Éditions de l'Atelier (réédition numérique FeniXX)

  • Comme dans les deux volumes précédents, ce tome III de La France ouvrière étudie conjointement l'histoire de la classe ouvrière et des mouvements, organisations, et représentations qui en sont issus. Cette histoire globale est sans précédent, surtout sur le long terme, plus de deux siècles. La période ici étudiée (1968-1993) est marquée par de grandes mutations, voire des bouleversements technologiques, économiques, sociaux, politiques, culturels. Ces vingt-cinq ans de remise en cause des valeurs et des certitudes, s'achèvent-ils, comme certains l'affirment d'un ton tranchant, avec la fin de la classe ouvrière et du mouvement ouvrier ? Les auteurs, avec une problématique largement ouverte, apportent à ces questions des réponses dialectiques et nuancées, qui éclairent la complexité d'une réalité ô combien mouvante. Par là, ils aident la classe ouvrière et le salariat à écrire leur présent et à forger leur avenir. Cet ouvrage, dirigé par Claude Willard, réunit quelques-uns des meilleurs spécialistes de la période, et s'adresse tant aux historiens, étudiants, qu'aux militants syndicaux, politiques, associatifs, qui ont besoin de connaître leur passé, pour comprendre l'histoire en train de se faire.

  • La mémoire de la Commune de Paris de 1871 fait partie de la conscience collective. Première expérience de prise et d'exercice du pouvoir par le peuple, ce moment à la fois lumineux et tragique de l'histoire est devenu une référence pour l'ensemble des partis, des syndicats et des associations de gauche en France. Mais quelle est l'actualité de la Commune de Paris ? Pour répondre à cette question, l'Association des Amis de la Commune de Paris (la plus ancienne organisation française liée au mouvement ouvrier révolutionnaire) s'est adressée à ceux qui, dans leur grande diversité, se réclament du Paris révolutionnaire dressé contre la Réaction. Vingt-trois personnalités, de différentes organisations, expriment dans ce livre, au-delà de leurs divergences, l'actualité du message de ceux qui, durant soixante-douze jours, partirent à l'assaut du ciel. Complété par une chronologie de l'événement, des paroles de Communards, des repères historiques et des textes inédits de poètes contemporains, cet ouvrage nourrit l'espoir d'une transformation de la société.

  • La morale... Elle a aujourd'hui mauvaise réputation. On la dénoncera facilement comme un ensemble d'interdits proclamés par des hypocrites qui disent et ne font pas. Pourtant, aucun de nous ne fait n'importe quoi n'importe comment, ce serait renoncer à notre humanité. Nous avons donc tous une morale. Mais comment en parler d'une manière juste, alors que des bouleversements sociaux et culturels sans précédent semblent nous avoir privés de nos points de repères ? Comment sortir du balancement entre le tout est permis et l'affirmation, sans tendresse, de principes figés ? Ce livre est fait pour nous y aider, tout simplement. André Barral-Baron nous l'offre, comme un chemin de discernement, sans craindre de nous confronter aux problèmes les plus concrets de nos existences. Avec lui, la morale retrouve les couleurs de la vie. Elle fait résonner, au plus profond, l'exigence de lier recherche du bonheur et de la liberté et sens de la responsabilité, devant les hommes et devant Dieu.

  • Jeunes en chômage ou en emplois précaires, ils sont des milliers à se débattre pour survivre. Ils galèrent, enfermés dans un cercle de misère. Ils galèrent parce qu'ils n'ont plus confiance, parce que les conditions matérielles sont trop difficiles, parce qu'ils sont la proie facile des profiteurs de tous poils. En décembre 1988, à Chalon-sur-Saône, ils ont lancé Bouge ta galère. Ils ont pris leur vie en main, et ils ont rejoint les jeunes qui connaissent les mêmes problèmes. Et il s'en vit des miracles dans leur association ! Miracle de la confiance retrouvée quand on apprend à lire ou à rédiger une lettre, quand on redevient capable de défendre ses droits. Miracle de l'amitié quand on est plusieurs pour résoudre les problèmes, quand on accueille le sans-famille ou le taulard à sa sortie de prison. Miracle de la foi quand Brigitte écrit : J'ai compris qu'avoir la foi, c'est croire que l'amour est plus fort que tout, plus fort même que les obstacles qui nous fatiguent, qui nous tuent. Voilà ce que raconte ce livre. Il est écrit comme un Évangile. Mais une passion court à travers ces pages. Elle est faite d'émotion, de révolte et de foi. La bonne nouvelle est annoncée aux pauvres : c'est l'Évangile aujourd'hui.

  • Souvent les mots manquent pour s'exprimer lors des étapes-clés de la vie - naissance, mariage, maladie, mort... - ou lors des moments les plus intenses du quotidien. Et pourtant, rien de plus vital que la parole dans ces instants de joie, de tristesse, de contemplation. Ces Contes et récits pour la Toussaint relatent les paroles et les gestes de saints, tels qu'ils ont été transmis de génération en génération. Une part est également faite aux textes évoquant le jour des morts, célébré le lendemain de la Toussaint. Ce florilège pourra être lu personnellement, ou raconté dans un groupe d'enfants, de jeunes et d'adultes. En faisant écho aux textes bibliques, dont le rôle est irremplaçable, les contes et récits de ce recueil invitent le lecteur à reconnaître que la sainteté se reçoit d'un Autre.

  • Souvent, les mots manquent pour s'exprimer lors des étapes-clés de la vie, ou lors des grandes fêtes qui rythment l'année. Et pourtant, rien de plus vital que la parole dans ces instants de joie, de tristesse, de contemplation. Ces Contes et récits pour Pâques relatent la façon dont les cultures, dans leur diversité, parlent de la vie et de la mort. Certains des textes choisis font écho à la Passion et à la résurrection du Christ, d'autres encore s'inspirent de l'Ancien Testament, ou du Carême chrétien. Ce florilège pourra être lu personnellement, ou raconté dans un groupe d'enfants, de jeunes et d'adultes. En faisant écho aux textes bibliques, dont le rôle est irremplaçable, les contes et récits de ce recueil invitent le lecteur à passer toutes les morts pour recevoir la Vie.

  • Militant paysan de Loire-Atlantique, formé à l'école de la JAC (Jeunesse agricole catholique), Bernard Thareau est décédé en juin 1995. Syndicaliste et coopérateur, militant socialiste, il n'a cessé de se battre pendant quarante ans, pour que l'homme soit au centre des profondes transformations qui ont bouleversé l'agriculture française et européenne. Alors que ce livre était déjà en chantier, se sachant atteint d'un cancer, Bernard Thareau mettait ses proches en garde : Il ne s'agit pas de faire un bouquin témoignage, dans lequel on canonise un homme. Le vrai sujet, c'est le militantisme populaire, le pourquoi, le comment et le vers quoi.

  • Comme au temps de Pierre Le Grand, tel un miroir à double face, Saint-Pétersbourg offre aux Russes une fenêtre sur le monde, et pour le monde, une image embellie de la Russie. Tournés vers l'Occident, les jeunes veulent vivre les rêves qu'il suscite. La drogue en est l'un des avatars. Consommée sans retenue, elle représente une évasion de la grisaille quotidienne plus qu'une contestation. Ils ont entre douze et trente ans, enfants des rues ou bannis de la société, étudiants de bonne famille ou anciens militaires, leurs chemins se croisent. L'ancienne capitale des tsars compterait 300 000 toxicomanes... Grand reporter, travaillant sur la Russie depuis dix ans, Nicolas Jallot a vécu l'effondrement de l'Union soviétique... Dans un paysage digne des romans de Dostoïevski, il démontre que la drogue n'est pas une fatalité. Des hommes consacrent leur vie à lutter contre ce fléau. Ce livre raconte leurs destins, parfois étonnants. Dans ce combat de David contre Goliath, ils prouvent que le développement d'un pays passe, aussi, par la réinsertion de jeunes à la dérive.

  • En 1992, Merlin Gérin, entreprise mondiale d'appareillage électrique, est absorbée par le groupe Schneider. C'est un choc pour les salariés. À l'initiative du comité d'établissement, ils explorent la mémoire de l'entreprise et expriment les moments forts de leur trajectoire professionnelle. Leurs points de vue croisent ceux d'un écrivain, de sociologues, d'une historienne et d'un homme de théâtre.

  • Internet, autoroutes de l'information, Cédérom, fax : notre quotidien est de plus en plus envahi par les nouvelles technologies de l'information. Des questions, souvent mêlées de peur, se posent : Entrons-nous dans une ère nouvelle ? Dois-je m'initier sous peine d'être exclu ? Cela me changera-t-il ? La vraie vie sera-t-elle sur l'écran ? Accessible à un large public, ce livre donne les moyens d'apprivoiser ces nouvelles technologies, afin d'en être ni exclu, ni esclave. Les auteurs présentent et expliquent le fonctionnement de ces nouveaux outils. Ils nous en montrent les enjeux économiques, sociaux, culturels, éthiques à l'aide de nombreux exemples. Ils soulignent, entre autres, que la navigation dans les images et les mondes virtuels influence la manière de penser, de sentir, de vivre, mais ne remplace pas les relations humaines en face à face ; de même, le rôle du professeur évolue mais ne disparaît pas... Par delà la fascination ou la diabolisation, cet ouvrage propose d'explorer le champ des nouveaux médias... pour humaniser et habiter le cybermonde.

  • Comment expliquer le fait que les inégalités se creusent alors que les sociétés industrielles produisent de plus en plus de richesses ? Cet ouvrage conteste deux thèses dominantes pour expliquer ce phénomène : l'une a recours au thème de la fracture sociale ; l'autre tente de démontrer que la question sociale a quitté le terrain de l'entreprise pour celui de l'espace urbain.

  • Tout le monde, ou presque, se réfère aujourd'hui aux droits de l'homme. Les principes de la Déclaration de 1789, et ceux de la Déclaration universelle de 1948, ne sont guère contestés. Et pourtant, ces textes n'ont empêché ni le Goulag, ni le Cambodge, ni le Rwanda, ni la Yougoslavie, ni l'Algérie, ni le Tibet... Et de nouvelles menaces plus insidieuses apparaissent : les nouveaux développements des biotechnologies, la prégnance croissante des mécanismes financiers sur l'économie, la multiplication des réseaux de communication, sont autant de défis pour l'homme et son environnement. Devant ces constats, faut-il s'arc-bouter sur des textes anciens, ou plutôt élargir les droits de l'homme aux attentes du nouveau siècle ? Pierre Bercis propose d'adopter une démarche offensive en matière de droits de l'homme. Il décrit dans cet ouvrage les chantiers à venir : le droit à la paix, à un environnement sain, le droit à l'intégrité physique, psychique et génétique, au respect des cultures, le droit de tout salarié de participer aux décisions économiques qui le concernent... En interpellant vigoureusement les citoyens, les hommes et les femmes politiques, cet ouvrage plaide pour l'adoption par le Parlement francais d'une extension de la Déclaration des droits de l'homme. Celle-ci permettrait d'identifier les enjeux du futur, puis serait proposée dans les instances européennes et mondiales.

  • Suffit-il de scolariser ? L'école est au centre de polémiques passionnées : doit-elle se concentrer sur l'enseignement des humanités, ou doit-elle éveiller à la responsabilité et s'ouvrir sur la société ? Doit-elle s'adapter aux besoins des entreprises, ou poursuivre sa mission d'enseignement hors des contraintes du marché ? Ces alternatives sont-elles irréductibles ? Ces débats, aussi fondamentaux soient-ils, se réfèrent rarement à une information étayée sur l'état de l'école en France. Éclairer les controverses actuelles, sur la base d'un diagnostic sans complaisance du système scolaire, tel est le parti pris de cet ouvrage. Les auteurs constatent que la scolarisation massive de ces deux dernières décennies a élevé le niveau général de formation de la population française, mais cette évolution n'a pas répondu aux espoirs suscités. Synthétique et précis, cet ouvrage met le doigt sur une faille : si l'école scolarise désormais massivement, elle reproduit de fortes inégalités dans l'enseignement des savoirs, et ne reconnaît pas certains d'entre eux, les savoirs professionnels notamment. Il ne suffit pas de scolariser. Il s'agit de faire de l'école un lieu d'enseignement de tous les savoirs, ouvert sur une société plus juste et plus solidaire.

  • Ces mémoires retracent le parcours politique de l'auteur, depuis son adhésion au PCF jusqu'à son départ. Quarante années de la vie d'une France rurale et urbaine défilent en autant de portraits et de scènes où se côtoient les figures du résistant, du vigneron tourangeau, du maire communiste, d'Eluard, d'Aragon.

  • Les guerres yougoslaves ont commencé au Kosovo et s'achèveront au Kosovo, prédisaient certains. Rien n'est moins sûr, alors que de nouveaux déchirements affectent la petite Yougoslavie, qui réunit, depuis 1992, la Serbie et le Monténégro. Inversement, ceux qui présidaient l'éclatement fatal de la Bosnie-Herzégovine, se sont peut-être trompés... Longtemps partagé entre l'Empire ottoman et celui d'Autriche-Hongrie, et convoité par les grandes puissances, l'espace qui fut yougoslave, se situe à la rencontre de l'Orient et de l'Occident, de l'Europe centrale et du monde méditerranéen. La diversité des langues, des cultures, des religions et des histoires a conduit les peuples qui habitent cet espace à alterner recherches d'unité contre des dominations impériales, et sanglants déchirements. Prenant le contre-pied des approches partiales, ou de la thèse des haines fatales interethniques, ce livre entend fournir les éléments de base indispensables pour comprendre cette région à partir de ses conflits. Quelles en furent les causes politiques et socio-économiques, internes et internationales ? Quel rôle y ont joué les religions ? Les milices ? Les sociétés civiles ? Certains dirigeants et partis politiques ? Quelles en ont été les étapes-clés ? Jean-Arnault Dérens et Catherine Samary se proposent, dans cet ouvrage, de remonter le temps, de parcourir l'espace qui fut yougoslave, de dégager le sens des périodes de stabilité ou de crise qu'il a connu, de mettre également en question les interprétations souvent opposées d'une tragédie encore inachevée.

  • L'avenir des retraites fait débat. Devra-t-on augmenter le nombre d'années de cotisations pour obtenir ses droits ? Le déséquilibre prévisible, entre le nombre d'actifs et le nombre de retraités, ne va-t-il pas obliger à baisser le montant des pensions ? Ne faut-il pas, dès à présent, envisager la retraite par capitalisation ? Peut-on, pourtant, se satisfaire de la médiatisation de ces questions pour aborder un dossier aussi essentiel. En effet, celui-ci ne relève pas seulement de choix financiers de court terme, mais également de choix de société de long terme. Pour la première fois dans un ouvrage, deux responsables syndicaux ont choisi de débattre, publiquement, d'un problème qui concerne chaque salarié et chaque retraité. Jean-Marie Toulisse, secrétaire national de la CFDT, et Jean-Christophe Le Duigou, secrétaire confédéral de la CGT, livrent d'abord leur diagnostic, en prenant en compte plusieurs paramètres : le vieillissement de la population, le temps de travail tout au long de la vie, l'emploi et la croissance... Les deux auteurs confrontent ensuite leurs solutions à court et moyen terme : les changements à opérer dans le système de répartition, les méthodes de gestion, le financement... En invitant chaque salarié à se saisir du dossier des retraites, ce livre contribue à la redéfinition du lien de solidarité qui unit les différentes générations d'une même société.

  • La mine était un endroit gigantesque, une sorte de caverne avec mille galeries et des centaines de tunnels. C'était comme un immense labyrinthe tout noir. Un jour, dans son jardin, Léa-Léon avait découvert, en soulevant une grosse pierre, une fourmilière ; c'était, dans la terre, des tas de chemins minuscules où grouillaient des milliards de fourmis, portant sur leur dos des petites miettes de pain. Eh bien la mine c'était pareil, sauf que ce n'était pas des fourmis, mais des hommes, pas des miettes de pain, mais du charbon.

  • Sous le choc de la lourde défaite qu'il a subie aux élections législatives de mars 1993, le parti socialiste s'est trouvé placé au carrefour de tous les défis en ce qui concerne son identité et, par là, son existence même. Mais, bien avant ce revers électoral, l'identité du PS était en question. Ne serait-ce qu'à cause de la confrontation antérieure de ce parti à une double incapacité. Il y a eu, d'abord, l'incapacité dans laquelle il s'est trouvé, après la conquête du pouvoir en 1981, de réaliser le projet qu'il s'était assigné : engager un processus de rupture avec le capitalisme ou, tout au moins, changer la vie des Français. Ensuite, s'est affirmée son incapacité à objectiver le renoncement à un tel projet, et à en élaborer un autre, plus adapté à l'environnement économique, social, culturel et géopolitique... Par-delà, force est de se demander si, s'agissant du PS, les difficultés ayant trait à son identité, ne s'enracinent pas dans un phénomène de fractures encore plus anciennes, car congénital en quelque sorte, non seulement à sa propre existence depuis 1971, mais encore à la tradition socialiste dont il est issu. À savoir, dans une logique de discordance entre le dire et le faire, entre la ligne du projet proclamé, et la ligne des exigences relatives à la conquête du pouvoir... Tels sont les angles sous lesquels ce livre propose une plongée dans l'histoire du parti socialiste.

  • Les dirigeants de clubs engagés dans la compétition, comme les présidents d'associations de sport-loisir, comptent beaucoup sur la mairie, financièrement et moralement. Cet ouvrage fait le tour complet de la question, avec humour, quelques anecdotes significatives, et les meilleures solutions imaginées par des communes aux six coins de l'Hexagone.

  • La mairie aujourd'hui ne peut plus se contenter d'entretenir les murs de l'école communale. Le champ de l'éducation s'élargit à d'autres temps et à d'autres espaces. Par voie de conséquence, le maire ou l'élu en charge de l'enseignement doit désormais connaître le système scolaire, sa complexité et son évolution.

  • Où en est la situation des femmes en France ? S'achemine-t-on vers plus d'égalité entre hommes et femmes, ou assiste-t-on simplement à un déplacement des anciennes inégalités ? Sur la base de données disponibles, notamment statistiques, clairement présentées et commentées, cet ouvrage passe en revue l'ensemble des transformations survenues au sein des rapports entre hommes et femmes. Il répond ainsi à quelques questions, simples mais cruciales : comment expliquer la meilleure scolarité des filles ? pourquoi le travail à temps partiel est-il un piège pour les femmes ? en quoi le mariage favorise-t-il la carrière des hommes et entrave-t-il celle des femmes ? pourquoi les femmes sont-elles encore si peu présentes dans l'espace public ? En explorant ainsi les différents domaines où se nouent les rapports sociaux de sexe, ce livre met en évidence le caractère contradictoire de la situation actuelle des femmes dans la société française : leur potentiel d'autonomie grandit, mais les discriminations perdurent. Un ouvrage indispensable à tous ceux, hommes et femmes, qui ne se résignent pas à constater l'inégalité de leurs rapports.

  • Quoi de commun entre les geôliers et porte-clés de l'Ancien Régime, gérant leur prison avec rapacité et férocité, et les surveillants contemporains, qui se veulent hommes de communication et encadrés par de jeunes directeurs frais émoulus de l'université ? C'est à cette question que tente de répondre cet ouvrage, qui constitue la première grande synthèse sur l'histoire du personnel des prisons françaises du XVIIIe siècle à nos jours. Du concierge de l'Ancien Régime, au gardien-surveillant-éducateur d'aujourd'hui, en passant par les militaires du XIXe siècle, l'auteur décrit avec minutie les changements qui ont affecté l'ensemble de cette population. Christian Carlier porte un double regard sur ce monde, celui de l'historien qu'il est, et celui de responsable d'établissement pénitentiaire qu'il a été. Bénéficiant de cette qualité d'analyse, et d'une grande richesse documentaire, ce livre est appelé à devenir une des références essentielles pour qui s'intéresse à l'histoire des prisons françaises.

  • Paradoxe : les déserts ruraux progressent, pendant que la course à la surproduction agricole affiche ses dérives les plus visibles : vache folle, pollution de l'eau, érosion des sols. Doit-on se contenter de gérer ces tendances, ou faut-il inventer une nouvelle alliance entre la terre et les humains ? Telle est la question à laquelle répond cet ouvrage. Pour comprendre les mutations du monde rural, l'auteur met en rapport les trois sources de sens d'une civilisation paysanne révolue : la terre, le travail et la religion. Taries par une exploitation sans mesure, ou par une trop grande négligence, celles-ci se perdent aujourd'hui dans la surenchère ou l'abandon, le chômage ou le stress, les sectes ou les intégrismes. La vitalité de l'espace rural s'en trouve menacée. Pourtant, une nouvelle alliance avec la terre est possible, faite de réseaux entremêlant le rural et l'urbain autour de valeurs de solidarité, de partage et de respect. Appuyées sur une connaissance fine du terrain, les réflexions et propositions de cet ouvrage aideront les acteurs du monde rural, mais aussi les urbains, à tracer les sillons d'une nouvelle culture et à dessiner les champs de l'avenir.

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