Alice Jeunesse

  • Construire un feu

    Jack London

    Des aventures, un suspense haletant, une leçon de vie au coeur d'une nature hostile
    Dans le Grand Nord canadien, un homme, accompagné de son chien, tente de rejoindre ses compagnons. Mais il ne connaît pas tous les dangers du froid, et il n'a pas écouté les précieux conseils du vieux trappeur...
    Katherine Neville, l'auteur du Huit et du Cercle magique, écrit, à propos de ce récit : "Est-ce que la lecture de ce petit chef-d'oeuvre ne devrait pas être imposée à tout habitant de la montagne ?"
    Un court roman d'aventure haletant, aussi glaçant que l'hiver en Alaska.
    EXTRAIT
    L'aube, ce jour-là, était froide et grise - très grise et très froide. L'homme quitta le large sillon que dessinait le Yukon gelé et escalada l'immense talus qui s'élevait au départ du fleuve. Une piste étroite s'y enfouissait sous les sapins, filant vers l'est. Le coteau était escarpé. Arrivé au sommet, l'homme fit une pause, pour reprendre son souffle. Il regarda sa montre : neuf heures. Il n'y avait pas de soleil. Pas un soupçon de soleil, bien qu'il n'y ait dans le ciel aucun nuage. Le ciel était pur. Mais un voile diffus semblait couvrir la terre. D'indéfinissables ténèbres dues à l'absence de soleil assombrissaient le jour. L'homme ne s'en inquiétait pas : cela faisait des semaines qu'il n'avait pas vu le soleil. Il savait que plusieurs semaines s'écouleraient encore avant que l'astre du jour franchisse la ligne de l'horizon, au sud, et interrompe enfin, très brièvement pour sa première réapparition, la longue nuit polaire.
    A PROPOS DE L'AUTEUR
    Jack London (1876 - 1916), de son vrai nom John Griffith Chaney, était un écrivain américain. Il fut un des premiers américains à faire fortune dans la littérature.

  • Dans de beaux draps

    Marie Colot

    Les dangers de l'adolescence et des réseaux sociaux
    Lorsque Jade aperçoit par hasard Rodolphe, sur le chemin de l'aéroport, ses souvenirs reviennent.
    L'automne de ses 14 ans.
    Ce nouveau demi-frère hyper craquant.
    Cette photo postée sur Facebook.
    Il a suffi de peu pour qu'elle s'embarque dans un mensonge qui la dépasse.
    Jalousies, moqueries, insultes, menaces.
    Sur les réseaux sociaux puis au collège.
    Tout est allé très vite.
    Trop vite.
    Jusqu'à ce fameux soir où sa vie a basculé.
    Un roman qui nous confronte aux difficultés actuelles des jeunes
    EXTRAIT
    Ma petite théorie, c'est que les catastrophes surgissent pile au moment où on les attend le moins. Comme une crise cardiaque aux toilettes, un tremblement de terre lors d'un bain de soleil ou un morceau de gâteau coincé dans le gosier d'une vieille dame le jour de ses cents ans. Moi, j'ai seize ans et je frôle l'étranglement, l'asphyxie et l'arrêt du coeur en même temps. Rodolphe est là, à quelques mètres de moi, derrière la vitre du salon-lavoir. J'ai mal aux yeux tant je les écarquille.
    A PROPOS DE L'AUTEUR
    Née en 1981 en région namuroise, au sud de Bruxelles, Marie Colot passe son enfance à inventer des histoires, fabriquer des livres et jouer à l'école avec ses poupées. Lorsqu'elle est devenue soi-disant grande, rien n'a vraiment changé pour elle : en 2012, elle publie son premier roman, « En toutes lettres » (sélectionné pour six prix des lecteurs jeunesse) chez Alice Jeunesse. Suivent « Souvenirs de ma nouvelle vie » (Prix Libbylit du roman jeunesse belge et Petite Fureur 2014), « À l'encre rouge », « Les baleines préfèrent le chocolat » et « Quand les poissons rouges auront des dents » chez le même éditeur. Pour être certaine de ne pas s'ennuyer, elle enseigne le français à la Haute École de Bruxelles et anime des ateliers de lecture/écriture pour les enfants. À ses heures pas si perdues que ça, elle observe les passants, pense à tout et à rien, collectionne les éléphants, fait la sieste et mange de la crème brûlée.

  • Le récit d'un acte désespéré et sans retour 
    Une famille comme il en existe des milliers d'autres : le père, la mère et deux filles de quinze ans, soeurs jumelles : Lou-Anne et Geneviève. Une nuit, Geneviève met fin à ses jours dans la piscine de son école. Sa famille va devoir surmonter la perte de leur fille et soeur. Le deuil est d'autant plus difficile pour Lou-Ann que sa mère ignore son désarroi, enfermée dans son propre chagrin. Comme si la mort d'une soeur jumelle annulait l'existence de l'autre. C'est la magie des mots, la parole ou l`écriture, qui viendra au secours de cette famille frappée dans ce qu'elle a de plus cher.
    Le roman alterne la narration à la troisième personne, le journal intime de Lou-Anne et les lettres désespérées de Geneviève. Il y a aussi une magnifique lettre de Pauline, la grand-mère maternelle de Lou-Anne et Geneviève, adressée à sa fille, qui fera réagir cette dernière et la projettera à nouveau dans la vie. Trois générations, trois portraits de femmes qui affrontent à leur manière le suicide et la dépression.
    Un roman bouleversant, émouvant, une lecture dont on ne sort pas indemne. Une bouée de sauvetage pour les familles confrontées à ce drame qu'est le suicide. Sans doute parce qu'à l'âge de Geneviève, Élaine Turgeon a elle aussi pensé souvent au suicide, l'auteur a su trouver les mots pour expliquer l'indicible et comprendre comment une adolescente qui a toute la vie devant elle choisit volontairement de la quitter. Et comment les gens qui l'aimaient peuvent, malgré tout, continuer de vivre...
    Un roman difficile de par son sujet mais saisissant et captivant
    EXTRAIT
    21 janvier 2002
    La vie a le génie de nous surprendre quand on s'y attend le moins. Comme la tempête qui se lève sur un lac calme juste à l'instant où on venait d'enlever son gilet de sauvetage. C'est toujours ce moment-là que choisit la vie pour cogner. Une minute d'inattention et PAF ! la chaloupe en profite pour percer et les rames pour couler. On ne peut se fier à rien. La vie est une chienne qui se noie en vous entraînant avec elle.
    A PROPOS DE L'AUTEUR
    Élaine Turgeon a grandi dans la ville de Québec et elle habite Montréal depuis 1988. Dès son jeune âge, elle rêve d'écrire des livres et ce sont les livres qu'elle a lu qui l'incite à en écrire. Élaine a d'abord étudié au Cégep en histoire, puis elle a fait ses études universitaires en éducation pour devenir enseignante. Elle a également complété un certificat en littérature de jeunesse et une maîtrise en didactique du français de l'Université de Montréal.

  • DJ Ice

    Love Maia

    Marley Johnnywas Dylan est un jeune passionné de musique qui combine le sens des responsabilités avec des hobbies branchés
    Le jour, Marley étudie d'arrache-pied pour ne pas perdre sa bourse d'étude dans la très sélect high school que fréquentent de nombreux snobs privilégiés, tout en rêvant à la belle Lea Hall. Le soir, il bosse dans une pizzeria pour payer le loyer et entretenir sa mère héroïnomane. Son rêve ? Devenir un D.J. professionnel, passer ses nuits derrière ses platines à tirer des sons époustouflants de ses "bootlegs", "mashups" et "medleys". Quand le hasard lui ouvre les portes d'une boîte de nuit en tant que D.J., Marley voit sa vie s'emballer, entre la musique électro, les clubs embrumés et les nouveaux amis. Mais quand le malheur le frappe, il doit choisir entre sa passion et sa famille. Dans ce roman, l'auteur brosse un portrait puissant et inspirant d'un garçon qui essaie de suivre sa passion malgré les revers du destin.
    DJ Ice est un roman moderne, captivant, nuancé, avec des personnages bien éloignés des archétypes du genre. D'habitude, on a les bons élèves un peu coincés qui sont issus d'une famille modèle, et puis les cancres populaires mais mal éduqués. Ici, on rencontre des. Qui peuvent respecter leur famille mais se révolter parfois. Avoir plein de copains et aussi être amoureux.
    Age conseillé : 13 ans et plus
    CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE
    - "Dans ce roman, l'auteur brosse un portrait puissant et inspirant d'un garçon qui essaie de suivre sa passion malgré les revers du destin." - Le monticule musique
    - "Une belle découverte !" Sophielit
    - "Un excellent roman réaliste traçant le portrait d'un adolescent pondéré. Un jeune habité par ses rêves tout en ayant les deux pieds dans le monde réel dans lequel il vit sans hargne mais non sans émois. Ce personnage riche d'émotions et de sentiments authentiques m'a séduite. Je serais bien allée entendre sa musique. Marley est un jeune sympathique et réservé tendant vers son rêve dans un milieu ordinairement présenté sur fond de violence. J'ai adoré ce livre." - Vivrelire
    À PROPOS DE L'AUTEURE ET DE LA TRADUCTRICE
    Étant au départ une lectrice récalcitrante, Love Maia voit son écriture comme une occasion de tendre la main à d'autres lecteurs récalcitrants grâce à des textes qui leur parlent en mêlant littérature et musique. Elle aime le hip-hop underground, les pizzas, le brouillard, les tartes au fromage, le Death Metal et les papillons. Ce qu'elle n'aime pas, c'est les gens qui vous ignorent quand vous dites bonjour, faire du shopping dans les centres commerciaux, téléphoner, la violence et les stéréotypes. Son espoir est que son roman "DJ Ice" inspire ses lecteurs et les encourage à raconter l'histoire de leur propre vie et leurs rêves. Lorsqu'elle ne travaille pas à son prochain roman, elle joue de la batterie dans un groupe de rock alternatif.
    Après une carrière dans la banque et l'assurance en France pendant une bonne dizaine d'année, Anne Cohen Beucher a été rattrapée par sa passion des livres et des langues, et a repris des études de traduction en Belgique. Elle a obtenu le Master en Traduction de l'Institut Supérieur de Traducteurs et Interprètes en juin 2012. Elle traduit de l'anglais et de l'espagnol et est par ailleurs lectrice jeunesse pour des éditeurs français et membre de l'Association des Traducteurs littéraires de Belgique.

  • Péripéties, humours et émotions
    Burger, c'est la nouvelle de la classe et elle porte ce surnom à cause de ses kilos en trop. À coups de bonbons et de bonne humeur, elle se fait pourtant une chouette bande de copains. Ils partagent son goût débordant de la vie et se mobilisent sans hésiter, et avec une bonne dose d'inventivité, lorsque sa vie est en danger. Une histoire touchante et haute en couleurs qui célèbre le pouvoir de l'amitié, au-delà des apparences, et qui nous révèle que, tant qu'il y a de la vie, il y a peut-être de l'espoir.
    Une leçon d'optimisme !
    EXTRAIT
    Je flottais au milieu du bassin quand on m'a trouvée. Il paraît que j'ai eu de la chance. C'est sûr. Un autre mercredi, Marilyn Monroe en a eu moins que moi quand on l'a découverte inanimée sur son lit. Elle savait y faire, mon idole. C'est classe de finir soudain ses jours dans des draps en satin rose. Ceux de l'hôpital où on m'a transférée sont en coton usé. Et mes fesses toucheront bientôt le sommier. Je ne sais pas ce qui m'est arrivé. Je ne me souviens que d'une ombre et d'un claquement de porte.
    A PROPOS DE L'AUTEUR
    Née en 1981 en région namuroise, Marie Colot passe son enfance à inventer des histoires, fabriquer des livres et jouer à l'école avec ses poupées. Lorsqu'elle est devenue soi-disant grande, rien n'a vraiment changé pour elle : en 2012, elle publie son premier roman, En toutes lettres (sélectionné pour six prix des lecteurs jeunesse) puis Souvenirs de ma nouvelle vie (Prix Libbylit du roman jeunesse belge et Petite Fureur 2014), À l'encre rouge et Les dimanches où il fait beau. Pour être certaine de ne pas s'ennuyer, elle enseigne le français à la Haute École de Bruxelles et anime des ateliers de lecture et d'écriture pour les enfants. À ses heures pas si perdues que ça, elle observe les passants, pense à tout et à rien, collectionne les éléphants, fais la sieste et mange de la crème brûlée.
    Marie Colot est l'auteur de Souvenirs de ma nouvelle vie (Prix Libbylit du roman jeunesse belge), En toutes lettres et À l'encre rouge dans la même collection.

  • La belle rouge

    Anne Loyer

    Récit d'une rencontre inattendue
    Marje est camionneuse depuis 25 ans. Avec son beau camion rouge, elle sillonne les routes. Entre lui et elle, c'est une grande histoire d'amour.
    Kader a 16 ans. Abandonné par sa mère à 7 ans, il a connu les familles d'accueil et les ennuis avec la justice. Aujourd'hui, il vit dans un centre pour mineurs. Mais c'est une vraie tête brûlée qui n'a qu'une envie : se faire oublier.
    Un jour, Kader décide de partir. Perdu sur une aire d'autoroute, il monte dans un camion rouge laissé ouvert...
    Aventures et émotions garanties
    EXTRAIT
    Il ne sait même plus pourquoi il est là. Avec sa basket gauche trouée, son blouson ouvert aux quatre vents, son sac à dos à moitié vide, sa caboche pleine à craquer. Il est là. Debout. Raide comme un piquet sur ce bitume sale et luisant. En transit. En partance. En attente. Les yeux grands ouverts sur la nuit qui ne veut pas finir. Lourde, opaque, mystérieuse. Et après, il se passe quoi ?
    A PROPOS DE L'AUTEUR
    Journaliste pendant plus de quinze ans, à raconter les histoires des autres, Anne Loyer a eu envie de passer de l'autre côté du miroir, pour raconter les siennes. Depuis, elle écrit des romans et des albums, merveilleusement entourée de son mari, de ses deux enfants et de montagnes de livres, au coeur de la belle ville de Bourges. De quoi nourrir l'imagination et enchanter l'inspiration.

  • La vie devant eux

    Blandine Gérard

    Les élèves du lycée de Gerson s'apprêtent à commencer une partie de Cluedo pas comme les autres...
    Madame Pérot, professeur de mathématiques, est victime d'un grave accident à la sortie du lycée de Gerson, qui la laisse entre la vie et la mort : les tuyaux de freins de sa voiture ont été sectionnés. Une enquête commence au lycée. En effet, le « crime » s'est déroulé sur le parking de l'établissement et il y a de fortes chances pour qu'il ait été commis par un élève. Car Madame Pérot a la réputation d'être aussi douce qu'une harpie. Justement, Natacha n'avait-elle pas dit qu'elle « ferait payer » à son professeur la mauvaise note qu'elle lui a attribuée ? Ou bien est-ce Marlène, qui avait confié à ses amies Ambre et Juliette qu'elle voulait se venger ? Les interrogatoires se succèdent et la suspicion se répand dans la classe de seconde de Madame Pérot. Pendant ce temps, des amitiés se lient et se dénouent. Élisa et Adélaïde, les élèves modèles de bonne famille, sortent de leur cocon pour se rapprocher de leurs camarades. Parmi eux, Gaëtan, Jonathan et Mounir qui viennent du quartier sensible du Vieux-Four. Adélaïde va ouvrir les yeux sur ce monde et sortir de sa zone de confort : elle se rend compte que la vie de Gaëtan n'est pas facile, surtout avec une mère négligente et des petits frère et soeur dont il doit s'occuper...
    Un roman pour ados au suspense haletant ! |Age conseilé : 13 ans et plus
    EXTRAIT
    Banal. Mais encore ? Pas grand-chose de plus. Pas grand-chose de moins, non plus. C'est donc dans le lycée de Gerson que madame Pérot enseigne. La salle des professeurs sent vaguement le tabac froid : l'odeur pénètre par la fenêtre entrouverte sur le préau devenu la zone fumeurs et s'immisce de manière diffuse dans la salle réservée aux enseignants. Quelques citations de bon goût se partagent les murs avec un décor d'un style plus douteux. Ainsi, les feuilles A4 jaunies sont-elles la principale décoration. La Déclaration des Droits de l'Homme a été amputée d'un petit coin de papier, une façon d'annoncer qu'ici, il arrive parfois que les droits des enseignants soient légèrement grignotés : sachez que le vocabulaire des élèves ne manquera pas d'atteindre vos libertés fondamentales !
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Blandine Gérard travaille aujourd'hui comme éducatrice dans un cercle thérapeutique à Tournai. Passionnée par les gens et leur caractère, elle aime (toujours autant !) croquer le monde qui l'entoure. Écrire lui permet de canaliser les idées qui fourmillent dans sa tête. La vie devant eux est son troisième roman pour ados, après Dans l'ombre de ma soeur (Alice Jeunesse) et Une mère quelque part (Editions du Jasmin).

  • Lettre à Line

    Amélie Billon

    Quand le monde des adultes se confronte à l'enfance...
    Louise, aujourd'hui adulte et maman, prend sa plume pour écrire à Line, son amie d'enfance. Le déclic, c'est une photo que sa fille a retrouvée entre les pages d'un livre, sur laquelle Line et Louise ont treize ans. Au fil des mots de l'adulte qui se souvient de son adolescence, le drame se dessine : Louise qui s'intègre, Line qui s'isole et subit la méchanceté récurrente des autres élèves, exacerbée sans cesse par sa discrétion. On assiste à une vraie histoire de harcèlement, avec, en filigrane, une maladie dont on ne prononce jamais le nom mais qu'on devine à mesure qu'on avance dans la lettre...
    L'authenticité et les émotions de personnages singuliers
    EXTRAIT
    Chère Line,
    Le temps a passé, mais je ne t'ai pas oubliée.
    Ma fille, Hélène, entre en sixième dans quelques jours. Cela ne me rajeunit pas.
    Récemment, elle est tombée sur une vieille photo de nous, coincée entre deux livres. Tu venais juste d'avoir treize ans. J'avais oublié que cette photo était ici... Tu portais un tee-shirt rouge et ton jean préféré, qui t'a d'ailleurs suivie pendant des années. Tu souriais. Mes cheveux bouclés étaient complètement emmêlés et je fermais les yeux. La photo est un peu floue, ratée, mais c'était notre préférée.
    A PROPOS DE L'AUTEUR
    Née en 1980 à Reims, Amélie grandit au bord de la Vesle et apprend tous les méandres de cette rivière par coeur. Quelques années plus tard, elle rejoint les bords de l'océan Atlantique et s'installe en Bretagne, dans le Morbihan. Elle emmène avec elle plein d'idées à mettre en scène, des décors à installer, des personnages singuliers et des mots dont elle aime la sonorité. C'est ainsi qu'un peu au hasard, naissent ses premières histoires. Publiée chez Les Ronds dans L'O, Frimousse, Grasset, Casterman, Albin Michel, Oskar... Amélie poursuit sa route au gré du vent qui souffle.

  • On n'a rien vu venir

    Collectif

    7 chapitres, 7 familles différentes... Une seule et même cause à défendre
    On n'a rien vu venir est un roman à 7 voix destiné aux jeunes lecteurs de 10 ans et plus. Il décrit, à travers le regard de 7 familles, l'arrivée au pouvoir du « Parti de la Liberté ».
    Pourquoi les auteurs ont-ils décidé d'écrire ce roman pour les plus jeunes lecteurs, qui ne votent pas encore ? Parce que c'est eux qui voteront demain, parce que, dès aujourd'hui, ils peuvent influencer le vote des adultes, de leurs parents. Parce qu'ils sont la conscience politique de demain.
    Ce texte engagé est accessible aux plus jeunes lecteurs, dès 10 ans, avant qu'ils n'entrent dans leur période « blasée ». Pour les sensibiliser à la question très actuelle de l'extrême-droite, à l'importance de l'engagement, du vote et, plus généralement, des choix que l'on fait dans la vie.
    Un roman d'anticipation à mettre en toutes les mains | Age conseillé : 8-12 ans
    CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE
    - "On n'a rien vu venir parle de ce qui peut arriver si l'on n'y prend garde. C'est pourquoi je considère que c'est un livre important, et je vous encourage à le lire." - Extrait de la préface de Stéphane Hessel
    - "C'est un roman fort, percutant, qui fait réfléchir sur ces mécanismes insidieux, qui appelle à un vrai réveil des consciences. Il est préfacé par Stéphane Hessel en personne où il renouvelle aux jeunes générations son appel à l'indignation et à son corollaire l'engagement, fondements de toute démocratie digne de ce nom." Méli-Mélo de livres
    - "Un texte qui montre, avec des mots adaptés à on public, les dégâts que peut produire la propagande démagogique, lorsqu' "on n'a rien vu venir". - Agir par la culture

  • En toutes lettres

    Marie Colot

    Qui a dit qu'écrire des lettres était dépassé ?
    Dans le cadre d'un exercice scolaire, Agathe et Arthur sont obligés de s'écrire. Pas des courriels, non ! De belles lettres formelles, comme dans l'ancien temps, qui détaillent les centres d'intérêt de chacun... ringard, quoi. Si Agathe fait bien quelques efforts dans ses premières lettres pour se plier aux consignes, Arthur, lui, fait preuve de toute la mauvaise volonté possible, et reste très distant. Leurs échanges épistolaires deviennent rapidement une suc­ces­sion de moqueries et sarcasmes, chacun voulant épater l'autre et prendre l'ascendant. Un jour, Arthur met au défi Agathe d'élucider le mystère d'une photo qu'il a trouvée, et qui représente son père, en compagnie d'une femme qui pourrait être sa mère. Leur correspondance se transforme alors en enquête et, ensemble, ils s'attèlent à la résolution de l'énigme, qui leur donnera des réponses sur les origines roms d'Arthur. Elle leur permettra aussi, petit à petit, de partager les joies et tristesses du quotidien. De correspondants obligatoires, ils deviennent partenaires et complices. Même si chacun s'évertue à continuer les remarques sarcastiques pour donner le change. Une amitié naît et, avec elle, la peur de la perdre une fois l'enquête résolue. Cet attachement se révèle entre les lignes, les deux héros ne pouvant (ou ne voulant ?) se l'avouer dans leurs lettres.
    Le premier roman de Marie Colot aborde, dans un rythme très soutenu, des thèmes aussi variés que la recherche des origines, de l'identité, et la difficulté d'appréhender les liens familiaux et d'amitié. On s'accroche à la fois à l'évolution de la relation entre les deux jeunes adolescents et à l'intrigue secondaire, l'enquête discrète qu'ils mènent sur la famille d'Arthur. Dans les deux cas, le lecteur est séduit par la détermination dont ils font preuve et par le contraste entre leur personnalité forte et leur sensibilité toujours contenue. Alternance entre les lettres et le récit de la vie d'Agathe dans sa famille, alternance entre les moments graves et les touches d'humour... l'ensemble donne beaucoup de relief à la narration. Leur collaboration va également aider chacun à évoluer dans ses relations avec sa propre famille, qu'on ne peut découvrir que de leur point de vue, avec toute la douce méchanceté dont peuvent faire preuve les enfants.
    Un roman touchant aux thèmes aussi variés que passionnants | Age conseillé : 8-12 ans
    CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE
    - Sélection de la Biennale du livre de jeunesse - Les Incontournables 2009-2012
    - Sélection du Prix des jeunes lecteurs de l'Oise 2013/2014
    - Sélection du Prix littéraire des collèges du Territoire de Belfort 2014
    - Sélection du Jury littéraire du Giennois (jury vert : CM2 et 6e)
    - "Un premier roman très réussi, au ton juste et léger, empreint de la candeur et de l'humour propres à l'enfance. Petit plus, les merveilleuses illustrations de Rascal en tête de chapitres (...)." - Evelyne, librairie Filigranes
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Née en 1981 en région namuroise, au sud de Bruxelles, Marie Colot passe son enfance à inventer des histoires, fabriquer des livres et jouer à l'école avec ses poupées. Devenue soi-disant grande, rien n'a vraiment changé pour elle : depuis 2006, elle enseigne le français à de futurs éducateurs à la Haute Ecole Defré (Bruxelles) et publie avec En toutes lettres son premier roman. Elle anime aussi des ateliers de lecture pour les enfants, participe au jury de présélection du Prix Versele (l'équivalent du Prix Sorcières en Belgique) et s'essaie depuis peu dans le domaine du conte. À ses heures pas si perdues que ça, elle observe les passants, pense à tout et à rien, fait la sieste et mange de la crème brûlée.

  • Un vraie bouffée d'optimisme s'invite dans la vie de Thomas et Paul, et elle s'appelle Tilly !
    Depuis la mort de sa mère, Thomas, douze ans, et son papa artiste peintre se sont repliés sur eux-mêmes. Rien ne les fait sortir de leur chagrin et de leur solitude. Jusqu'à l'arrivée de Tilly et de ses parents, les nouveaux voisins. Tilly a quinze ans. Avec ses tresses et ses habits aux couleurs vives, elle ressemble à Fifi Brindacier. Mais Tilly n'est pas tout à fait comme les autres : elle est trisomique. Sa bonne humeur, sa vivacité, ses éclats de rire et son monde imaginaire vont redonner à Thomas et à son père le goût de vivre. Et les aider à accepter l'inacceptable.
    Un roman tendre, émouvant et drôle, sur une amitié entre deux enfants qui s'épanouit malgré leurs différences ou peut-être grâce à leurs différences... 
    EXTRAIT
    Depuis des jours et des jours, il fait un soleil de plomb. L'été est torride. Ma chambre est perchée tout en haut de la maison, juste sous le toit. La chaleur y est insupportable. Ici, il fait frais, heureusement. Les coussins du canapé sont doux... Je suis content d'être là.   Avant, il aurait été hors de question que je dorme dans l'atelier. À cause des relents de peinture qui y flottent en permanence et de mon père qui fume cigarette sur cigarette. Beaucoup trop malsain pour un enfant ! disait ma mère.
    Les cigarettes de mon père puent, d'accord, mais l'odeur de sa peinture est géniale. Le drap tiré jusqu'au menton, je l'observe à la dérobée. Il a perdu pas mal de cheveux, à ce que je vois. Son crâne apparaît çà et là. Et il a des pattes-d'oie sous les yeux. Je ne les avais jamais remarquées.
    Mon père regarde sa toile, ses tubes de peinture, puis sa palette toute barbouillée, à la recherche d'une couleur pour la culotte du pantin qui pend mollement à ses fils. Son personnage est d'une tristesse ! Étrangement, leurs deux visages se ressemblent beaucoup.
    A PROPOS DE L'AUTEUR 
    Brigitte Minne, née à Bruges en 1962, est germaniste. Elle est l'auteur de plus de cent cinquante albums et romans traitant le plus souvent de thèmes psychologiques. Ses livres ont été couronnés à de nombreuses reprises par des jurys en Flandre, aux Pays-Bas et en France. Plusieurs de ses textes sont illustrés par Carll Cneut. Roodgeelzwartwit (Rougejaunenoireblanche, Pastel, 2002) a reçu en France le prix Octogone du meilleur livre d'illustration. Elle est également réalisatrice réputée d'émissions de télévision pour les enfants. Brigitte Minne a notamment publié La fée sorcière (Pastel, 2000), Le plus joli derrière (Mijade, 2002), Quand Pati pleure (Pastel, 2005) et Dors bien Rosalie (Pépin, 2005).

  • Charlie est bien une fille, même si tout le monde ne le voit pas au premier coup d'oeil.
    Sa vie est un puzzle géant d'au moins deux mille pièces, et toutes ces pièces ne sont pas heureuses. Loin de là. Après le pire des pires jours, le décès de sa petite soeur Léa dans un accident de voiture, plus rien n'est pareil. Elle et ses parents déménagent dans le plus grand immeuble de la ville. Nouvel appartement, nouvelle vie, mais Charlie est interdite de sortie pour tout l'été. Pour s'occuper, elle décide d'explorer l'intérieur de l'immeuble, de faire connaissance avec ses voisins et de photographier, avec son Polaroïd, la vue que l'on peut observer de chaque étage. Elle découvre ainsi des personnes plus sur prenantes les unes que les autres. Mais certainement pas autant que la vieille femme du troisième étage, plus sèche qu'une biscotte. Madame Simon, ou plutôt Madame Olga, est une Russe plutôt originale qui aime écouter et chanter des opéras, mais aussi écrire des histoires d'amour qui se déroulent à Paris. Très vite, une complicité s'installe entre Charlie la photographe, et Madame Olga l'écrivain. Mais, le jour de la rentrée des classes, c'est la douche froide pour Charlie : elle comprend que Madame Olga n'est pas celle qu'elle prétend être. La jeune fille est en colère, mais peut-elle rayer son amie de son existence comme une vieille brique de lait ? Plutôt que la rancoeur, elle choisit l'amitié et met en place un plan savamment réfléchi. Le dimanche 9 septembre sera le plus grand des grands jours. À midi pile, sur le toit de l'immeuble, Madame Olga et Charlie prennent chacune une photo. Dégoulinantes de pluie. C'est la dernière pièce de l'immense puzzle de la vie de Charlie. Puis, elle se dirigent vers la gare. Parce que nos deux amies vont ensemble à Paris...
    Des amitiés improbables, des activités loufoques pour rompre l'ennui, et couper en deux la tristesse, Marie Colot aborde des sujets sérieux d'une manière qui l'est moins, et on aime ça.
    Une histoire poignante et cocasse à la fois qui nous enseigne l'art de pardonner, et d'aller de l'avant, et qui nous questionne aussi, comme le fait l'héroïne : « Et si finalement les pires malheurs pouvaient rendre heureux ? »
    Age conseillé : 8-12 ans
    CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE
    Sélection de la Petite Fureur 2014
    Sélection du prix Libbylit 2014
    - Coup de coeur : "Une très belle histoire, pleine d'humour et qui aborde des thèmes aussi variés que la mort, le handicap, la perte de l'enfance, la perte des souvenirs et la vieillesse. L'auteure porte un regard bienveillant sur ses personnages et fait vivre une jeune fille qui ne se laisse pas facilement abattre. Les vignettes de Rascal sont un régal tellement il arrive à saisir le sens caché du chapitre qu'il illustre. À partir de 11 ans." - Libbylit
    - "Une petite bombe à retardement. On le lit d'une traite car il est vivant, avec une touche de suspense et des petits moments émouvants. Une histoire palpitante et rebondissante." - Crokalire
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Née en 1981 en région namuroise, au sud de Bruxelles, Marie Colot passe son enfance à inventer des histoires, fabriquer des livres et jouer à l'école avec ses poupées. Devenue soi-disant grande, rien n'a vraiment changé pour elle : depuis 2006, elle enseigne le français à de futurs éducateurs à la Haute Ecole Defré (Bruxelles) et publie avec En toutes lettres son premier roman. Elle anime aussi des ateliers de lecture pour les enfants, participe au jury de présélection du Prix Versele (l'équivalent du Prix Sorcières en Belgique) et s'essaie depuis peu dans le domaine du conte. À ses heures pas si perdues que ça, elle observe les passants, pense à tout et à rien, fait la sieste et mange de la crème brûlée

  • Découvrez la suite des aventures d'Anatole ! 
    Anatole - le héros d'Interdit !  - est toujours féru d'informatique et de jeux vidéo en tous genres. Lui et son ami Basile sont de vrais pros et ils n'ont peur de rien. Alors, quand Marie, une fille de leur classe, leur lance un défi - la battre à un nouveau jeu en ligne, Le Dernier Monde -, ils s'empressent d'accepter.Les voilà embarqués dans une aventure qui va les mener droit dans une épicerie qui a plutôt l'allure d'un repaire pour brigands, tenue par la grand-mère de Marie... qui a tout d'une sorcière. Et ce n'est pas le plus surprenant : le jeu est tout simplement extraordinaire. Il est en 3D et les sensations qu'il procure sont tellement réelles ! Peut-être un petit peu trop...
    Distingué du Prix Littéraire Jeunesse 2013 de La Garde Sélection 2012-2013, ce livre aux multiples rebondissements embarque le jeune lecteur dans un monde à la fois réel et extraordinaire.
    EXTRAIT
    ? Tu es certain que c'est le bon chemin ?
    Anatole n'en mène pas large. Il fait froid, la nuit est totalement opaque et le quartier ressemble à un vrai coupe-gorge.
    ? Il n'y a pas d'autre chemin pour se rendre à l'adresse qu'elle nous a donnée, répond Basile, également sur ses gardes.
    CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE
    Ce livre est bien ficelé. Une intrigue originale avec un certain suspense qui permet en parallèle de mettre en garde contre la dépendance au jeu vidéo et de son impact dans la vie des adolescents. Un livre que je recommande vivement. - bookworm23, Babelio
    À PROPOS DE L'AUTEURE
    Certains naissent dans des roses ou des choux, d'autres dans les livres ou, au moins, semblent en tomber... Florence Jenner Metz a toujours été entourée de livres et d'histoires. Elle écrit pour les enfants des albums, des kamishibaïs et des romans. Chez Alice Jeunesse, elle a publié Une souris verte et autres délires (façon « Exercices de style » de Queneau), Les aventures de Mister Bulok et Interdit !

  • Torsepied

    Ellen Potter

    Les enfants Cherchemidi sont trois : Otto, le plus vieux et le plus étrange ; Lucia, qui espère toujours que quelque chose d'intéressant se passe ; et Max, qui pense toujours tout savoir. C'est l'un des trois qui raconte l'histoire, mais vous n'avez qu'à deviner lequel.
    La mère d'Otto, Lucia et Max a disparu il y a quelques années, les rumeurs les plus folles courent à ce sujet dans le village. Depuis cette disparition, Otto n'a plus prononcé un seul mot, et n'a plus quitté l'écharpe qui lui entoure le cou. Leur père a comme métier de faire le portrait de souverains tombés en disgrâce, ce qui l'oblige à faire de nombreux voyages - et ce qui explique qu'il est rarement payé. C'est à cause d'un de ces voyages et d'un rendez-vous manqué avec leur baby-sitter attitrée que les enfants vont décider de se rendre à l'improviste chez une vieille tante qu'ils n'ont jamais vue, à Ronfleur-sur-Mer. Ils découvrent avec surprise que la vieille tante en question :
    1) n'est pas vieille du tout ;
    2) habite une sorte de château hanté miniature ;
    3) juste à côté d'un vrai grand château dont le donjon renferme, selon la légende, le fils difforme de la famille Torsepied.
    Les enfants vont bien sûr essayer d'entrer en contact avec lui. Et si toutes ces aventures abracadabrantes les menaient finalement sur la piste de leur mère disparue ?
    Un mélange extraordrinaire d'humour et d'émotions. Les dialogues entre les enfants sont désopilants, les commentaires en voix off du narrateur sont croustillants et laissent vite deviner lequel des trois enfants écrit, et la relation de chacun avec leur mère disparue est à la fois fouillée et originale.
    Age conseillé : 8-12 ans
    CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE
    - « Torsepied est un livre surprenant. Parlant de deuil, de famille, de quête et d'apprentissage, à travers une histoire rythmée par de nombreux rebondissements. À noter, la traduction d'Emmanuelle Sandron est particulièrement réussie avec de nombreux jeux de mots et clins d'oeil ! » - Sophie lit
    - « La couverture de ce roman fait croire à une histoire glauque et gothique, mais pas du tout, ce roman est plein d'humour, de rebondissements et d'aventures » - Libbylit
    EXTRAIT
    Cette histoire débutera par un après-midi de juillet radieux et inondé de soleil. Je trouve que c'est un bon moment pour commencer, parce que tout est toujours beau et agréable à cette période de l'année, avec les fleurs en train d'éclore, les oiseaux qui chantent et tout le tralala. Il faut un commencement beau et agréable avant d'arriver aux passages qui vous foutent les boules, quand les éléments se déchaînent et que les humains ne font guère mieux. Et puis, l'histoire a vraiment commencé par un après-midi de juillet radieux et inondé de soleil, donc je ne prends de toute façon pas de libertés avec la réalité.
    A PROPOS DE L'AUTEUR
    Ellen Potter a grandi dans l'Upper West Side, New York et a étudié la création littéraire à l'Université de Binghamton. Elle vit maintenant à Candor dans l'État de New York.   Après avoir exercé divers métiers et collaboré à de nombreuses revues, Ellen Potter se consacre aujourd'hui à l'écriture de fictions pour enfants et adultes.
    Son roman Olivia Kidney a été lauréat de Child Magazine Best Book Award et a été élu meilleur livre de l'année de sélection pour les 8-12 ans par Parenting Magazine.

  • Suivez Anatole dans ses folles aventures !
    Anatole passe ses vacances en Normandie, dans sa famille. Avec son cousin Jonathan, il crée un groupe Facebook pour lancer un concours de défis dont le vainqueur deviendra le chef de la bande de copains. Voler le slip de bain d'un vacancier sur la plage, faire une course en étant déguisé en poisson, dérober un vieil arrosoir dans un jardin... C'est assez amusant et très excitant ! Mais les choses se corsent quand Anatole trouve sur Facebook une photo de lui pris en flagrant délit. Et pas moyen de savoir qui en est l'auteur ! Après les photos viennent les menaces. La situation empire au fil des jours et des faits étranges se produisent...
    Dans la même collection, les premières aventures d'Anatole dans Interdit ! et Le Dernier Monde : 
    Anatole et son ami Basile sont régulièrement aux prises avec un sinistre magicien qui utilise Internet pour essayer d'emprisonner des enfants. Dans Interdit !, le magicien vend des objets merveilleux en ligne et en profite pour faire signer aux enfants qui achètent, des contrats en petits caractères presque illisibles... Dans Le Dernier Monde, Anatole découvre un jeu en ligne qui donne aux utilisateurs les mêmes caractéristiques qu'à leur avatar. Mais ces derniers sont en fait conçus par le magicien pour attirer les enfants dans ses filets.
    Distingué par le Prix Littéraire Jeunesse 2013 de La Garde Sélection 2012-2013 et coup de coeur des bibliothèques de Brest et d'Escapages, ce livre aux multiples rebondissements embarque le jeune lecteur dans des péripéties amusantes. 
    EXTRAIT
    Le soleil lui barre la vue. Pourtant, pas question de s'arrêter pour repérer les lieux. L'homme le talonne de près en soufflant comme un boeuf dans son dos.
    - Petit morveux, sale gosse ! Tu vas me le payer !
    Anatole piétine les algues verdâtres, dérape sur les galets glissants. Heureusement, il a l'avantage de l'âge. Agile comme un jeune chien, il se relève vite et se déplace entre les flaques d'eau salée et les rochers, aussi rapide qu'une anguille. Mais l'homme ne le lâche pas. Et il semble aussi connaître les lieux.
    CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE
    J'ai adoré cette lecture car ce livre parle, cette fois-ci, des dangers de Facebook. Un thème vraiment très intéressant, surtout pour les ados de 10 à 13 ans. - Ophélie, Melly's book and her family
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Certains naissent dans des roses ou des choux, d'autres dans les livres ou, au moins, semblent en tomber... Florence Jenner Metz a toujours été entourée de livres et d'histoires. Elle écrit pour les enfants des albums, des kamishibaïs et des romans. Chez Alice Jeunesse, elle a publié, dans la collection Deuzio, Une souris verte et autres délires (façon « Exercices de style » de Queneau), Les aventures de Mister Bulok, Interdit !, Le dernier monde et, dans la collection Primo, Pas de merguez pour les sorcières.

  • I comme Iris

    ,

    Entre la séparation de ses parents et ses problèmes d'écriture, Iris ne sait plus où donner de la tête !
    Iris adorerait savoir écrire. Enfin, elle sait écrire... Par exemple, quand elle a fini son petit-déjeuner: « Je pars, bisous. »... mais pas beaucoup plus. Les mots se bousculent, comme s'ils voulaient sortir trop vite de sa main, à la même vitesse que quand elle parle. Parce que, ça, parler, elle le fait sans problème...
    Ses problèmes avec l'écriture durent depuis deux ans, depuis qu'elle et sa maman se sont installées seules dans un petit appartement, sans papa... L'école décide qu'Iris doit aller voir un orthophoniste. Ce sera Ludo, un ami d'un ami. Le courant passe tout de suite à merveille, et Iris prend progressivement de l'assurance. Jusqu'au jour où sa maman invite l'orthophoniste à dîner, pour le remercier... Plutôt, elle invite « Ludo » à dîner ! Et se fait jolie, en plus, pour l'occasion. Iris ne supporte pas l'idée que sa maman puisse un jour tomber amoureuse de quelqu'un d'autre que son papa... Encore moins s'il s'agit de SON orthophoniste, qui devait l'aider ELLE.
    Ce roman est rempli de thèmes différents, croisés, et sans doute liés. Celui du divorce et de la difficulté à se faire à sa nouvelle vie ; celui de l'échec scolaire, de la difficulté d'expression (surtout que ça va si bien « en paroles ») ; celui de la difficulté à accepter la nouvelle relation d'un parent... et celui des relations patient-spécialiste, même s'il ne s'agit que d'amitié. On se sent justement tellement plus vite trahi par les personnes qui nous servent de bouée de sauvetage... L'histoire est racontée par Iris : le lecteur n'a donc que son point de vue. Il est d'autant plus facile de se sentir plein d'empathie pour elle, de comprendre sa détresse à l'idée de revivre les disputes que ses parents avaient trop souvent, même si elle imagine sans doute beaucoup de scénarios catastrophe qui ne se produiront jamais.
    Un récit émouvant sur la difficulté à accepter les changements que nous impose parfois la vie
    EXTRAIT
    Je ne sais pas écrire. C'est dit. Pourtant, j'adorerais. Faire mieux que le petit mot du matin quand je pars en retard. Celui que je pose entre le bol de café vide et la serviette en boule pour dire : « Je pars. Bisous. À plus ! » Ça, je maîtrise. Il faut dire que c'est le seul moyen de parler à ma mère. Elle dort toujours quand je me lève. C'est comme ça depuis deux ans. Depuis que nous nous sommes installées toutes les deux au numéro 2 de la rue des Alouettes, au deuxième étage d'un immeuble en briques rouges au coeur de Paris. Deux, deux, deux et encore deux. C'est devenu notre chiffre fétiche. Avant, c'était le trois. Mais c'est fini. Mon père est allé s'installer ailleurs. Sans nous. Et nous sans lui.
    A PROPOS DE L'AUTEUR
    Journaliste pendant plus de 15 ans, Anne Loyer se passionne pour la littérature jeunesse. Elle est titulaire d'une maîtrise de droit et d'une licence d'histoire. Elle a ensuite poursuivi ses études dans une école de journalisme.

  • Interdit !

    Florence Jenner-Metz

    Découvre les drôles d'aventures d'Anatole, le petit génie de l'informatique !
    Anatole est un pro de l'informatique et Internet n'a plus de secret pour lui. Il trouve un jour un site qui va bien au-delà de tout ce qu'il n'a jamais pu imaginer : un site qui, d'une simple signature, permet de commander et recevoir des objets magiques. Malgré l'interdiction de ses parents (ou, plutôt, pour le plaisir de braver l'interdit), il commande avec son ami - et complice - Basile les objets les plus fantastiques. Mais seraient-ils tombés dans un piège ? Un jour, le sorcier qui a créé le site réclame le paiement de leurs commandes...
    -Prix littéraire Jeunesse 2013 de La Garde-Sélection 2012
    -2013 Romans Jeunes 10 ans et + des bibliothèques de Brest
    -Coup de coeur de « Escapages » dans sa sélection 2012-2013 des + 10 ans
    Retrouve Anatole pour d'autres aventures dans Le Dernier Monde !
    Anatole est toujours féru d'informatique et de jeux vidéo en tous genres. Lui et son ami Basile sont de vrais pros et ils n'ont peur de rien. Alors, quand Marie, une fille de leur classe, leur lance un défi - la battre à un nouveau jeu en ligne, Le Dernier Monde -, ils s'empressent d'accepter. Les voilà embarqués dans une aventure qui va les mener tout droit dans une épicerie qui a tout l'air d'un repaire pour brigands, tenue par la grand-mère de Marie... qui a l'allure d'une sorcière. Et ce n'est pas le plus surprenant : le jeu est tout simplement extraordinaire. Il est en 3D et les sensations qu'il procure sont tellement réelles ! Peut-être un petit peu trop...
    EXTRAIT
    Ce qui est interdit est toujours incroyablement excitant. Ça, Anatole le sait très bien. Il adore par-dessus tout qu'on lui dise : « Pas touche ! », « Pas le droit ! » Son mot préféré ? INTERDIT ! Quand une grande personne s'écrie : « Tu m'obéis ! C'est interdit ! », on peut voir naître sur ses lèvres un sourire qui s'étire jusqu'à ses deux oreilles pour finir par illuminer tout son visage. À partir de là, le jeu a commencé et plus rien ne peut arrêter Anatole...
    CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE Ce petit roman est passionnant : il met en garde enfants et parents, raconte une histoire pleine de suspens, véritable page-turner pas très difficile à lire pour les enfants de 9 à 12 ans. Une histoire sans prétention et parfois surprenante par son côté fantastique.- Ptitgateau, Babelio
    À PROPOS DE L'AUTEURE
    Certains naissent dans des roses ou des choux, d'autres dans les livres ou, au moins, semblent en tomber... Florence Jenner Metz a toujours été entourée de livres et d'histoires. Elle écrit pour les enfants des albums, des kamishibaïs et des romans. Chez Alice Jeunesse, elle a publié Une souris verte et autres délires (façon Exercices de style de Queneau), Les aventures de Mister Bulok et Le Dernier Monde.

  • Fuir pour trouver des réponses
    À seize ans, Ludivine vient d'avoir son bac. C'est une fierté pour ses parents. Pour elle, c'est surtout le moment tant attendu de prendre son envol et de se défaire des attentes qu'ils ont fait peser toutes ces années sur ses jeunes épaules. Entourée de tous ses amis, Ludivine fête l'événement comme il se doit. Rien ne pourrait gâcher cette journée. Sauf un message laissé sur son répondeur... Le message d'une inconnue qui va bouleverser sa vie. Du jour au lendemain, exit Ludivine, bonjour Ludie ! La jeune fille impose à tous, et surtout à ses parents, ce nouveau prénom. Mais ça amuse plus que ça n'interpelle. Alors, sans prévenir qui que ce soit, Ludie fugue vers la mer avec, en guise de bagage, son grand frère handicapé et l'espoir de trouver une réponse au mensonge qui a régi toute son existence jusqu'ici.
    Un récit inspirant et optimiste
    EXTRAIT
    C'est quand elle s'est fait appeler Ludie que tout a commencé.
    Ce n'était pas vraiment un prénom, Ludie. Un collage bancal de deux syllabes, tout au plus. Pourtant elle l'aimait, cette sonorité. Elle y tenait. C'est d'ailleurs elle qui l'avait imposée dès qu'elle en avait eu le droit. Non. Ce n'est pas exactement ça. Dès qu'elle avait pris ce droit. À la hussarde.
    A PROPOS DE L'AUTEUR
    Journaliste pendant plus de quinze ans, à raconter les histoires des autres, Anne Loyer a eu envie de passer de l'autre côté du miroir, pour raconter les siennes. Depuis, elle écrit des romans et des albums, merveilleusement installée dans le Cantal, entre des montagnes de livres et des montagnes tout court. De quoi nourrir l'imagination et enchanter l'inspiration !

  • L'importance d'être la chouchoute, mais surtout, la superchouchoute !
    Aurore a toujours été la chouchoute de tout son entourage : sa famille, ses professeurs, ses camarades de classe... Mais pourquoi est-ce si important pour la petite fille d'être la préférée, la plus appréciée, la plus populaire ? En plus, ce n'est pas facile tous les jours d'être la superchouchoute. Il faut se conformer aux désirs de tous et de toutes, parfois au détriment de ce qu'on souhaite vraiment. Aurore finira par comprendre que pour devenir elle-même, il faut parfois s'éloigner de cette image de petite fille modèle et s'affirmer comme une personne à part entière. Une vieille tante acariâtre et Jules, l'élève le plus turbulent de sa classe, se feront un plaisir de l'aider ! Un très beau roman sur la construction de la personnalité chez une petite fille en qui beaucoup de petites lectrices se reconnaîtront. N'est-ce pas le rêve de tout le monde de faire l'unanimité dans son entourage ? Oui mais n'est-il pas encore mieux d'être accepté tel qu'on est, avec toutes ses qualités et tous ses défauts ?
    Une belle histoire pleine de sagesse et de tendresse.
    CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE
    Un petit livre agréable à lire et intéressant, agrémenté des dessins très doux de Claude K. Dubois. Une réflexion pertinente sur la liberté d'être soi, de faire des choix, d'être franc, de s'affranchir du regard des autres, mais aussi sur les étiquettes que les adultes collent parfois aux enfants et qui les fige dans un rôle... - Ziliz, Babelio
    A PROPOS DE L'AUTEURE
    Née en 1963 à Paris, Béatrice Hammer est l'auteur de nombreux romans pour adultes dont La princesse japonaise (Critérion, 1995 ; réédité au Rouergue sous le titre Kivousavé en 1998 ; Prix Goya du premier roman), Soleil glacé (Le Serpent à plumes, 1999), Ce que je sais d'elle (Arléa, 2006), L'homme-horloge (Mercure de France, 2006) mais aussi pour la jeunesse : Le Fils de l'Océan (Rageot, 2005 ; Prix Livre Mon ami 2006) ; Le Quatuor de Mélodie (Pocket Jeunesse, 2006) ; Comment je suis devenue grande (Rageot, 2006) ; Cet hiver-là (Oskar Éditions, 2008).  

  • Un roi qui s'ennuie, un héros qui s'ignore et hop ! Nous plongeons dans de grandes aventures !
    Houtsiplou est un pays perdu au milieu de Nulle Part et, par définition, Nulle Part, personne ne sait où cela se trouve. Pourtant, Houtsiplou gagnerait à être connu, surtout pour son roi. Juste et bon, Sa Majesté Dadis de Best est aussi très malheureux car il s'ennuie à force de tourner en rond tout seul dans son château. Qui donc pourrait bien l'aider? C'est alors qu'entre en scène Oufti. Ému par l'infortune de son roi, il l'emmène chez un magicien, qui les enverra découvrir le monde...
    Un conte haut en couleurs qui ravira petits et grands !
    EXTRAIT
    À l'époque de cette histoire, Dadis de Best était plus un mystère qu'un roi car personne ne l'avait jamais vu. Seule la lumière qui filtrait le soir à travers les fenêtres de son château prouvait son existence. Il était bon et très gentil. Comment le savait-on ? À cause des lois, pardi ! Chaque fois que Dadis de Best en inventait une, elle commençait par « Si vous êtes d'accord, à l'avenir, ceci sera fait comme cela » et se terminait par « Votre dévoué Roi, Dadis de Best ». Mais, surtout, à chaque fête du Nouvel An, il tirait depuis son château un feu d'artifice grandiose qui illuminait tout le pays.
    CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE
    « Un roman truffé d'humour et de fantaisie, mais aussi de situations étrangement réalistes et pas vraiment comiques. » - Lectures 
    « Le livre est une ouverture sur le monde. Les plus jeunes dégusteront les jeux de mots, les images et les folies du roi tandis que les plus grands ricaneront des allusions faites sur l'actualité pour peut-être en débattre en famille. L'ouvrage est également conseillé aux instituteurs pour leurs cours par son côté pédagogique. Un cours de géo, de français qui pourront disposer d'un angle différent. » - L'Avenir du Luxembourg 
    « Un conte plein de références à notre vraie vie, pour rappeler que c'est l'indifférence qui nous sépare. » - Week-end Le Vif 
    « Un merveilleux conte philosophique qui mérite qu'on s'y attarde ; une lecture plaisir qui entraînera à plus d'une réflexion. Humour et sourires garantis. A découvrir sans hésiter. » - Libby
    A PROPOS DE L'AUTEUR
    Vinciane Born est née en 1974 près de Liège, en Belgique. En 1997, elle obtient un Master en Biologie moléculaire et cellulaire à l'Université de Liège. Parallèlement à son activité professionnelle, elle écrit pour le web et divers périodiques. En 2007, elle s'installe pour deux ans à Lisbonne avec ses deux enfants et son mari. De cette aventure naît son envie de partager les histoires heureuses qu'elle ne cesse d'inventer. En 2009, elle crée Pause Chocolat, un site web humoristique dans lequel elle joue avec le quotidien. Oufti et le roi de Houtsiplou est son premier conte publié.

  • Au centre de ce récit tendu à se rompre, Malvina, treize ans.
    Les vacances de Pâques commencent. La grand-mère de Malvina est morte, et quelqu'un doit s'occuper du grand-père qui vit désormais seul dans son appartement ; sa mère souffre de migraines chroniques et s'est complètement retirée de la vie de famille ; ses frères et soeurs ont déjà quitté la maison et se désintéressent du problème ; quant à son père, il se contente de donner des ordres. Malvina sera donc le "petit chaperon rouge" qui, à vélo, chaque jour, apporte un repas chaud et une bouteille de vin rouge au grand-père. Lors de sa dernière visite, il a demandé à sa "petite-fille préférée" si elle avait déjà un petit ami, et l'a embrassée sur la bouche.
    Malvina est restée seule avec sa honte, incapable d'en parler. Seule ? Pas tout à fait : il y a Lizzy, son amie de toujours, madame Bitschek, la voisine polonaise, et puis un gars du quartier, surnommé Traque...
    Jour après jour, nous plongeons dans l'intimité de cette attachante héroïne, qui nous fait tout partager : ses souvenirs d'enfance profondément enfouis, sa peur et son sentiment de culpabilité, la naissance de son premier amour, sa complicité avec sa meilleure amie, ses relations conflictuelles avec le reste de sa famille...
    Un roman pour ados bouleversant. Age conseillé : 13 ans et plus
    CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE
    Le cri du petit Chaperon rouge a remporté le prix Libbylit 2012 dans la catégorie des romans ados.
    - "Ce roman jeunesse aborde ici la problématique de l'inceste avec beaucoup de justesse. Évitant toute prévisibilité, l'auteure décrit les processus de l'emprise et de la culpabilité, du déni familial, voire de sa complicité, mais aussi la naissance de l'amour et la voie de la libération. Un très bel ouvrage." - Grandir Autrement, Le magazine des parents nature
    - "Dans cette fable moderne, le "cri" traduit tout le malaise ressenti par la jeune victime banalisée par un monde d'adultes se voilant la face devant l'inacceptable. Le « rouge » de la honte et de la haine gangrène son enfance. Tout en gardant la trame et les personnages du conte original, l'auteur a inversé tous les rôles, comme pour intensifier l'impact du drame qui se joue." - Libbylit
    - "Tous les jours, la narratrice, Malvina, 13 ans, porte un repas à son grand-père qui vit seul... et aime sa petite-fille comme un adulte ne doit pas aimer un enfant. Avec subtilité, l'auteur parle de l'inceste, mais aussi de la puberté." - Le Vif Week-end, dans "10 romans jeunesse à dévorer"
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Beate Teresa Hanika, photographe, vit avec sa famille dans un village près de Ratisbonne, où elle est née en 1976. Le cri du Petit Chaperon rouge, son premier roman, unanimement salué par la critique littéraire, a reçu le Prix du Livre Jeunesse de la ville de Oldenbourg ainsi que le prix consacré à l'encouragement des jeunes artistes de l'État de Bavière.

  • Lucien Lucien

    Anne Houdy

    Un récit douloureux sur l'abandon et la quête d'une place dans ce monde
    Lucien a six ans et vit avec sa mère, qui se montre peu affectueuse envers lui. Elle n'arrive pas à se remettre de l'abandon du père de l'enfant et ne cesse de reprocher cette absence à son fils. Un jour, à bout de nerfs, elle décide d'envoyer Lucien dans une famille d'accueil pour les vacances. Elle abandonne le petit, sans même prendre le temps de lui dire au revoir. Et la chance n'est décidément pas du côté de Lucien : il se retrouve dans une famille qui ne lui était pas destinée et qui va le garder pendant plus de six mois ! 
    Raoul et Léone, un couple de paysans assez rustres, finissent par s'attacher au garçon, même si les soins qu'ils lui prodiguent sont mal adaptés. Lucien a de grosses difficultés scolaires, car sa mère ne l'a jamais envoyé à l'école auparavant. Dyslexique, il a du mal à se concentrer et à se repérer dans l'espace. Les reproches dont sa mère l'accablait continuent de le hanter. Quand Lucien tombe très malade, le couple, rongé par l'inquiétude, finit par confier la situation au médecin du village. L'enfant est pris en charge par les services sociaux et placé au Pavillon des Enfants. De son côté, la jeune mère s'est rendu compte des conséquences de son geste et, au bord du désespoir, cherche son fils dans chaque recoin.
    Un roman sensible au sujet d'un parcours difficile pour une jeune mère et son fils mais malheureusement ordinaire
    EXTRAIT
    Papa est allé voir ailleurs s'il y avait mieux. Et papa a trouvé mieux. Il est allé voir là-bas si maman y était. Comme elle n'y était pas, il est resté là-bas. C'était préférable. Papa a toujours eu envie de partir. C'est depuis ma naissance, depuis la naissance de maman, mais aussi depuis sa naissance à lui. Alors, un jour, après une grosse dispute, papa est parti. Maman et moi, on est restés. Le jour où papa a pété les plombs, maman n'a jamais pu remettre la lumière toute seule. Depuis, nous sommes dans le noir. Elle et moi.
    A PROPOS DE L'AUTEUR
    Anne Houdy est née à Tours. Elle a vécu de nombreuses années au Canada. Après des études au Conservatoire d'Art Dramatique de Québec, elle rentre en France et est admise comme élève au C.N.S.A.D de Paris. Elle se met à écrire du théâtre pour commencer, puis de la poésie et un roman. Elle est principalement publiée aux éditions Le Bruit des Autres. Elle vit aujourd'hui à Marseille et anime de nombreux ateliers d'écriture pour adultes et pour la jeunesse.

  • Ils n'étaient pas supposés se rencontrer et pourtant c'est cette rencontre qui est la clé de leur avenir
    Trois destins.
    Trois accidentés de la vie.
    Nora, treize ans, mais déjà adulte, à son corps défendant.
    Toby, cinq ans et demi, blessé dans le corps de sa maman victime des brutalités de son papa.
    Daniel, aujourd'hui médecin, solitaire, qui cherche le chemin qui le réconciliera avec les autres.
    Trois rencontres du hasard et de l'espoir.
    Trois personnes, trois blessures... Il y a Nora, contrainte d'assumer les conséquences d'une nuit dans une remise au fond d'un jardin et de devenir prématurément une adulte. La honte, le secret, la peur... Le petit Toby, qui ne supporte plus de voir, sur le corps de sa maman, les traces laissées par son papa, grossier et violent. Comment pourrait-il la protéger ? Daniel, enfin, qui est médecin et qui vit seul depuis des années. Un événement qui remonte à son adolescence l'a tellement marqué qu'il n'a pas réussi à trouver le chemin vers les autres. La peine et la rancoeur sont toujours aussi vives en lui.
    Trois destins croisés, trois histoires parallèles qui vont se rencontrer au fil de ce roman émouvant, un livre qui (re)donne confiance en les hasards de la vie.
    EXTRAIT
    Nora s'approcha du comptoir. Elle bafouilla un bonjour. Elle tendit son papier sur lequel elle avait écrit ce qu'elle voulait. Jamais elle n'aurait pu demander à voix haute ce qu'elle désirait. La vendeuse la regarda par-dessus ses lunettes puis elle disparut dans l'arrière-boutique. Quelques secondes plus tard, elle réapparut et lui tendit un discret sachet de papier. Nora donna son billet de vingt euros. Son argent de poche. Elle laissa tomber par terre une partie de la monnaie que la vendeuse lui rendait. Elle s'accroupit et mit longtemps à ramasser les pièces. Elle tremblait comme une feuille.
    CE QU'EN PENSE LA PRESSE
    « Ce livre crépite d'émotions à toutes les pages. Je suis entré dans ce roman comme dans un tunnel. Il y faisait de plus en plus noir, mais soudain, au loin, est apparue une lueur. Et cette lueur a grandi pour devenir lumière. Un must. » - Libbylit
    « L'histoire est belle, enrichie par une écriture fluide, au rythme tantôt haché, tantôt long, suivant le personnage. Une histoire à lire, à intégrer et qui porte à réflexion, sur l'amour surtout. » - Lirado
    « L'écriture épouse parfaitement l'émotion et les blessures qui enferment chacune de ces victimes en elle-même. La rencontre finale et les bouleversements qu'elle laisse entrevoir transforment tout en douceur la paralysie étouffante en une bouffée d'espoir. Une belle ode à la Vie, qui distille des pépites d'espoir au moment où tout semble perdu. » - ECLAT
    « Une écriture qui prend le rythme de l'état d'esprit de ses personnages et qui décrit avec acuité et sensibilité leur détresse et leurs sentiments. Le récit effleure avec pudeur les passages dramatiques (violence contre la mère, scène d'inceste) et incite les jeunes à communiquer leurs frustrations et leur douleur. » - Réseau des bibliothèques de Montréal
    A PROPOS DE L'AUTEUR
    Adeline Yzac est née en Aquitaine. Après une formation universitaire en lettres et linguistique à l'université de Montpellier, elle s'est consacrée à l'écriture. La découverte, dès le lycée, de la littérature espagnole et hispano-américaine sera déterminante dans sa quête d'une écriture à la fois poétique et sociale. Elle désire porter à la lumière, la vie, la mort, les non-dits, les écarts, les interdits, le désir... qui fondent la personne humaine. Elle n'envisage d'abord pas de publication. Ce sont des rencontres qui la conduisent à publier un premier roman pour la jeunesse en 1995. Depuis, elle écrit pour les enfants et les adolescents des contes, des histoires et des romans... et, pour les adultes, des nouvelles et des romans.

  • à l'encre rouge

    Marie Colot

    Tout le monde a ses petits secrets, dans ce roman, à part peut-être le chien...
    Dans une vieille maison abandonnée, où l'a entraîné son chien, Elias découvre un vieux livre : le journal de bord d'un marin qui a navigué sur la mer du Nord dans les années soixante-dix. Intrigué, le jeune garçon emporte le journal avec lui pour le lire. Très vite, il va se sentir épié et menacé. Il trouve des petits papiers lui intimant de remettre le livre à sa place. Heureusement, Elias peut compter sur une alliée inattendue : Sam, une jolie fille aux yeux en amande qui lui propose rapidement son aide. Un peu trop rapidement, d'ailleurs... Mais le garçon est trop subjugué par la jeune fille pour le remarquer. À deux, ils mènent l'enquête. Qui veut nuire à Elias ? Est-ce le vieux pirate lui-même ? Serait-il encore en vie ? Ce que va découvrir le jeune garçon est bien plus surprenant encore. Et si le comportement de Sam est de plus en plus suspect, que dire de la mamie d'Elias qui se révèle être tout sauf une mamie gâteau...
    Un nouveau roman haletant de Marie Colot qui change de registre et nous emmène voguer à l'aventure sur la côte belge. Les héros sont truculents et ont des manies aussi étranges que drôles. Elias ne peut s'empêcher de faire des commentaires entre parenthèses et gloser tous ses faits et gestes, alors que Sam élabore des stratégies, souvent loufoques, sous forme de listes. Mais, chut, on vous en a déjà trop dit.
    Un roman pour ados riche en rebondissements ! | Age conseillé : 8-12 ans
    EXTRAIT
    Tout cela ne serait pas arrivé si cette fichue villa n'avait pas été là. Et si ce chien débile n'en faisait pas qu'à sa tête. Et si j'avais laissé ce bidule à sa place. Je ne suis vraiment qu'un crétin (enfin, parfois). J'ai l'air malin, maintenant. Je tire une tête jusque par terre, au milieu de ma chambre sens dessus dessous. J'ai une grosse tache sur mon jeans, des crampes au ventre dignes d'une femme qui accouche, et je me retrouve avec un mot menaçant sur mon lit.
    CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE
    - "Un roman qui se lit d'une traite tant on a envie de connaître la fin de l'histoire. Marie Colot tient son lecteur en haleine jusqu'au bout. Une enquête rondement menée par deux enfants faisant un sacré bond dans un passé plein de mystère, où ils découvriront un meurtre... Le roman alterne récit, journal de bord et listes de petits trucs qui le font rebondir et fournissent une dynamique de lecture." - Fédération Wallonie-Bruxelles
    A PROPOS DE L'AUTEUR
    Née en 1981 en région namuroise, au sud de Bruxelles, Marie Colot passe son enfance à inventer des histoires, fabriquer des livres et jouer à l'école avec ses poupées. Lorsqu'elle est devenue soi-disant grande, rien n'a vraiment changé pour elle : en 2012, elle publie son premier roman, « En toutes lettres » (sélectionné pour six prix des lecteurs jeunesse) chez Alice Jeunesse. Suivent « Souvenirs de ma nouvelle vie » (Prix Libbylit du roman jeunesse belge et Petite Fureur 2014), « À l'encre rouge », « Les baleines préfèrent le chocolat » et « Quand les poissons rouges auront des dents » chez le même éditeur. Pour être certaine de ne pas s'ennuyer, elle enseigne le français à la Haute École de Bruxelles et anime des ateliers de lecture/écriture pour les enfants. À ses heures pas si perdues que ça, elle observe les passants, pense à tout et à rien, collectionne les éléphants, fait la sieste et mange de la crème brûlée.

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