VA Editions

  • Au fil des décennies qui ont forgé le récit de la fondation de l'Europe, le mythe s'est peu à peu confondu dans une réalité dont certaines facettes sont encore largement méconnues, ou peut-être savamment occultées.
    Dans son ouvrage, Jean-François Bouchard dévoile une autre histoire de la construction européenne qui se déroule sur fond de luttes d'influence, de tentations hégémoniques, et de projets plus ou moins avouables.
    Tout en démontant les théories complotistes sur la construction européenne, il en dévoile la véritable genèse : une histoire allemande, associée à un passé si sombre que l'on souhaite souvent l'oublier, et une histoire française, et même franco-américaine. Cette construction est-elle un avatar du nazisme ou de l'impérialisme américain ? Un peu tout cela à la fois ?
    Voici une autre genèse de l'Europe où se côtoient nazis, collabos, espions et saints hommes. Elle débute en 1942 à Berlin, au cours d'un hiver de glace, de guerre et de sang.

  • · Qu'est-ce vraiment que le MIT, le service du renseignement turc ?
    · Quel est le rôle joué par le MIT dans la stratégie néo-ottomane de Recep Tayyip Erdogan ?
    · Est-il autorisé à « liquider » des opposants à l'étranger ? Quelle a été son implication dans l'assassinat des trois militantes kurdes du PKK à Paris en 2013 ?
    · Comment fonctionne-t-il ? Quelles sont ses méthodes ?
    · Quelles sont son histoire et son origine ?
    · Quelles sont ses opérations au Moyen-Orient, en Afrique, aux États-Unis, en Europe et finalement comment opère-t-il dans l'Hexagone ?
    Ce livre apporte des réponses à ces questions importantes pour mettre en pleine lumière ce qu'est le MIT qui se dissimule derrière un immense voile de secrets.
    Lorsqu'Erdogan accuse Macron d'être « en état de mort cérébrale » et que la marine turque cible des frégates françaises au large de la Libye, comprendre le fonctionnement du renseignement turc devient une nécessité urgente pour les élites politiques françaises, mais aussi pour le citoyen curieux...
    Un livre éclairant pour mieux comprendre la politique agressive du néo-sultan Erdogan.

    « Ce livre est un ouvrage essentiel pour comprendre le fonctionnement des services spéciaux turcs et surtout, pour deviner comment leurs compétences professionnelles sont mises à profit par le pouvoir du président Erdogan pour qu'il puisse parvenir à ses fins. »
    Alain Rodier
    ex-officier supérieur du renseignement français
    Directeur de recherche au CF2R

  • Entre les années soixante-dix et quatre-vingt, le Tchad s'est avéré être un laboratoire pour la modernisation des services de renseignement français. Cet ouvrage nous plonge dans les territoires d'Afrique subsaharienne, au coeur des intérêts mêlés des puissances occidentales, des guerriers du Tchad et de la Libye. Il pénètre dans les méandres des terribles services intérieurs tchadiens, du SDECE et de la DGSE, voyage dans le Tibesti avec les négociateurs de l'affaire Claustre, analyse la défiance franco-américaine d'alors, combat avec les Tchadiens et les mercenaires en zone désertique...
    Analyse inédite des arcanes du renseignement français moderne, indispensable pour en cerner l'évolution au fil de l'histoire, ce livre aide également à comprendre la situation dans toute la région subsaharienne et les enjeux sécuritaires actuels.
    « Dans un style enlevé et vivant, l'auteur propose des portraits d'acteurs français, tchadiens et américains du renseignement qu'il croise avec des récits de grands témoins (...) Une invitation au voyage au milieu des grands espaces désertiques sahéliens dans la tête des acteurs des guerres post-coloniales et des décideurs politiques et militaires. »
    Pierre de BOUSQUET
    Ancien directeur de la DST, ancien coordonnateur national du renseignement, actuel directeur de cabinet du ministre de l'Intérieur

  • Vous voulez apprendre à négocier, à convaincre ou à susciter l'adhésion ?
    Cet ouvrage est fait pour vous. Tout au long de votre vie, que ce soit dans votre environnement professionnel ou privé, vous négociez en permanence, souvent sans le savoir et de manière purement intuitive. Pourtant vous pouvez être beaucoup plus efficace. Des dizaines de méthodes ont été développées. Toutes ont leurs qualités et leurs défauts, mais aucune ne donne une grammaire unique.
    Cet ouvrage, le premier du genre, est le fruit de plusieurs décennies de recherche de l'auteur. Il propose une synthèse des différentes approches de la négociation pour aboutir à une méthode claire et concrète permettant d'orienter les décisions de vos interlocuteurs. Cette méthode, dite de « l'obtenance », basée sur la mise en place d'une relation sereine et coopérative loin des rapports de force, vous permettra de gagner en efficacité pour convaincre.

  • Depuis plusieurs décennies, l'abstention ne cesse de progresser élection après élection et le lien entre la classe politique et les citoyens, en particulier les plus jeunes, semble se déliter toujours davantage.
    Est-ce à dire que nos modèles démocratiques sont condamnés à l'implosion ? Quel avenir pour une jeunesse confrontée de plein fouet à cet essoufflement politique, mais aussi à l'urgence climatique, à la menace terroriste ou encore à la déflagration sanitaire et économique déclenchée par la propagation du coronavirus ?
    Dos au mur face à ces crises protéiformes, la « génération Z » est trop souvent caricaturée et dévalorisée dans les médias et l'imaginaire collectif. Cet ouvrage fait au contraire le pari qu'un sursaut est encore possible, à condition de montrer un autre visage de cette nouvelle génération : engagée, audacieuse, passionnée. C'est une véritable « société de l'engagement » qu'il s'agit désormais de bâtir, en faisant confiance à la jeunesse et en s'appuyant sur les milliers d'initiatives citoyennes qui pullulent loin des projecteurs aux quatre coins de la France.
    Délaissant les structures traditionnelles, la nouvelle génération n'est pourtant pas « moins » engagée que les précédentes ; elle s'engage simplement différemment, à travers de nouveaux outils et canaux, que ce livre entend décrypter.
    Forts de leurs expériences d'étudiants et leaders associatifs engagés, Grégoire Cazcarra et Léna Van Nieuwenhuyse se font à travers cet ouvrage les porte-voix d'une jeunesse prête à relever les grands défis de demain. Ils donnent aussi la parole à de nombreux « grands témoins » au fil de l'ouvrage : experts, intellectuels, personnalités politiques et médiatiques de tous bords, mais aussi et surtout jeunes figures montantes aux parcours inspirants.

  • Nous sommes plus qu'encouragés à vivre écolo et bio. On a aussi entendu un écologiste français très médiatique déclarer que le Covid 19 était « la vengeance de Gaïa »...
    Suivre l'écologisme n'est désormais plus un choix, mais une obligation. L'homme, notre prochain, passe à l'arrière-plan face à la nature, qui est devenue un absolu. On nous répète que pour sauver l'humanité, il faudrait la réduire par dix.
    Et pourtant... La vraie protection de l'environnement ne passe-t-elle pas d'abord par celle de l'humain ? Pourquoi les écolos veulent-ils une transformation si radicale, voire la disparition de notre civilisation ?
    Ce livre démontre à quel point l'écologisme a, de manière plus subtile que le marxisme-léninisme, gagné du terrain ces dernières décennies et lance un signal d'alarme contre le risque qu'il devienne, à terme, aussi répressif et violent envers l'homme.
    Il révèle que la protection de l'environnement ne passe pas que par la réduction des gaz à effet de serre, l'objectif utopique du XXIe siècle, combien nous perdons peu à peu ce beau principe de « jouir de la vie », qui participe pourtant à une communion avec la nature et ses bienfaits, et combien la frugalité du monde bucolique vert n'intéresse pas la grande majorité de la population mondiale.

  • « L'espionnage ne transforme pas fondamentalement le cours de l'Histoire ; mais il arrive qu'il en modifie profondément les péripéties. »





    Quelle est la réalité historique derrière les grands films d'espionnage ?


    Quelle est la part de vérité au coeur des mythes qui nous font rêver ?

    Véritable anthologie où l'on retrouve un large éventail de films des années 60 à nos jours, ce livre rend aux espions leur part de réalité à la lumière de l'histoire et de l'actualité. Il dévoile leur secret, même si le mystère reste entier pour certains évènements et protagonistes.
    De L'affaire Cicéron à The Ryan initiative, de la Guerre froide au démantèlement des réseaux terroristes, nous entrons par la porte du mythe dans le quotidien brut des agents du renseignement et dans les arcanes des services secrets du monde entier.

  • Le stress prend naissance chez l'individu de façon instinctive par le constat de l'écart entre l'attendu et le vécu qui est alors accepté (adrénaline - succès) ou refusé (ACTH - inhibition, somatisation). Il est à noter que la situation peut être socialement positive (mariage, Noël...) ou socialement négatif (séparation, décès...).
    Vous voulez apprendre à obtenir du bon stress, supprimer le mauvais stress, à vous doter des moyens d'être serin et de pouvoir vous relaxer ?
    Cet ouvrage est fait pour vous. Tout au long de votre vie, que ce soit dans votre environnement professionnel ou privé, vous générez du stress, souvent sans le savoir et de manière purement intuitive. Pourtant vous pouvez être beaucoup plus efficace en générant le bon stress. Des dizaines de méthodes ont été développées. Toutes ont leurs qualités et leurs défauts, mais aucune ne vous permet d'utiliser autant de moyens de traitements.
    Cet ouvrage, le premier du genre, est le fruit de plusieurs décennies de recherche de l'auteur. Il propose une synthèse des différents travaux de recherche pour aboutir à une méthode claire et concrète permettant de choisir parmi 5 niveaux de transformation du mauvais stress en bon stress. Cette méthode, dite « stressateur », basée sur le fait que nous sommes les auteurs de notre propre stress, alors autant produire le bon stress.

  • Obtenir ce que l'on veut, atteindre nos objectifs, convaincre nos interlocuteurs ; avoir un comportement ajusté face à n'importe quelle situation grâce à nos soft skills... tels sont les questions auxquelles répond cet ouvrage de développement personnel.
    Prises en compte aujourd'hui par les entreprises dans leur process de recrutement, Les soft skills ou « compétences douces » représentent nos aptitudes naturelles à appréhender les situations, telles que l'intelligence relationnelle, la flexibilité, le sens de la communication, la créativité, le caractère... qu'aucun diplôme ne peut octroyer...
    Ce livre érige l'amélioration de ces compétences en véritable discipline, en apportant la pédagogie nécessaire pour les révéler, les travailler et en faire de véritables forces, que ce soit dans nos études ou notre vie familiale et professionnelle (recrutement, promotion sociale, salaire etc.).
    Le premier ouvrage du genre à répondre aux nombreuses études qui ont défini les exigences des personnes intéressées par le sujet.

  • Faire du réseau est un art qui appelle une stratégie, des méthodes et des outils. Qu'il s'agisse de décrocher un emploi, gravir les échelons dans son entreprise, conquérir de nouveaux marchés, trouver une information, et plus globalement faire avancer ses projets, le réseau permet d'avoir une longueur d'avance... à condition d'adopter une posture stratégique, de maîtriser les bonnes méthodes et d'utiliser les outils appropriés.
    - Comment fonctionnent les réseaux ?
    - Quels sont leurs ressorts stratégiques ?
    - Comment cartographier son propre réseau et ceux de son environnement ?
    - Quelle éthique adopter ?
    Issu de plus de vingt ans de pratique et d'enseignement, ce guide vous propose d'allier la réflexion à l'action pour tirer les bénéfices de l'effet de levier réticulaire.

  • Le XXIe siècle est celui du choc des puissances. L'extension du domaine de la guerre aux nouveaux espaces économiques, virtuels ou cognitifs a ouvert une ère de conflictualité systémique.
    Cette rupture stratégique est encore mal appréhendée en France, où inhibitions et approches idéalistes faussent l'analyse des rapports de force et de leur évolution.
    Spécialiste des problématiques de puissance, Raphaël Chauvancy en définit le concept et le replace au coeur d'une analyse méthodique
    En remontant le fil des causalités, il éclaire l'arrière-plan des cas concrets dont il illustre sa démonstration. Il s'inscrit ainsi dans le temps long pour proposer une grille de lecture globale et accessible.
    Ouvrage de référence, LES NOUVEAUX VISAGES DE LA GUERRE ouvre la voie à une pensée stratégique alternative, adaptée au nouveau monde multipolaire.

  • Les «fakes» (infox, fausses nouvelles), théories du complot, intoxications en ligne ou faits alternatifs, révélations imaginaires..., tous mobilisent des vérificateurs et dénonciateurs dans la presse, les ONG, dans les gouvernements plus les grands du Net. Cette vague de faux est censée expliquer des votes irrationnels (Brexit, Trump...). Pour certains, elle annonce une ère de la «post-vérité» où les masses deviendraient indifférentes aux faits vérifiés. Pendant l'épidémie de coronavirus, Chine et USA se livrent une guerre de l'information pour une influence mondiale.
    Chacun peut-il choisir la version de la réalité qui renforce ses préjugés? Les communautés vont-elles s'isoler dans leurs univers imaginaires? Au détriment de la vérité commune et de la démocratie?
    Si tel est le cas, il faut se demander pourquoi une fraction de la population est devenue si rétive aux évidences que professent médias ou experts, d'où vient ce scepticisme de masse et comment se propage la fausse croyance. Prolongeant ses travaux sur la désinformation, l'auteur montre les ressorts culturels, psychologiques et technologiques. Il analyse la coupure entre des élites convaincues que seuls les manipulés ou les délirants doutent de réalités évidentes et, d'autre part, des populations devenues insensibles au pouvoir des médias classiques ou au discours venu d'en haut.
    Le livre pose la question de l'impuissance à maintenir un consensus sur le réel. Mais il analyse aussi le pouvoir inédit des technologies de communication et le conflit entre les médias, les vieilles machines à faire-croire et les nouveaux réseaux. Un monde où chacun croit ce qui lui plaît ou une crise de confiance dans les anciennes sources d'autorité ?

  • Quel pouvoir n'est pas tenté par ce désir ? Quel pouvoir ne cherche pas à contrôler la vérité ? À conformer le réel selon ses interprétations, ses idées ?
    La république ne fait pas exception. La nôtre, notamment. Depuis plusieurs années, nous assistons, sous couvert de sécurité, de lutte contre les « fausses nouvelles » et de défense de la démocratie, à une réduction générale de l'expression et de l'opinion.
    Mais pourquoi ? Dans quel but ? Par quels moyens et sous quelles formes un pouvoir impose-t-il ses vérités ? Comment prend-il appui sur la réalité ? Comment la réalité rend-elle compte ? Comment cesse-t-elle de rendre compte ?
    Ce livre explique l'origine philosophique et historique de ce phénomène ainsi que les processus de contrôle mis en place, hier et aujourd'hui.

  • La révolte des gilets jaunes a paniqué tous ceux qui font profession de penser ou de diriger. D'une affaire de prix à la pompe, on est passé à des manifestations géantes, à des revendications politiques fondamentales - démocratie représentative versus démocratie directe - à une crise de régime, de croyances et de société.
    Pour saisir l'incroyable changement, il faut nommer les passions qui ont enflammé les masses (refus du mépris «d'en haut», défiance envers les représentants...): une crise d'identité oppose la France dite périphérique aux élites politiques ou médiatiques.
    Dissipant théories du complot et légendes technologiques, le livre montre aussi comment, hors médias traditionnels voire contre eux, les réseaux sociaux donnent un visage et des armes à ceux qui étaient auparavant invisibles.

  • Il a dix ans, l'économie vacillait par la faute d'établissements de crédit emportés par la crise des subprimes. Le rétablissement a donné lieu à une création monétaire sans précédent, en grande partie détournée par des intérêts privés.
    Les banquiers bénéficiaires ont veillé à ne rien sacrifier de leurs immenses privilèges et poursuivent leurs activités spéculatives en multipliant l'endettement non productif. La défiance politique, entretenue par les effets de ce sous-investissement, mène, par la vassalisation des États, au gâchis écologique et au sous-emploi.
    Pourquoi les banques d'aujourd'hui ne s'intéressent-elles plus vraiment aux particuliers au profit exclusif des grands groupes ?
    Pourquoi ces groupes financiers privés, dont les plus gros bénéficient de la protection de l'Etat, sont-ils en sus dispensés de payer les impôts que paient les autres secteurs?
    Pourquoi n'y a-t-il jamais de responsables des multiples délits et des milliards d'amendes des banques ?
    Celles-ci vont-elles, une fois de plus, se présenter comme les victimes prioritaires de la crise sanitaire ?
    Comment réformer ce système financier dévoyé par la conjuration de l'ignorance et de la cupidité ?
    Ce livre d'un praticien des marchés financiers présente un procès documenté du système bancaire. Il oppose les tenants du régime actuel de libre cumul des métiers financiers avec sa confusion d'intérêts perverse et paralysante, et les partisans du retour à une vraie séparation bancaire concurrentielle pour rétablir un financement plus efficace et plus juste, donc plus durable, de l'économie du monde.

  • Le franc CFA est en sursis. Pour ses nombreux détracteurs, ce pilier des relations franco-africaines postcoloniales est à la fois le symbole du néocolonialisme de la France en Afrique et l'une des principales entraves au développement des pays qui l'ont en partage.
    Pourtant, si la Guinée-Conakry, la Mauritanie ou Madagascar ont choisi de sortir de la zone franc il y a plus d'un demi-siècle, le franc CFA a aussi suscité l'adhésion de nouveaux membres et les quinze États subsahariens qui le détiennent ne semblent pas encore prêts à l'abandonner.
    Quant à l'influence politique et économique de la France parmi les pays de la zone franc, elle n'a jamais cessé de décroître depuis les débuts de la coopération monétaire. Ce qu'on appelait autrefois « le pré carré français » est désormais ouvert au monde entier et représente une part infime des intérêts économiques français sur le continent africain.
    Ce livre met à jour les conséquences d'un abandon collectif du franc CFA sur les pays africains, sur leurs relations avec la France et avec le reste du monde. Il dévoile la vision mythologique des relations franco-africaines sur laquelle repose le discours décolonial et propose des solutions politiques réalistes afin de sortir la coopération monétaire franco-africaine de l'impasse dans laquelle elle se trouve.

  • Qu'on y songe, le monde change, il change d'axe. Ce n'est pas un axe atlantique qui structure et domine le monde, c'est un axe entre les démocraties libérales, qui rencontrent des difficultés, et les régimes autoritaires, en particulier la Chine, en pleine ascension.
    Une ligne de force de laquelle émergent la Russie, la Chine ou encore la Turquie. Trois pays desquels la France se serait inconsidérément éloignée...
    L'Eurasie représenterait-elle la « Nouvelle Frontière » de l'expansion vers l'Est de l'ensemble européen ? Et la prise de conscience de cette évidence pourrait-elle permettre à la France de jouer un rôle moteur dans cette projection d'influence et de puissance ?
    La Russie doit être intégrée à l'espace européen et nous devons faire en sorte qu'elle ne soit plus une menace. L'avenir de l'Europe est eurasiatique, pas euroatlantique. Nous avons, nous Occidentaux, contribué à faire ressurgir la menace russe. Nous avons raté l'après-guerre froide, car nous n'avons pas réussi à réintégrer la Russie dans le jeu des démocraties.
    Tout laisse à penser que nous sommes très probablement dans une période de « point de bascule ».

  • La chute de l'URSS a partiellement éloigné Moscou du monde arabe de 1991 aux années 2000. Durant cette décennie, la Russie s'est effacée de la scène internationale et l'influence russe dans cette zone a nettement diminué. Or, à partir de l'arrivée au pouvoir en 1999 de Vladimir Poutine, ce dernier entreprit méthodiquement de refaire de son pays une puissance mondiale. En Méditerranée et au Moyen-Orient plus qu'ailleurs, Moscou cherchera de nouveau à peser sur le destin de la région. Dès les débuts des printemps arabes et suite à l'intervention occidentale en Libye pour renverser Kadhafi en 2011, le Kremlin se lança alors dans une politique proactive. En effet, échaudé par l'affaire libyenne, où les Russes se sont sentis floués, ils vont d'abord en Syrie, soutenir diplomatiquement Assad aux prises avec un soulèvement populaire qui dégénérera très vite en guerre civile. Puis, le 30 septembre 2015, les forces militaires russes interviendront directement dans le conflit syrien. Alors que plusieurs observateurs prédisaient un nouvel Afghanistan pour Moscou et son inévitable échec dans sa politique moyen-orientale, force est de constater qu'il n'en fut rien. Aujourd'hui, en 2019, que cela nous plaise ou non, et par suite de ses succès militaires et diplomatiques en Syrie, la Russie est devenue incontournable. Elle reste le maître du jeu et est même à présent le nouveau «juge de paix» de la région vers qui tous les grands acteurs, Israéliens, Égyptiens, Saoudiens, Iraniens, Turcs et autres, se tournent à présent. Dans Poutine d'Arabie, Roland Lombardi nous explique comment et pourquoi nous en sommes arrivés là...

  • L'intelligence économique est depuis sa naissance officielle il y a plus de 25 ans, une dynamique désormais bien ancrée dans les pratiques des entreprises. Chaque année, des centaines de nouveaux professionnels viennent renforcer les dispositifs existants ou en créer de nouveaux.
    De nombreux ouvrages ont ainsi été publiés sur le sujet. Il était donc devenu nécessaire - avec le recul approprié - de proposer une bibliothèque de 100 cas structurés. En proposant une revue d'histoires vécues dans tous les champs de l'intelligence économique (veille, protection de l'information, influence, management des connaissances), cet ouvrage offre une mine de savoirs qui intéresseront aussi bien les praticiens que les chercheurs ou les étudiants. Chaque cas relate les faits puis propose des enseignements avant de proposer des références pour aller plus loin. Mais c'est surtout la variété des cas qui fait la richesse de ce qui devrait devenir un ouvrage de référence des spécialistes de l'intelligence économique.

  • Des années 2000 à aujourd'hui, les entreprises et organisations n'ont cessé de faire évoluer leurs pratiques. Exit le « greenwashing », les entreprises et organisations ont pris conscience de l'importance de l'acceptabilité sociale de leurs activités, le risque de réputation s'étant bien sûr amplifié par l'explosion des réseaux sociaux.
    C'est donc tout naturellement que le secteur de la RSE (Responsabilité Sociale et Environnementale) et du Développement Durable recrute de plus en plus et attire jeunes générations et cadres expérimentés qui veulent participer à cette grande transition et donner du sens à leur métier.
    Ce livre permet aux candidats, futures recrues du secteur, de disposer du socle de connaissances nécessaires pour se positionner au sein des organisations.
    Caroline Renoux, Fondatrice de Birdeo et professionnelle du recrutement depuis 20 ans, spécialisée dans les secteurs RSE (Responsabilité Sociale et Environnementale) et Développement Durable offre sa vision de ces nouveaux métiers, mais aussi leurs aspects les plus pragmatiques :

    Qui sont les principaux acteurs ?
    Quels sont les secteurs qui recrutent ?
    Quels sont les profils recherchés et avec quelles compétences ?

    De nombreux témoignages et des conseils pratiques répondent à ces questions.

  • Depuis sa victoire en novembre 2016, le président américain Donald Trump livre une guerre quotidienne aux médias traditionnels qu'il a érigés en « ennemis du peuple ». Il ne cesse de les attaquer au fil de ses discours qui incitent ses électeurs à la violence physique, mais aussi sur Twitter dans des messages rageurs où il condamne leur supposée malhonnêteté. Trump dénigre et harcèle les journalistes, menace les rédactions de mesures de rétorsion, portant à croire que le premier amendement à la Constitution, qui garantit la liberté de la presse, est en sursis.
    Pour autant, quatre ans plus tard, loin d'avoir été terrassés, les grands médias nationaux connaissent au contraire des records de ventes et d'audience en s'établissant comme gardiens de la liberté de la presse, argument éthique et commercial qui a trouvé un écho favorable parmi les opposants à Trump. Ils ont, en outre, renoué avec la tradition du journalisme d'investigation, mus par le devoir d'informer les citoyens dans une Amérique où le président est devenu le premier pourvoyeur de contre-vérités. Ces déconvenues apparaissent comme autant de défaites pour Trump et l'on peut alors se demander s'il n'aurait pas perdu la guerre qu'il a lui-même initiée.
    Pour Alexis Pichard, l'ambition de l'actuel locataire de la Maison-Blanche ne serait pas tant de vaincre ceux qu'il appelle les « Médias Fake News », mais plutôt de maintenir l'illusion d'une guerre qu'il exploite habilement à des fins politiques et électorales. C'est là ce qu'il entend démontrer au fil d'une analyse d'ampleur qui apporte une compréhension précise des relations complexes et instrumentalisées entre Trump et les médias.
    Cet ouvrage diachronique entend réévaluer la guerre que l'actuel locataire de la Maison-Blanche livre aux grands médias américains. La première partie de l'ouvrage revient sur le parcours à la fois médiatique et politique de Donald Trump depuis les années 1980 jusqu'à la veille de sa déclaration de candidature à la présidentielle en juin 2015. La deuxième partie se concentre sur la campagne de 2016 avec pour objectif de démontrer le rôle crucial des médias d'information, mais aussi des réseaux sociaux dans la victoire de Trump. La dernière partie est consacrée au premier mandat du président républicain. Nous y révélons notamment les stratégies de communication mises en place par ce dernier pour faire circuler le récit « officiel » de sa présidence et s'assurer le soutien de sa base en vue de sa réélection.

  • Comment l'Algérie qui a défié la puissance coloniale française a-t-elle pu sombrer dans le chaos des années 1990 ? Pour répondre à cette question, il faut remonter le temps pour situer la dérive : celle de la primauté du militaire sur le politique et la confiscation de l'indépendance par l'armée des frontières. Le coup d'État contre le GPRA, durant l'été 1962, ouvre une série de violences dont a été victime la volonté populaire et la véritable légitimité historique.
    L'armée des frontières, qui prendra le pouvoir, étouffe alors la vie politique, fait taire les divergences, écarte les récalcitrants et élimine les opposants. C'est ainsi que les véritables héros de la Révolution algérienne seront emprisonnés, exilés ou assassinés. Leurs noms seront bannis de l'histoire officielle, laquelle sera dédiée à la gloire des nouveaux maîtres d'Alger.
    Mais la société évolue et les contradictions feront éclater le vernis qui cachait la triste réalité algérienne. Le modèle socio-économique et politique n'arrivait plus à contenir les aspirations des masses à plus d'égalité, de liberté et de bien-être social et implosera en octobre 1988.
    La révolte du peuple sera détournée à des fins de luttes de clans et de recomposition du régime, au prix de répression et de privation. Le noyau dur du système, l'armée, fera sombrer le pays dans le chaos et la guerre civile.
    C'est désarmé et résigné que le peuple assiste le 29 juin 1992 à l'exécution en direct sur la télévision du président Mohamed Boudiaf, l'un des pères de la révolution algérienne. Cet assassinat politique finira par enlever tout crédit à l'armée qui prétendait sauver le pays du projet moyenâgeux des islamistes et plongera le pays dans l'épisode le plus sombre de son histoire contemporaine.
    Ce livre expose la généalogie du pouvoir militaire en Algérie en allant vers ses origines historiques, politiques, sociologiques. Les événements seront jugés importants en fonction de leur apport pour expliquer la primauté du militaire sur le politique et la cristallisation d'un noyau dur formé de militaires. Pour ce faire, le livre interroge le peuple, sa mémoire, ses témoins et ses victimes. La structure du livre conduit enfin à diagnostiquer, à analyser, à faire témoigner qu'à chaque étape de l'histoire contemporaine, d'autres manières de penser et d'agir existaient, mais étaient réprimées. Tout cela plaide pour une meilleure compréhension du phénomène de changement politique en Algérie et la nécessité de passer d'un régime militaire à un État civil.

  • Cet ouvrage constitue le deuxième opus d'une trilogie consacrée à la guerre économique mondiale.
    Dans une précédente contribution (PENSER LA GUERRE ÉCONOMIQUE. BRÉVIAIRE STRATÉGIQUE, VA Editions, 2018), l'auteur s'était attelé à théoriser les concepts des conflictualités économiques contemporaines, avant d'extraire les leçons héritées de grands auteurs, sous forme de maximes dûment compilées et chapitrées.
    Après ce premier exercice théorique, ce manuel de survie à la guerre économique - qui en constitue le tome 2 - se veut être radicalement une approche pratique, car si la guerre économique est la lutte des grands de ce monde, elle affecte cependant un tissu économique territorial, constitué de TPE, PME et ETI.
    Il est donc davantage orienté praxis que doxa.
    Mais aussi parce que la guerre économique emprunte de nombreux ressorts tirés des lois de la guerre, elle-même largement héritée des armées et des grands penseurs militaires, Von Clausewitz ayant été un précurseur en matière de grande stratégie, il convient d'être en mesure de tirer les enseignements nécessaires, adaptés au terrain économique, pour des conflits parfois davantage localisés, de moindre intensité. Une deuxième partie est donc consacrée à la théorie et la pratique des contre-mesures en matière de guérilla économique.

  • C'est un état de fait inéluctable, la grande majorité des savoirs de l'humanité est à la portée de tous, tout le temps, sous réserve d'avoir de la batterie et du réseau. Notre société vie une véritable révolution anthropologique où le numérique transforme nos manières de vivre et par conséquent, nos modes de penser. Les armées n'y échappent pas.
    Il y a une centaine d'années, Lyautey estimait que celui qui n'est que militaire n'est qu'un mauvais militaire, que celui qui n'est que professeur n'est qu'un mauvais professeur, que celui qui n'est qu'industriel n'est qu'un mauvais industriel. Selon lui, l'homme complet, celui qui veut remplir sa pleine destinée et être digne de mener des hommes, être un chef en un mot, doit avoir ses lanternes ouvertes sur tout ce qui fait l'honneur de l'humanité. C'est encore une autre dimension que d'ajouter à l'ère numérique ces changements générationnels qui engendrent des jeunes moins « denses » devant l'adversité, mais dont la vision stratégique demeure pertinente. L'officier moderne n'a pas d'autre choix que de s'adapter s'il veut commander ces soldats nouveaux.
    Alternant témoignages, expériences vécues, outils à s'approprier et notions sociologiques, cet ouvrage s'adresse aux officiers, sous-officiers, hommes du rang, mais également à ceux qui managent et qui souhaitent porter un regard sur le soldat d'aujourd'hui, sur ce que pourrait-être l'officier nouveau et sur la rencontre entre ces deux étrangers, dans un but commun partagé.

empty