demeure pas moins qu'elle a toujours eu un petit je-ne-sais-quoi qui fait de ce lieu un laboratoire unique pour observer la façon dont se construit l'idée d'une nation, d'un pays.

    Le présent ouvrage a pour but d'étudier la manière dont le facteur insulaire, nommé «îléité», influe sur les aspirations nationalistes des îliens. Le cadre d'analyse est ici appliqué aux milieux insulaires de nations sans États. Afin de mieux comprendre l'îléité, quatre de ses dimensions sont examinées, soit les aspects territorial, politique, économique et culturel. Le livre présente également une analyse en profondeur de deux cas, soit ceux de Terre-Neuve et de Puerto Rico, et dessine des liens entre chacune de ces dimensions et les modalités du nationalisme dans ces milieux. Enfin, Une île, une nation? pave la voie à un modèle tangible d'analyse géopolitique où l'îléité est prise en considération dans l'étude des nationalismes.

  • C'est cette idée selon laquelle l'imaginaire géographique serait la matrice de notre présence au, de et par ce monde, que les scientifiques de divers horizons réunis dans ce livre explorent en le posant comme un, sinon le principe fondateur de notre condition territoriale.

  • La fin des Trente Glorieuses, l'accélération de la mondialisation et la libéralisation des marchés à partir des années 1970 ont forcé des villes et des régions entières, tout spécialement celles de tradition industrielle, à se repositionner sur le plan économique. Le cas des grands centres a été abondamment documenté, mais qu'en est-il des villes de taille intermédiaire ? Au Québec, les villes de Sorel-Tracy en Montérégie et de Drummondville au Centre-du-Québec s'avèrent des pôles industriels d'importance au XXe siècle. Grâce à son chantier maritime, à l'industrie métallurgique et aux entreprises de la famille Simard, Sorel-Tracy a accueilli, à une certaine époque, les ouvriers les mieux rémunérés du Québec. Au même moment, Drummondville, avec ses manufactures du textile et ses milliers de travailleurs, était reconnue comme la « ville de la soie ». Après avoir connu la gloire puis la dévitalisation, ces villes ont entamé des démarches de reconversion qui leur ont permis de renaître.

    Dans le présent ouvrage, Marc-André Houle retrace la trajectoire industrielle de ces deux villes et de leurs régions. L'auteur documente le processus qui a mené à leur reconversion économique, tout en s'intéressant plus largement à la gouvernance et à la trajectoire des politiques de développement régional et des politiques industrielles au Québec. Ce livre s'adresse autant aux chercheurs, aux étudiants et aux professionnels du développement économique qu'aux lecteurs et lectrices intéressés par le développement du Québec et de ses régions.

    Marc-André Houle est titulaire d'un doctorat en science politique de l'Université du Québec à Montréal (UQAM), où il a également été chargé de cours. Il travaille présentement dans le domaine du développement économique au Centre-du-Québec.

  • Ce livre présente le «modèle» de gestion par bassin versant, qui est le pivot des politiques de l'eau développées, et offre un aperçu de la complexité de l'architecture institutionnelle des politiques de l'eau aux États-Unis, au Canada, en France et, plus largement, dans l'Union européenne.

  • Malgré les avancées scientifiques, la dégradation des milieux côtiers n'a pas été freinée, elle se poursuit même à un rythme alarmant. L'objectif de ce livre est d'étudier l'influence des contextes culturels et des savoirs écologiques locaux afin de favoriser le développement d'approches viables de gestion intégrée des zones côtières.

  • Guerres de l'eau, rareté de l'eau, gestion de l'eau. Qu'elle soit potable, agricole ou destinée à un usage industriel ou de loisir, l'eau est devenue l'objet de vives convoitises et de houleux débats quant aux modalités de son partage et de sa distribution. La question, d'abord de l'accès à l'eau, considérée comme une ressource essentielle, puis du partage de l'eau, et enfin surtout de la conflictualité potentielle de partages de plus en plus difficiles, a récemment pris le devant de la scène.

    L'eau sera-t-elle l'enjeu des conflits du xxie siècle ? Faut-il prêter attention aux prédictions alarmistes qui annoncent la multiplication des crises dans de nombreuses régions du globe, ou faut-il voir dans ces discours une version contemporaine des peurs millénaristes ? Des solutions modernes, comme des technologies plus adaptées ou la mise en place de mécanismes de marché, pourront-elles résoudre ces crises prochainement ? Comment les mécanismes de distribution de la ressource établis par les sociétés humaines en viennent-ils à s'enrayer aujourd'hui ? Quelles solutions se dessinent pour favoriser la nécessaire coopération dans ce domaine ?

    À partir de cas issus de plusieurs continents, les auteurs examinent les facteurs liés à l'accessibilité à l'eau ainsi que les principaux enjeux de la répartition, de la distribution et des choix relatifs à l'usage de cette importante ressource.

  • Comment penser la diversité des territoires aujourd'hui ? Quel effet la mondialisation et l'économie du savoir ont-elles sur l'organisation territoriale ? Comment rendre compte de la dynamique interne des régions ? Où en sont les réflexions sur les pôles de compétitivité et autres districts industriels ? Les mêmes solutions s'appliquent-elles aux zones rurales et urbaines ? _x000D_
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    Analysant les plus récentes évolutions qui touchent les territoires, des géographes, sociologues, économistes et historiens de l'Amérique et de l'Europe traitent de ces questions qui animaient le regretté Georges Benko (1953-2009). Les auteurs rendent ainsi un hommage tout particulier à celui qui a contribué à la mise en place d'une nouvelle géographie socioéconomique attentive à la construction sociale de l'espace, notamment par son oeuvre phare Les régions qui gagnent (1992), qu'il avait coordonnée avec Alain Lipietz. _x000D_
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    Cet ouvrage approfondit les perspectives de recherche de ce grand universitaire, souligne la capacité des territoires à s'inscrire dans la mondialisation et s'attarde sur les trajectoires des « régions qui gagnent » et des politiques qui les ont soutenues. S'il insiste sur les logiques d'agglomération des grandes villes, il n'oublie pas les espaces ruraux, marqués par une intense recomposition._x000D_

  • Science du territoire, la géographie aborde le rapport de la société à l'espace. Mondialisation aidant, l'ancrage territorial des collectivités humaines est en constante mouvance, et de nouveaux équilibres (ou déséquilibres) se créent à l'échelle tant régionale que mondiale. Le monde est ainsi tout sauf homogène, d'où l'importance de l'approche géographique pour comprendre les changements qui l'affectent.

    Cet ouvrage passe en revue les principaux bouleversements qui traversent l' « espace-monde » contemporain. La première partie expose les enjeux écologiques, politiques, économiques et sociaux d'un monde en mutation. La seconde partie présente les grands espaces où se met en scène la mondialisation : l'Amérique du Nord, l'Amérique latine, l'Europe, l'ex-URSS, l'Asie du Nord-Est, l'Asie du Sud-Est, l'Asie du Sud, l'Océanie, le Moyen-Orient et l'Afrique. Cette troisième édition du Monde dans tous ses États, augmentée, entièrement mise à jour et repensée dans une perspective pédagogique, est enrichie de plusieurs capsules d'approfondissement, de nombreuses cartes originales ainsi que de tableaux de données sur la superficie, la démographie et la situation socioéconomique des pays.

  • Le présent ouvrage montre la diversité qui caractérise Montréal, diversité qui à travers les années s'est transposée dans la morphologie même des quartiers, si bien que certaines collectivités y ont développé une identité distincte, assumée par leurs résidents et reconnue socialement et institutionnellement. Des formes spécifiques de leadership et de gouvernance y chapeautent aujourd'hui des agencements générés par l'attachement au lieu.

    Le Quartier chinois, la Cité du multimédia, la Cité des arts du cirque et le Village gai bénéficient d'une personnalité affirmée et reconnue institutionnellement. Le Mile End et le Plateau-Mont-Royal sont devenus des icônes révélateurs de collectivités à la recherche d'un mode de vie spécifique. Rosemont, à travers le Technopôle Angus, et le Sud-Ouest, à travers le Canal de Lachine, témoignent des trajectoires de la reconversion d'anciens espaces industriels qui ont vécu une profonde crise dans les années 1980. Le Quartier des spectacles et le Quartier de l'innovation donnent à voir des stratégies de branding international traversées par des enjeux économiques et sociaux. La Petite-Patrie et le quartier Parc-Extension rendent visibles les défis de gouvernance que représente la mise en place de relais adéquats entre population et classe politique.

    L'existence de ces quartiers et leur affichage public montrent les marques d'une ville hétérogène qui prend la forme d'une collection urbaine bigarrée, sans être pour autant chaotique. Cette spécificité identitaire des quartiers constitue une des richesses de Montréal que ce livre cherche à décrire et à analyser.

  • Depuis 2009, la rivière Romaine, sur la Côte-Nord, a été transformée en mégacomplexe hydroélectrique par la société d'État Hydro-Québec. Au point culminant des travaux, plus de 2 000 personnes y ont oeuvré : ils ont déboisé et construit une route, des campements, quatre barrages et autant de centrales et de réservoirs, pour un coût estimé à 6,5 milliards de dollars. Cet ambitieux projet se situe en plein coeur du Nitassinan, territoire ancestral des Innus, et de la municipalité régionale de comté de Minganie. Si, dans les balbutiements du projet, cette réalité territoriale interculturelle nordique a été reléguée à l'arrière-scène, la réalisation des travaux a ramené les territorialités innues et non autochtones à l'avant-plan.

    Au-delà des retombées économiques et géopolitiques bien connues et des autres effets multiformes, positifs ou négatifs, qu'il a engendrés, quels sont les legs interculturels du chantier de la Romaine ? S'agit-il d'une occasion pour les membres des différentes communautés innues et minganoises de se rapprocher, celles-ci partageant plusieurs enjeux communs de développement ? Quelle est la place des Innus au sein de ce projet d'envergure ? Comment se décline la vie quotidienne des travailleurs des mégachantiers nordiques d'aujourd'hui ? Quels sens confèrent-ils à la mobilité, au travail et à leur espace social ? Voilà autant de questions explorées dans le présent ouvrage, qui permet une immersion dans l'expérience des artisans du territoire ayant façonné le chantier de la rivière Romaine.

    Laurie Guimond est professeure au Département de géographie de l'Université du Québec à Montréal. Elle oeuvre à valoriser le rôle essentiel des relations interculturelles dans le développement territorial du Québec du Nord. Ses travaux se penchent aussi sur les mobilités et les migrations nordiques et rurales contemporaines. Les recherches partenariales nord-côtières qu'elle mène depuis 2003 se concentrent en Minganie, en Basse-Côte-Nord et dans le Nitassinan.

    Alexia Desmeules est conseillère à la Direction des négociations et de la consultation du Secrétariat aux affaires autochtones. Son mémoire de maîtrise en géographie a exploré les effets du chantier hydroélectrique de la Romaine sur les rapports au territoire, tant matériels
    qu'idéels, des Innus de la communauté d'Ekuanitshit. Elle collabore également à d'autres projets de recherche interculturelle sur la Côte-Nord.

  • La sécurité alimentaire est l'un des plus vieux enjeux du monde. Dans plusieurs régions du globe, l'insécurité alimentaire est présente de manière quasi permanente, et d'autres connaissent une résurgence intermittente de celle-ci, parfois dans ses expressions extrêmes - les crises alimentaires, voire les famines. En contrepartie, au Québec, à l'instar de la plupart des pays du Nord, l'insécurité alimentaire atteint des niveaux d'une ampleur plus modérée. Le phénomène n'est toutefois pas inexistant. Des individus, des groupes, des populations entières font face à ce type de situation, entre autres en raison de l'inaccessibilité physique des aliments, de la précarité financière et de la vulnérabilité sociosanitaire des gens, du décalage culturel, de l'insalubrité et de la perte des ressources productives. Les milieux sont donc amenés à réagir.

    Le présent ouvrage illustre les processus permettant de lutter contre cette insécurité. Plus précisément, les auteurs mettent en lumière les dimensions territoriales de la sécurisation alimentaire au Québec en portant une attention particulière aux dynamiques actorielles et à la mobilisation des ressources. Ils présentent des cas issus des milieux urbains, ruraux et périurbains, ainsi que centraux et périphériques, et mettent en évidence la nature territorialisée et territorialisante des initiatives de sécurisation alimentaire.

    Mélanie Doyon, titulaire d’un doctorat en géographie de l’Université de Montréal, est professeure au Département de géographie de l’Université du Québec à Montréal (UQAM). Elle est membre du Centre de recherche sur les innovations sociales (CRISES). Elle s’intéresse au développement et à la planification territoriale en milieu rural, notamment aux questions agricoles et de sécurisation alimentaire.

    Juan-Luis Klein, détenteur d’un doctorat en géographie de l’Université Laval, est professeur titulaire au Département de géographie de l’UQAM et membre du CRISES. Son enseignement et ses travaux portent sur la géographie socioéconomique, l’innovation sociale et les nouveaux modèles d’action en développement des territoires.

  • Que l'on pense à la crise financière de 2008 ou aux projets d'oléoducs qui traversent le Canada, force est de constater que les dynamiques du développement du capitalisme contemporain transforment les espaces et les territoires. Celles-ci ont des conséquences directes sur les restructurations économiques et spatiales, alimentant les injustices dans nos villes et nos régions.

    Le présent ouvrage est le fruit d'une réflexion collective sur le renouveau des approches critiques en études urbaines, régionales et territoriales. Il rassemble des contributions théoriques, méthodologiques et empiriques qui traitent, à différentes échelles, des rapports centre-périphérie et des conditions d'habiter, des systèmes de pouvoir et d'exclusion sociale et spatiale, du cadre de vie et des mobilisations urbaines ainsi que des identités (périphériques et centrales) dans l'appropriation de l'espace.

    Si les études urbaines et les études régionales et territoriales ont souvent été mises en opposition, où les unes se définissent par le contraire des autres, cet ouvrage permet de les aborder ensemble. Sans nier les différences, voire les oppositions, il apparaît qu'elles sont toutes deux à même d'explorer les dualités propres à l'analyse critique du capitalisme contemporain.

    Hélène Bélanger est professeure en études urbaines à l'Université du Québec à Montréal (UQAM) et membre du Collectif de recherche et d'action sur l'habitat. Ses travaux portent sur des thèmes touchant au droit au logement, et notamment sur la gentrification, le chez-soi et les effets des interventions urbanistiques sur l'appropriation des environnements résidentiels. Elle participe à de nombreuses recherches collaboratives avec les groupes communautaires.

    Dominic Lapointe est professeur en études touristiques à l'UQAM et détenteur d'un doctorat en développement régional. Ses travaux portent sur les questions de production des espaces touristiques, sur le développement des destinations touristiques non métropolitaines, sur les changements climatiques et le tourisme, sur les théories critiques et le tourisme autochtone. Depuis 2017, il est responsable du Groupe de recherche et d'intervention tourisme, territoire et société.

  • Devant l'ampleur des changements climatiques que connaît l'Arctique, les rivalités qui se dessinent sur les plateaux continentaux et les passages arctiques pourront-elles se résoudre grâce à une coopération qui se dessine déjà ?

  • Des adeptes de sports libres s'appropriant l'espace public aux méga-événements sportifs agissant comme vecteur de développement, le sport devient un organisateur des territorialités urbaines. Cet ouvrage rend compte de cette influence du sport sur la population et sur la morphologie des métropoles nord-américaines et européennes.

  • Claude Manzagol (1938-2008) est le pilier de la géographie économique dans le milieu de la recherche francophone. Comprenant un texte inédit de Manzagol lui-même, ce livre dévoile les différents aspects du renouvellement de la géographie économique que cet homme a amorcé et qui doit se poursuivre afin d'apporter des réponses aux principaux problèmes sociaux provoqués par les restructurations économiques en cours.

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