Denis Desjardins

  • Certains aspects des voies traditionnelles qui visent à conduire, au-delà de révoltes et tensions, vers la tranquillité intérieure peuvent susciter la contestation. La rébellion des chercheurs d'absolu à l'égard de ce qui est censé les y conduire, tel est le thème de cet ouvrage. Ainsi en est-il pour ceux, angoissés par l'injustice, hantés de néant, enragés d'infini, qui s'expriment ici : ils oscillent entre quête de vérité et révolte face aux moyens d'y parvenir. Une ambivalence que symbolise la double face du dieu Janus apposée sur la couverture. Mais, symbole d'unification et de réconciliation des contraires, un portrait de Swâmi Prajnânpad clôt les contestations exprimées dans les différents chapitres.

  • Le milieu associatif étant le meilleur garant de la sauvegarde de notre patrimoine, il faut lui donner les moyens de jouer pleinement le rôle qu'on lui attribue dans la sauvegarde du patrimoine bâti, d'où la parution annuelle d'un numéro de la revue Histoire Québec dévoué à ce thème. Cette édition printanière s'ouvre avec le résumé des interventions du comité du patrimoine de la Fédération Histoire Québec, puis présente des exemples de préservation réussie dont la maison Jobin-Bédard, en page couverture. La Société d'histoire de Charlevoix relate pour sa part le sauvetage de la Maison Lapointe de Clermont. Deux articles traitent de la sauvegarde du patrimoine religieux à travers l'histoire de l'église Notre-Dame-des-Anges de Québec et la conservation des archives religieuses. Lisez ensuite sur le fief d'Argentenay à l'île d'Orléans et la chapelle anglicane St. Mary, aussi sise sur l'île. Il est également question du cinquantième anniversaire du parc Forillon, et d'un hommage à feu Jules Bélanger, homme important pour la conservation de l'histoire de la Gaspésie.

  • Le numéro novembre-décembre de la revue Séquences clôt l'an 2018 par un clin d'oeil aux commémorations du cinquantenaire de Mai 68, qu'elle choisit de souligner en mettant de l'avant l'un des films les plus décisifs de ce mois turbulent : 2001 : A Space Odyssey de Stanley Kubrick. Retour sur la genèse de ce chef-d'oeuvre de science-fiction retour également sur 50 ans d'hypothèses, de questionnements et d'analyses de cet opus, celui qui aura sans doute fait couler le plus d'encre dans l'histoire du cinéma. Ce numéro propose aussi la troisième partie de l'étude du cinéma de Xavier Dolan avec comme cas de figure Laurence anyways, la seconde partie de l'étude sur Section spéciale de Costa-Gavras, une entrevue avec le cinéaste Robin Aubert et plusieurs critiques de films récemment sortis dont Sashinka, Mandy, Maria by Callas et 3 visages. Élie Castiel (rédacteur en chef) salue également, dans son éditorial, l'ouverture de deux nouvelles salles, le Cinéma Moderne et le Cinéma du Musée.

  • Pour l'édition de janvier-février-mars de la revue Séquences, Élie Castiel a rencontré Philippe Lesage, réalisateur de Genèse, présenté en couverture du numéro. Pierre-Alexandre Fradet livre ses impressions sur ce troisième opus du cinéaste québécois, fignolé autour des personnages de Charlotte, Guillaume et Félix et de leurs émois adolescents. Trouvez aussi au sommaire la troisième partie de l'essai d'Arnaud Corbic sur Section spéciale de Costa-Gavras et une entrevue avec la cinéaste française Mia Hansen-LØve. Parmi les films passés sous l'oeil critique des collaboratrices et collaborateurs de la revue, relevons : Roma,À tous ceux qui ne me lisent pas, The Favourite, If Beale Street Could Talk, Premières armes, Climax, Transit, Les salopes ou le sucre naturel de la peau, Halloween et Bohemian Rapsody, entre autres. Ce numéro se clôt sur des hommages à Charles Aznavour, Stelvio Cipriani et Venantino Venantini.

  • Cette édition automnale de Séquences fait la part belle aux textes analytiques, coeur d'une revue spécialisée, en laissant à son pendant web le soin de critiquer l'actualité cinématographique d'ici et d'ailleurs au rythme où elle se vit, poussant les collaborateurs à « réfléchir vite et à penser avec [leurs] tripes ». « Envol 2.0 » comme le souligne Élie Castiel en ouverture de ce numéro. Numéro qui présente en couverture Le problème d'infiltration de Robert Morin, avec qui Élie Castiel s'est entretenu. Retrouvez aussi un gros-plan sur Dunkirk de Chrtistopher Nolan, la première partie d'une étude sur le cinéma autochtone et la seconde de celle sur l'homosexualité à l'écran. Pour rendre hommage à la cinéaste québécoise d'origine tunisienne Michka Saäl, disparue soudainement au cours de l'été, l'équipe de Séquences publie une entrevue inédite, menée en 1995. Le numéro se conclut avec un salut aux artisans du grand écran qui nous ont récemment quittés.

  • Dans son édition de juillet-août, l'équipe de Séquences manifeste son désir d'élargir son mandat en se renommant « revue des cinémas pluriels ». Pluriel, car les cinémas sont de genre, de thème, et d'origine multiple. Sans délaisser les films d'auteur, Séquences souhaite porter son regard vers un cinéma plus grand public, vers des thèmes intemporels, d'hier et d'aujourd'hui, sans toutefois tomber dans le simplisme. Par ailleurs, le film en couverture de ce numéro, Et au pire, on se mariera, adapté du roman éponyme de Sophie Bienvenue, est au coeur de l'entretien de Julie Vaillancourt avec la réalisatrice Léa Pool tandis qu'Élie Castiel en fait la critique. Découvrez notamment les films Rue de la Victoire, premier documentaire de Frédérique Cournoyer-Lessard, A Quiet Passion de Terence Davies, Après la tempête de Kore Eda, Poesia sin fin de Alejandro Jodorowsky et Song to song de Terrence Malick.

  • De circonstance, ce numéro printanier de la revue Séquences s'inscrit sous le signe de la survie, en consacrant d'abord sept pages au film-événement Jusqu'au déclin, de Patrice Laliberté. Lisez entre autres une longue entrevue avec le réalisateur. Le film, un suspense sis dans un camp de survivalistes, est disponible sur la plateforme Netflix depuis le 27 mars. Deux autres pages sont ensuite consacrées au film de survie en tant que genre, de Deliverance de Boorman à Battle Royale, de Fukasaku. La revue présente aussi deux nouvelles sections, l'une qui offrira un survol d'un genre à travers un choix de films emblématiques (ici le giallo, par Pascal Grenier), l'autre, en dernière page, qui décortiquera une scène précise d'un film (ici La Notte d'Antonioni, par Yves Laberge). Comme d'habitude, retrouvez également plusieurs critiques de films récemment parus.

  • Séquences s'en est fait un devoir : la couverture du dernier numéro de l'année se doit de mettre à l'honneur un film québécois. Ici, une tendre histoire de famille racontée avec une finesse rare, menée par des comédiens irréprochables : Les être chers d'Anne Émond, son deuxième long métrage. Le rédacteur en chef de la revue, Élie Castel, a rencontré la cinéaste de Nuit #1 pour discuter des thèmes de la famille, de la nostalgie du temps qui passe et des choix de procédés filmiques pour les mettre en images. En gros plan, Anna de Charles-Olivier Michaud, Anton Tchekhov - 1890 de René Féret et les critiques de La terre et l'ombre de César Acevedo, de Mistress America, le nouveau film de Noah Baumbach coscénarisé encore une fois avec Greta Gerwig, et du fort remarqué The Diary of a Teenage Girl de Marielle Heller.

  • Pour ce numéro, Séquences passe en mode estival en offrant un dossier consacré au thème de « la plage » au cinéma. De plus, comme en témoigne la couverture, la revue a voulu souligner le récent départ d'Alain Resnais en nous proposant des analyses de son dernier opus Aimer, Boire, et Chanter et de son duo cinématographique de 1993, Smoking/No Smoking. Le côté académique n'est pas en reste avec un essai sur trois films d'Andreï Tarkovsky qui ont, selon le rédacteur Fançois D. Prud'homme, des liens étroits avec la toile Chasseurs dans la neige de Bruegel. Ce numéro profite aussi de la sortie d'un nouveau Godzilla pour jeter un regard rétrospectif sur les 28 longs métrages que le célèbre reptile a inspiré depuis 1954.

  • À l'invitation de Lama Denis Teundroup, Arnaud Desjardins s'est rendu plusieurs années consécutives dans le centre bouddhiste tibétain de Karma-Ling, en Savoie. Ensemble, ils ont répondu aux questions d'auditoires désireux de mieux comprendre l'essence du bouddhisme et du védanta et d'envisager les possibilités pour des Occidentaux de suivre une voie traditionnelle tout en assumant leurs obligations professionnelles et familiales. De la rencontre de ces hommes est né un dialogue fécond, soulignant les points de convergence et les différences de leurs traditions respectives et apportant des réponses précises aux interrogations de toute personne en quête : comment vivre la voie au quotidien ? L'ego doit-il être considéré comme l'ennemi qu'il faut à tout prix éliminer ? Peut-on faire l'économie d'un maître ? À quoi sert la méditation ? Comment faire face à ses émotions ? Etc. Les questions et les réponses ont été regroupées par thèmes, mais leur style direct et vivant a été conservé : le lecteur a l'impression qu'Arnaud Desjardins et Lama Denis Teundroup s'adressent à lui personnellement.

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